Spa (ville)

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Spa
Le casino
Le casino
Blason de Spa
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Verviers
Bourgmestre Joseph Houssa (MR)
Majorité MR
Sièges
MR
Osons SPA
SPA
Ecolo
21
13
4
3
1
Section Code postal
Spa 4900
Code INS 63072
Zone téléphonique 087
Démographie
Gentilé Spadois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
10 591 (1er janvier 2014)
47,78 %
52,22 %
266 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
19,21 %
59,21 %
21,58 %
Étrangers 4,10 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 16,99 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 023 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 29′ N 5° 52′ E / 50.483, 5.86750° 29′ Nord 5° 52′ Est / 50.483, 5.867  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
39,85 km2 (2005)
14,06 %
59,19 %
19,79 %
6,97 %
Localisation
Situation de la commune dans l’arrondissement de Verviers et dans la province de Liège
Situation de la commune dans l’arrondissement de Verviers et dans la province de Liège

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Spa

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Spa
Liens
Site officiel villedespa.be

Spa (en wallon Spå) est une ville francophone de Belgique située dans la province de Liège en Région wallonne.

Connue pour ses eaux thermales, probablement depuis l’époque romaine, Spa commence à prendre son essor au XVIe siècle lorsque la réputation des eaux entraîne un réel commerce. Le terme Spa est devenu un terme générique pour le thermalisme en anglais et dans quelques autres langues.

Spa étant devenu un rendez-vous couru de la noblesse européenne, l’empereur Joseph II (après sa visite en 1781) surnomma la ville le « Café de l'Europe ». Et c’est d’ailleurs à Spa qu’est né le premier casino moderne, la Redoute, à l’initiative des co-bourgmestres Gérard de Leau et Lambert Xhrouet. Parmi les personnalités ayant séjourné à Spa, retenons Victor Hugo, le tsar Pierre le Grand, toute la famille royale de Belgique, notamment la reine Marie-Henriette qui y mourut en 1902, Casanova, Alexandre Dumas père, Meyerbeer. La vie mondaine au XVIIIe siècle à Spa est largement présentée dans le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick.

Fontaine des jardins du casino et colline d’Annette et Lubin.

En mars 1918, l’armée allemande y installa son quartier général des opérations. C’est de là que les stratèges allemands déclenchèrent la dernière offensive allemande d’envergure de la Première Guerre mondiale : l’Offensive Michael. La Conférence de Spa se tiendra du 5 au 16 juillet 1920 et fixera la frontière russo-polonaise le long de la ligne Curzon.

Après une période d’assoupissement à la fin des années 1950, le thermalisme redémarre de plus belle avec les superbes installations d’Annette et Lubin, au sommet de la colline dominant la ville. Un funiculaire permet d’y accéder.

Les environs de Spa sont propices à la promenade dans la haute Ardenne, surnommée l’Ardenne bleue, qui abrite de nombreuses étendues d’eau comme le lac de Warfaaz et le lac de la Gileppe. La région est aussi connue pour le célèbre circuit automobile de Formule 1 de Spa-Francorchamps.

Géographie[modifier | modifier le code]

Spa bénéficie d'un bon positionnement géographique: Grâce à sa situation au Sud de l’Eurocorridor Ouest-Est qui assure, via Bruxelles et Lille, la liaison entre Paris et la Ruhr permet à Spa d’être accessible en moins de 3 heures, tous types de transports confondus, à un minimum de 40 millions de personnes.

Description[modifier | modifier le code]

Spa se situe aux confins du massif ardennais, à la porte des Hautes Fagnes dans la vallée du Wayai. Le centre-ville est entouré de collines boisées[1] dont celle d’Annette et Lubin à son Nord. La ville est limitrophe des communes rurales de Theux, Jalhay, Stavelot et Stoumont dans l’arrondissement de Verviers en province de Liège.

La surface communale est de 39,89 km2; dont 7,9 km2 de terres bâties et connexes, 5,6 km2 de terres agricoles et 23,6 km2 de forêts et terres boisées[2].

L’habitat du centre-ville est axé historiquement sur le pouhon Pierre-le-Grand. Il est en grande partie constituée de maisons entre pignons du XIXe siècle, les deux tiers de la ville ayant brûlé dans la nuit du 22 juillet 1807. Les autres parcelles loties de la commune comprennent principalement des maisons unifamiliales et des villas isolées des XIXe et XXe siècles. Trois quartiers se distinguent, celui du centre-ville proprement dit, celui du Vieux-Spa[3] et du Wauxhall[4].

L’industrie d’eaux minérales de Spa et de ses dérivés, Spadel sa., ainsi que la gare ferroviaire et le quartier Lieutenant Général Baron Jacques de Dixmude, se situent à l’Ouest de la ville.

Réseau de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée en son centre (avenue Reine Astrid) par trois routes principales : La N697 qui rejoint à l’Ouest l’autoroute E25/A26, la N62 qui conduit vers Theux, au Nord et vers Francorchamps au Sud-Est, la N685 qui rejoint au Nord-Est l’autoroute E42/A27 à hauteur de Sart-lez-Spa. Ces trois axes routiers ont un trafic moyen et essentiellement local qui connaît cependant des pics de saturation lors de manifestations culturelles et sportives majeures à Spa.

Les principales voies routières de Spa sont l’avenue Reine Astrid à l’Ouest, Balmoral au Nord-Est, rue de la Sauvenière au Sud-Est et rue de Barissart au Sud. Spa connaît 120 km de voiries dont 109 km de voiries communales et 11 km de voiries régionales. La voie ferrée Verviers-Spa connaît un trafic essentiellement local.

Spa, en son centre-ville, ne possède pas de zone piétonnière aménagée ou de piste cyclable mais elle possède notamment un large parc dit des Sept-Heures, une promenade arpentée vers Spaloumont et surtout un environnement immédiat boisé aux multiples promenades et randonnées. Un projet de réaménagement urbain complet du centre-ville a été lancé en 2007 pour assurer une mobilité partagée entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes.

