Les Maillys

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Les Maillys
Mairie des Maillys.
Mairie des Maillys.
Blason de Les Maillys
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Auxonne
Intercommunalité Auxonne Pontailler Val de Saône
Maire
Mandat
Gérard Sturer
2014-2020
Code postal 21130
Code commune 21371
Démographie
Gentilé Maillotin(s), Maillotine(s)
Population
municipale
873 hab. (2014 en augmentation de 7,51 % par rapport à 2009)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 16″ nord, 5° 20′ 27″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 197 m
Superficie 29,79 km2
Localisation

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Les Maillys est une commune française située dans le canton d'Auxonne du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champdôtre Pont, Tillenay Auxonne Rose des vents
Trouhans N Labergement-lès-Auxonne
Flagey-lès-Auxonne
Saint-Seine-en-Bâche
O    Les Maillys    E
S
Échenon Saint-Symphorien-sur-Saône Laperrière-sur-Saône

Localisation et topographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe au point de rencontre des plaines alluviales de la Saône et de la Tille, aux sols argileux et sableux. Son territoire est traversé par la Saône, la Tille, le Bief des Près Bas, le ruisseau des Sept Ponts, et est émaillé de nombreux autres rus saisonniers et noues, lui conférant un aspect paysager marécageux. La commune compte néanmoins un grand nombre de prairies et de parcelles de champs, attestant de sa vocation agricole et plus spécifiquement maraîchère. Les Bois Royaux et des Bas qui constituent sa masse boisée principale[1].

Les villes les plus proches sont Auxonne (9,3 km), Damparis (13 km), Dole (14 km), Genlis (16 km).

Accès[modifier | modifier le code]

Le village est accessible par les routes D20 (Beaune-Broye-Aubigney-Montseugny), D110C (Trouhans-Les Maillys), D31 (Soirans-Champvans) et D31B (Tillenay-Les Maillys), qui le traversent, mais aussi depuis l'A39 (Sortie 5 Auxonne-Saint-Jean-de-Losne (11 km)), le rail (Gare d'Auxonne (7,5 km), Gare de Saint-Jean-de-Losne (9 km), Gare de Dole-Ville (14 km)), et les airs (Aéroport de Dole-Jura (20 km), Aéroport de Dijon Bourgogne - Longvic (43 km))[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Les Maillys, déjà présent dans certains parchemins du XIVe siècle, est né de la réunion des quatre communautés villageoises qui composaient l'ancienne seigneurie de Mailly, à savoir Mailly-la-Ville, Mailly-l'Église, Mailly-le-Port et Mailly-le-Château, au sein d'une seule et même commune, entre 1790 et 1794.
Le nom Mailly serait issu du latin Malliacum, nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum sur un nom de personne latin, sans doute Mallius.
Selon l'époque et/ou le scribe, chaque mailly est désigné par de nombreuses variantes[3] :

  • Mailly-la-Ville : Mailleium (1268), Mayley (1338), Mailley la Ville (1366), Mailly la Ville (1574), Mailly la Velle (XVIIIe siècle), Mailly le Bas (Révolution).
  • Mailly-le-Château : Malliacense Castrum (XIe siècle), Malleio (1150), Malliaco (1170), Mallei (1174), Mailley (1193), Malleiacum (XIIe siècle), Malleyo (1200), Mailliaco (1248), Mailleio (1253), Maillé (1257), Maileium (1270), Malleium Castellum (1278), Mailleyo (1296), Mailliacum (1301), Mayley (1331), Mailley le Chastel, Mailli (1360), Mailley le Chausteaul (1372), Mailley Chastel, Mailly Chastel, Mailli Chastel (1445), Mailly le Chastel (1574), Mailly le Chasteau (1644), Mailly-les-Ormeaux (Révolution).
  • Mailly-l'Église : Malliaco (XIIe siècle), Mailleyum (1320), Mailleyum Curtilz (1350), Mailley Curtiz (1375), Mailley Curtilz (1431), Mailley Courtilz (1469), Mailly Cultil (1574), Mailly l'Eglise (1582), Mailly l'Esglise (1610), Esmailly l'Eglise (1767), Mailly-le-Mont (Révolution).
  • Mailly-le-Port : Portu (1290), Portus Mailleii (1311), le Port de Mailly, le Port de Mailly la Ville (1366), Mailley le Port (1376), Mailly le Port (à partir de 1445).
  • L'un, l'autre ou l'ensemble : Mailleium (1254), Malleium (1257), Mailley, Mailly près d'Auxonne (1445), Mailley sur soone (1452), Les Maillys lez Auxonne (1582), Les Mailly (1603), Les Maillys, Les Maillés (1662), Les Maillis (1664), Emailly (1699), Les Mallys (XVIIIe siècle).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines des Maillys demeurent méconnues. Il semble néanmoins que le site ait été habité dès le XIe siècle av. J.-C., comme en attestent les vestiges de la voie romaine, reliant Dijon aux salines de Franche-Comté, mis au jour à la fin du XIXe siècle[4], mais aussi les épées et le biberon, retrouvés, lors d'un dragage de la Saône, dans la deuxième moitié du XXe siècle[5], ou encore les champs réticulés de type "celtic fields" mis au jour par l'archéologie agraire au cours des années 1970-1980[6].

