Couvin
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Cet article est une ébauche concernant une commune belge (ou l'une de ses sections) située en Région wallonne.
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| Couvin | ||
Photo prise à Couvin |
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Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Philippeville | |
| Bourgmestre | Raymond Douniaux (PS) | |
| Majorité | PS-MR-IC | |
| Sièges PS CVN MR IC ECOLO |
23 7 7 4 4 1 |
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| Section | Code postal | |
| Couvin Aublain Boussu-en-Fagnes Brûly Brûly-de-Pesche Cul-des-Sarts Dailly Frasnes-lez-Couvin Gonrieux Mariembourg Pesche Petigny Petite-Chapelle Presgaux |
5560 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 5660 |
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| Code INS | 93014 | |
| Zone téléphonique | 060 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Couvinois(e) | |
| Population – Hommes – Femmes Densité |
13 923 (1er janvier 2013) 48,67 % 51,33 % 67 hab./km² |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
(1er janvier 2011) 21,22 % 60,89 % 17,89 % |
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| Étrangers | 3,70 % (1er janvier 2011) | |
| Taux de chômage | 22,04 % (juin 2011) | |
| Revenu annuel moyen | 10 959 €/hab. (2011) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
206,93 km² (2005) 38,10 % 52,50 % 6,70 % 2,70 % |
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| Localisation | ||
![]() Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Philippeville et de la province de Namur |
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| Liens | ||
| Site officiel | couvin.be | |
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Couvin (en wallon Couvén) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur et faisant partie de l'arrondissement de Philippeville. Située en Calestienne et frontalière avec la France, Couvin a été le berceau de la fabrication des raquettes de tennis Donnay. Couvin est le chef-lieu du canton regroupant sa propre commune et celle de Viroinval.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune de Couvin se situe au sud de la Belgique, à l'extrême sud-ouest de la province de Namur, dans l'arrondissement de Philippeville et à proximité de la France qu’elle jouxte au sud. La ville se situe à 65 km au sud-ouest de Namur, 110 km au sud de Bruxelles et à 250 km au nord-est de Paris. La commune est, en termes de superficie, la deuxième plus grande de Belgique avec ses 206,93 km2, la première étant Tournai. Elle jouxte la province de Hainaut à l'ouest et le département des Ardennes au sud.
Couvin possède plusieurs lieux-dits dont le Fonds-de-l'Eau, qu'elle partage avec la section de Pesche, et la Platinerie. La vieille ville est logée en partie sur une des nombreuses falaises de la Calestienne, tandis que le faubourg Saint-Germain, qui tient son nom de l'ancienne église Saint-Germain détruite dans les années 1830-1840 et qui se trouvait sur l'actuelle Place Général Piron, se situe au pied de la même falaise dont il est séparé par l'Eau Noire.
Topographie [modifier]
La commune est à cheval sur 3 ensembles géographiques, la Fagne au nord, la Calestienne au centre, et l'Ardenne au sud. La ville de Couvin se situe sur la Calestienne, la vieille ville s'étant établie sur une de ses nombreuses falaises. La ville culmine à une altitude de 210 mètres tandis que la commune atteint des altitudes allant de 160 mètres à 390 mètres, respectivement en Fagne et en Ardenne.
Hydrographie [modifier]
La commune est traversée par 2 cours d'eau principaux : l'Eau Noire et l'Eau Blanche, et par de nombreux ruisseaux dont le Ry de Rome, le Ry d'Aisne, le ruisseau de la Forge du Prince qui se jetteront dans l'Eau Noire, et la Brouffe qui quant à elle, se jettera dans l'Eau Blanche. L'Eau Noire prend sa source au plateau de Rocroi et s'étend sur 42 km. Elle passe dans la partie ardennaise de la commune de Couvin et de Chimay, traverse Couvin du sud au nord, et se sépare en deux branches dont une à l'air libre et l'autre dans les grottes de Neptune ou grottes de l'Adugeoir. Les deux branches se rejoignent au centre de Nismes par la suite. L'Eau Blanche quant à elle, prend sa source aux environs de Chimay, passe dans les sections d'Aublain, de Boussu-en-Fagne, et Mariembourg pour terminer sa course près de Nismes. Après, les deux rivières vont se rejoindre non loin de Dourbes donnant ainsi naissance au Viroin qui se jettera par la suite dans la Meuse à Vireux-Molhain. Le fait que la commune soit parcourue sur l'ensemble de son territoire par ces deux rivières implique qu'elle fait entièrement partie du bassin de la Meuse. Les grottes de l'Adugeoir où passe l'Eau Noire tiennent leur nom du lieu-dit de la section de Petigny où elle se trouve, l'Adugeoir. Plus tard on renommera ces grottes pour les appeler Grottes de Neptune, leur nom actuel. Les grottes ont été découvertes dans les années 1890 et servent aujourd'hui de site touristique. Le barrage du Ry de Rome à Petigny est une réserve en eau potable et sert de promenade apaisante pour les visiteurs autour du lac sur une distance de 5 kilomètres. La surface du lac occupe 26,45 hectares [1].