Climat[modifier | modifier le code]

Spa est soumis à un climat océanique tempéré ou hyper-océanique. Il se caractérise par un total annuel des précipitations assez fort et par une faible amplitude thermique. Les étés dans le domaine océanique ne sont pas secs, sauf accident. La localisation de la commune au sein de l’Ardenne et à une altitude de 319 mètres, lui donne un climat aux hivers froids (-2 à +2 °C de moyenne) et aux étés tempérés (+18 à +25 °C en moyenne).

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 1,5 1,5 4,0 6,8 11,7 13,9 15,5 15,1 12,6 9,0 4,2 2,1 8,2
Précipitations (en mm) 97 83 79 82 77 98 111 100 83 95 99 110 1114
Source : meteobelgique.be
Funiculaire vers le nouveau centre de thermoludisme

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine de Spa[modifier | modifier le code]

Spa, gravé par Matthäus Merian 1647

Spa était au début du XIVe siècle le nom d’un lieu, d’un point d’eau, actuellement le Pouhon Pierre-le-Grand. Le bourg de Spa s’est développé, à cette époque, au sein du plus ancien centre sidérurgique du pays de Liège à l’initiative de la famille Bredar dont Collin de Spa est l’auteur. Le ban de Spa, créé vers 1335, comprenait deux concentrations urbaines, la « vilhe de Creppe » et la « vilhe » de Spas, à deux kilomètres de distance. L’industrie sidérurgique a précédé l’exploitation des eaux minérales. C’est le commerce sidérurgique qui développa les voies de communication, qui rendirent possible le développement de la ville d’eaux.

Parmi les différentes hypothèses émises sur l’origine étymologique de Spa, on retiendra[5] celle de « source jaillissante » du latin sparsa « éparse » et « jaillissante » participe passé de spargere, ou, plus simplement, « espace libre » du wallon spâ et du latin spatia, pluriel de spatium.

Le nom de la ville est parfois présenté comme l'acronyme de la locution latine Sana Per Aquam ; il s'agit en réalité d'un rétro-acronyme, une fabrication a posteriori d'un acronyme fictif[6].

Spa est devenue une ville renommée grâce à ses sources d’eaux ferrugineuses. Une vingtaine d’entre-elles jaillissent du sol spadois. Pline l'Ancien, il y a plus de dix-neuf siècles en parlait déjà : « En Tongrie, pays de la Gaule, il y a une source célèbre, dont l'eau, tout étincelante de bulles, a un goût ferrugineux qui ne se fait toutefois sentir que quand on finit de boire. Cette eau purge le corps, guérit les fièvres tierces, et dissipe les affections calculeuses. La même eau, mise sur le feu, se trouble, et finit par rougir. » (lib.XXXI c VIII).

En 1559 parut le fameux ouvrage de Gilbert Lymborh « Des fontaines acides de la forêt d’Ardenne et principalement de celles qui se trouvent à Spa ». Il fut traduit en latin, italien et espagnol. En 1547, déjà, Agustino, médecin du roi d’Angleterre, Henry VIII, séjournait à Spa et contribua à donner connaissance au monde de la valeur des eaux de Spa. Les bobelins européens sont alors de plus en plus nombreux à Spa. En juillet 1565, la petite noblesse des Provinces se réunit à Spa sous prétexte d’y prendre les eaux. C’est dans l’hôtel « Aux Armes d’Angleterre » qu’elle se mettra d’accord en vue de s’opposer aux édits de Philippe II, austère et intolérant ; c’est l’historique « Compromis des Nobles ». En 1654, le séjour de Charles II d'Angleterre à Spa apportera une renommée encore plus grande. Dès 1699, un système postal est mis en place entre Spa et l’extérieur.

Apogée de Spa[modifier | modifier le code]

Fontaines intérieures du « pouhon » Pierre le Grand.

En 1717, le séjour du tsar Pierre-le-Grand sera marquant pour tout le XVIIIe siècle à Spa. Toute la noblesse européenne, et parmi les princes plus titrés, s’y retrouvera chaque saison d’été dans une ambiance unique.

Article détaillé : Café de l’Europe.

Révolution liégeoise[modifier | modifier le code]

L’« affaire des jeux de Spa » sera à l’origine de la Révolution liégeoise de 1789 à 1794. Le privilège donné par le prince-évêque de Liège, Jean-Théodore de Bavière aux associés de la Redoute, salle d’assemblée, contre monnaie sonnante et trébuchante, puis les procès faits entre la Redoute et leur concurrent du Waux-Hall, fort de ce privilège, enfin l’arrivée d’un troisième concurrent, le salon Levooz, remettant une nouvelle fois le privilège en question, furent l’objet d’âpres discussions politiques et juridiques en principauté de Liège. Celles-ci, donnèrent lieu à une stigmatisation de l’Ancien Régime et furent l'élément déclencheur de la Révolution liégeoise qui chassa le prince-évèque. En même temps se déroulait le soulèvement belge chassant le régime autrichien. Le résultat en fut la création des Etats-Belgiques-Unis. Mais les Autrichiens revinrent en force, tandis que le prince-évèque se réinstallait[réf. nécessaire]. Ces épisodes révolutionnaires et contre-révolutionnaires suivis de l'invasion des armées républicaines françaises furent suivis d'une torpeur tranchant avec le glorieux passé de la ville.

De la France à l’indépendance de la Belgique[modifier | modifier le code]

En 1794, la principauté de Liège perdit son indépendance vieille de huit siècles, étant rattachée à la France comme département de l’Ourthe. En 1807, un incendie détruisit plus des deux tiers de la ville.

« Après l'écroulement du Premier Empire, le traité de Vienne réunit à nouveau la Belgique à la Hollande. Sous le règne de la maison d'Orange, Spa bénéficia sérieusement de la protection de Guillaume II des Pays-Bas. En 1821, un monument abrita la Fontaine du Pouhon. Les Fontaines extérieurs furent reliées à la ville par des avenues ombragées. Les promenades en montagne furent créées en 1824, la Place Royale en 1826, les premiers bains publics furent ouverts en 1827. »[7]

Après l’éclatement de la révolution belge, le 15 août 1830 à Bruxelles, le Gouvernement provisoire réunit le Congrès national le 10 novembre qui proclama l'indépendance de la Belgique. Il décida que le pays serait une monarchie constitutionnelle, représentative et héréditaire. Il promulgua sa Constitution le 7 février 1831 et les Spadois pétitionnèrent avec la majorité du parlement afin d'obtenir pour roi le prince Léopold de Saxe-Cobourg. Celui-ci fut élu le 4 juin 1831.

