Exposition universelle de 1905

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EXPO Blason de Liège Liège 1905
Affiche de l'Exposition
Affiche de l'Exposition
Général
Type-BIE Universelle
Categorie Expo historique
Nom Exposition Universelle et Internationale de Liège
Thème 75e anniversaire de l'indépendance belge.
Surface 21 hectares
Fréquentation 7.000.000 visiteurs
Participant(s)
Pays 29
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Ville Blason de Liège Liège
Site Parc de la Boverie
Quartier des Vennes
Quartier de Cointe
Coordonnées 50° 37′ 43.98″ N 5° 34′ 32.56″ E / 50.6288833, 5.5757111
Chronologie
Date d'ouverture 25 avril 1905
Date de clôture 6 novembre 1905
Éditions Universelles
Précédente Exposition universelle de 1904 , Saint-Louis
Suivante Exposition universelle de 1906 , Milan

L’Exposition universelle de 1905 s'est tenue à Liège en Belgique à l'occasion du 75e anniversaire de l'indépendance belge.

Historique[modifier | modifier le code]

Les renommées du pont de Fragnée

Le projet d'une exposition universelle voit le jour suite à une idée lancée par le Cercle privé du Commerce liégeois en 1897. Le site de la plaine des Aguesses[1] est retenu mais en raison de la rectification du cours de l'Ourthe et le comblement du Fourchu Fossé nécessaires, la cérémonie d'inauguration n'a lieu que le 27 avril 1905 devant une assemblée de plus de deux mille personnes. Une cantate de Jean-Théodore Radoux est chantée par huit cents exécutants.

Liège accueille une quarantaine de nations au parc de la Boverie et dans le quartier des Vennes avec pour objectif de montrer la puissance économique de la Belgique. L'exposition s'étend sur près de 66 hectares, dont 33 aux Vennes, 10 au parc de la Boverie, 4 à Fragnée et 19 à Cointe.

Les travaux qui précédent l'exposition permettent de protéger les quartiers bordant l'Ourthe qui sont fréquemment inondés, de construire le pont de Fragnée, le pont de Fétinne, le pont des Vennes et la passerelle Mativa.

Les quais agrandis et mieux protégés permettent d'établir de nouveaux boulevards et de nouvelles lignes de tramways. Une gare est construite en plein centre de la ville, la gare du Palais.

Le Vieux-Liège[modifier | modifier le code]

Reconstitution du Vieux-Liège en 1905 lors de l'exposition de 1905, à l'arrière plan la cathédrale ; état en 1904 ; Journal La Meuse
Plan du comblement du bras de l'Ourthe dit Fourchu-Fossé

Un pittoresque quartier recrée un Vieux Liège, avec notamment la reconstitution de la tour de l'ancienne Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège.

Le quartier du Vieux-Liège, lors de l'exposition universelle de Liège en 1905, présentait une restitution à l'échelle 1/2 de la tour. Le journal local, La Meuse la présentait ainsi[2] :

« Sur le terrain du quartier du Vieux-Liège commence à s'élever la puissante charpente d'une reproduction de la tour de l'ancienne cathédrale Saint-Lambert. Il a bien fallu renoncer à restituer, en entier, l'antique cathédrale; ce projet était trop gigantesque et par conséquent impraticable. […] Le champ du Vieux-Liège y aurait à peine suffi. Ce qu'on peut faire, c'est reconstruire les parties de l'édifice qui se voyaient de la place du Marché, c'est-à-dire la grande tour, l'abside du chœur et une partie du transept. Ce projet ne laisse pas que d'être grandiose, car la tour, y compris la flèche, s'élèvera à plus de 60 m de hauteur. C'est plus de la moitié de la hauteur réelle à laquelle s'élevait la grande tour. Cette œuvre de restitution archéologique a été étudiée avec le plus grand soin; quantité de documents, tant graphiques que littéraires, ont été consultés, comparés, étudiés jusque dans leurs moindres détails, afin de rendre l'exécution aussi exacte et aussi parfaite que possible. Faute de place on a dû renoncer à reconstruire les cloîtres, mais on n'a pas oublié l'escalier d'asile par lequel on montait du Marché à la cathédrale. […] »

Des nombreux et vastes palais demeure aujourd'hui le Palais des beaux-arts (architectes Charles Soubre de Liège et Jean-Laurent Hasse d'Anvers) : le bâtiment abrite entre 1952 et 1980 le Musée d'Art wallon, puis de 1980 à 2011 le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain. Le Palais des Beaux-Arts est l'objet au début des années 2010 d'un projet de transformation et d'extension, pour y héberger un Centre international d'art et de culture.

À l'occasion du centenaire de l'exposition, la Ville de Liège organise en 2005 une série de manifestations pour célébrer cet anniversaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Renardy (dir.), Liège et l'Exposition universelle de 1905, Bruxelles, La Renaissance du livre, coll. « Les beaux livres du patrimoine »,‎ 2005, 318 p. (ISBN 2874154954 et 9782874154959, ISSN 1373-0827, lire en ligne)
  • « Heurs et malheurs de la Boverie » dans La Vie Liégeoise, Échevinat du Commerce, des classes moyennes et du tourisme, Ville de Liège, n°4, juillet 1972, p. 3 et suiv.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En wallon, aguesses = pies.
  2. Texte extrait de « Exposition universelle de Liège 1905. Le Vieux-Liège Quartier ancien ». Imprimerie La Meuse, 1905, brochure in-12°, 16 p.