Place Saint-Lambert (Liège)

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Place Saint-Lambert
Image illustrative de l'article Place Saint-Lambert (Liège)
Place Saint-Lambert vue du Palais, façade de l'ancien Grand Bazar
Situation
Coordonnées 50° 38′ 43″ N 5° 34′ 25″ E / 50.645345, 5.57357850° 38′ 43″ Nord 5° 34′ 25″ Est / 50.645345, 5.573578  
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Ville Blason de Liège Liège
Morphologie
Type Place publique
Superficie 17 900 m2
Histoire
Monuments Palais des Princes-Évêques de Liège
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1993, no 62063-CLT-0345-01)

Géolocalisation sur la carte : Liège

(Voir situation sur carte : Liège)
Place Saint-Lambert

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Place Saint-Lambert

La place Saint-Lambert est une place publique située dans le centre-ville de Liège, en Belgique. Espace créé consécutivement à la destruction de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert par les Liégeois eux-mêmes lors de la révolution liégeoise, elle est devenue la place principale de la ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

La place Saint-Lambert en 1770

La place Saint-Lambert fut occupée jusqu'en 1794 par l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert. Après la destruction de la cathédrale, par les Liégeois eux-mêmes, lors de la révolution liégeoise, elle devint la place principale de la ville. Il fallut près de 15 ans pour évacuer les ruines. Sur ce qui devint la place impériale, on songea à élever un monument à la gloire de Napoléon[1]. Aujourd'hui, des piliers en métal rappellent la largeur de la cathédrale. Les fondements de l'ancienne cathédrale ont été découverts pendant plusieurs investigations archéologiques. Désormais, le site de l'ancienne cathédrale représente l'essentiel du musée Archéoforum qui se trouve, littéralement, au-dessous de la place.

Ce musée présente ainsi les vestiges d'une occupation de plus de 9 000 ans, avec une occupation néolithique occasionnelle, la présence d'une villa gallo-romaine[2], un village datant de l'époque de l'assassinat de saint Lambert, et 3 cathédrales successives.

Le centre de Liège, quant à lui, s'est légèrement déporté, durant la très longue période où la place Saint-Lambert fut en travaux (des années 1970 aux années 2000), vers le quartier piétonnier du pont d'Avroy où l'on note la rénovation du quartier du Carré dans lequel se côtoient actuellement de nombreux commerces « tendance » cohabitant harmonieusement avec les lieux ayant vocation à mettre en œuvre l'animation nocturne.

La rue Léopold qui jouxte la place Saint-Lambert a particulièrement souffert de ce changement d'axe et s'est trouvée en grande difficulté quant à la survie de ses commerces. Reste à savoir dans quelle mesure la nouvelle vitalité de la place Saint-Lambert rejaillira sur les artères adjacentes.

Dominant de sa haute stature la place Saint-Lambert, le Palais des Princes-Évêques de Liège accueille la justice et le gouvernement provincial.

À l'autre extrémité de la place, une galerie commerçante est cachée derrière une façade classique du plus bel effet. Une promenade sur la place et ses alentours, un jour de printemps, laisse augurer, au vu des nombreuses nouvelles terrasses de café et de l'affluence générale, que l'avenir semble prometteur pour les nouveaux commerçants ayant fait le choix d'y investir.

La place Saint-Lambert a conservé sa vocation des années 1900 de nœud majeur des transports publics liégeois, une partie de l'infrastructure dédiée aux bus ayant été enterrée lors de sa rénovation.

La place Saint-Lambert avec au premier plan, la fontaine de Halinka Jakubowska (1997).

Le 13 décembre 2011, elle est le théâtre d'une tuerie, lorsqu'un forcené ouvre le feu et jette des grenades sur la foule[3].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Fontaine[modifier | modifier le code]

En octobre 1995, une consultation populaire est organisée durant six jours afin de choisir un projet de fontaine pour la place. 3 119 personnes y participent et les trois premiers sont le projet d'Alain De Clerck, Thierry Lechanteur et Gyuri Mascai (sorte de grand yo-yo)[4] avec 46,7 %, celui d'Halinka Jakubowska (deux blocs monumentaux) avec 21,2 % et enfin celui de Lambert Rocour et Philippe Frère (colonne de pierre et d'eau) qui reçoit 17,1 % des suffrages[5]. Mais c'est finalement le choix du jury international de 16 membres (dont 7 Liégeois) qui est retenu : le projet d'Halinka Jakubowska[6],[7].

Voies adjacentes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Helin, « Trente-six paysages en quête d'auteurs », Visages Urbains depuis 1830,‎ 1985, p. 17
  2. Denis Henrard, Jean-Pierre Van der Sloot et Jean-Marc Léotard, « La villa de la place Saint-Lambert à Liège (Belgique) : nouvel état des connaissances », Archéologie de la Picardie et du nord de la France (Revue du Nord), vol. 90, no 378,‎ 2008, p. 159-174 (lire en ligne)
  3. Joël Matriche et Philippe Bodeux, Liège : 5 morts et 5 personnes dans un état critique, in Le Soir, 14/12/2011, [1]
  4. alaindeclerck.org, EVE 171, 2011
  5. Le Soir, Fontaine Saint-Lambert : le choix est fait, lundi 16 octobre 1995
  6. Le Soir, Le concours Saint-Lambert est scindé colonne de pierre et d'eau pour évoquer Liège, mercredi 27 septembre 1995
  7. Le Soir, La sculpture-fontaine pourrait être mise en service le 21 juin prochain, pierres de Sprimont pour la fontaine Saint-Lambert, samedi 15 mars 1997

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]