Au Moyen Âge, Les Maillys sont le siège d'une seigneurie du bailliage de Dijon, dans le duché de Bourgogne, possédant son propre grenier à sel. Elle appartient à la famille de Mailly, qui possède alors de très nombreuses terres le long de la route Dole-Dijon et d'autres à Echenon[7]. Les neuf mottes castrales à Mailly-le-Port, Mailly-la-Ville et Mailly-le-Château atteste d'une vie militaire intense de ces territoires depuis le Haut Moyen Âge. Mais, si une première maison forte, dont on ignore la date de construction, à Mailly-le-Port, est léguée, au milieu du XIVe siècle, par Hugues d'Aligny à Richard de Gentey, le château de la famille de Mailly, aujourd'hui disparu, se situe à Mailly-le-Château, dans la partie est de la seigneurie (côté Tillenay)[8].

Concernant les affaires religieuses, Les Maillys sont une paroisse, dépendant du doyenné d'Oscheret et du diocèse de Chalon, puis, après 1731, du diocèse de Dijon. Le curé des Maillys est désigné par l'archiprêtre Vivant de Vergy. L'Église des Maillys, construite au XIe siècle, est placée sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Nativité[9].

En 1259, Marteau III, endetté, vend Saint-Seine-en-Bâche, Laperrière-sur-Saône, Samerey, ainsi que ses terres de Echenon et de Foucherans, à Hugues d'Antigny, seigneur de Pagny, qui les vend à son tour, en 1267, au duc de Bourgogne, Hugues IV, qui acquiert aussi 1/4 de la seigneurie de Mailly, afin de constituer la châtellenie de Laperrière[7].

En 1349 et 1445, les sires de Mailly vendent les 3/4 restants de la seigneurie à la Sainte-Chapelle de Dijon.
En 1362-1363, le château de Mailly-le-Port et sa chapelle, ainsi que la chapelle de la Maladière (face au cimetière actuel), sont détruits par les Écorcheurs[8].

En 1544, le laboureur Claude Drouel, finance la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, à Mailly-la-Ville.
À la même période, un oratoire dédié à Sainte-Anne est érigé à Mailly-le-Port, où sont inhumés les pestiférés[8].

Au début du XVIIe siècle, un nouveau château est construit à Mailly-l'Église. Le maître d'œuvre est Nicolas de Rouvrai[9]. Au cours de la Guerre de Dix Ans (1634-1644), les troupes de Matthias Gallas, détruisent plus de 100 maisons ainsi que le hameau de Champeigne et sa chapelle, situés entre les actuels barrage de la Tille et le moulin.

En 1642, les Comtois pénètrent dans la chapelle du château de Mailly-le-Château, et y font quarante prisonniers. La chapelle est quant à elle reconstruite en 1687[8]. Au XVIIIe siècle, la famille Berbis rachète le quart de la seigneurie de Mailly, que possédait jusqu'alors le marquis de Laperrière[9]. En 1791, le Moulin est vendu comme bien national. En 1793, la chapelle Notre-Dame-de-Pitié est transformée en prison et l'église paroissiale en temple de la Raison, puis de l'Être Suprême. En 1794, la chapelle Sainte-Anne est démolie et vendue pour la pierre. En 1797, la chapelle Notre-Dame-des-Ormaux, à l'emplacement de l'actuel cimetière, est démolie et vendue pour la pierre[8]. De la Révolution à 1814, Mailly-l'Église est renommé Mailly-le-Mont, Mailly-la-Ville devient Mailly-le-Bas, et Mailly-le-Château est appelé Mailly-les-Ormaux, conformément à l'esprit révolutionnaire désireux d'effacer toutes références à l'ordre et aux pouvoirs anciens[3].

Entre 1808 et 1898, le moulin est exploité par la famille Toussaint-Jovignot. En 1839, la compagnie des sapeurs-pompiers des Maillys est fondée. En 1843, un grand incendie détruit une quarantaine de maisons à Mailly-le-Château. En 1848, les bois sont vendus et quasi tous défrichés par les agriculteurs. Un arbre de la liberté est planté (arraché dans les années 1920). En 1856, le conseil municipal vote en faveur de la construction du nouveau cimetière et Mme de Berbis cède un bâtiment, transformé en école publique. En 1863, un grand incendie détruit une soixantaine de maisons à Mailly-l'Église. En 1865, le conseil municipal vote en faveur de la reconstruction de l'église paroissiale. Entre 1898 et 1907, le moulin est exploité par la famille Aumaître. Entre 1907 et 1910, le moulin est exploité par la famille Jovignot. Entre 1910 et 1920, le moulin est exploité par la famille Laleur. En 1912, la fanfare des Maillys est fondée. Depuis 1920 le moulin est exploité par la famille Cêtre. En 1944, Les Maillys sont libérés.

