Perrigny-lès-Dijon

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Perrigny-lès-Dijon
Image illustrative de l'article Perrigny-lès-Dijon
Blason de Perrigny-lès-Dijon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Longvic
Intercommunalité Dijon Métropole
Maire
Mandat
Patrick Baudement
2014-2020
Code postal 21160
Code commune 21481
Démographie
Population
municipale
1 800 hab. (2015 en augmentation de 21,79 % par rapport à 2010)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 59″ nord, 5° 00′ 28″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 264 m
Superficie 6,71 km2
Localisation

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Perrigny-lès-Dijon est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Perrigny-lès-Dijon se situe à 5 km au sud-ouest de Dijon, entre les vignes de la côte et les céréales de la plaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marsannay-la-Côte Rose des vents
Couchey N Fénay
O    Perrigny-lès-Dijon    E
S
Fixin

Histoire[modifier | modifier le code]

De la préhistoire à la période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La prospection aérienne a permis d’identifier plusieurs zones du territoire de Perrigny ayant été occupées durant la protohistoire. On distingue ainsi sur certains sites des traces d’enceintes ou d’enclos parfois accompagnées par la marque de fossés ou de tranchées. On peut également repérer l’emplacement de trous de poteaux ou de petites fosses[1].

À l'époque de la Gaule préromaine, Perrigny est situé à l'extrême sud du territoire des Lingons, en limite de ceux des Séquanes et des Éduens. Positionné sur la frange occidentale de la plaine dijonnaise, il se trouve à proximité d’une antique voie de communication longeant l’axe nord-sud de la côte ainsi qu’au débouché d’une combe orientée est-ouest permettant l’accès au mont Afrique et à la vallée de l’Ouche (en direction du peuple des Mandubiens)[2]. Exceptés les traces protohistoriques détectées par archéologie aérienne, on n’a cependant pas retrouvé de vestiges gaulois sur le site de Perrigny.

Durant la période gallo-romaine, une voie romaine, d’axe nord-sud et reliant Lyon à Langres, puis Trèves, est construite. Appelée Via Agrippa et située à l’est, à proximité de Domois, elle est connue localement sous le nom de « Chemin des Romains »[Note 1],[3]. En bordure de cette voie, un petit bâtiment gallo-romain a été identifié puis fouillé[Note 2],[4]. Au centre du village, selon Courtépée, des fragments de colonnes de bonne facture en marbre blanc et ornées de bas-reliefs ont été mis au jour dans le parc du château en 1761 : ils annoncent peut-être l’emplacement d’un temple antique[5]. En 1865, c’est un vigneron qui trouve plusieurs cippes funéraires sur son domaine[6]. Au XXe siècle, d’autres vestiges (bâtiments, stèles funéraires) sont exhumés sur ces mêmes lieux[Note 3],[7]. On peut supposer que cet endroit, situé le long du chemin faisant la délimitation des deux communes de Perrigny et Marsannay-la-Côte, abritait alors une nécropole gallo-romaine[4],[8].

Perrigny entre dans l'histoire : de la chapelle à l’église[modifier | modifier le code]

Le premier écrit citant Perrigny date du début du VIIe siècle. Le duc Amalgaire, fondateur de l'abbaye mérovingienne de Bèze, lui cède vers 630 un beau domaine (« Mansum optimum ») à Perrigny (Patriniacum)[9]. Il subsiste cependant un doute quant à savoir s’il s'agit bien de Perrigny-lès-Dijon, thèse la plus probable car l’abbaye de Bèze possède alors également des vignes et des terres dans les villages voisins de Couchey, Marsannay-la-Côte et Longvic, ou bien de Perrigny-sur-l'Ognon, plus proche de Bèze[10],[11]. Sinon, en 849, le cartulaire de l’abbaye Saint-Étienne de Dijon évoque avec certitude Perrigny alors situé en pays d’Oscheret (« In pago Oscharensi, in Patriniaco villa »)[10].

Aux XIe et XIIe siècles, un premier lieu de culte à Perrigny est cité, parfois indirectement, dans plusieurs écrits cléricaux[5]. Un titre épiscopal de 1051 précise que l’église paroissiale Saint-Germain de Couchey, dépendance de l’abbaye Saint-Étienne depuis 801 de par la volonté de l’évêque de Langres, domine alors deux chapelles annexes à Marsannay et Perrigny. Des bulles pontificales d’Innocent II (1139) et d’Adrien IV (1156) confirment ce statut et cette dépendance. Par contre, entre 1182 et 1185, sous l’impulsion de l'évêque Manassès de Bar, c'est Marsannay qui reprend l’ascendant sur Couchey ; elle domine alors à son tour la chapelle de Perrigny (et elle le fera jusqu’à l’époque contemporaine). D’autres bulles (Urbain III, Innocent IV) rappelleront à nouveau les droits de Saint-Étienne de Dijon sur ce lieu de culte. Par la suite, la chapelle de Perrigny devient église paroissiale sous le patronat de Saint-André et reçoit des fonts baptismaux (ainsi qu’une statue de l’apôtre au XVe siècle).

Les premiers seigneurs et la famille de Perrigny (env. 1250-1432)[modifier | modifier le code]

Il faut attendre le XIIIe siècle pour avoir une évocation de la seigneurie de Perrigny. Hubert le Pitois, seigneur de Monthelon, épouse Alix de Latrecey qui lui apporte en dot Couchey et Perrigny. En 1252, il octroie une promesse d’affranchissement aux hommes de Couchey, jaloux de leurs voisins de Marsannay, libres depuis 1238 ; rien n’est cependant signalé pour ceux de Perrigny[12]. Peu après, ce village est séparé du domaine de Couchey. On connait également une dame Adeline, fille d'Eudes de Domois, propriétaire de Perrigny et Domois en 1276 et 1277[13].

Le domaine de Perrigny passe ensuite à une famille à laquelle il donne son nom. En octobre 1311, une « dame Eudes de Perrigny », héritière de Pons de Blaisy, signe une procuration en présence d'un témoin, le « damoiseau » Guiot de Perrigny, sans doute son fils[Note 5]. Ce dernier est ensuite seigneur du village jusqu'à sa mort, en 1339. On connait surtout Jean de Perrigny, fils de Guiot de Perrigny et de Jeanne d'Éguilly, seigneur dans la deuxième moitié du XIVe siècle d’un village qui compte alors un peu plus d’une vingtaine de feux (soit de 85 à 110 habitants), tous taillables à volonté et mainmortables[Note 6]. Le seigneur a droit de haute, moyenne et basse justice. Régulièrement, Jean de Perrigny reçoit une rente de 60 sols sur la prévôté de Nuits pour son fief qui est acensé. Également seigneurs d’Arceau et d’une partie de Fouchanges, les Perrigny restent le plus souvent dans les vallées de la Bèze, notamment à Mirebeau, et de la Tille, régions assez lointaines du village d’origine. Jean de Perrigny participe aussi aux chevauchées du duc de Bourgogne en Flandres (1382 et 1383).

Au début du XVe siècle, son fils, Thomas de Perrigny, épouse Jeanne, fille d'Henri de Bauffremont. Veuve, celle-ci se remarie à Jean de Chandio(n), seigneur d'Arcelot, qui gère comme tuteur le domaine patrinien[14]. Par un acte en date du 11 septembre 1432, les enfants de feu Thomas de Perrigny, Pierre et Agnès, échangent avec leur oncle, Jean de Bauffremont, seigneur de Mirebeau et de Bourbonne, la terre de Perrigny contre celle de Boux[15]. Pierre de Perrigny, « simple d’esprit » qui était passé de la curatelle de son beau-père (Chandio), à celle de son oncle (Bauffremont), puis à celle de son beau-frère (Mailly)[16], disparaît la même année à l’âge de 12 ans : il est le dernier représentant mâle de cette famille (1432). Agnès, mariée à Étienne de Mailly, seigneur d’Arceau et d’Arcelot, décède bien plus tard, en 1468. Avec elle, s’éteint la première famille de Perrigny.

Article détaillé : Famille de Perrigny (Bourgogne).

Mathieu Regnault, la charte d’affranchissement et le Pas d'Armes (1432-1448)[modifier | modifier le code]

En ce début de XVe siècle, le village de Perrigny est alors appelé « Perrigny en Montagne ». Jean de Bauffremont se sépare très vite d’un domaine qui comprend maison forte, terres, dîme, four, moulin[Note 7]… Trois jours après l’échange, le 14 septembre 1432, la seigneurie est ainsi revendue pour 3 025 livres tournois à Jean Péluchot, conseiller du duc, et à Mathieu Regnault, receveur général du duché de Bourgogne[14]. Mathieu Regnault, également « pardessus (intendant) des offices de la saulnerie de Salins », est le gendre de Péluchot : il a épousé sa fille Marguerite. Deux mois auparavant, le 3 juillet 1432, ceux-ci avaient obtenu la permission du duc, Philippe le Bon, pour cette éventuelle transaction[14],[14],[17]. L’oncle des derniers Perrigny, Jean de Bauffremont, avait lui aussi obtenu l’autorisation ducale la veille de l’échange (10 septembre 1432)[13],[14],[17]. Assez rapidement, Mathieu Regnault reste seul propriétaire du domaine au décès de son beau-père.