En vue de développer le commerce belge, Charles Rogier présenta en 1834 un projet de construction de chemin de fer. Le 5 mai 1835, la première ligne du continent européen, Bruxelles-Malines, était inaugurée. La ligne 44 : Spa – Pepinster entra en service en 1854 et Spa – Luxembourg en 1865. L'organisation du service postal fut instaurée en 1840. Les lignes télégraphiques commencées en 1846 atteignirent Spa en 1856. Une usine à gaz édifiée à l'entrée de la ville, Avenue du Marteau, apporta, à partir de 1856, le premier système moderne d'éclairage et de chauffage. Un nouvel établissement des bains, qui avait été construit à l'entrée du Parc de Sept-Heures en 1840, en bénéficia pour développer ses moyens de cure, notamment la balnéothérapie.

Léopold II de Belgique succèda à son père en 1865. Il avait épousé en 1853 l'archiduchesse d'Autriche Marie-Henriette. Pendant près de cinquante ans, Marie-Henriette passa la saison d'été à Spa. En 1895, le couple royal acquit l'Hôtel du Midi, avenue du Marteau et le transforma en résidence royale. En 1877, le roi et la reine assistèrent à l'inauguration des tribunes de l’hippodrome de la Sauvenière. Le 29 juin 1879, ils apprécièrent l'avancement des travaux de construction du Pouhon Pierre le Grand et le Roi contresigna peu après la loi de protection des eaux minérales de Spa. En 1880, la rivière du Wayai fut recouvert dans sa traversée du Parc de Sept-Heures ou l'on édifia deux pavillons et la galerie Léopold II. Le premier meeting automobile se déroula à Spa, le 10 juillet 1896 en présence du prince Albert. Le vendredi 19 septembre 1902, dans la soirée, le glas annonça le décès de SM la reine Marie-Henriette qui s'était installée à Spa. Les funérailles se déroulèrent le 22 septembre en présence du roi et du prince héritier Albert.

Première et Seconde guerre[modifier | modifier le code]

Le haut commandement Allemand en 1918 à la Villa du Neubois.
Les autorités françaises en 1920 à la Villa du Neubois.

Lors de la Grande guerre de 1914-1918, Spa fut un des centres de convalescence allemand les plus importants de 1914 à 1917. Le grand quartier général du Kaiser Guillaume II fut, en 1918, le dernier lieu où celui-ci résida avant sa destitution du fait de la capitulation allemande. En 1920, la conférence de Spa est une de celles qui traitèrent des réparations dues par l'Allemagne aux Alliés.

La Seconde Guerre mondiale vit Spa réoccupée par les allemands mais échappa à la bataille des Ardennes en 1945 qui s’arrêta, heureusement pour elle, juste à ses portes.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Le plan Marshall, aida la Belgique à se redresser rapidement. Les années 1950 puis 1960, amenèrent progressivement au développement du tourisme de masse remplaçant à point nommé la clientèle d’élites de Spa. Ce sont les décennies du tourisme social aussi, avec une fréquentation de plus en plus nombreuse d’une clientèle flamande et hollandaise, alors que le wallon se rend en masse à la côte belge en Flandre. Le tourisme de délassement prend le pas sur l’aspect thermal de Spa.

Le 17 mai 1983 à l'occasion du 400e anniversaire de l'exportation des Eaux de Spa[8], SM le roi Baudouin a visité les nouvelles installations de la SA Spa Monopole, l'Institut d'hydrologie Henrijean et l'Établissement Thermal. Un train spécial Bruxelles-Spa amena au matin les congressistes et les journalistes étrangers et belges. Au nom du Groupement européen et de l'Union européenne des Sources d'eaux minérales naturelles dont le siège est à Paris, M. Paul Bordier, président à l'occasion du Congrès annuel de cette association, donna dans le train une conférence traitant du marché européen des eaux minérales. Puis, arrivant en hélicoptère, le roi Baudouin atterrit dans le parc de la Compagnie fermière[9] et visita la ville et ses installations touristiques et de cure.

Les années 1980 et 1990, annoncent le début d’un renouvellement de l’infrastructure et du rayonnement de Spa. En 1994, un nouveau festival de chanson française est créé : les "Francofolies".

En 2007, 150 000 spectateurs assistent à ce festival. En 1997, le domaine de Spa-Bérinzenne ouvre le Centre d'éducation relative à l’environnement[10] dont une des spécialités est l'eau, etc.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2005, un tout nouveau centre de « thermoludisme »[11] voit le jour sur la colline d’Annette et Lubin avec vue panoramique sur la ville. Il est directement relié par funiculaire au cœur de la ville et à un nouvel hôtel de luxe[12].

En 2007, le circuit automobile de Spa-Francorchamps renouvelle complètement son infrastructure pour se conformer aux meilleurs standards internationaux, ce qui lui permet de continuer à acquérir, chaque année, le Grand-Prix de Formule 1 de Belgique, outre les nombreuses autres épreuves sportives annuelles.

Architecture[modifier | modifier le code]

L’architecture de Spa aujourd’hui se caractérise par un mélange et une diversité d’époques juxtaposées du XVIIIe au XXe siècle. Loin d’être donc une ville-musée, elle offre en revanche des témoins architecturaux précieux d’une des villes d’eaux des époques modernes et contemporaines, les plus célèbres.

L’habitat de ses origines était d’architecture espagnole et de style hollandais des XVIe et XVIIe siècles. À la fin de ce dernier, Spa comptait quelque deux cents maisons et mille trois cents habitants. « Bon nombre et des plus importantes étaient d’architecture que l’on qualifiait d’espagnole ayant le toit à double tympan aigu. D’autres, non moins considérables, étaient de style hollandais : le pignon sur la rue, de hauteur assez élevée, ayant les étages en encorbellement. Toutes étaient construites de torchis, la charpente affleurant et non crépie, montrant les étrésillons en croix de St André. Les fenêtres étaient à croisillons étroits, munis de vitres verdâtres et irisées qui s’enchâssaient dans des lames de plomb ».

