Faverolles-lès-Lucey

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Faverolles-lès-Lucey
Image illustrative de l'article Faverolles-lès-Lucey
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Laurent Schembri
2014-2020
Code postal 21290
Code commune 21262
Démographie
Population
municipale
35 hab. (2014)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 12″ nord, 4° 51′ 48″ est
Altitude Min. 306 m – Max. 411 m
Superficie 10,08 km2
Localisation

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Faverolles-lès-Lucey est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21262.png

La commune s'étend sur 10,1 km2 situés entre 306 et411 mètres d'altitude. Elle est bien irriguée par les ruisseaux de Fontenil, de Peute Embauche et de Valverset.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Hydrograhie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lucey Rose des vents
Leuglay N Gurgy-le-Château
O    Faverolles-lès-Lucey    E
S
Recey-sur-Ource Chambain

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du pays de Faverolles a pour étymologie FEVE, de fèvieule, nom générique sous lequel on désigne les haricots. Cette étymologie, du reste, est la plus logique et semble préférable à toute autre, car la terre légère qui couvre le territoire de notre commune est très propice à la culture de cette plante légumineuse qui, avant la découverte de la pomme de terre, et sa culture dans nos pays, entrait avec les lentilles, pour une large part dans l'alimentation quotidienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les écarts de Faverolles sont : le hameau de Saint Broing et le Moulin.

Le hameau de Saint Broing formait jadis une commune distincte, s’administrant elle–même, ayant son église, son cimetière. Saint Broing a été réuni à Faverolles par un arrêté du représentant du peuple dans le département de la Côte-d’Or, le 9 nivôse an III de la République. Le hameau après une succession de dénominations s'appelle désormais le Petit Saint Broing. Le Moulin a toujours été une dépendance de Faverolles. Tout à côté existait autrefois des hauts fourneaux assez importants, détruits en 1836 par une inondation.

Faverolles fait partie du plateau de Langres, le village est situé sur l'un des contreforts qui se détachent de la ligne de faîte de ce plateau entre la source de l'Ource et celle de l'Aube.

Son territoire mesure 5,3 km dans sa plus grande longueur du sud-sud est au nord-nord est et 2 km dans sa largeur du nord au sud. Enfin son périmètre est d'environ 15 km.

Sa superficie est de 1008 ha se composant de 675 ha de forêts (dont 390 ha communaux), 217 ha de terres cultivables, le reste de prés, étangs et village. L'altitude est de 320 m avec le point le plut haut de la commune à 406 m.

La commune a appartenu successivement aux Chartreux de Lugny (avant 1187), puis aux évêques de Langres jusqu'en 1789.

Les édifices communaux encore visibles actuellement sont l'Église avec le clocher et vaisseau datant du XIIIe siècle puis la chapelle droite rajoutée construite au XVIIIe siècle (1777) par l'architecte parisien Buron. Dans l'enclos, on retrouve une Croix Monumentale, croix érigée dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. L’Église et la commune sont sous la protection de deux saint-patrons, Saint-Pierre-ès-Liens et Saint-Renobert, célébré pendant la deuxième quinzaine du mois d'octobre. Jadis, à l'issue des vêpres avait lieu la bénédiction du bétail afin de le préserver toute une année des maladies qui peuvent lui survenir. Deux lavoirs restaurés sont également visibles le premier datant du XIXe siècle et le second entièrement restauré probablement du XVIIIe siècle.

Les fontaines publiques de Faverolles datent de 1845 et sont situés l’une dans le centre du village et l'autre rue des Carrons (l'eau courante fut amenée à Faverolles en 1973 !). La mairie actuelle date, elle, de 1882.

L'activité dans le village a toujours été basée sur l'agriculture, un nombre important de cultivateurs exploitait les terres.

On peut noter la présence autrefois d'un atelier de tisserand tenu par François Doderet, d'une famille de maçon : les Monniot, de nombreux tonneliers, de sabotiers, de marchands de bois, d'un tourneur, d'une rempailleuse, et bien entendu d'un aubergiste (Chameroy - 1836, Pâris Antoine, Cornu - 1888, Paintentre - 1909 et Mme Cellier) Il n'y a plus d'artisans, le dernier était un plâtrier (1989), le café a lui fermé ses portes en 1985.

L'école[modifier | modifier le code]

Avant 1792, Faverolles était réuni à Lucey pour le service de l'instruction. La première nomination de recteur d'école à Faverolles date du 1er décembre 1792 : c'est celle d'Antoine Ronot. Celui-ci arrivait de Menesble, et outre le service de l'instruction il devait assister le curé Leblond desservant la paroisse de Faverolles et assurer le secrétariat de mairie.