L’année suivante, le 21 décembre 1433, Regnault octroie une charte d’affranchissement aux derniers serfs du village[12]. Cet acte, cosigné par 23 délégués des habitants de Perrigny, est approuvé par le duc début 1434. Il s’agit alors de permettre le repeuplement de Perrigny, lourdement affecté par les fléaux de l’époque et le relatif désintérêt de la famille de Perrigny, plus concernée par Arceau. La population, selon un dénombrement de 1431, n’était en effet plus que de 13 feux (soit de 50 à 60 habitants) : « 3 feux solvables, 2 feux misérables, 8 feux mendiants ». La disparition du servage doit faciliter la venue d'habitants libres et non soumis à la mainmorte des villages voisins (Chenôve, Marsannay, Couchey…).

En juillet 1443, Pierre de Bauffremont, comte de Charny et frère de Jean de Bauffremont, l’initiateur de l’échange de 1432, organise un tournoi dans une prairie, ou « champagne », du finage de Marsannay, tout « près du chastel de Perryny[18] ». Ce « Pas d'Armes », qui se déroule au pied de l’« Arbre de Charlemagne », réunit la chevalerie de Bourgogne et d’autres contrées ; il a un grand retentissement dans le pays[19],[20]. Alors que les chevaliers participants et leur entourage sont logés dans deux petits « chastels » (à Marsannay et Couchey), le comte de Charny est hébergé avec sa suite dans la maison forte de Perrigny, située à un « trait d'arc » du lieu de rencontre, de l’autre côté du « grand chemin »[Note 8]. Témoin du tournoi, le chroniqueur Olivier de la Marche décrit à ce propos la bâtisse patrinienne comme une « moult gente place mieux édifiée que forte » dans laquelle Bauffremont mène grand train durant plus de deux mois[20]. En 1448, les terres de Mathieu Regnault sont finalement saisies puis revendues 8 000 francs à Oudot le Bediet, conseiller du duc qui agit pour le compte du chancelier Rolin[16],[14],[17].

Les Rolin : de la maison forte au château (1449-1507)[modifier | modifier le code]

Le fief est repris en 1449 par le chancelier de Bourgogne, Nicolas Rolin, qui a reçu une lettre d'autorisation ducale l'année précédente[16]. Il entame le remplacement de la maison forte par un véritable château. C'est alors la période de « reconstruction » dans les seigneuries locales : il s'agit de faire face aux Écorcheurs qui écument la région[21]. Les comptes de Jean Girard, receveur de Perrigny, abordent ainsi la réparation des pont-levis et dormant du château, la construction de la porte de la barrière ou la plantation de 1400 « paulx esguisés et garnis d'espines autour des jardins » ainsi que les 90 aunes de toile devant garnir les volants du moulin à vent (1448-1449)[16],[Note 7]. Le chancelier, par ailleurs propriétaire d'une cinquantaine de bâtiments fortifiés dont une trentaine en Bourgogne[21], fait son entrée sur ce domaine le 9 janvier 1451[16]. Il nomme un châtelain, un bailli, un sergent et un maire pour sa châtellenie[14],[17].

Après son décès, son fils, Guillaume Rolin[Note 9], seigneur de Beauchamp, hérite de la seigneurie lors du partage des possessions (27 avril 1462)[14]. On signale cependant quelques conflits d'héritage impliquant Perrigny dans les années suivantes : en 1466, Philippote, sœur de Guillaume, fait saisir temporairement le domaine avant de recevoir enfin sa part ; en 1467, Guigone de Salins, leur belle-mère, réclame du petit mobilier du vieux moulin (pressoirs, râteliers, mangeoires)[22]. Grâce à la charte d'affranchissement de 1433, le peuplement retrouve son niveau du siècle précédent : on compte ainsi 21 feux (85 à 95 habitants) en 1469. Le « château Guillaume » est alors achevé. En janvier 1474, le dernier duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, de retour des provinces du nord et après une nuit à Rouvres, passe trois jours au château de son chambellan avant de rejoindre Dijon. Il s'agit d'attendre en ce lieu la noblesse, le clergé et la magistrature devant constituer le cortège honorifique qui entrera dans la capitale. Perrigny abrite alors toute la notabilité bourguignonne.

Guillaume Rolin meurt le 15 mai 1488 ; sa veuve, Marie de Lévis-Couzan[Note 10], douairière, régit alors le domaine. Les biens sont partagés le 7 janvier 1491[14]. En 1494, François Rolin[Note 11], leur fils, échange avec sa mère sa seigneurie de La Vesvre contre celle de Perrigny[16]. L'année suivante, il vend une première fois le domaine patrinien à Honorat de Cavaillon et à Françoise de Chantemelle, sa femme (1495)[16]. Perrigny retourne dans le patrimoine de François Rolin (on ne sait à quelle date ni dans quelles conditions) qui revend à nouveau la seigneurie en 1507 à Guillaume Chambellan[Note 12], conseiller au Grand Conseil du Roi[Note 13] et au parlement (depuis 1490)[16].

Chambellan, Épinac, Pernes : mariages et dévastations (1507-1650)[modifier | modifier le code]

Tout au long du siècle, la seigneurie changera encore plusieurs fois de famille par le jeu des mariages. En 1513, il semble qu'à l'occasion du siège de Dijon, les Suisses incendient le château de Perrigny[23]. Guillaume Chambellan[Note 14] et Jacquette Bouesseau, fille de Nicolas Bouesseau, président de la Chambre des comptes de Dijon, ont un fils, Nicolas. Celui-ci reprendra officiellement le fief en 1521[16]. Pourtant, la véritable gestion du domaine est assurée par Jacquette Bouesseau, veuve de Chambellan, douairière, puis remariée à Pierre de La Vernade, un maître des requêtes du roi qui meurt en 1519. En 1523, elle établit ainsi différents baux et vend des terres agricoles à un laboureur, Jean le Blanc. Lors de cette transaction, il est fait un rappel des corvées de charrues dues, même si certaines exemptions de menues corvées sont alors accordées[13]. Vers 1540, Jean Rolin, fils et petit-fils des anciens seigneurs de Perrigny, lui-même seigneur de Beauchamp, de Savoisy et de Monestoy, mais surtout grand débiteur des Chambellan, marie sa fille, Suzanne Rolin (1513-1577), au jeune Nicolas Chambellan. C'est que les Chambellan-de La Vernade sont soucieux d'afficher un lien avec l'illustre famille de l'ancien chancelier ducal ! Le couple a une fille unique, Madeleine Chambellan (1544-1584). En 1544, un cartulaire du domaine est établi[16]. Nicolas Chambellan étant plus occupé par son autre seigneurie d'Oisilly, c'est encore sa mère, Jacquette Bouesseau-de La Vernade, qui continue à s'occuper des affaires patriniennes. Elle intente ainsi un procès aux villageois à propos de « terres vagues »[16].

Le 21 novembre 1559, par l'union de Madeleine Chambellan, héritière, avec Jean Maréchal (v.1535-1576), chevalier de l'Ordre du roi et gouverneur du Nivernais, le domaine de Perrigny, avec d'autres biens tels Monestoy-Épinac[24] ou l'Hôtel-Chambellan de Dijon, change une nouvelle fois de famille. Par cette union, Jean Maréchal devient seigneur d'Épinac ; on le connaît désormais sous le nom de Jean d'Épinac. Les villageois, eux, participent au droit d'indiction à l'occasion du mariage (1560). Après le décès de son époux, en 1576, Madeleine Chambellan-Épinac est douairière pendant quelques années. Leur fils, Gaspard d'Épinac (1560-1591), est seigneur de Perrigny et Domois (ainsi que d'Épinac et d'Oisilly) en 1583. L'année suivante, il demande aux villageois de participer au droit d'indire à l'occasion du mariage de sa sœur, Guicharde (1584)[Note 15],[13]. Lui-même, lieutenant au gouvernement de Bourgogne, épouse Gabrielle de Vaudrey[Note 16]. Ils ont une fille : Claude (aussi appelée Claudine) Maréchal.

La fin des guerres de religion laisse des traces à Perrigny. Entre 1590 et 1593, les reîtres du maréchal d'Aumont, rangé du côté d'Henri IV, ravagent la contrée[25],[16]. Le 5 octobre 1591, des cavaliers rejoignent le maréchal qui stationne à Marsannay. Ensemble, ils assiègent le château patrinien défendu par le capitaine Camus. Malgré sa résistance, la bâtisse tombe, Camus est pendu[26]. Quelques réparations sont effectuées en 1593. Puis, le 25 janvier 1595, c'est une troupe de quatre cents cavaliers de M. du Maine, de la Ligue catholique, qui loge sur les lieux[27]. Enfin, d'avril à juillet 1595, ce sont les troupes royales venues « reprendre » Dijon qui pillent les récoltes locales[28]. Au cours de ces évènements, le château de Perrigny est ruiné[29] et le village temporairement déserté par ses habitants[16],[Note 17]. Vers 1600, un état des lieux établi à la demande de Gabrielle de Vaudrey, veuve depuis 1591, présente la situation du domaine au tournant du siècle : « En la terre, il y a ung chastel, lequel est garny de tours et fossoyé. Il y a une basse-court où sont les estableries, granges et pressoir, jardin, vignes, terre de la grande et de la petite rente, bois, prés. »[16],[30].

Au début du XVIIe siècle[31], Claude Maréchal « d’Épinac » épouse Louis de Pernes, colonel d’infanterie et gouverneur de Saintes. Ce dernier, qui avait été fidèle au roi Henri IV lors des évènements de la Ligue, est également un élu des États généraux de Bourgogne. Perrigny change donc encore de famille, même si le contrat de mariage impose la conservation du nom et des armes de la maison d'Épinac. Homme de confiance de Condé, gouverneur de Bourgogne, Louis de Pernes ne sait gérer son patrimoine et s'endette. En 1650, cinq ans avant son décès (1655), ses biens sont saisis. Son fils, Louis II de Pernes, parvient à reprendre le domaine de Monestoy (Épinac) tandis que Perrigny et Domois sont vendus.

