Brémur-et-Vaurois

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Brémur-et-Vaurois
Brémur-et-Vaurois
Pont sur la Seine à Vaurois.
Blason de Brémur-et-Vaurois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Gérard Malnoury
2014-2020
Code postal 21400
Code commune 21104
Démographie
Gentilé Brévien
Population
municipale
49 hab. (2016 en diminution de 23,44 % par rapport à 2011)
Densité 5,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 03″ nord, 4° 36′ 19″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 388 m
Superficie 9,31 km2
Localisation

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Brémur-et-Vaurois est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21104.png

Centré sur la colline qui forme un promontoire à la confluence du Brévon et de la Seine, le territoire de Brémur-et-Vaurois (9,3 km2) comprend également à l'ouest la rive gauche du fleuve avec son versant accédant au plateau du Duesmois, à l'est la colline délimitée par le Brévon et le ruisseau du Noin, et au sud la colline qui domine la rive droite de la Seine et dont le sommet est le point culminant de la commune à 388 m (près du pylone sur le chemin d'Origny). Avec un relief assez marqué, la commune est beaucoup orientée vers la sylviculture, de grandes forêts dans le prolongement sud de la forêt domaniale de Châtillon couvrent les sommets sur plus de la moitié du finage. Les fonds de vallées et de combes abritent les prairies, et un peu d'agriculture occupe quelques versants. Le village est installé au nord-ouest du territoire sur la Seine, Brémur en rive droite et Vaurois en rive gauche, en amont de la confluence avec le Brévon dont le cours marque la limite de commune au nord. Le point le plus bas se trouve logiquement sur le point aval du tronçon de la Seine à 255 m. L'ancienne route nationale Troyes-Dijon par Châtillon-sur-Seine devenue D971 passe à l'écart de l'agglomération dans le versant en rive gauche, offrant au voyageur une belle vue sur le village et le château. Le sentier de grande randonnée n°2 (Le Havre-Dijon) traverse la commune, il monte jusqu'à la Citadelle par la rue de l'Église avant de suivre le fond de la sauvage combe Bernard.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché.

  • Le village de Brémur-et-Vaurois comprend le quartier de la Citadelle.
  • Habitat ou bâti écarté : la Tuilerie.
  • Lieux-dits d'intérêt local : côte de Semond, chemin d'Origny, val de la Chouette[1], combe Bernard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Aisey-sur-Seine Nod-sur-Seine Busseaut Rose des vents
Chemin-d'Aisey N
O    Brémur-et-Vaurois    E
S
Semond Saint-Marc-sur-Seine Origny

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Avec une pente de 2 m au kilomètre, la Seine[2] décrit ici de nombreux méandres, le fleuve qui deviendra majestueux plus loin n'est qu'ici qu'une petite rivière qui musarde dans les prairies. Elle reçoit en rive droite le Brévon[3] qui débouche du val de la Chouette, nom du moulin installé au bout d'une retenue d'eau sur le Brévon et qui est devenu une pisciculture. Les petits bassins qui existent en aval du moulin reçoivent l'eau du Ruisseau de Noin qui suit le fond de la combe Bernard après avoir sourcé sur la limite sud de commune. Malgré le renfort de la fontaine Saint-Martin à mi-parcours, ce ruisseau est souvent à sec en saison. Au sud-ouest, la limite de commune suit sur 500 m un ruisseau intermittent qui vient de la ferme de l'Aigremont (sur la commune de Saint-Marc-sur-Seine) et se termine dans la Seine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Brevis murus en 1100.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Si la tradition situe sur Brémur un castrum romain et sur Vaurois des tumulus, les fouilles n'ont fourni jusqu'ici que quelques vestiges de l'Âge du Fer.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La division féodale du lieu est complexe, Brémur, Vaurois et Rocheprise formant trois seigneuries bien distinctes. Ainsi les habitants de Brémur sont affranchis dès 1237 par Hugues IV de Bourgogne alors que ceux de Vaurois doivent attendre une charte de Philippe le Bon de 1425.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les trois entités ne sont réunies en une seule seigneurie qu'au XVIe siècle. En 1736 François de Ligny, sire de Rocheprise épouse Jeanne-Marie, fille de Jean Bart corsaire de Louis XIV[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Gérard Malnoury   Retraité
mars 2008 novembre 2014[5] Lionel Moreau (1949-2014)   Retraité
mars 2001 mars 2008 Nicole Charles    
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé ; au premier et au quatrième d'azur aux trois tours d'or ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, au chef aussi d'or chargé d'un heaume de sable; au deuxième et au troisième toujours d'or à la rose de gueules, pointée, tigée et feuillée de sinople.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 49 habitants[Note 1], en diminution de 23,44 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287216210225239240211232220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220196195200201212205190179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1701521761511501007398127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1541241061159178556350
2016 - - - - - - - -
49--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

  • Vestiges d'un château-fort sur la butte de la Citadelle.
  • Pont en pierre fin XVIIIe siècle sur la Seine, avec deux arches séparées par une pile à becs.
  • Mairie-école construite au milieu du XIXe siècle sur les plans de l'architecte châtillonnais Simon Tridon.
  • Lavoir-fontaine du même architecte.
  • L'église Saint-Côme-Saint-Damien et Saint-Florentin est rebâtie en 1829 aussi par Simon Tridon sur l'étroite plateforme qui accueillait la précédente. De plan rectangulaire (dit plan "allongé"[12]) avec un clocher carré à toit pavillonnaire disposé au-dessus de la façade, elle abrite une statuaire de grande qualité classée aux monuments historiques : un saint Thibault en pierre du XVe siècle, deux statues du XVIIe siècle en bois polychrome des saints patrons et une Assomption de la Vierge en pierre du XVIIIe. À voir également saint Michel terrassant le dragon, pierre polychrome du XVIe siècle, sainte Anne et une Vierge à l'enfant[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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