La salle d'école était à la maison commune située alors à l'angle de la rue des Carrons. Entre 1815 et 1820 la maison commune fut transférée dans une maison plus confortable comportant 4 pièces et située à l'angle de la route de Lucey. Ce n'est qu'en 1884 que la mairie et par conséquent l'école, se retrouva à l'emplacement que nous connaissons aujourd'hui.

En effet le conseil constatant que la maison commune était dans un état déplorable, que la salle de classe n'offrait pas une étendue suffisante et que les enfants y respirait un air vicié et corrompu, il demanda le secours de l'État pour la construction d'une nouvelle maison commune. La loi sur l'instruction primaire gratuite et obligatoire ne produisit pas beaucoup d'effet au début, l'école ne fut pas mieux fréquentée. Aussitôt le mois de mars arrivé, les parents retiraient leurs enfants pour les envoyer garder le bétail ou travailler aux champs.

En 1884, un conflit opposa le conseil et l'instituteur car ce dernier empêchait l'accès à la mairie, allant même jusqu'à enfermer à l'intérieur un adjoint venu consulter des documents ! Toutefois de nombreux élèves passèrent par cette école puisque ce n'est en 1965 qu'elle ferma ses portes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Faverolles-lès-Lucey Blason D'or au pied de faverole de sinople mouvant de la pointe, au chef parti au I d'azur à la croix d'or cantonnée au 1 et au 4 d'une fleur de lys du même, au 2 et au 3 d'une étoile aussi d'or, et au II d'azur au sautoir cousu de gueules cantonné de quatre fleurs de lys d'or[1].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Antoine Paris    
1791 1792 François Grapin    
1792 1800 François Clerc    
1800 1810 M. Leclerc    
1810 1811 Jean-Baptiste Grapin    
1821 1826 Jacques Frenois    
1826 1830 Nicolas Zarat    
1830 1831 Jean-Baptiste Grapin    
1831 1843 Jacques Frenois    
1843 1848 Nicolas Zarat    
1848 1850 Bernard Grapin    
1850 1865 Pierre Chamaroy    
1865 1887 Bernard Grapin    
1887 1888 Émile Ronot    
1888 1919 Amédée Grapin    
1919 1953 Désiré Pitois    
1953 1956 Joseph Grapin    
1956 1965 André Martin    
1965 1985 Gilbert Martin    
1985 1995 Andrée Clincke    
1995 2001 Madeleine Bourceret    
mars 2001 en cours Laurent Schembri NC puis FED
(UDI)
 
Les données manquantes sont à compléter.

Faverolles-lès-Lucey appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 35 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
126 161 161 161 185 187 208 199 188
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
167 175 158 152 133 115 109 97 89
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
90 84 68 56 83 66 75 53 49
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
38 41 43 36 17 22 36 35 35
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Village fleuri[modifier | modifier le code]

Village fleuri : La commune est classée deux fleurs au Palmarès national des villes et villages fleuris. Le fleurissement, réalisé exclusivement par les bénévoles de la commune, permet à Faverolles d'être la plus petite commune de France labellisée "Village fleuri".

L'église Saint-Renobert[modifier | modifier le code]

L'église est placée sous le double vocable de Saint Pierre-ès-Liens et de Saint Renobert. Le vocable Saint Pierre-ès-Liens est ancien. Dans l'inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, l'abbé Jean Marilier fait remarquer que le démembrement d'une possible et vaste paroisse de Vitriarcus (sur le finage de Veuxhaulles) a donné naissance avant le VIIe siècle à plusieurs paroisses placées sous ce même vocable : Veuxhaulles, Gevrolles, Dancevoir, Latrecey et Arbot. Y aurait-il un lien avec ce groupe de localités ?

Le vocable Saint Renobert est plus récent. Évêque de Bayeux au VIIe siècle, Renobert signe au concile de Clichy en 627. Une première translation de son corps a lieu en 846 dans la province de Rouen où on le fêtait le 16 mai. Par crainte des Normands ses reliques, comme beaucoup d'autres, furent à nouveau transférées vers l'intérieur de la France : c'est à Quingey, prieuré de Beaumes-les-Messieurs, non loin de Besançon, qu'elles trouvèrent refuge. Peu à peu d'autres églises obtinrent des morceaux de reliques : Varzy, dans la Nièvre, le prieuré Saint-Vivant de Vergy, par exemple.