La famille Gagne de Perrigny et les difficultés villageoises (1650-1720)[modifier | modifier le code]

En 1650, Nicolas Gagne, trésorier général de la généralité de Bourgogne, achète la seigneurie. À cette époque, outre les blés, la culture de la vigne est florissante : un pressoir banal est présent dans les communs du château. Celui-ci, d'aspect encore médiéval avec ses douves, est bordé au nord d'un petit bois ceinturé d'un muret et de fossés. Une grande partie des villageois doivent des corvées, notamment celle du curage régulier des fossés et des travaux d'empierrement des murets. Pénibles, sujettes à quolibets, elles sont très mal supportées. En 1653, sous la pression des habitants, le seigneur accepte de rétribuer modestement ces travaux[16]. Peu de temps après, la communauté villageoise doit cependant vendre 38 arpents de bois au seigneur local afin de solder ses dettes (contrat du 12 octobre 1659)[13]. L'année suivante, des amendes sont prononcées contre des habitants pour infraction au ban des vendanges (1660)[16].

Antoine-Bernard Gagne (1623-1686), conseiller puis président à mortier au Parlement de Bourgogne, fils de Nicolas Gagne, hérite de ses domaines. En 1666, l'enquête de l'intendant Bouchu dénombre 33 feux à Perrigny (130 à 150 habitants). Il les trouve en situation « commode » (alors qu'ils étaient considérés comme pauvres lors des dénombrements précédents) quant aux 6 feux de Domois, ils sont en conflit avec le seigneur au sujet de dettes. Ce même intendant condamne les villageois à payer les gages dus à un certain Trapet, recteur des basses écoles de Perrigny et Marsannay (1675)[32]. Tout au long du siècle, des incidents avec les habitants de Couchey montrent l'absence de délimitation claire des finages : la sentence du bailliage de Dijon du 4 juin 1611, autorisant les droits de pâtures réciproques, n'empêche pas la tenue d'un procès en 1676 [16]. Quelques années plus tard, l'église Saint-André est reconstruite et agrandie aux frais du seigneur, des habitants et de l'abbé commendataire de Saint-Étienne (de Dijon), Claude Fyot de La Marche, qui en fait la bénédiction le 30 novembre 1682[5].

En 1686, Antoine Gagne (1645-1711), également conseiller au parlement, succède à son père à la tête de la seigneurie. Un dénombrement de 1688 précise que les habitants du village sont retrayants au château, c'est-à-dire qu'ils peuvent s'y réfugier en cas de danger. Le corollaire à cette protection, c'est qu'ils doivent « le guet et la garde en période d'éminent péril » ainsi que « l'entretien du pont dormant et la curée des fossés » (dénombrement de 1728). Par ailleurs, la pression sur les villageois ne se relâche pas au tournant du siècle : en 1693, des procédures sont entamées contre ceux qui refusent d'user des pressoirs banaux ; en 1720, il leur est fait défense de vendre leur vin sans la licence seigneuriale[16] ; en 1723, l'intendant de La Briffe leur rappelle l'obligation de verser des gages au recteur d'école[32].

Article détaillé : Famille Gagne de Perrigny.

Les transformations patriniennes au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, c’est Philibert-Bernard Gagne (1689-1759), lui aussi conseiller du roi puis président au Parlement de Bourgogne (1715), qui possède Perrigny et Domois (depuis 1711). Il fait rénover le terrier de la seigneurie (1724) et établir le bornage de ses forêts (1742 et 1748)[16]. Il fait surtout établir un projet confié à l'architecte Claude Desgots prévoyant de démolir l’ancien château médiéval pour le remplacer par une construction au standard moderne de l’époque (1727). Le petit bois voisin de la demeure est alors percé d’allées couvertes et le parc est dessiné et planté d’essences rares.

Le dernier Gagne de Perrigny est, après 1759, Antoine-Jean. En 1761, lors de travaux d’aménagement dans le domaine du nouveau château, des vestiges antiques sont exhumés. Quelques fragments de colonnes en marbres blanc ornés de bas-reliefs annoncent l’emplacement probable d’un temple antique. Ce marbre sera réutilisé pour édifier le mausolée de Madame la présidente de Brosses[Note 18] en l’église Saint-Jean de Dijon[Note 19]. Les chemins d'accès au château, vers la route royale Dijon-Lyon et vers Domois, sont aussi redessinés (place semi-circulaire à l'entrée de la basse-cour au lieu-dit la Tourelle) ou plantés de tilleuls. Perrigny compte alors environ 40 feux (entre 160 et 180 habitants).

En 1768, le domaine seigneurial de Perrigny, avec le hameau de Domois, est érigé en comté au profit d’Antoine-Jean Gagne de Perrigny. Celui-ci le réunit à son autre comté de Saulon (crée en 1657 pour les Legrand et reçu de sa tante Claude-Marie en 1766) dont dépend aussi le vieux domaine de Layer, Fénay, une partie de Chevigny, Barges, l'étang de Sathenay et Noiron-lès-Cîteaux. Saulon abrite alors un château plus ancien (XVIIe siècle) mais sans doute plus confortable que le chantier patrinien.

Projet pour le château de Perrigny établi par Claude Desgots

Il semble que la famille Gagne de Perrigny connaisse quelques problèmes à la fin du siècle : la banalité du four est cédée aux habitants (1768)[16],[33], le Petit Bois est vendu et rendu à l’agriculture dans les années 1770 (parcelle de la Grande Pièce), le château ne semble pas avoir été totalement achevé selon les plans initiaux à la fin du siècle… Cependant, le comte tente de réaffirmer ses prérogatives (dont le droit de haute-justice) en dressant un terrier en 1779. Par ailleurs, les conflits de voisinage avec Couchey sont définitivement réglés par l'établissement d'un bornage (1782)[16]. Finalement, à la mort d’Antoine-Jean Gagne en 1783, le comté de Saulon-Perrigny passe au jeune Anne-Charles de Clermont (1773-1855), lointain parent de la lignée des marquis de Montoison (branche de la maison de Clermont-Tonnerre)[16],[Note 20]. C’est sa mère, Henriette du Tillet, marquise de Montoison, qui le représente pour les affaires du village. Destiné à la carrière militaire, le jeune comte émigre à la Révolution pour combattre dans l’armée des princes.

La Révolution au village[modifier | modifier le code]

En 1789, le seigneur Anne-Charles de Clermont a 16 ans et se prépare à la carrière militaire. Les villageois de Perrigny, au nombre d'environ 200, sont alors pour la plupart manouvriers ; mais on trouve aussi des laboureurs, des pâtres, des jardiniers, des vignerons, des aubergistes, des charrons, des marchands... Pour représenter le village au bailliage de Dijon, le clergé désigne Jean-Joseph Genret, prieur curé de Marsannay et de ses annexes, Perrigny et Couchey. La noblesse est représentée par Henriette du Tillet, marquise de Montoison, tutrice de son fils, le jeune seigneur[Note 21]. Quant au tiers-état, il choisit le 10 mars 1789 les sieurs Jean Truffein, un marchand aisé d'une vieille famille patrinienne[Note 22], et Claude Lamarche ; à charge pour eux de participer à la rédaction des cahiers de doléances avec les autres députés du Tiers.

Le 12 février 1790, dans une salle du château, a lieu la première élection municipale : 38 votants (habitants de plus de 25 ans, non domestiques et payant une contribution) élisent six notables comme conseillers municipaux ainsi que le premier maire, Jean Truffein. Face à l'évènement, on implore les lumières du Saint Esprit lors d'une messe solennelle dans l'église paroissiale. Le recteur d'école, Jacques Salbreux, est nommé secrétaire-greffier par le conseil général de la commune. Cette même année, le jeune comte, fidèle à la royauté, rejoint l'armée des émigrés : ses terres et son château sont confisqués. Domois est séparé de Perrigny et intègre la commune de Fénay tandis que la rente de la Sansfond lui est rattachée pour des questions de propriété foncière.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La rue centrale (fin XIXe siècle)

Au début du XIXe siècle, le château seigneurial, mis en vente comme bien national en 1793 (mais toujours « debout » lors des estimations de janvier 1794 et juin 1796), disparaît rapidement et laisse place à une friche qui deviendra rapidement un petit bois. Il ne peut donc recevoir la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, qui passe au village le 7 août 1816[35]. Le village poursuit son développement tout au long du siècle. En 1820, on ouvre une salle pour permettre à l'instituteur, François Gaitet, de faire classe aux enfants de Perrigny. Elle est remplacée par une véritable école pouvant accueillir 70 élèves des deux sexes en 1857. La place Saint-André, centre du village, est aménagée : plantation de châtaigniers (1840), réfection de l'église (1846), disparition de la vieille mare, construction d'une mairie jointe à l'école, en remplacement de l'ancienne maison commune à laquelle était adjointe le four communal... En 1847, un corps de sapeurs pompiers bénévoles est créé au village ; quelques années plus tard, une annexe de la mairie abritera la pompe à incendie. Avec le décret de 1857 instituant la médaille de Sainte-Hélène destinée à récompenser les anciens soldats du Premier Empire encore vivants, on retrouve 11 récipiendaires parmi les villageois ; la plupart sont vignerons-cultivateurs[36]. Par contre, lors de la guerre franco-prussienne de 1870, deux Patriniens perdent la vie[Note 23].