Vers 1650, avec la présence de plus en plus importante de bobelins, de nouveaux hôtels seront construits. L’un des plus vaste fut celui de la Fontaine d'Or. Il était situé à l’emplacement actuel des Bains de Spa construits pour sa part en 1861. L’hôtel avait la particularité d’être alimenté en eau par conduites enterrées à partir d’une source de l’abbaye des Capucins, en amont. La Fontaine d’Or était bâti sur le schéma d’une ferme en carré brabançonne d’environ trente mètres de large sur quarante mètres de long.

En 1650, cette construction entourée de murs sur ses quatre côtés, comme une forteresse, était une initiative privée répondant aux menaces pesant sur le marquisat de Franchimont. Cette région était alors parcourue sans cesse par des troupes franches qui dévastaient tout sur leur passage et se livraient au pillage. D’ailleurs, pour parer à l’insécurité des habitants, le prince enjoignit aux principales villes de Franchimont : Verviers, Theux et Spa, d’élever des murailles autour des bourgs, d’y pratiquer des portes, et de placer à ses entrées des corps de gardes bourgeoises. Avant cette fortification, c’était l’église bâtie sur un rocher et entourée du cimetière enclot de murailles qui servait en quelque sorte de forteresse.

Le XVIIIe siècle vit la ville se parer de nouveaux hôtels de maître et de maisons d’Assemblées dans le goût du temps,néo-classique. Entre 1748 et 1781, le nombre de maisons nouvelles à Spa s’est élevé à cent quatre-vingt. Les maisons privées en pan de bois sont remplacées par des constructions de brique et pierre de taille à toit d'ardoises ou de tuiles. La ville compte alors près de deux mille cinq cents habitants. En 1770, on comptait déjà sur le plan des frères Caro, plus d’une centaine d’hôtels. L’incendie des deux tiers de la ville le 22 juillet 1807, fit disparaître bien des traces historiques de ces âges. La plus ancienne maison de Spa subsistant aujourd’hui est l’hôtel du Grand Maur, datant de 1740. Il est devenu aujourd’hui un restaurant gastronomique : l’auberge du Grand Maur, rue Xhrouet, 41. Pour illustrer le XVIIIe siècle aujourd’hui, retenons notamment le Grand Hôtel (1772), actuel hôtel de ville, place de l’Hôtel de Ville, 44, l’hôtel de Lorraine (1760) de style Louis XV, place Pierre-le-Grand, 1, le Waux-Hall (1769), rue de la Géronstère, 10.

Dès 1762, la construction de la Redoute, premier casino moderne du continent européen, engendra de nombreuses et nouvelles initiatives architecturales. La Redoute de Spa était, d’après les dires de contemporains, la plus jolie et la mieux entretenue en Europe de ce que l'on appelait des maisons d’assemblée, c'est-à-dire des lieux construits par des propriétaires privés pour y accueillir le public. Elle est qualifiée alors de « délicieuse bonbonnière blanc et or ». Elle comprenait une salle de bal, un théâtre et une salle de jeux. La Redoute créa à Spa une ambiance d’élégance et de luxe qui avait manqué jusque là pour répondre aux attentes d'une clientèle riche.

Le XIXe siècle, celui de la renaissance de Spa sur ses cendres de 1807, vit l’érection de nombreuses constructions dont on retrouve heureusement encore maintenant quelques témoins comme les Bains (1862), le pavillon des Petits-jeux et la galerie Léopold II (1878) du parc des Sept-Heures, l’église Notre-Dame et Saint Remacle (1885) et quelques villas et châteaux privés de la haute bourgeoisie de la fin du siècle, comme le château d’Alsa (1869) ou la Villa des Fleurs (1880), qui aimait dans des styles éclectiques venant du passé montrer ostensiblement son statut privilégié.

Le XXe siècle à Spa, poursuivit avant guerre la période de la fin du XIXe. On compta à Spa, cinq cents « maisons de plaisance », villas et châteaux, dont trois cents quarante aux alentours du centre-ville dans de larges propriétés boisées comme, par exemple, le manoir de Lébioles de 1905. D’ordre privé, il n’en reste que quelques dizaines reconverties souvent en maisons de retraite ou villégiature de luxe proposées en location.

Après-guerre, Spa se modernisa et répondit aux attentes de confort d’un tourisme de masse. À titre d’exemple, citons le centre de vacances familiales Sol-Cress[13] qui vit le jour sur la colline d’Annette et Lubin dans les années 1960 dans le style moderne et dépouillé de cette décennie. Il sera rénové et agrandit selon les nouvelles normes de confort touristique des années 1990 et s’adjoignant de nouveaux bungalows indépendants dans un style purement fonctionnel pour un total de cent cinquante deux chambres.

Le XXIe siècle s’ouvrit en 2006 sur une initiative politique et architecturale majeure : un nouveau centre thermal[14] relié par funiculaire, à travers la colline boisée d’Annette et Lubin, à un nouvel hôtel de luxe au centre-ville aux normes architecturales internationales. En 2008, Spa, comme ensemble thermal, posera sa candidature à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Spa

Les armes de Spa blasonnent d’un pouhon stylisé abrité par un monument de facture néoclassique le recouvrant entouré d’un muret de protection ouvert en sa façade. Le monument est surmonté d’un bandeau d’azur portant les inscriptions « Spa-Pouhon ». "D'argent au pouhon d'argent maçonné de sable surmonté des inscriptions SPA-POUHON d'or sur fond d'azur". Les couleurs de la ville sont le jaune et le bleu. Le pouhon stylisé est inspiré du monument qui abritait le pouhon Pierre-le-Grand jusqu'en 1820.

