Collégiale Saint-Barthélemy de Liège
| Collégiale Saint-Barthélemy | ||
La collégiale en 2006 |
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| Présentation | ||
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| Culte | Catholique Romain | |
| Type | Collégiale | |
| Rattachement | Diocèse de Liège | |
| Début de la construction | fin XIe siècle | |
| Fin des travaux | XIIe siècle
pour sa partie romane |
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| Autres campagnes de travaux | 1999-2006 : Restauration[1] | |
| Style dominant | Ottonien Roman Mosan Néoclassique |
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| Protection | ||
| Site web | www.st-barthelemy.be/ | |
| Géographie | ||
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| Coordonnées | ||
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La collégiale Saint-Barthélemy de Liège, en Belgique, est caractéristique de l'imposant style ottonien de la fin du XIe siècle aux dernières années du XIIe siècle avec ses tours jumelles de modèle rhénan. Restaurée une première fois en 1876, elle est rénovée entre 1999 et 2006 avec ses couleurs d'origine. L'intérieur en baroque français, abrite un chef-d'œuvre de l'Art Mosan: les Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy.
Sommaire |
Situation[modifier]
Fondée en dehors des murs de la cité. Entrée côté sud place Saint-Barthélemy, façade rue Saint-Barthélemy, côté nord place Crève-Cœur, chœur rue Saint-Thomas.
Historique[modifier]
Alors en dehors de l'enceinte de la cité, fondée en 1010 par Godescalc de Morialmé, grand prévôt de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, la collégiale Saint-Barthélemy est bâtie à l'emplacement d'une église dédiée à Saint-Servais où reposaient les corps des saints Garius et Ulbert[2], et dotée d'un chapitre de douze chanoines. La collégiale est consacrée en 1015 par Balderic II[3], successeur de Notger. Après 1025, l'évêque Réginard ajoute huit chanoines à ceux qui existaient déjà. En 1043, l'évêque Wazon en porte le nombre à trente par la fondation de dix nouvelles prébendes.
Godesclac de Morialmé[modifier]
Lors des récentes fouilles archéologiques de la collégiale, la dalle mosaïquée du fondateur Godesclac de Morialmé, décédé vers 1015, a montré lors de son déplacement qu'il s'agissait d'une pierre creusée dans laquelle est faite l'incrustation de mosaïques de carreaux de marbres, blanc et bleu, assemblé en échiquier, entourés de laiton gravé avec une inscription[4].
Dotations[modifier]
Dans une charte de 1078, Hermengarde, parente de l’évêque de Liège Henri de Verdun, dote la collégiale de deux moulins, deux brasseries et vingt censitaires à Waremme[5]. Le chapitre de Saint-Barthélemy levait aussi les dîmes de Vieux-Heverlé[6]
En 1236, le chapitre Saint-Barthélemy stipula, en accensant un terrain situé à Liège, que, si on y trouvait du charbon, l'exploitation se ferait aux frais du propriétaire et de l'occupant[7].
Saint-Barthélemy était une des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy). La collégiale Saint-Barthélemy disparaît en 1797, comme toutes les autres collégiales. Après la suppression du chapitre des chanoines, l'église est transformée en magasin militaire ; elle est rendue au culte en 1803, en tant qu'église paroissiale.
Description[modifier]
Fondée en dehors des murs de la cité, la collégiale Saint-Barthélemy de Liège, caractéristique de l'imposant style ottonien, fut édifiée de la fin du XIe siècle (le chevet) aux dernières années du XIIe siècle (massif occidental, avec ses tours jumelles de modèle rhénan reconstruites en 1876) et connut, comme la plupart des édifices religieux, de nombreuses modifications au cours des siècles. Néanmoins le caractère roman mosan de Saint-Barthélemy est resté profondément ancré dans son architecture. Au XVIIIe siècle, on ajouta deux nefs, on perça le massif occidental d'un portail néo-classique et on décora l'intérieur en baroque français. L'intérieur du massif occidental a été restauré dans le style roman original.
Une tribune d'orgue gothico-renaissante qui proviendrait de la collégiale et signée Salmier 1598 se trouve à l'église Saint-Martin de Quenast[8]. Jusqu'en 1701, la voûte de cette église était en bois à cette époque elle est voûtée en briques ainsi que plusieurs autres églises de Liège.
Dernière rénovation[modifier]
Après sept ans de travaux, près de 10 000 pierres remplacées et la polychromie des murs restaurée, le 28 mars 2006, l'église a été inaugurée après ces travaux de rénovation très lourds. La place contiguë a été également rénovée et rendue piétonnière.
Œuvre peint[modifier]
L’église abrite de nombreuses œuvres d’art, notons surtout un tableau du peintre liégeois Bertholet Flémal, La Glorification de la Sainte-Croix ; un chef-d'œuvre du Liégeois Englebert Fisen, Le Crucifiement ;
Statuaire[modifier]
Citons notamment la statue de Saint-Roch réalisée par Renier Panhay de Rendeux (1684-1744).