Saint Renobert s'est acquis une réputation de protection des troupeaux et des récoltes que l'on bénissait le jour de sa fête, le 24 octobre, autrefois à Faverolles, à Poyans près de Gray, encore aujourd'hui à Romprey (près de Bure-les-Templiers). En 1544 le cardinal Givry, Évêque de Langres, fonda à Brévoines (52) une importante confrérie de Saint-Renobert qui faisait célébrer trois messes hautes les trois premiers lundis de janvier où l'on bénissait les animaux et le saint était fêté solennellement le 17 juin.

Cette église est du XIIIe siècle. La façade est coupée en deux par un contrefort : la tour du clocher en occupe la moitié droite ; dans la moitié gauche, couverte d'un toit en appentis, s'ouvre un petit portail dont le tympan est orné d'une croix décorée de rosaces. Un bandeau de pierre ceinture la façade à la hauteur de ce tympan, un autre ceinture le clocher sous les baies en plein cintre jumelées qui s'ouvrent sur les quatre faces. La tour se termine par une corniche bourguignonne.

On pénètre dans l'église par une curieuse avant-nef de la même largeur que la nef mais divisée latéralement en deux travées voûtées d'ogives très accentuées. L'arc doubleau au centre, les ogives formerets sur les murs gouttereaux retombent vers l'intérieur sur un colonne cylindrique au centre et des demi-colonnes engagées dans les murs par l'intermédiaire de chapiteaux à crochets. La base des colonnes est carrée et ornée de griffes. La travée de droite supporte le clocher. Les arcades ouvrant sur la nef sont dissymétriques. Les deux travées de nef et la travée de chœur sont semblables : c'est le même voûtement. Les ogives et les arcs formerets retombent sur des pilastres sur lesquels s'appuient les dosserets qui reçoivent les doubleaux. Les angles des pilastres et des dosserets sont chanfreinés. Au fond du chœur, ogives et formerets aboutissent sur des simples culs-de-lampes. On ne peut rien dire du chevet : le retable à l'intérieur et la sacristie à l'extérieur en masquent le mur. Mais on peut supposer qu'il était percé des trois fenêtres en lancette d'égale dimension que l'on voit à Lucey, structure fréquente dans nos régions, souvent surmonté d'une rose.

Peu de modifications ont affecté cette église au cours des siècles. À la fin du XVIIIe siècle, l'architecte parisien Buron éleva la chapelle de la Vierge et la tourelle extérieure renfermant l'escalier du clocher. Les fenêtres ont été agrandies.

Il convient de signaler les similitudes entre l'église de Faverolles, celle de Lucey et celle de Menesble. Lucey, église-mère, a pu servir de modèle à Faverolles : les travées de la nef et du chœur sont absolument semblables. Mais elle a subi des agrandissements : deux chapelles latérales, celle de la vierge au sud et celle de Saint Renobert au nord et surtout la façade a été reconstruite par Tridon dans les années 1820. Cette église possédait un retable sans doute semblable à celui de Faverolles qui représentait St Hilaire montant au ciel. Au début du XXe siècle, l'abbé Boirin, curé de Lucey, ne trouvant aucune valeur artistique à ce retable le fait démolir. Ceci l'amène à rouvrir les trois fenêtres en lancette éclairant le chœur. Le tabernacle se trouve maintenant dans la chapelle consacrée à Saint Michel qui a succédé à St Renobert. Ce tabernacle et le maître-autel sont exactement semblables à ceux de Faverolles.

Il semble bien qu'à Menesble on ait voulu construire une réplique de ces deux églises. La partie antérieure est la même qu'à Faverolles (la construction en façade permettant l'accès au combles est tardive). Ensuite on a entrepris la nef qui devait comporter deux travées mais on ne voit que le départ de la première ogive.

Le mobilier[modifier | modifier le code]

L'élément le plus remarquable est le retable. Il représente le thème assez rare du « Ravissement de saint Pierre ».

Le traitement de la scène est baroque : le saint s'élève dans un nuage qui enveloppe l'entablement monumental soutenu par des colonnes corinthiennes tandis que des angelots volettent tout autour. Ce retable surmonte un autel orné de rinceaux, guirlandes et paniers fleuris.

La porte du tabernacle est sculptée d'un encensoir fumant et les côtés de médaillons représentant saint Pierre et la Vierge.

Ce décor est dans le style de Berain et date donc de la fin du XVIIe siècle.

On remarquera encore une belle « Éducation de la Vierge » en pierre polychrome de la fin du XVIe siècle, un saint Roch en bois peint fin XVIIIe siècle, une sainte Catherine en bois peint fin XVIIIe siècle, un saint évêque et une autre « Éducation de la Vierge » en bois peint de la fin du XVIIIe siècle. Les fonts baptismaux datent eux du XIXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées BanqueDuBlason.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Anbe, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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