Sous l’Ancien Régime, le blason était d’usage courant dans les villes d’eaux. Il était d’usage que le curiste laisse ses armoiries à l’hôtel dans lequel il avait séjourné en reconnaissance des bienfaits des eaux du lieu. A Spa, de nombreux hôtels s’en sont trouvés enseignés par exemple, « Aux Armes d’Angleterre », « Au duc d’Orléans », « Au Roi de Pologne », etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Spa (ville) est le chef-lieu de l’entité de Spa, ou commune de Spa dont le code postal est B-4900, comprenant trois anciennes communes, Winamplanche, Creppe et Spa. La commune fait partie de l’arrondissement de Verviers en Province de Liège, Région wallonne, Communauté française de Belgique, Belgique et Union européenne.

Spa dispose, en fonction de sa population de 10 500 habitants, de 21 conseillers communaux. Le collège des bourgmestre et échevins élu le 8 octobre 2006 pour six ans par les 6750 votants (NB : obligation de vote en Belgique) compte le bourgmestre et cinq échevin(e)s dont une femme ; cinq MR (droite) et un cdH (centre). Selon ce dernier scrutin électoral, le conseil communal (assemblée communale) est composé de 14 conseillers MR, 4 PS, 2 cdH et 1 Écolo dont cinq femmes. Il comprend aussi, dix commissions et groupes de travail multipartis, en rapport de représentation avec la composition politique de son assemblée : Finances ; Travaux et Environnement ; Patrimoine et Mobilité ; Affaires sociales, Logement et Famille ; Classes moyennes et Emploi ; Sport ; Jeunesse ; Accueil extra-scolaire ; Conseil consultatif de la personne handicapée ; Groupe de travail « Rationalisation d’énergie ».

Spa fait partie de la circonscription électorale de Verviers pour les élections régionales, de la circonscription provinciale (Province de Liège) pour les élections fédérales belges et du collège électoral francophone pour les élections européennes. Le bourgmestre de la commune depuis 1983 ! , Joseph Houssa (MR), est quant à lui à l’âge de 82 ans et termine son cinquième mandat.

Sécurité

Spa fait partie de la zone de police locale 5287 qui regroupe Jalhay, Spa et Theux, nommée « zone des fagnes » de l’arrondissement judiciaire de Verviers. Ce corps de police locale a son antenne spadoise, avenue Reine Astrid, 234, et exerce ses activités sous l’autorité des trois bourgmestres de ces communes pour l’ensemble de la zone.

Un plan de « prévention de proximité » de la ville de Spa a été mis en place en 2006 avec deux travailleurs sociaux et un éducateur de rue qui s’insère dans le plan de prévention « drogue » au niveau fédéral belge.

Le service communal d’incendie est composé de 35 volontaires et son arsenal se situe, rue Brixhe, 1. Historiquement, Spa a connu un des premiers services d’incendie dès 17.. . Malheureusement, cela n’empêcha l’incendie catastrophique des deux tiers de la ville le 22 juillet 1807.

Budget et fiscalité

En 2007, les budgets ordinaire et extraordinaire réunis de la commune de Spa comprenaient 34 millions d’euros de recettes pour 27,5 millions de dépenses. Spa compte 290 agents communaux. La commune de Spa dispose de 35 taxes sur son territoire ; de la taxe de séjour à celle sur les débits de boissons en passant par celle perçue sur les sacs poubelles ou la délivrance de documents administratifs. La taxe additionnelle à l’impôt fédéral des personnes physiques est de 6 %, dans la moyenne des communes du Pays.

Service de proximité

Outre les services classiques d’administration à la population de la commune, on peut noter :

Le Bureau de La Poste de Spa se situe rue de la Poste, 29, et offre tous les services de cette société de droit public belge. Deux points de vente de timbres poste facilitent leur achat : Ad Spa’, avenue Reine Astrid, 244, et, ‘’La Tabatière’’, place Verte, 53.

La Société wallonne des eaux (SWDE) qui assure la distribution d’eau courante à Spa, dispose d’une antenne, rue Hanster 4-6. De même, Belgacom, opérateur belge historique de téléphonie a ses bureaux locaux, place Verte, 37. La Société national des chemins de fer belge (SNCB), offre ses services à la gare, place de la Gare, 26.

Une agence locale pour l’emploi (ALE) est présente, rue de l’Hôtel de ville, 44. Le Forem (service public wallon de la formation professionnelle et de l’emploi) dispose d’une antenne à Verviers à 15 km de Spa. Le Centre Public d’Action Sociale (CPAS) se situe, rue Hanster, 8.

Une consultation des nourrissons est organisée par l’Office national de l’enfance (ONE), rue Hanster, 10. La crèche communale ‘’Les Bobelinous’’ offre, depuis 1996, 51 places pour les enfants de 0-3 ans, boulevard Rener, 2. La ludothèque ‘’La Ribanbel’’…

Jumelage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jumelage franco-belge.

Spa est jumelée avec trois localités françaises [1] :

Économie[modifier | modifier le code]

L’essentiel de l’économie spadoise est centrée, fidèle à elle-même depuis le XVIe siècle, sur le tourisme lié à sa nature exceptionnelle aujourd’hui précieusement protégée ainsi que sur la production et commercialisation depuis 1583 de ses eaux minérales aux vertus reconnues. Le thermalisme qui vit le jour pour sa part à Spa en 1862, avec l’ouverture de son établissement des Bains, poursuit ses activités avec les nouveaux Thermes, sur la colline d'Annette et Lubin, inauguré en 2006. Le casino, dont Spa peut s’enorgueillir d’en avoir créé le premier du continent européen en 1763, la Redoute, continue depuis plus de trois siècles d’accueillir les amateurs de jeux d’argent. La production des Jolités de Spa, autrefois importante, connaît encore plusieurs artisans dont les créations uniques sont proposées dans plusieurs boutiques du centre-ville. Ces pôles économiques, bien que séculaires, se sont adaptés, modernisés et finalement transformés pour innover tel que l’ont fait leurs prédécesseurs.