La place Saint-André (début XXe siècle)

La physionomie du terroir de Perrigny évolue. Le domaine de la vigne s'étend, passant de 41 hectares en 1830[37] à 150 hectares en 1900 (et moins de 2 hectares un siècle plus tard), cela malgré la grave crise du phylloxera des années 1880. Une société de Saint-Vincent et de secours mutuels des vignerons de Perrigny est fondée en 1857. Composée de 4 sections de 8 hommes et d'une section de 14 femmes, elle est destinée à venir en aide à ses membres empêchés de travailler. Des vergers apparaissent tandis que les masses boisées reculent dans la plaine (Bois du Champ Levé). En 1849, on signale cependant une cinquantaine d'indigents organisés en bande qui commettent des dégradations dans les forêts de M. de Clermont : « nous allons dans nos bois », affirment-ils[38].

Le café Masson

Le modernisme arrive aussi à Perrigny. Le 1er septembre 1849, un premier train à vapeur de la compagnie « Paris Lyon » (ancêtre du PLM) traverse le territoire de la commune sur le tronçon Dijon - Chalon-sur-Saône de la « Voie impériale ». Il a été précédé par le chantier de la « tranchée » initié vers 1845[39] et par une petite gare provisoire, localement appelée la « station » ; elle héberge encore deux ménages lors du recensement de 1851. En 1866, cette dernière est supprimée et remplacée un peu plus tard par une gare de triage complétée d'ateliers du chemin de fer, le tout, déplacé plus au nord, en direction de Dijon. Inauguré en 1886, ce nouvel ensemble conserve pourtant le nom « de Perrigny » pour des raisons de commodité. À Perrigny, il ne subsiste alors que la « barrière Bonnefond ou de Sansfond», maison abritant des cheminots[25]. Le cimetière migre lui aussi des environs de l'église à un nouvel emplacement sur la route de la Rente Logerot (1884). En un siècle, la population a presque doublé avec 400 habitants dans les années 1890.

Les XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

La place Saint-André dans les années 1920

Dès le début du XXe siècle, le village est raccordé au réseau téléphonique (1901). Un syndicat de défense contre les dégâts de la grêle dans les vignes est constitué en 1902[40]. Plusieurs cafés sont installés à Perrigny : café de la place, café Esmonin, auberge Masson. Une salle des sociétés est adjointe à la mairie (1903) et l’horloge de l’église est enfin installée (1909). Quinze soldats originaires de Perrigny sont tués durant la première guerre mondiale (1914-1918), dont Raoul Gaitet, officier héroïque à la bataille de l'Artois (mai 1915)[Note 24]. Le monument aux morts érigé en 1920 leur rend hommage[41].

La modernisation se poursuit dans l’entre-deux-guerres : construction d'un pont-bascule place Saint-André (installé en 1923, il est supprimé en 1976), éclairage public et électricité dans les foyers (1924), goudronnage de la Grande Rue (1928), installation du gaz rural (1933). Les chasseurs du village se réunissent en une société de chasse en 1927. Le 10 septembre 1944, les troupes alliées remontant de Beaune vers Dijon, un véhicule militaire est détaché pour opérer une reconnaissance en direction de Domois : le village est « libéré »[Note 25] (Dijon le sera le lendemain, 11 septembre 1944). Et en 1959, c'est le général de Gaulle qui, traversant Perrigny pour rejoindre le terrain d'aviation de Longvic, rend visite à la municipalité Boit[35]. Avec la guerre d'Algérie, on regrette la mort d'un enfant du pays[Note 26].

Démographiquement, le village connait après guerre le phénomène de rurbanisation. Proche de l'agglomération dijonnaise, il voit ainsi l'apparition de plusieurs lotissements d'habitations : la « cité Abbé Pierre », ou « Aubépines » (22 pavillons, 1954-1957), le lotissement de « La Tourelle » (1965), le lotissement « En la Mare » (1968), le lotissement du « Meix Boulier » (1973), le lotissement du « Terreau du Moulin » (72 pavillons, 1979), le lotissement « Philippe Joliet[Note 27] » (13 pavillons, 1981), les 18 pavillons locatifs HLM (1985) et le « Clos du Château-Guillaume » avec 20 logements sociaux (1995-1996). La population s'accroît considérablement : elle est multipliée par quatre au cours du demi-siècle, passant de 404 habitants en 1946 à 1648 habitants en 1999 (en 2006, ce niveau est redescendu à 1479). Les anciens bâtiments scolaires de 1857 deviennent insuffisants. En 1966, une nouvelle école primaire est construite puis, en 1971, deux classes sont transférées dans un autre bâtiment. Une extension de trois classes s'ajoute au groupe scolaire (1985) et est suivie par la construction d'une école maternelle de deux classes (1992).

Les infrastructures du village sont adaptées à la nouvelle situation : adduction d'eau (1947), extension du cimetière (1961), démolition du vieux lavoir (1962), assainissement au niveau des égouts du village (1971), ouverture d'une agence postale (1973), élargissement du pont CD108 sur la voie SNCF, en même temps que la démolition d'une maison de cheminots (1984), et nouvel atelier communal (1986). En 1999, la commune est intégrée au district de l'agglomération dijonnaise. Au début du XXIe siècle, la mairie est modernisée (2004) et la place Saint-André réaménagée avec, cependant, la disparition des chataîgners centenaires (2007).

Perrigny-lès-Dijon développe également des activités sportives et de loisirs avec les structures inhérentes. Le terrain de football[42] est installé au sud du village (1968) où il est rejoint par un stand de tir[43]. En 1977, un terrain de sport est déployé près de l'école, à « La Tourelle » ; il sera remanié en 2003. Une partie de l’ancien parc du château, domaine privé agrémenté d’arbres remarquables, est cédé à la commune qui en fait un parc municipal (1975). À proximité, une salle polyvalente remplace l’ancienne salle des fêtes (1984). Puis, une nouvelle bibliothèque communale est installée (1990)[44] et des terrains de tennis sont construits (1993). La vie associative s’épanouit : petit théâtre[45] (1953), amicale des sapeurs pompiers (1964), association sportive de Perrigny (ASP, 1968), compagnie de majorettes « Les Coralines » (1972-1996), comité des fêtes et loisirs (1973), union des anciens combattants (UACP, 1974), club de l’amitié, harmonie musicale[46] (2005), etc.

Sur le plan économique, le triage SNCF « de Gevrey » inauguré entre 1951 et 1952, avec plus de 50 hectares sur la commune de Perrigny, contribue un temps au maintien des emplois de cheminots dans la région. Ce nouvel ensemble ferroviaire comprend des « raquettes » ainsi qu'une voie de retournement assez particulière de par sa courbure et son dégagement visuel[Note 28]. Pourtant, les activités industrielles et commerciales du village se modifient tout au long de cette deuxième moitié de siècle. Une tonnellerie[47], créée par deux ouvriers en 1954 au « Rocher » de Marsannay est transférée place Saint-Éloi en 1962 avant d'être délocalisée sur Couchey (1979). Des cafés, au niveau du triage ou au centre du village, prospèrent un temps avant de fermer, faute de repreneurs. Le minuscule petit débit de tabac s'arrête avec la retraite de sa gérante. L'unique épicerie est finalement concurrencée par un hypermarché qui reprend le site d'un projet abandonné de magasin d'usines (1989-1991). Dans les années 1980, une zone d'activité industrielle et commerciale est implantée en limite de la zone « Cap sud » de Marsannay-la-Côte. Perrigny-lès-Dijon est par ailleurs de plus en plus relié au réseau de communications et de transport de Dijon Métropole : bus Divia, plateforme bimodale rail-route (2003)[48], échangeur sur l’A31. Enfin, récemment, quelques commerces, une brasserie artisanale de bière ainsi qu’un centre médical se sont installés au centre du village et tentent de relancer son dynamisme économique.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le toponyme originel de la commune est Perigny (« Parigney » en patois), sans doute issu du latin Patriniacum. Comme pour Marsannay-la-Côte ou Gevrey-Chambertin, on trouvera un temps l'appellation « Perrigny en Montagne » (ou « Perrigny en Montaigne ») ; la « montagne » désignant ici la côte et l'arrière-côte. Par la suite, pour éviter toute confusion avec des villages homonymes, il est précisé qu'il s'agit du « Perigny près de Dijon », soit « Perigny lès Dijon » ; lès ou lez, issu du latin latus, signifiant « à côté ». Sous la Révolution, la municipalité prend alors officiellement le nom de Perigny les Dijon (1793, An II). Le Bulletin des Lois enregistre en 1801 le nom toujours actuel de Perrigny-lès-Dijon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Écartelé d'argent et de gueules, au chef d'azur chargé de trois molettes de huit rais d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration ancienne[modifier | modifier le code]