Orgue[modifier]
Construit entre 1848 et 1851 par la maison Merklin & Schütze, l'orgue compte 40 jeux répartis sur 3 claviers et un pédalier. Il fût inauguré le 7 janvier 1852, par MM. Petitpierre (organiste à Neuchâtel) et Duguet (organiste à la cathédrale de Liège). Cet instrument, chef d’œuvre décisif dans la carrière de Joseph Merklin, illustre le défi de renouveau que connu la facture d'orgues en Belgique au début de la période romantique.
Imprimerie[modifier]
Mathieu Laensbergh, chanoine de Saint-Barthélemy serait, vers l'an 1600, le premier auteur de l'Almanach de Liège.
Les fonts baptismaux[modifier]
La Collégiale Saint-Barthélemy abrite en son sein un véritable chef-d'œuvre d'Art Mosan, tant sur le plan esthétique que sur le plan technique. Les passionnés d'Art Mosan disent d'eux qu'ils sont une des sept merveilles de Belgique : les fonts baptismaux de Saint-Barthélemy.
Ces fonts furent commandés au début du XIIe siècle (1107-1118) par l'abbé Hellin pour l'église Notre-Dame-aux-Fonts, aujourd'hui détruite, où l'on administrait traditionnellement le baptême. Depuis 1804, les fonts sont installés dans l'église Saint-Barthélemy après avoir été soustraits à l'avidité des révolutionnaires.
Index des artistes[modifier]
Liste chronologique des artistes ayant travaillé à l'église Saint-Barthélemy, ou dont une œuvre se trouve dans l'église.
- Bertholet Flémal (1614-1675), peintre
- Tableau représentant l'exaltation de la croix
- Englebert Fisen (1655-1733), peintre
- Tableau représentant une Crucifiction
- Théodore-Edmond Plumier (1671-1733), peintre
- Renier Panhay de Rendeux (1684-1744), sculpteur
- Guillaume Evrard (1709-1793), sculpteur
- Antoine-Pierre Franck (1723-1796), sculpteur
Galerie[modifier]
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La collégiale et l'église Saint-Thomas au XVIe siècle par Joan Blaeu -
Vue de l'impasse de la vignette, au pied des Coteaux de la Citadelle -
Golgotha, d'Englebert Fisen (1655–1733)
Sources fondamentales[modifier]
- Cartulaire de l'église Collégiale de Saint-Barthélemy, Bibliothèque du Grands Séminaire de Liège[9]
Références[modifier]
- Visite guidée de la collégiale
- Jean Chapeauville, Gesta Pontificum Leodiensium, vol. I., 1613
- Anselme, ch. 31, p. 207 et la corr. du texte par Kurth, Bulletin de la Commission Royale d'Histoire, 4e série, t. 2, 1875, p. 390, — Vita Balderici, ch. 6, p. 726.
- Revue d'histoire ecclésiastique, Volume 99, n° 2, Université catholique de Louvain., 2004
- Jacques Stiennon, Le patrimoine monumental de la Belgique : Province de Liège. Arrondissement de Waremme dans l'archéologie et l'histoire, t. 18, p. 6 .
- Mémoires couronnés et autres mémoires : Collection in-8o: Volume 18 - p. 20, inAcadémie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique - 1866
- Denise van Derveeghde, Le domaine du Val Saint-Lambert de 1202 à 1387 - 1955 - 239 pages
- Raymond Lemaire, Le patrimoine monumental de la Belgique Wallonie, Arrondissement de Tournai, Quenast, 1974 p. 472
- J. Daris, Notice historiques sur les églises du diocèse de Liège IV, 177-223
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
Alexandre Dumas: dans Excusion sur les bords du Rhin t. 3, ch 9, Liège vue en déjeunant, Bruxelles, Hauman et Cie, 1843 , p. 514 cite:l'église Saint-Barthélemy, la plus vieille de Liége.
- Georges Hansotte, L'église Saint-Barthélemy à Liège, collection Feuillets archéologiques de la Société royale Le Vieux-Liège, 1957, 16 p.
- J. Paquay, La Collégiale Saint-Barthélemy à Liège, Inventaire analytique des chartes, avec notice archéologique du chanoine Joseph Coenen, Analecta Ecclesiastica Leodiensia, fascicule 1, 1935.
- Les chanoines de la collégiale Saint-Barthélemy à Liège au XVIe siècle; Bull. 55-56, 1985-1986, p. 109-122.
- É. Schoolmeesters, Les doyens et les prévôts de la collégiale Saint-Barthélemy à Liège, dans Leodium, t. 10, 1911, p. 29-36.
- R. Forgeur, La restauration de la collégiale Saint-Barthélemy à Liège, dans Bulletin de la Commission royale des monuments et des sites, 1979, p. 15-37.
- Jean-Pierre Félix, Inventaire descriptif des orgues de la ville de Liège, 1997, 550 pp.
Articles connexes[modifier]
- Architecture ottonienne
- Art Mosan
- Liste du patrimoine exceptionnel de la Région wallonne
- Patrimoine religieux de Liège