D’autres part, de nouveaux pôles d’activités se sont développés au fil du temps. Un Centre international de formation linguistique s’est implanté à Spa en 1975, accueillant en séjour résidentiel notamment nombre de cadres d’organisations et entreprises multinationales basés en Belgique et environs. Les Francofolies de Spa, festival francophone belge et international de la chanson, sont devenus depuis 1994, en quinze années, une véritable entreprise qui réunit chaque début juillet dans la ville d’eaux quelque cent cinquante mille festivaliers en cinq jours. Le circuit automobile de Spa-Francorchamps et son Grand-Prix de F1, ainsi que d’autres épreuves sportives qui s’y déroule à proximité immédiate de la commune, induit une demande hôtelière et de restauration importante dans la ville.

D'un point de vue global, selon la Direction générale Statistique et information économique du Service public fédéral belge, le nombre d’« entreprises actives » à Spa sur la décennie 1998-2008 est resté relativement stable avec près de 600 d'entre elles. On a constaté cependant une baisse de ce nombre de 1998 à 2002 et une reprise ensuite. Le taux de chômage spadois était de 20,85 % en 2006, supérieur de 5 % à sa région de Verviers avec 15,7 % et de 4 % à la moyenne wallonne de 16,8 % en 2008[15]. Au niveau de l'immobilier entre 2000 et 2005 le prix, des « villas, bungalows et maisons de campagne » ont diminué de 34 %, par contre celui des maisons d'habitation a augmenté de 52 %, celui des appartements de 41 % et celui des « surfaces commerciales » de 26,6 %.

Tourisme et commerce[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le secteur Horeca à Spa en 2007 se répartit entre 16 hôtels, un centre de vacances familial, une trentaine de chambres d’hôtes, une dizaine de gîtes ou meublés de vacances ou de tourisme, un camping, 45 restaurants et 15 cafés, bars, brasseries. L’association des hôteliers et restaurateurs de Spa et de ses environs (AHRS Spa) créée en 1905 regroupe une grande partie d’entre eux.

Le secteur hôtelier compte une gamme complète de catégories, des hôtels quatre étoiles aux chambres deux étoiles. Les chambres d’hôtes et les gîtes de charme viennent compléter l’offre avec des catégories de quatre à deux épis ou clés. Le centre de vacances Sol Cress, propose 152 lits dans une ambiance familiale. Le camping du Parc des Sources aussi répond à la demande des adeptes de tentes ou caravanes. Dans le cadre de manifestations sportives ou culturelles spécifiques ou en périodes de vacances scolaires, il arrive régulièrement que l’hébergement à Spa soit proche de la saturation. Les communes avoisinantes du « Pays des sources », Jalhay, Stavelot, Theux et Trois-Ponts, répondent aussi fort heureusement à la demande avec une offre de qualité.

Le secteur de la restauration suit cette large palette de clientèle touristique, des restaurants gastronomiques, principalement de cuisine française et régionale, aux brasseries de qualité en passant par six pizzerias, cinq friteries snack ou trois restaurants chinois. Six hôtels possèdent leur propre restaurant. Sol Cress quant à lui, propose une restauration familiale variée. Une dizaine de pâtisseries et salons de glaces ouvrent leur tea-room pour quelques douceurs propres à la région.

Les centres d’intérêts touristiques de Spa à travers l’année, sont multiples : d’amoureux de la nature partant pour de longues balades en Hautes Fagnes, aux passionnés de Formule 1, en passant par les festivaliers des Francofolies, les couples d’amoureux ou les familles souhaitant vivre simplement de belles vacances en Ardenne, sans oublier celles ou ceux qui aiment à s’offrir un séjour thermal de remise en forme, on l’oublierait presque. Spa ne connaît pas de pôle économique touristique spécifique si ce n’est elle-même mais bien un environnement exceptionnel, une infrastructure et de nombreux événements culturels et sportifs qui font sa réputation. L’office du tourisme de Spa, place Royale, 41, occupant l'ancien pavillon des Petits-jeux, offre 365 jours par an une information détaillée mais aussi, une boutique, la location de matériel pour les manifestations sur son territoire et une galerie d'art. Conjointement, la Maison du Tourisme du Pays des Sources regroupant Spa, Theux, Jalhay, Stavelot et Trois-Ponts élargi cette information. Enfin, l’Aqualis Convention bureau couvrant tout le territoire de l'Ardenne bleue, soit les 29 communes de l'arrondissement de Verviers, a son siège à Spa, rue Léopold, 1. Ce Bureau a pour objet principal l'organisation de congrès, d'incentives et de séminaires dans cette partie de la Région wallonne. On peut dire d'un point de vue économique, que Spa se concentre sur un tourisme événementiel, un tourisme « nature » et un tourisme « d’entreprise ». Le tourisme lié à son patrimoine historique a un potentiel jusqu'ici largement sous-exploité.

Commerce[modifier | modifier le code]

L’activité commerciale forte de quelque 200 commerces se concentre dans le centre-ville autour des places Verte, du Monument et Pierre-le-Grand. Elle couvre une palette complète de biens et services, de l’habillement à la pêche en passant par les services bancaires ou la location de VTT. Quatre enseignes de supermarchés, un magasin Bio, une surface de surgelés et un magasin de nuit, complètent l’offre. Les boutiques de Jolités de Spa, d’artisanat local, offrent des créations uniques de valeur. Chaque dimanche matin, un "marché aux puces" se tient sous la galerie Léopold II, où se mêlent "vides greniers" et brocanteurs de la région. Le marché hebdomadaire de Spa, créé en 1979, rues Servais et Schaltin, compte 50 à 70 exposants tous les mardis matin. Une Foire aux Noix se tient chaque mois de novembre dans le centre-ville et réunit plus de 200 exposants divers et variés comme des marrons chauds et des noix.

L’Association des commerçants spadois (ACS), créée en 1957, compte en 2007 environ 150 membres. Elle a pour but « d’utiliser la cohésion associative appliquée à la prospérité de tous ». Elle réalise entre autres des opérations ponctuelles comme la promotion de sacs réutilisables, d’illuminations festives d’hiver ou de ville fleurie en été.

Industrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Spadel.