En 1945, la mairie du 5e arrondissement de Paris achète le château de Mailly-l'Église et le transforme en colonie de vacances, avant de le revendre à un particulier, quelques décennies plus tard. En 1952, la reconstruction du pont-de-Saône est entamée. En 1961, le conseil municipal entame les travaux de construction de la nouvelle poste. Entre 1969 et 1974, l'eau courante fait son entrée dans les maisons.

Entre 1976 et 2000, un réseau d'assainissement des eaux usées est construit. En 1985, le Foyer rural des Maillys est fondé. En 1990, la mairie s'installe dans l'ancienne école de filles, transforme la cure en logements et aménage le parc des Trois Maillets. En 1992, les travaux de réaménagement de la gravière sont entamés[8]. En 1997, le château de Mailly-l'Église est ravagé par les flammes[10], les pompiers s'installent dans l'ancien garage Perrin, laissant place à la bibliothèque municipale[8]. En 2011, une tornade dévaste une quarantaine de maisons, le long de la route principale[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

À la fin du Haut Moyen Âge, alors que les nobles d'Europe se dotent d'armoiries, évoquant graphiquement leur maison, famille, ou leurs qualités, les sires de Mailly, qui n'ignorent pas la proximité phonétique qui existe entre le prénom Mallius et le nom commun malleus (maillet), décident, très subtilement, de confondre ces deux termes dans leur blason, en y apposant trois maillets évoquant, à la fois graphiquement et phonétiquement, leur patronyme.

Blason Blasonnement :
«de Gueules à trois maillets d'or, posés deux et un»

N.B. Les villages de Mailly-sur-Seille (54)[12], et de Feuquières-en-Vimeu (80)[13], ont les mêmes armoiries.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1856   Antoine Jovignot    
vers 1920   M. Peltier    
2001 2008 M. Philippe Sordel    
2008 2014 Mme Marie-France Sordel    
2014 en cours M. Gérard Sturer SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2014, la commune comptait 873 habitants[Note 1], en augmentation de 7,51 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : +1,38 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 172 1 263 1 333 1 276 1 385 1 375 1 357 1 383 1 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 356 1 335 1 304 1 232 1 158 1 090 1 032 990 960
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 004 910 910 786 807 766 756 720 696
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
749 709 668 774 739 764 813 819 866
2014 - - - - - - - -
873 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les deux piliers de l'économie maillotine sont l'agriculture (céréales et maraîchage) et les services, qui concentrent chacun plus d'un tiers des établissements actifs de la commune[18].

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle, une école primaire ainsi qu'une bibliothèque, rue Bizot.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château (XVIIe s), Allée du Château (Mailly-l'Église);
  • Croix (XIXe s), Rue Grande (entrée Mailly-le-Château et cimetière) et Rue de Saint-Jean-de-Losne (Mailly-la-Ville);
  • École (XIXe s), Rue Bizot (Mailly-l'Église);
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité (XIXe s), Rue Bizot (Mailly-l'Église), dont le mobilier figure à l'IGPC depuis le 01/06/1990[19];
  • Fontaine (XIXe s), Rue Bizot (Mailly-l'Église);
  • Gravière (ancienne), à Mailly-le-Port;
  • Mairie (XIXe s), Rue Bizot (Mailly-l'Église);
  • Pont sur la Tille (XIXe s), Rue Bizot (Mailly-l'Église);
  • Bascule (XXe s), Rue Bizot (Mailly l'Église);
  • Monument aux morts (XXe s), Rue Bizot (Mailly l'Église).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille seigneuriale de Mailly

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Foucault M, Dynamique d’un corridor « fluviaire » sur la commune des Maillys (Côte-d’Or) in Revue des Etudes Rurales n°167-168, EHESS, Paris, 2003
  2. Carte topographique mappy
  3. a et b Roserot Alphonse, Dictionnaire topographique de la côte d’Or, imprimerie nationale, Paris, 1924
  4. Simonnet J, Foisset P, Voies romaines du département de la Côte-d'Or et répertoire archéologique des arrondissements de Dijon et de Beaune, commission des Antiquités du département de la Côte d'Or', Lamarche, Dijon, 1872
  5. Base Joconde du ministère de la Culture
  6. Chouquer G, La genèse des paysages du Centre-Est de la Gaule. Polymorphisme et production d'une identité rurale, in Dialogues d'histoire ancienne, n°9, ISTA, Besançon, 1983
  7. a et b Chenevoy S, Villages d'Outre-Saône : Histoire de Laperrière-sur-Saône-Samerey-St-Seine-en-Bâche-St-Symphorien-sur-Saône, livre I, imprimerie de la coopérative ouvrière, Dijon, 1982
  8. a, b, c, d, e, f et g Jovignot P, Si Mailly m'était conté, 2006
  9. a, b et c Courtépée C, Description du duché de Bourgogne, tome 3, Causse, Dijon, 1778 (1re édition)
  10. Le Bien Public, n° du 16 mars 1997
  11. Site de TF1
  12. Armorial des communes de Meurthe-et-Moselle
  13. Armorial des communes de la Somme
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  18. Rapport INSEE 2010
  19. Base Palissy du ministère de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

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