Sous l'ancien régime, Perrigny appartient au bailliage de Dijon et à l'évêché de Langres (puis à celui de Dijon après sa création en 1731). Le domaine seigneurial de Perrigny est érigé en comté en 1768 puis est rapidement réuni au comté de Saulon. Après la Révolution, la commune de Perrigny-lès-Dijon appartient d'abord au district de Dijon (1793-1800) puis à l'arrondissement de Dijon (depuis 1801). Au niveau cantonal, elle est intégrée au canton de Gevrey (1793), puis passe à celui de Dijon-Ouest (1801) suivi de Dijon-Sud (1907) pour finir, en 1973, par être rattaché au canton de Chenôve.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Actuellement, Perrigny-lès-Dijon appartient au canton de Longvic (depuis 2015) et à l'arrondissement de Dijon. La commune est également intégrée à la métropole dijonnaise.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 - Patrick Baudement DVG Comptable à la Caisse d'Epargne
1989 2008 Bernard Rety - Retraité SNCF
1977 1989 Christian Marvillet - -
1966 1977 Henri Lapostolet - Déjà maire de 1945 à 1953
1953 1966 Albert Boit - Retraité Éducation Nationale
1945 1953 Henri Lapostolet - -
1944 1945 François Marquet - Maire d'avant guerre, de 1925 à 1941
1941 1944 Edmé Baudement - Délégation spéciale présidée par M. Baudement durant l'Occupation
1925 1941 François Marquet - -
1919 1925 Auguste Lemeau - Propriétaire exploitant
1904 1919 Ernest Masson - Vigneron propriétaire
1897 1904 François Munier - Vigneron propriétaire
1881 1897 Jean-Baptiste Sirugue - Vigneron propriétaire
1876 1881 Claude Barbier - Cultivateur
1871 1876 Nicolas Perreau - Fermier cultivateur
1860 1871 Pierre Barbier - Vigneron propriétaire
1846 1860 Louis Sirugue - Cultivateur
1843 1846 Guillaume Masson - Marchand de bois, déjà maire de 1819 à 1820 (?)
1831 1843 Thomas Corbeton - Cultivateur
1831 1831 Jean Truffein - Propriétaire, ancien premier maire du village (1790) puis maire de 1811 à 1815
1820 1831 Étienne Salbreux[Note 30] - Vigneron propriétaire
1819 1820 Guillaume Masson - -
1817 1819 Charles Bergeret - Cultivateur, déjà maire de 1815 à 1816
1816 1817 Charles Lausseroie - -
1815 1816 Charles Bergeret - Cultivateur
1815 1815 Guillaume Perreau - Vigneron propriétaire
1811 1815 Jean Truffein - Déjà maire en 1790
1809 1811 Claude-Antoine Béchon - Déjà maire de 1800 à 1805
1808 1809 Bénigne Mialle - -
1805 1808 Nicolas Perreau - -
1800 1805 Claude-Antoine Béchon - Officier, ancien concierge du château
1791 1800 Guillaume Lapostolet - -
1790 1791 Jean Truffein - Marchand, premier maire du village
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Patriniens ou Patriniciens ?

Les habitants de Perrigny-lès-Dijon se nomment officiellement les Patriniens et les Patriniennes.

Encore récemment, le gentilé officiel des habitants de Perrigny-lès-Dijon posait problème. On a tout d’abord trouvé, selon certaines sources écrites[49], l’appellation de Patrinien(ne). Mais à vrai dire, dans les faits, seuls les surnoms des villageois étaient utilisés. Puis, sans doute par référence au toponyme originel du village, Patriniacum, la municipalité a utilisé un certain temps l’appellation de Patriniciens et Patriniciennes[50]. Finalement, après décision municipale en date du 30 mars 2009, un retour au premier gentilé a été décidé[51].

Les surnoms des habitants de Perrigny

Une ancienne tradition dit que les habitants de Perrigny, à l’instar de ceux d’autres villages bourguignons[52], étaient autrefois surnommés « lé renouillei » (« les grenouilles »). Chargés du curage des fossés du château et de ses dépendances, ils auraient aussi été tenus de « battre l’eau pour empêcher les grenouilles de venir troubler le repos des seigneurs »[53]. Une autre explication du XIXe siècle prétend que cette appellation (plus exactement celle de « grenouillard ») proviendrait plutôt de la mauvaise qualité du vin du terroir[54].

Au début du XXe siècle, une tradition populaire locale a attribué aux habitants de Perrigny-lès-Dijon le surnom d’« Africains ». L’origine exacte de cette dénomination n’est pas clairement établie. Peut-être fait-elle référence au mont Afrique qui, s’il n’est pas situé sur le territoire de la commune, en est assez proche ? À moins que les « Africains » en question ne soient tout simplement que les nombreux cheminots domiciliés au village à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et qui rentraient des ateliers PLM ou du triage, le soir, le visage noirci par la suie (ou noir de fumée) des trains à vapeur [55]?

Dénombrements de feux avant 1789[modifier | modifier le code]

Les dénombrements effectués à partir des « cherches de feux » permettent d'avoir une estimation du nombre d’habitants de Perrigny sous l’ancien régime. Le feu correspond à un foyer fiscal : il regroupe donc souvent plusieurs personnes dans un même domicile. Il est d'usage de considérer qu’un feu abrite en moyenne de 4 à 4,5 habitants. Pourtant, les dénombrements conservés utilisent l’appellation d’habitants, voire de veuves, pour désigner le chef du ménage imposé. Un calcul correctif est donc nécessaire pour avoir une estimation du nombre probable d’individus composant toute la communauté villageoise (avec les femmes, les enfants, les vieillards, les domestiques, etc).

Évolution démographique contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[57].

En 2015, la commune comptait 1 800 habitants[Note 31], en augmentation de 21,79 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
222 203 216 247 268 300 301 300 353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
333 356 341 328 325 367 369 401 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377 381 363 334 336 373 402 404 448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
635 726 809 1 039 1 381 1 648 1 479 1 486 1 800
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les traces de l'ancien château et de ses dépendances[modifier | modifier le code]

Emprise du château (démoli) et de ses dépendances (Cadastre de 1812)

Siège d’une ancienne seigneurie remontant au XIIIe siècle, devenue comté en 1768, Perrigny-lès-Dijon a abrité une maison forte remplacée par un château au XVe siècle. Les lieux ont notamment appartenu à la famille de Perrigny, au chancelier Nicolas Rolin et à la famille Gagne. Ils ont accueilli Pierre de Bauffremont lors du Pas d’armes de Marsannay (1443) ainsi que le dernier duc de Bourgogne Charles le Téméraire (1474). Ils ont également été témoins de dures luttes lors des guerres de la Ligue dans la région dijonnaise (1590-1595). Modifié au XVIIIe siècle, le château a été rasé après la Révolution. Outre la bâtisse, le domaine seigneurial possédait aussi des dépendances. Le village garde aujourd’hui encore des traces de cet ensemble castral, tant au niveau de la topographie que de la toponymie : la "Cour du château", la Tourelle, le Pavillon, le Parc, le Petit Bois, l’Allée des Tilleuls, etc.

Article détaillé : Château de Perrigny-lès-Dijon.

Le « Petit Bois »[modifier | modifier le code]

Le « Petit Bois » de Perrigny, cher aux Patriniens, a la particularité de désigner deux lieux différents du village. À l'origine, il s'agissait d'une annexe du château seigneurial, située au nord-est des jardins et du pavillon, et donc à l'opposé du parc actuel. Véritable bois percé d'allées, cerné d'un muret et de fossés (dont certains seront plantés de noyers jusqu'à l'époque contemporaine), il a été revendu par le seigneur local dans les années 1770[5]. Rendu à l'agriculture, ce premier petit bois devient ensuite un grand champ de forme quadrilatère et d'un seul tenant : on l'appelle alors la « Grande Pièce ».

Au XIXe siècle, les villageois avaient pris l'habitude d'appeler « Petit Bois » un autre lieu très proche de ce premier bois disparu. Par une sorte de « glissement » topographique et toponymique, le site du château démoli à la Révolution (« Clos Guillaume »), rapidement devenu friche, broussaille puis taillis, s'est trouvé être le nouveau « petit bois » de Perrigny. Le château lui-même a été oublié jusqu'à sa redécouverte au milieu des années 1990, lors de la construction d'un lotissement. On rase alors ce second « Petit Bois », lieu plein de mystères[Note 32]. Quant au véritable « Petit Bois » originel, dont certains murets de clôture restent ensevelis et qui n'a pas encore été sondé archéologiquement, un projet d'urbanisation est actuellement à l'étude[60].

Le parc[modifier | modifier le code]

La  maison du parc

Une maison bourgeoise du XVIIIe siècle, improprement appelé « Le Château » au XIXe siècle[Note 27], s’ouvre sur l’ancien parc du château seigneurial (aujourd’hui démoli) et dont une partie reste encore son domaine privé (l’autre partie constituant le parc municipal). Ce bâtiment de plan rectangulaire est composé de trois parties. Le corps central, à trois niveaux dont un sous combles, comporte un escalier menant à une entrée surmontée d'une marquise (située, elle, au premier étage). Les baies de cette partie centrale sont à linteau cintré. Sa couverture est composée d'un toit brisé à quatre versants en ardoise, dont le brisis est percé de lucarnes à linteau cintré. Les deux corps latéraux sont différents. Le corps latéral droit, dont la façade sur cour est en pierre de taille, comporte deux niveaux seulement. Sa toiture en ardoise est percée de lucarnes tombantes et ses baies sont en plein cintre. La partie latérale gauche, à trois niveaux, est percée de baies rectangulaires à encadrement plat en pierre[61].

Parcde Perrigny.jpg

Le parc municipal[62] occupe depuis 1975 une partie de l'ancien parc du château seigneurial de Perrigny (puis de la demeure précédemment citée). Il abrite de beaux arbres centenaires : cèdres de l'Atlas, pins ponderosa, platanes, érables, acacias, ainsi qu'un châtaignier planté en 1840[Note 33]. Depuis 2000, le parc abrite également un copalme d'Amérique et un ginkgo biloba.