Spa Monopole produit et commercialise les eaux de trois sources de Spa ainsi que d’autres produits à base d’eau minérale de Spa tels que des limonades gazeuses et non gazeuses. Les trois sources sont celles de Spa Reine, son produit phare, ainsi que Spa Barissart et Spa Marie-Henriette. Quatorze lignes de production permettent une variété de conditionnement. En 2004, Spa Monopole occupait 576 personnes, produisait environ 500 millions de litres et exportait en Europe comme dans une vingtaine d’autres pays. Spa Monopole est leader du marché des eaux minérales dans le Benelux.

Aujourd’hui, Spa Monopole s’est élargi et fait partie du groupe européen Spadel qui englobe aussi les eaux de Wattwiller en Alsace, Bru-Chevron en Région wallonne et Brecon au Pays de Galle. En 2006, son chiffre d’affaires a été de 255, 9 millions d’euros et son bénéfice net de 17,4 millions d’euros. Son siège administratif se situe rue Colonel Bourg, 103, à B-1030 Bruxelles.

En Région wallonne, Spa Monopole a été désigné pilote de l’axe alimentation-santé du pôle agro-industrie du plan Marshall mis en place par le gouvernement wallon en 2006. Par ailleurs, l’Institut Henrijean fondé en 1931, référence scientifique internationale dans le domaine de l’hydrogéologie, collabore étroitement avec Spa Monopole pour le contrôle de qualité des eaux de sources de Spa et leurs méthodes d’exploitation. La Fondation Spa, quant à elle, encourage la recherche scientifique relative à la problématique de l’eau. Enfin, Spa Monopole et Spadel investissent dans une politique de protection de l’environnement et d’économie des ressources naturelles.

Casino[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casino de Spa.
Enseigne lumineuse devant le Casino de Spa

L’actuel casino de Spa, au sens de salles de jeux, est l’héritier du plus vieux casino au monde avec la Redoute, créé à Spa en 1763. Il est géré depuis février 2004 par le groupe Circus Belgium s.a..

L’établissement est ouvert 365 jours par an et propose : Roulette anglaise, Black Jack, Stud Poker, Cash Games et machines à sous. Il accueille aussi le championnat de Belgique de poker. Le casino est contrôlé par le ministère de la Justice. Une tenue correcte est exigée. Le casino compte restaurant et bar et plusieurs hôtels se trouvent à proximité.

Centres linguistiques internationaux[modifier | modifier le code]

La protection des eaux de Spa a favorisé l'implantation d'entreprises non polluantes, de sociétés dites de services. Parmi celles-ci, les écoles de langues. Il y a, à Spa, deux centres linguistiques réputés: Ceran et DialoguE.

Thermes[modifier | modifier le code]

Le thermalisme à Spa comme axe de développement économique date de 1863 avec l’érection des Bains de Spa, monument remarquable du centre-ville. Fin 2006, un nouveau centre de thermalisme s’est ouvert, et l’a remplacé, sur la colline d’Annette et Lubin avec bassins de Thermoludisme, espace Forme et Relaxation et centre de Bien-être et Beauté. La section « Sources et thermalisme » ci-dessous, détaille les Thermes de Spa. Les Thermes de Spa sont dirigés par le groupe français Eurothermes.

Festival[modifier | modifier le code]

Les Francofolies de Spa, créées en 1994 à l’instar des Francofolies de La Rochelle et à la suite du festival de la chanson française initié à Spa dans les années 1970, ont réuni plus de 175 000 festivaliers en juillet 2010[16]. D’un début modeste, à l’initiative prémonitoire du chanteur compositeur Verviétois, feu Pierre Rapsat, les Francofolies de Spa sont devenues au fil des années une véritable entreprise générant plusieurs emplois permanents, nombre d’emplois à durée déterminée autant que du volontariat des habitants de la région durant la période du festival. Les retombées économiques pour la commune ne sont pas négligeables tant en termes d’image que pour l’hôtellerie et le commerce spadois. Les Francofolies de Spa, ce sont plus de 250 concerts sur cinq jours. D’autres festivals réunissent à Spa les amateurs concernés. Le festival annuel du théâtre de Spa, créé en 1959, regroupe chaque mois d’août près de 15 000 spectateurs pour une quarantaine de pièces. L’Automne musical de Spa, festival de musique classique, créé en 1985, se déroule également annuellement. Le Spa Film Festival, créé en 2003, poursuit son développement.

Sports mécaniques[modifier | modifier le code]

Outre un aérodrome voué à l'aviation de tourisme et aux sports du ciel (planeurs, parachutisme), Spa peut se targuer de la présence, à sa porte, du circuit automobile de Spa-Francorchamps. Complètement rénové en 2007 pour correspondre aux normes internationales imposées pour les Grands-Prix de Formule 1, le circuit poursuit ses activités dirigé par une société de droit public. Outre le Grand-Prix de Formule 1 de Belgique inscrit sur le calendrier international, de nombreuses compétitions de sports mécaniques animent le circuit chaque année. Le circuit et ses infrastructures sont également loués pour des essais de voitures, des journées d'écolage et de formation d'entreprises, etc. . Considéré comme le plus beau circuit ayant jamais existé, très apprécié des pilotes et des amateurs de sports mécaniques, le circuit de Spa-Francorchamps reste le plus long du calendrier de Formule 1 (7 km). Le nombre de visiteurs a un impact direct sur l’économie spadoise.

Média et communication[modifier | modifier le code]

Hier[modifier | modifier le code]

L’essor de Spa comme ville d’eaux a débuté sur sa communication via le seul média connu de l’époque : le livre, l’ouvrage imprimé. L’ouvrage premier qui a donné le coup d’envoi à sa renommée internationale fut en 1559 celui de Gilbert Lymborh, Des fontaines acides de la forêt d'Ardenne et principalement de celles qui se trouvent à Spa. Traduit en latin, en italien, en espagnol; il est illustré de la première vue de Spa par G. Pierriers. De nombreux autres ouvrages médicaux et scientifiques ont suivi ensuite.

