Joseph Plateau

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Joseph Plateau

Description de cette image, également commentée ci-après

Joseph Plateau
Daguerréotype de 1843.

Naissance 14 octobre 1801
Bruxelles (France)
Décès 15 septembre 1883
Gand (Belgique)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Champs physicien, mathématicien
Renommé pour la synthèse du mouvement
inventeur du phénakistiscope
Disque de phénakistiscope

Joseph Antoine Ferdinand Plateau, né à Bruxelles le 14 octobre 1801 et mort à Gand le 15 septembre 1883, est un physicien et mathématicien belge. Il a découvert la synthèse du mouvement.

Son père, l'artiste-peintre Antoine Plateau, qui voulait faire de son fils un artiste, l'envoie à l'académie de dessin. Orphelin à 14 ans, pris en charge par un oncle, il retourne dans l'enseignement général et poursuit ses études à l'Athénée royal de Bruxelles. En 1822, il entre à l'Université de Liège. Il en sort docteur en physique et mathématique en 1829. Il est nommé professeur de physique expérimentale à l'Université de Gand en 1835.

Célèbre pour ses recherches sur la persistance rétinienne, il invente le phénakistiscope en 1832 et en tire des règles qui serviront de base à l'invention du cinéma. Ce « joujou scientifique[1] » permet la synthèse d'un mouvement cyclique à partir d'une série de dessins disposés sur un disque percé de fentes. Certaines animations de ces disques ont été conçues par le peintre belge Jean-Baptiste Madou. En 1836, il présente l'anorthoscope[2], qui permet de reconstituer une image fixe par superposition de deux images en mouvement, découverte qu'il décrit comme « une espèce toute nouvelle d'anamorphoses »[3].

Ce sont ses expérimentations sur la persistance rétinienne qui le rendront aveugle : au cours de l'été 1829, il se force à fixer le soleil à l'œil nu durant 25 secondes pour en analyser les conséquences physiques. La rétine brûlée, il ne retrouve la vue qu'après plusieurs jours, et deviendra définitivement aveugle quatorze ans plus tard, en 1843[4].

Il étudie également les phénomènes de capillarité et de tension superficielle, tirant de ses observations sur les films de savon les conditions de Plateau qui s'appliquent aux surfaces minimales.

Depuis février 2009, une salle porte son nom au Musée du cinéma de Bruxelles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette expression fut employée par Baudelaire dans un essai intitulé Morale du joujou (in Vincent Pinel, Le Siècle du cinéma, Bordas, 1997, p. 16-17).
  2. Philippe Vandermaelen, Dictionnaire des hommes de lettres, des savants, et des artistes de la Belgique, 1837, p.155
  3. « Anorthoscope », sur Museum voor de geschiedenis van de Wetenschappen (consulté le 2 mars 2008)
  4. Vincent Pinel, Le Siècle du Cinéma, Larousse, 2002 (4ème édition)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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