L’église Saint-André[modifier | modifier le code]

L'église Saint-André vers 1900

L’Église Saint-André a pour origine une ancienne chapelle, annexe de Couchey puis de Marsannay-la-Côte, et qui dépendait de Saint-Étienne de Dijon[Note 34]. Reconstruite à la fin du XVIIe siècle aux frais du seigneur local, Antoine-Bernard Gagne, et des habitants, elle reçoit sa bénédiction par l’abbé Fyot le 30 novembre 1682. Elle subit une réfection en 1846. Le cimetière qui l’entourait est déplacé à la périphérie du village, route de la Rente Logerot, en 1884 ; en 1961, il est agrandi. Alors que l’emplacement était initialement prévu sur le clocher du XIXe siècle, l’église ne recevra son horloge qu’en 1909, grâce à un don d’une villageoise[63].

L’église est bâtie sur un plan en croix latine. Sa façade occidentale utilise un vocabulaire classique : pilastres doriques, frontons triangulaires. Elle est surmontée d'un clocher carré terminé par une flèche[64].

L’église abrite une statue en calcaire de saint André, datée du XVe siècle (classée le 13 octobre 1931)[65]. Elle a reçu deux cloches : une petite, portant en couronne l'inscription « j'ai été bénitte par Jean-François Favelier déservant de leglise de Paraigny. J'ai eu pour parrain Bernard Le Jeune, bourgeois, et pour marraine Reine le Prince, bourgeoise. Nicolas Perreau maire et Bernard Perreau adjoin. Fort, fondeur a Dijon ma fait en 1805 » et une grande de bien plus belle facture. Datée de 1888, cette dernière semble être un réemploi d'une cloche destinée à l'origine à un autre édifice. Elle porte, entre deux guirlandes décoratives, l'inscription suivante : « J'ai été baptisée par Dom Bernard Joliet, moine bénédictin de Solesme, le dimanche XXVII mai MDCCCLXXXVIII. J'ai pour parrain M. Louis François Michel Philippe Joliet, avocat à Dijon. J'ai pour marraine Mme Pauline Charlotte Clémence Masquelier, épouse de M. Toussaint, bâtonnier des avocats de Dijon. Laudo Deum verum plebem voco congreso clerum defunctos ploro psetem fugo festa decoro. M. Louis Pierrotte, curé, M. Claude Lucotte, maire. Je m'appelle Philippine Pauline. "J. Robert, fondeur, Nancy" »[66].

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie vers 1900

La mairie[67], bâtie en deux étapes dans la deuxième partie du XIXe siècle, ancienne mairie-école, abrite dorénavant les activités municipales et l’agence postale. Elle a été rénovée et modernisée récemment (2004).

Place Saint-André (Plan d’alignement des rues de 1842)

Historique

Les premières activités municipales, à l’époque révolutionnaire, ont lieu dans une salle du château abandonné par le seigneur local (première élection du maire en 1790). Par la suite, la mairie occupe un petit bâtiment, la maison commune, situé place Saint-André, à proximité du four communal et face à l’église. À l’emplacement de la mairie actuelle, une mare est cernée par les rues des Romains et du Château. En 1857, la municipalité de Perrigny décide la construction d'une école d'une capacité de 70 places, avec cour et poulailler. La mare est comblée et le devis initial de 14 132 francs largement dépassé : le bâtiment final revient à 18 521 francs. Une dizaine d’années plus tard, une extension de l’édifice est réalisée du côté de la place Saint-André afin d’y transférer la mairie ainsi que le magasin abritant la pompe à incendie. La vieille maison commune, en mauvais état, est démolie. La place, plantée de châtaigners depuis 1840 (et récemment abattus), prend sa physionomie actuelle. En 1903, une salle est adjointe à la mairie. Avec la croissance démographique, les classes scolaires sont progressivement transférées dans de nouveaux locaux. Depuis les années 1970, le bâtiment est réservé aux activités municipales et abrite une agence postale.

Lieux divers[modifier | modifier le code]

Calvaire de la place Saint-Éloi
  • Chemin des Romains[3] : le chemin rural no 18, dit « des Romains », est une portion d’une ancienne voie romaine[Note 34].
  • Bâtiments anciens remarquables : maisons de l’impasse des Romains (XIXe et XXe siècles)[68], ferme de Prielle (XIXe siècle)[69]...
  • Calvaire de la place Saint-Éloi (XIXe siècle)[70] : édicule composé d'un piédestal surmonté d'une croix en pierre, sans aucune inscription.
  • Musée du cerf-volant[71]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Famille de Perrigny (XIIIe – XVe siècles)[modifier | modifier le code]

Le domaine de Perrigny a donné son nom à une famille de petits seigneurs bourguignons, également devenus seigneurs d’Arceau. On trouve ses origines à la fin du XIIIe siècle ; elle s’éteint à Perrigny en 1432 avec Pierre de Perrigny, puis disparaît avec Agnès de Perrigny, sa sœur, en 1468.

Article détaillé : Famille de Perrigny (Bourgogne).

Mathieu Regnault[modifier | modifier le code]

Mathieu Regnault, conseiller et receveur général du duc de Bourgogne, est seigneur de Perrigny depuis son achat de 1432 (avec son beau-père, Jean Péluchot, mort cette même année) jusqu’à la saisie de 1448. Le 21 décembre 1433, il accorde une charte d'affranchissement aux habitants d’un village qui était parmi les derniers de Bourgogne à avoir encore des serfs[12],[72]. Il cherche surtout par ce biais à permettre le repeuplement des lieux. En 1443, il héberge durant deux mois dans son château Pierre de Bauffremont, l'initiateur du tournoi du Pas d'Armes de Marsannay situé à proximité.

Famille Gagne de Perrigny[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Perrigny et Domois a appartenu aux parlementaires de la famille Gagne de Perrigny, à qui elle a donné son nom, de 1650 à 1783.

Article détaillé : Famille Gagne de Perrigny.

Raoul Gaitet[modifier | modifier le code]

Prise de la chapelle ND de Lorette par le bataillon Gaitet le 12 mai 1915[73]
Raoul Gaitet (1875-1915)

Raoul (Albert-François-Léon) Gaitet, né à Perrigny-lès-Dijon le 8 avril 1875 dans une famille d'épiciers-buralistes, saint-cyrien et capitaine au début de la première guerre mondiale, est nommé chef de bataillon en janvier 1915, d'abord au 21e chasseurs puis au 21e régiment d'infanterie de ligne. Avec ses unités successives, il s'illustre lors de la bataille du Donon (août 1914) et participe activement à la prise de la chapelle ND-de-Lorette au cours de la première bataille de l'Artois (mai 1915).

Il reçoit une première citation le 11 janvier 1915 : « A fait preuve de courage, de ténacité, de coup d'œil et de méthode depuis le commencement de la campagne. Le 21 août 1914, au Donon[74], a maintenu cinq heures un ennemi très supérieur en nombre. Le 10 septembre, a jugé avec à-propos et très offensivement le moment de repousser une contre-attaque ennemie. Du 17 au 20 décembre 1914, a dirigé avec énergie et méthode l'attaque d'un bois fortement organisé. » Avec une deuxième citation, il est également présenté comme un « chef de bataillon hors ligne. Énergique, méthodique, d'un grand sang-froid, tenace, ayant un ascendant extraordinaire sur sa troupe à laquelle il peut tout demander. Le 12 mai 1915, a enlevé avec son bataillon et après une lutte des plus acharnées, une position et les tranchées voisines fortement organisées. A résisté pendant vingt-quatre heures à de furieuses contre-attaques. A maintenu par la suite son bataillon sur les positions conquises, malgré un bombardement d'artillerie des plus violents. »[75]

Raoul Gaitet est tué par éclats d'obus au cours du bombardement de Bouvigny-Boyeffles, dans le Pas-de-Calais, le 29 mai 1915. Chevalier de la Légion d'honneur[76], croix de guerre avec palme, il est inhumé au cimetière Notre-Dame-de-Lorette (Carré 64 ; Rang 7 ; Tombe n°12917) [77].

Edmond Marin la Meslée[modifier | modifier le code]

L’aviateur Edmond Marin la Meslée (1912-1945), as de la chasse aérienne qui s’est illustré lors de la campagne de France (1940), avait épousé à Perrigny-lès-Dijon, le 10 juin 1935, une jeune fille du village, Élisabeth Joliet (1909-1996), fille du viticulteur et notable local Philippe Joliet (1862-1935)[78],[Note 27]. Abattu en Alsace le 4 février 1945, une cérémonie d'obsèques a été célébrée à Dole. Depuis 1950, son corps repose à Dessenheim, sur les lieux du crash de son avion. Un square du village de Perrigny-lès-Dijon porte son nom.

Article détaillé : Edmond Marin la Meslée.

Alain de Maricourt[modifier | modifier le code]

Le général de corps aérien Alain Dumesnil de Maricourt (1909-1999), saint-cyrien, officier de l’Armée de l'air ayant servi durant la seconde guerre mondiale, la guerre d'Indochine, la guerre d’Algérie mais aussi dans les états-majors des forces aériennes tactiques, à l’origine du corps des commandos parachutistes de l'air, a passé sa retraite (prise en 1962) dans le village de Perrigny-lès-Dijon, auprès de sa famille.

Article détaillé : Alain de Maricourt.

