Citadelle de Liège

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Citadelle de Liège
Image illustrative de l'article Citadelle de Liège
Une partie des murs de la citadelle
Type Citadelle
Début construction 1663
Destination initiale Citadelle
Destination actuelle Hôpital
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1977, 1982, 1988)
Coordonnées 50° 39′ 08″ N 5° 34′ 41″ E / 50.652141, 5.57796550° 39′ 08″ Nord 5° 34′ 41″ Est / 50.652141, 5.577965  
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Commune Blason de Liège Liège

Géolocalisation sur la carte : Liège

(Voir situation sur carte : Liège)
Citadelle de Liège

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Citadelle de Liège

La Citadelle de Liège était une citadelle de la ville belge de Liège. La citadelle était située sur une colline surplombant le Nord de la ville dans le quartier de Sainte-Walburge. Elle est située à une altitude moyenne de 111 m par rapport à la Meuse et de 170 m par rapport au niveau de la mer.

Elle faisait face au Fort de la Chartreuse, située en rive droite de la Meuse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fortifications de la ville de Liège dans la fin du XVIIe siècle.
1. Porte Maghin, 2. Porte Saint-Léonard, 3. Bastion Saint-Léonard, 4. Porte de Vivegnis, 5. Rempart des Six-Cents-Degrés, 6. Païenporte, 7. Citadelle, 8. Porte Sainte-Walburge, 9. Bastion du Clergé, 10. Bastion des Anglais, 11. Hocheporte, 12. Bastion du Saint-Esprit, 13. Porte Sainte-Marguerite, 14. Porte Saint-Martin, 15. Tour des Moxhons, 16. Porte des Bégards, 17. Tour des Bégards.

Du XIe au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Vers l'an 1000, sous le règne de Notger, la ville se dote des premières murailles en grès houiller. L'enceinte a la forme d'un quadrilatère allongé de 25 hectares. Elle est doublée de fossés et ponctuée de portes et de tours. Une porte tour est édifiée au pied de Pierreuse. Le premier pont des Arches est construit vers 1033.

Début du XIIe siècle l'empereur Henri IV aurait fait agrandir l'enceinte et jeter des fondements de remparts vers Sainte-Walburge, mais faute de moyens et de bonne volonté, les travaux échouent.

En 1204, on construit une muraille avec tours partant de la porte Sainte-Walburge jusqu'à Païenporte et descendant jusqu'à la Meuse, ainsi qu'une autre muraille reliant Hocheporte à Sainte-Walburge.

En mai 1212 encore inachevées les murailles sont escaladées par les troupes d'Henri Ier de Brabant qui dévalent vers la cité et la mette aussitôt à sac. Pour les Liégeois la leçon est dure, ils reprennent les travaux de façon intensive. Ils seront achevés en 1215.

En 1255, le prince-évêque Henri de Gueldre fait démolir les murailles de Sainte-Walburge à Païenporte et fait ériger la porte Sainte-Walburge, ce qui met en colère les Liégeois, qui voient là un moyen de les tenir en respect. Il y adjoint une forteresse avec tours, pont levis, puits, prison et escaliers du côté de le vallée. C'est en fait la première citadelle.

En 1468, les troupes de Charles le Téméraire s'apprêtent à mettre la ville à sac, et c'est l'histoire des 600 Franchimontois, qui attaquent les troupes sur les hauteurs de la Citadelle, mais qui ne peuvent empêcher la destruction de la ville. En souvenir de l'évènement les escaliers de la montagne de Bueren prennent le nom de « 600 escaliers » (ne pas confondre avec les 600 degrés qui se trouvaient vers Païenporte), bien que contrairement à la légende, ils n'ont jamais escaladé la montagne de Bueren, mais seraient venus par Favechamps, sur le côté de Pierreuse.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 1911, le 12e de ligne s'installe à la citadelle.

En 1914, le glorieux 12e de Ligne défend la ville et mérite sa première citation. Puis c'est le repli derrière l'Yser où le 12e reçoit encore 5 citations. Pendant ce temps, la citadelle sert de logement aux troupes du Kaiser, de camps d'internement et d’hôpital pour les soldats alliés. Le jour de l'Armistice, des centaines de soldats malades et misérables seront délivrés avec soulagement.

En 1940, la citadelle sert de caserne pour les soldats allemands, de centre d'entrainement pour les gardes wallonnes et de prison pour les patriotes.

Citadelle dans les années 1940 Légende : Vert: Les boulevards du parc. Rouge: Abris en béton.

En 1945, les troupes américaines occupent la citadelle.

En 1947, l'armée belge reprend possession du lieu.

En 1967, le CPAS de Liège fait acquisition des lieux.

En 1970, construction du Centre hospitalier régional de la Citadelle

Citadelle de Liège en 1978. Légende: Noir : Hôpital. Rouge : les vestiges conservés. Vert : sentier. Point noir : Monument

Le 21 décembre 1977, le fortin et le puits sont classés[1].

Le 11 octobre 1982, ce sera le tour des vestiges des bastions et des courtines[2].

Le 23 mars 1988, c'est enfin le mur d'enceinte du XIIIe siècle (de Païenporte à VallPotay) qui est classé[3].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du classement de 1977
  2. Arrêté du classement de 1982
  3. Arrêté du classement de 1988

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jules Loxhay, Histoire de l'enceinte et de la citadelle sur la rive gauche de la Meuse, à Liège, 1999, 207 p., Liège, Centre Liégeois d'Histoire et d'Archéologie Militaire (OCLC 51670581)

Articles connexes[modifier | modifier le code]