Climat [modifier]
L'ensemble de la commune a un climat très varié dû à la différence environnementale entre le sud, avec les Ardennes, et le nord, avec la Fagne. La ville de Couvin, entre ces 2 zones géographiques, a un climat tempéré océanique dégradé grâce à la proximité de l'océan Atlantique tout en étant assez reculée dans les terres.
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Moyenne annuelle |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) (sous abri, moyennes) | 1,2 | 2,2 | 4,4 | 7,8 | 11,4 | 14,4 | 16,2 | 15,9 | 13,4 | 9,3 | 4,9 | 1,8 | 8,6 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 64 | 52 | 54 | 56 | 65 | 71 | 76 | 73 | 67 | 68 | 67 | 68 | 781 |
Histoire [modifier]
Le site de la caverne de l'Abîme est occupé dès la préhistoire. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des monnaies romaines et les restes d'un ancien cimetière mérovingien ce qui permet d'affirmer une présence humaine dans les premiers siècles de notre ère[2].
La ville est mentionnée pour la première fois en 872 sous le nom de "Cubinium", son territoire est alors occupé par les moines de Saint-Germain-des-Prés. Elle fit ensuite partie du comté de Hainaut de 996 à 1096,
Le 16 juin 1096, le Prince-évêque de Liège Otbert achète Couvin et toutes ses dépendances à Baudouin II de Hainaut pour financer son départ en croisade. Couvin devient ainsi une des 23 Bonnes Villes de la principauté de Liège, située dans le quartier de l'Entre-Sambre-et-Meuse.
Elle devient alors également capitale de sa châtellenie regroupant la commune actuelle et Nismes (aujourd'hui dans la commune de Viroinval) et dont on fait mention pour la première fois en 1218. La châtellenie délimite le territoire à l'extrême sud-ouest de la Principauté de Liège par ses frontières avec le comté de Hainaut et la France. La charge de châtelain revient au seigneur de Chimay jusqu'en 1565, année durant laquelle, le Prince-Évêque la rachète et la délègue à un bailly.
Aux XIIIe et XIVe siècles, Couvin participe activement aux luttes sociales qui agitent la principauté, ce qui lui vaudra d'être incendiée en 1408 lors de la révolte des villes contre l'évêque Jean de Bavière. Elle fait partie des signataires de la Paix de Fexhe en 1316.
En 1554, la ville est assaillie et brûlée une nouvelle fois puis occupée durant cinq ans par les troupes du roi de France Henri II[3] . Au XVIIe siècle, la ville étant située sur le lieu de passage, elle souffrira notamment des ravages causés par des mercenaires engagés par les Espagnols. Le Grand Condé prend la ville en 1643. En 1673, elle est de nouveau occupée par les Français qui démantèlent le château fort. Ils l'occupent encore en 1696, 1707, 1711 et 1747.
Le 12 mai 1793[4], Couvin devint française et fit partie du département des Ardennes. En 1815, au Second Traité de Paris, elle fut rattachée au Royaume des Pays-Bas en même temps que Mariembourg, Fagnolle, Bouillon et Philippeville.
Durant le Moyen Âge, Couvin possède sa foire et son marché franc, ainsi qu'une halle. L'activité principale est à l'époque le travail du fer. L'annexion par la France en 1793 favorise la prospérité de la ville dont les forges alimentent alors les fabriques de canons. C'est d'ailleurs à Couvin que fut construit le premier haut-fourneau à coke d'Europe.
Lors de la révolution belge, le 26 septembre 1830, les volontaires Couvinois unis à ceux de Binche, Fontaine-l'Évêque et de Gosselies attaquent les Hollandais à Vilvorde et les poursuivent jusque Eppegem. Suite à cela, la ville reçu comme 95 autres villes et villages belges, le 27 septembre 1832, des mains du Roi Léopold 1er un drapeau d'honneur portant en lettres d'or A la commune de Couvin. La patrie reconnaissante.
Armoiries [modifier]
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Les armoiries de la ville sont basées pour le fond pour le sceau des échevins de 1789 et pour l'écusson central sur l'insigne de la Brigade Piron
Blasonnement : Écartelé : aux 1 et 4 d'or, aux 2 et 3 d'azur, sur le tout l'écusson de sable à la croix latine de gueules à la tête de léopard d'or[5].
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Transports [modifier]
La ville est traversée du nord au sud par la route nationale 5 qui fait partie de la E420, qui la relie à Charleroi et à Charleville-Mézières, et d'ouest en est par la route nationale 99.