René Han[modifier | modifier le code]

Fils d'un Chinois de la haute société lettrée envoyé en France au temps de Tchang Kaï-chek pour compléter sa formation dans une université occidentale, René Han, né à Dijon le 16 août 1930, est mis en nourrice à Perrigny-lès-Dijon, dans une humble famille[79] alors qu'il n'a que neuf mois (1931). Quelques années plus tard, la guerre sino-japonaise obligeant ses parents à rentrer précipitamment en Chine, l'enfant est laissé chez la nourrice qui est chargée de le garder jusqu'à leur prochain retour. Ce retour n'aura jamais lieu : l'enfant vit alors toute sa jeunesse à Perrigny. Après avoir refusé de rejoindre son père devenu notable en 1948, il poursuit ses études à Dijon puis à Paris et entre à la télévision française en 1952. Il y fait carrière et devient président-directeur général de FR3 (1986-1989). Il retrouvera les traces de ses parents bien plus tard… Deux récits autobiographiques, "Un Chinois en Bourgogne" suivi d’"Un Bourguignon en Chine", décrivent son parcours original.

Article détaillé : René Han.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On trouve également l’appellation "Levée d'Agrippa", ce qui a donné des lieux-dits à proximité de cette voie faisant référence à cette « levée » : "Champ Levé", "Chemin Levé"...
  2. Fouilles effectuées au lieu-dit Au Chemin Levé lors des travaux d’aménagement de l’autoroute A31.
  3. Fouilles préventives effectuées dans le cadre de la construction d’un supermarché à la fin des années 1980 et découverte antérieure de quelques stèles isolées plus au nord, au lieu-dit « La Pièce Cornue » (Marsannay-la-Côte).
  4. Un cippe funéraire en pierre blanche, de 86 cm de haut sur 46 cm de large, présentant un personnage tenant dans une main un poculum et dans l’autre une bourse, avec une inscription (DOMITIANVS BELLI FTI) ; un cippe brisé en pierre, de 60 cm de haut sur 53 cm de large, présentant un personnage âgé, sans barbe, vêtu du sagum, avec un poculum dans la main droite et une sorte d’ascia dans la gauche, avec une inscription ; une partie supérieure de cippe présentant une tête de femme et deux lettres (D A) ; un couvercle bombé de cercueil aux trois quarts brisé présentant sur la face une figure de femme avec une inscription (CON CATIANI D E) et une palme[6].
  5. Eudes (ou Aude ?) de Perrigny est-elle Adeline, fille de feu Eudes de Domois, déjà connue en 1276 comme possédant Perrigny et Domois ? Inhumée à Bonvaux, on identifie aussi une dame Alix de Bressey, femme d'Eudes, sire de Domois au XIIIe siècle, sans savoir s'il y a un lien avec les précédents. Un écrit de 1316 évoque encore une dame "Elvis" de Perrigny, nièce de Jean d'Arceau, chanoine de Langres, qui posséderait la moitié de la maison forte de Fouchanges (Cf. l'article « Famille de Perrigny (Bourgogne) » pour les sources et références).
  6. On dénombre 26 feux (dont 6 misérables) en 1375 et 22 feux en 1387.
  7. a et b Ce moulin était sans doute localisé au lieu-dit actuel du "Terreau du Moulin".
  8. La maison forte de Perrigny donnait directement, par l’allée située en avant, sur la prairie portant l’« Arbre de Charlemagne » et distante d’environ 500 mètres.
  9. Guillaume Rolin (1411-1488), seigneur de Beauchamp et de Savoisy, est le fils de Nicolas Rolin et de sa deuxième épouse, Marie des Landes (mariée en 1405, morte en 1421). Il est le frère de Jean, évêque d'Autun (1408-1483), de Philippote (v.1410-1484) et de Nicolas (v.1413-v.1450). Il aura souvent des relations tendues avec sa belle-mère, Guigone de Salins (1403-1470), troisième épouse en 1423 du chancelier Rolin.
  10. Née vers 1426, Marie de Lévis-Couzan épouse Guillaume Rolin le 24 mars 1442
  11. François Rolin (1449-1521), marié à Jeanne de Bourbon, est également seigneur de Beauchamp et de Monestoy (Épinac).
  12. Cette famille de notables dijonnais a donné plusieurs vicomtes-maïeurs (maires) à Dijon au XVe siècle : Étienne Chambellan (1422-1426, puis 1427-1428 et 1433-1434), Guillaume, son fils (1450-1454) et enfin le petit-fils, Henri Chambellan (1490-1493). Ce dernier, également conseiller à la Chambre des comptes de Bourgogne, a épousé Alix Berbisey. Sur un terrain dijonnais appartenant à sa femme, il fait édifier un célèbre hôtel particulier (appelé "Hôtel Chambellan" ou "Hôtel des Ambassadeurs").
  13. Le roi Louis XII lui accorde des lettres d'autorisation pour la reprise de ce fief en 1507.
  14. Guillaume Chambellan, fils d'Henri Chambellan et d'Alix Berbisey, est parfois appelé Guillaume Berbisey.
  15. En octobre 1584, Louis de Murat de Lestang, seigneur de Sablons et de La Pérouse, épouse Guicharde d'Épinac.
  16. On trouve deux dates différentes pour ce mariage : 1575 et 1588.
  17. Visite du moulin de Perrigny par Édouard Bredin, maître architecte de la ville de Dijon (1596-1598).
  18. Le président de Brosses avait épousé le 23 novembre 1742 Françoise Castel de Saint-Pierre, petite-nièce de l’abbé de Saint-Pierre, l’auteur de la Paix perpétuelle, fille du marquis de Crèvecœur, écuyer de la duchesse d’Orléans, parent du maréchal de Villars.
  19. Le tombeau de Françoise Castel de Saint-Pierre, morte le 23 décembre 1761, était abrité dans la chapelle des Févret en l'église Saint-Jean (Dijon). Le sculpteur Jérôme Marlet avait sculpté deux médaillons en marbre la représentant elle ainsi que son mari. Cette chapelle disparut sous la Révolution.
  20. Anne-Charles de Clermont est l'arrière-petit-fils (du côté maternel) du sire de Ragy, Jean de Thésut, le beau-père de Philibert-Bernard Gagne de Perrigny.
  21. Henriette Louise Madeleine du Tillet, fille de Charles Jean-Baptiste du Tillet, seigneur de Villarceaux (1710-1796), et d'Henriette Louise d'Illiers-d'Entragues, a épousé Claude Louis de Clermont-Montoison (1731-1787/92 ?) à Versailles, le 22 mars 1768. Le couple n'a eu qu'un enfant, Anne-Charles (1773-1855).
  22. En 1768, Jean Truffein avait obtenu l'amodiation des dîmes de Perrigny moyennant 1430 livres par an. On trouve dans les archives la trace de plusieurs membres de la famille Truffein : Guillaume Truffin fait l'acquisition de terres à Perrigny (1624), J. Treuffin y achète des vignes (1641), en 1693, a lieu le partage de la succession d'André Truffin...
  23. Hippolyte Pallant et Pierre Paris
  24. François Lazare Anatole Baudement (1876-1916), Claude Victor Boichard (1890-1914), Ernest Caillot, Lucien André Chaillot (1893-1914), Marius Esmonin, Raoul Gaitet (1875-1915), Gabriel Pierre Alfred Gauriot (1893-1914), Bernard Paul Étienne Joliet (1892-1917), Prosper Juge, Marius Ernest Lechenot (1894-1916), Augustin Moniot (1894-1915), Edmond Moullon, Henri Munier, Amédée Perreau, Louis Armand Perreau (1878-1916).
  25. Information basée sur des témoignages oraux et nécessitant une confirmation par une source écrite.
  26. Alain Bernot, tué en 1960.
  27. a, b et c Cette bâtisse a aussi été appelée Maison Joliet en référence à une famille de propriétaires vignerons, notamment Philippe Joliet (1862-1935), qui l’a occupée à la fin du XIXe siècle.
  28. Elle permet à un conducteur de train en phase de "retournement" (et de longueur suffisante) d’apercevoir la fin du convoi tout en regardant droit devant lui, sans même tourner la tête.
  29. En 1617, le fief est acensé, moyennant 3 livres par an, à Jean Millière, doyen de la Sainte-Chapelle de Dijon.
  30. Étienne Salbreux est le fils de Jacques Salbreux, recteur d'école à la fin du XVIIIe siècle et secrétaire-greffier de la commune après 1790.
  31. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  32. Une légende locale disait qu'un souterrain y débouchait. Il s'agissait sans doute d'une trace des caves de l'ancien château.
  33. Les bois de Perrigny abritaient autrefois de gros châtaigniers dont les rejetons ont procuré les greffons utilisés au jardin botanique de l'Arquebuse de Dijon. Espèce en régression dans la région, ces châtaigniers ont disparu des bois patriniens.
  34. a et b Voir la partie Histoire de l'article.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan local d’urbanisme (PLU), révision approuvée par délibération du Conseil municipal du 6 novembre 2007. Lien
  2. Martine Bernier-Bois, « Dijon » (p. 108) in Jacky Bénard (dir.), Les agglomérations antiques de Côte-d'Or, Les Belles Lettres, Paris, 1994. Lien
  3. a et b Fiche Mérimée (Chemin des Romains)
  4. a, b et c Plan et liste des entités archéologiques, DRAC, 2005. Relevé DRAC pour Perrigny-lès-Dijon
  5. a, b, c et d Courtépée (Abbé) et Beguillet, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, (écrit vers 1775), 3e édition, Avallon, 1967.
  6. a, b et c Mémoires de la Commission des Antiquités de Côte-d'Or, VII, 1865-1869, p.XVI
  7. Mémoires de la Commission des Antiquités de Côte-d’Or, IX, 1874-1877, p.LVII
  8. Selon le rapport de la DRAC de 2005 (op. cité), un lieu-dit proche, "Le Bois de l’Homme Mort", signale peut-être la présence d’un cimetière ou d’une nécropole.
  9. Chapître de Bèze, p. 492.
  10. a, b et c Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la Côte d’Or, Dijon, 1924, page 297.
  11. L'érudit bourguignon Albert Colombet penchait, quant à lui, pour la thèse de Perrigny-sur-l-Ognon plutôt que pour celle de Perrigny-lès-Dijon.
  12. a, b et c Garnier (Joseph), Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne, tome II, Dijon, 1868 (pp. 277-280 & 536-540). Lien
  13. a, b, c, d, e et f Recueil de Peincédé. Voir le détail des articles du recueil concernant Perrigny-lès-Dijon en page de discussion.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Pour le détail des références d’archives utilisées par les différents ouvrages cités, voir la page de discussion.
  15. Archives départementales de la Côte-d’Or, B10569.
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Joseph Garnier, Côte d'Or - Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Archives civiles séries D & E, Tome 1, Dijon, Éd. Darantière, 1898, pp. 116-151.
  17. a, b, c et d Marie-Thérèse Caron, La noblesse dans le duché de Bourgogne, 1315-1477, Lille, P.U.L., 1987.
  18. Extrait de la Chanson du Pas de Marsannay (1443) de Jacques de Challant Aymavilles (citée par H. Stein) : « Pour combatre hardiemant ; Prés du chastel de Perryny ; A l'arbre qu'on dist Challemaigne ; Avoyst le seignieur de Charny » in Bibliothèque de l’École des Chartes, tome 82, Paris, Picard, 1921 (pp. 330-337). Lien
  19. Enguerrand de Monstrelet, Chroniques, Éd. Douët d'Arcq, tome 6, p. 68. Lien
  20. a et b Olivier de La Marche, Mémoires, Livre 1, chapitre 9, pp. 322-363 (description des lieux : pp. 322-326) Lien
  21. a et b Mouillebouche (Hervé), Les Maisons fortes en Bourgogne du Nord du XIIIe au XVIe siècle, EUD, Dijon, 2002.
  22. Marie-Thérèse Berthier, John-Thomas Sweeney, Guigone de Salins 1403-1470, une femme de la bourgogne médiévale, Éditions de l'Armançon, 2003 (ISBN 2-84479-061-5) & Marie-Thérèse Berthier, John-Thomas Sweeney, Le chancelier Rolin, ambition, pouvoir et fortune en Bourgogne 1376-1462, Éditions de l'Armançon, 2005.
  23. Une allusion à cet incendie se trouve dans le récit de Denis Possot, « Voyage à Jérusalem », cité dans (ouvr. collectif), Le voyage de la Terre Sainte (page 26) : « Barrigny chasteau tresbeau à monsieur de la Vernade, bruslé par les Suisses » Lien
  24. Histoire d'Épinac
  25. a et b Denizot, Encyclopédie de la Côte-d'Or, Morey-Saint-Denis, 1866.
  26. Journal de Pépin, chanoine musical de la Sainte-Chapelle de Dijon (1571-1601) cité dans Garnier, Analecta Divionensia, documents inédits pour servir à l'histoire de France et particulièrement à celle de Bourgogne, Dijon, Éd. Rabutot, 1864 (tome I, page 77) Lien
  27. Journal de Gabriel Breunot, conseiller au parlement de Dijon cité dans Garnier, Analecta Divionensia, documents inédits pour servir à l'histoire de France et particulièrement à celle de Bourgogne, Dijon, Éd. Rabutot, 1864 (tome II, page 437) Lien
  28. Henri Drouot, Mayenne et la Bourgogne, étude sur la Ligue (1587-1597), A.Picard, Paris, 1937.
  29. Procès verbal de la visite du château (1596) in Joseph Garnier, op. cité.
  30. État des lieux (« manuel au vrai ») à l'expiration du bail du fermier Guillaume Languet.
  31. On trouve plusieurs dates à ce mariage de Claude (Claudine) d’Épinac avec Louis de Pernes : 1609, 1620 et 1630 ; à vérifier !
  32. a et b Joseph Garnier, Côte d'Or - Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790 - Archives civiles série C, Paris, Éd. P. Dupont, 1880-1890, (pages 181, 218).
  33. Pierre de Saint Jacob, Les paysans de la Bourgogne du nord au dernier siècle de l'Ancien Régime, 1995, 643 p. (page 411)
  34. Site généalogique. ; Site de la famille de Clermont-Tonnerre (branche "Montoison"). ; Site d’héraldique (Clermont-Tonnerre).
  35. a et b Perrigny infos no 14 de janvier 1991.
  36. Perrigny infos no 33 de janvier 2001, pages 17 et 18.
  37. Denis Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon, 1831. Lien
  38. Arlette Brosselin, Les forêts de la Côte-d'Or au XIXe siècle et l'utilisation de leurs produits, Dijon, 1977 (page 133).
  39. Journal des chemins de fer"", 1845, page 695
  40. Robert Laurent, Les vignerons de la Côte-d'Or au XIXe siècle, 1958 (volume 1, page 356) ; Jean-François Bazin, Histoire du vin en Bourgogne, Dijon, 2002, page 53. Lien
  41. MemorialGenWeb.org - Perrigny-lès-Dijon : monument aux morts
  42. Site de l'A.S. Perrigny
  43. Site de l'A.S. Perrigny-Tir sportif
  44. En 1893, la municipalité créa une première bibliothèque populaire communale installée dans un placard de la mairie. La bibliothèque scolaire créée en 1869 regroupait déjà 400 ouvrages (source : Perrigny infos no 14 de janvier 1991).
  45. Initié par un prêtre enseignant le catéchisme par des saynètes, le petit théâtre de Perrigny sera poursuivi par des amateurs bénévoles, d'abord dans un baraquement rapporté du Creusot, puis dans le cellier de la maison du parc qui deviendra la première salle des fêtes du village (Source : Perrigny infos no 42 de juillet 2005, page 29).
  46. Site de l'harmonie musicale de Perrigny-lès-Dijon
  47. Site de la Tonnellerie Rousseau
  48. Faute d'un trafic suffisant, Réseau ferré de France (RFF) a suspendu l'activité de cette plateforme bimodale en août 2005. En raison du niveau des montants déjà investis par les différents partenaires, le devenir du site a été évoqué lors d'une séance de questions au gouvernement (27 mai 2008). Depuis 2009, une reprise d'activité est amorcée... Question n°287 de la 13e législature de l'Assemblée nationale
  49. Selon le Guide d'Amboise de Bourgogne de M. Valéry d'Amboise (Éditions d'Amboise, Tourette-Levens), qui s’appuie lui-même sur le "Dictionnaire étymologique des noms de lieux" de Dauzat et Rostaing (Librairie Guénégaud), on trouve déjà "Patriniaco" dès 849. Ce toponyme serait à l’origine du gentilé "Patrinien".
  50. Le gentilé de Patrinicien est celui utilisé dans les brochures municipales de 2008 et du premier trimestre 2009 ainsi que, jusqu’à une date récente, sur le site Internet officiel de la municipalité (http://www.perrigny-les-dijon.fr/).
  51. Article du Bien public no 1456 du 28 avril 2009.
  52. On connaît ce même surnom de « renouillei » pour les habitants de Nicey. Cf. Michel-Hilaire Clément-Janin, Sobriquets des villes et villages de la Côte-d'Or, Châtillon-sur-Seine, 1880 (rééd. Lyon, 1990), page 55. Lien
  53. Bulletin municipal no 10 de janvier 1989, page 7.
  54. Selon un article de la Revue historique, volume 13, 1880.
  55. Selon M. Ansoumane Doré, rubrique « courier des lecteurs » in Le Bien public, n°x d'octobre 1999. Ce témoignage précise qu’il s’agit de l’explication donnée localement à ce surnom dans les années 1950 (à confirmer par d'autres sources écrites).
  56. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  57. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  58. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  59. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  60. AFUA "Les Charmes du Petit Bois"
  61. Fiche Mérimée (Maison du Parc)
  62. Fiche Mérimée (Parc)
  63. Don de Mme. Bolotte (source : Bulletin municipal no 4 de janvier 1985).
  64. Fiche Mérimée (Église Saint-André)
  65. Fiche Palissy (Statue de saint André)
  66. Bulletin municipal no 1 d’avril 1983 (page 13).
  67. Fiche Mérimée (Mairie)
  68. Fiche Mérimée (Impasse des Romains)
  69. Fiche Mérimée (Ferme de Prielle)
  70. Fiche Mérimée (Calvaire Saint-Éloi)
  71. http://www.nasservolant.com
  72. Pierre Lévêque, La Côte d'Or de la préhistoire à nos jours, Éditions Bordessoules, 1996.
  73. Journal de marches et opérations du 21e régiment d'infanterie de ligne, 31 juillet 1914-12 mai 1915 (cote : 26 N 593/1) Journal des marches et opérations du 21e régiment d'infanterie de ligne
  74. Raoul Gaitet est alors capitaine de la 3e compagnie du 21e bataillon de chasseurs. Voir : Les combats des 20 et 21 août 1914 au Petit Donon décrits par un survivant, le sous-lieutenant Dalanzy, du 21e B.C.P.
  75. Planche n° 191 du supplément du journal L'Illustration (1916)
  76. Dossier LH/1056/70 Base LEONORE
  77. ==&_C=3094999939 Fiche 1 Mémoire des hommes ==&_C=3383620882 Fiche 2 Mémoire des hommes
  78. Général de Maricourt, « Le square Marin-la-Meslée », article de Perrigny Infos no 19 de juin 1993 (page 10) & Bulletin municipal, no 6 de janvier 1986 (page 11).
  79. Famille Gaudot


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]