La gare ferroviaire SNCB est située au bout de la ligne 134 qui va jusque Mariembourg pour ensuite rejoindre la ligne 132, qui la relie à Philippeville et Charleroi, et la ligne 156, qui la relie à Anor et Hermeton-sur-Meuse. Couvin dispose également de bus, notablement vers Chimay, Charleroi et Namur.
Curiosités locales [modifier]
La région compte de nombreux attraits touristiques :
- les grottes de Neptune (anciennement Grottes de l'adugeoir) à Petigny
- la caverne de l'Abîme (site préhistorique)
- le Fondry des Chiens (commune de Nismes dans l'entité de Viroinval)
- le Karting des Fagnes (Mariembourg)
- la Brasserie des Fagnes
- le Vieux Couvin (haut de la ville) avec ses tavernes typiques
- la petite ville touristique de Nismes
- le village de Treignes, le "Trignolles" des aventures de Toine Culot, le héros de l'écrivain Arthur Masson, son musée Arthur Masson, son musée de la Préhistoire et son écomusée.
- l'Abbaye Notre-Dame de Scourmont, à Forges-lez-Chimay
- le Chemin de fer à Vapeur des Trois Vallées (touristique) et le musée du train à Mariembourg
- la source de l'Oise, près de l'abbaye de Scourmont dans l'entité de Chimay
- le barrage du Ry de Rome à Petigny
- le bunker d'Hitler dans la forêt du Brûly-de-Pesche (Grand quartier général allemand de la campagne de France) qui abrite aujourd'hui le musée de la Résistance.
- une des plus grandes éoliennes de Belgique, culminant à une hauteur de 146 mètres à Boussu-en-Fagne
- Le château de Boussu-en-Fagne
- Le patrimoine immobilier classé
Activités [modifier]
- une piscine
- des terrains de tennis
- des terrains de football et le club de football Royale Entente Sportive Couvin-Mariembourg
- un cinéma
- un théâtre
- des bars
- des restaurants
- un centre sportif, "Le Couvidôme"
- une radio "Flash fm" Fréquences 107 fm
- un Centre culturel agréé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Centre Culturel Christian Colle
Jumelages [modifier]
Personnages célèbres [modifier]
- Roger Bastin, Architecte, membre de l'Académie royale de Belgique
- Général Piron, militaire et chef des forces belges libres pendant la Seconde Guerre mondiale
- Jean-Léon Huens, illustrateur belge
- Constant Lauvaux (1877-1961), dit Constant le Boucher, considéré comme le lutteur le plus fort du monde au début du XXe siècle
- Watriquet de Couvin, poète du XIVe siècle, et trouvère, auteur de Poésies didactiques et moralistes.
- René Lyr (de son vrai nom René Vanderhaege), homme de radio, écrivain, auteur de "Couvin, mon pays", conservateur du musée des instruments de musique, père de Claude Lyr, artiste peintre, qui fut conservateur du Musée des Beaux-arts de Bruxelles.
Galerie photos [modifier]
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Château de Boussu-en-Fagnes
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Église de Boussu-en-Fagnes
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Église du Brûly-de-Pesche
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1 des 2 Bunkers du Grand Quartier-Général Allemand durant la campagne de France au Brûly-de-Pesche
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Chapelle de Géronsart, hameau de Boussu-en-Fagnes
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Couvin, L'Eau Noire et la rue de la Falaise
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Cul-des-Sarts, l'église saints Pierre et Paul (1897-1898)
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Cul-des-Sarts, la place
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Gonrieux, vue sur le clocher classé de l'église Saint-Georges
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Gonrieux, panorama du village
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Mariembourg, la place Marie de Hongrie, avec sa fontaine et l'hôtel de ville
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Mariembourg, l'église royale Sainte-Marie-Madeleine, place Marie de Hongrie
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Mariembourg, le musée de la Brasserie des Fagnes
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Locomotive polonaise de 1952 TKt48, au dépôt de Mariembourg du CFV3V
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Pesche, maison du Bailly, ancienne maison communale
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Pesche, place Saint-Hubert
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Petigny, ancienne maison communale et église Saint-Victor
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Petigny, vue ouest de la rue Général de Monge
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Petite-Chapelle, l'église Notre-Dame de l'Assomption (1867)
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Presgaux, la chapelle Notre-Dame de Messines (1671) et le chêne multicentenaire
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Presgaux, l'église
Notes et références [modifier]
- http://www.guider.be/article/les_dix_barrages_de_taille_importante_en_belgique.html
- http://www.fabrice-muller.be/liege/histoire/bonnes-villes/couvin.html
- http://www.archeostage.com/publications/eglise_st_lambert_1991-1998.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Ardennes_(d%C3%A9partement)
- http://www.ngw.nl/int/bel/c/couvin.htm