Au XVIIIe siècle, Spa s’est fait remarquer par ses supports de communication innovants. La Liste des seigneurs et des dames offrant dès 1751 aux bobelins de l’Europe séjournant à Spa reconnaissance et prestige était aussi tout à la fois un outil de promotion internationale de Spa elle-même et une gazette locale jusqu’à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. Cette publication peut être considérée comme le premier des journaux de Spa en saison, juin à octobre, pour ses hôtes et pour elle-même. On ne pourrait, par conséquence, que souligner que le premier quotidien de Paris en 1777, le Journal de Paris, avait comme copropriétaire et directeur, puis maître-imprimeur, N. Xhrouet, issu de la famille Xhrouet de Spa.

Les Amusemens des eaux de Spa, genre littéraire nouveau, innovant, présentait, en 1734, à l’Europe tout ce que la ville pouvait offrir d’unique au point que le succès international de la première édition conduit à deux autres : Les Nouveaux Amusements de Spa en 1763 et 1782. On en retrouva notamment des exemplaires dans les bibliothèques de la reine Marie-Antoinette comme de l’empereur Napoléon.

Article détaillé : Amusements de Spa.

Le conte moral Annette et Lubinde Jean-François Marmontel en 1761 donnera un élan européen supplémentaire à Spa. Sans que, jusqu’à aujourd’hui, les historiens ne se soient mis d’accord sur l’origine de ce conte, fondé sur l’histoire vraie d’un couple de pauvres manants de cette époque, Annette et Lubin de Spa ont bel et bien existé et fait la curiosité de l’Europe en séjour à Spa. Le conte d’Annette et Lubin connut un succès de scène (opéra, théâtre, ballet) et de librairie (une vingtaine de rééditions et sa traduction en anglais, danois, néerlandais, italien, espagnol, hongrois) remarquables.

Article détaillé : Annette et Lubin.

Les bourgmestres et échevins de Spa se souciaient aussi déjà à l’époque des publications relatives à leur ville d’eaux dans les gazettes étrangères compte tenu de la concurrence avec Aix-la-Chapelle voisine et d’autres villes d’eaux émergentes. Ils se souciaient aussi déjà de l’outil de communication que représentaient l’imprimerie et la librairie. À deux pas de la cité de Liège, haut lieu de l’imprimerie européenne pour ses éditions libres de censure sous la protection du prince-évêque de sa principauté, Spa avait en saison une petite imprimerie tenue par le liégeois Joseph Desoer et des librairies. Le bourgmestre, Mathieu-Lambert Xhrouet, voulu même en 17.. doter la communauté de Spa de sa propre imprimerie. Il n’y réussit pas « faute de caractères d’imprimerie disponibles ».

La Poste a aussi été un souci des autorités spadoises. Celle-ci devait permettre aux bobelins en séjour à Spa de rester dans les meilleures conditions en contact avec le reste du monde, et ce dernier de recevoir des nouvelles de Spa. Au fil du temps, on vit aussi des relations épistolaires se développer entre des spadois et ce que comptait l’Europe d’élites intellectuelles et artistiques.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

  • Presse écrite

Spa ne connaît pas de gazette locale propre à son entité. Cependant, des quotidiens régionaux comme La Meuse (groupe Sud Presse) ou Le Jour Verviers (groupe Vers l’Avenir) relayent l’actualité locale communale de Spa. Trois librairies, au centre-ville diffusent toute la Presse écrite y compris flamandes et internationale en saison touristique. Celle-ci est accessible partiellement aussi via les sites Internet de ces mêmes quotidiens.

Le festival annuel des Francofolies de Spa édite durant cinq jours son propre quotidien événementiel et publicitaire, le Francoscoop.

Des périodiques spadois offrent de l’information sur la vie de la commune, son histoire, son patrimoine, ses traditions, etc.

L’Administration communale en collaboration avec l’Office du tourisme local, publie un Bulletin d’information communal gratuit et saisonnier, tiré à 4800 exemplaires et distribué en toutes boîtes aux spadois. Le bulletin est à son 23e numéro et est aussi disponible en ligne sur le site Internet de la ville.

Nature et Privilège[17] est un magazine gratuit financé par la publicité publié depuis 2005 tous les trois mois à 22000 exemplaires et distribué en toutes-boîtes dans les communes de Spa, Theux et Jalhay, ainsi que dans les offices du tourisme, commerces, hôtels, etc. de la région. Il propose un agenda des activités dans la région, la présentation d’artistes, artisans ou sportifs de la région, la promotion d’événements, etc.

Histoire et Archéologie spadoises est un bulletin trimestriel édité par le Musée de la ville d'eaux, consacré au passé de Spa. (Réf: ASBL Histoire et Archéologie spadoises. Musée de la ville d'eaux-Villa Royale Marie-Henriette.)

Réalité' est un mensuel publié (32pp./A5) depuis 1982 par une association sans but lucratif. Il a pour objectif de faire connaître la vie de Spa sous ses aspects historiques, sociaux, patrimoniaux, etc. Il compte 1250 abonnés et est aussi proposé localement en librairie. Son site Internet reprend les articles publiés.

  • Radio

La bande FM à Spa offre une quarantaine de stations de radio, publiques et privées commerciales, régionales, nationales et internationales. Spa n’a pas de radio locale spécifique à sa commune. La liste actualisée des fréquences FM des différentes radios à Spa peut être obtenue sur le site Tuner.be[18] . Elle comprend en majorité des radios francophones mais aussi flamandes et germanophones.

  • Télévision

Comme toute la Belgique, Spa est câblée et reçoit une quarantaine de chaînes publiques et commerciales privées, principalement européennes. Deux distributeurs spécifiques, Be TV et Belgacom TV, permettent en plus l’accès à leurs chaînes thématiques, à des chaînes supplémentaires ou à la demande et des vidéos. La télévision régionale Télévesdre, basée à Verviers, diffuse quotidiennement, dans 16 communes de l’arrondissement de Verviers dont Spa, en boucle, un journal local quotidien d’information, une émission d’actualité le week-end et quelques autres émissions reprises d’autres chaînes. En 2007, cinq journaux télévisés quotidiens de 55 minutes ont été consacrés exclusivement aux Francofolies de Spa par la chaîne publique belge francophone, La Deux, de la RTBF.

  • Téléphonie

Spa est couverte par les trois réseaux belges de téléphonie mobile, Proximus, Mobistar et Base. En téléphonie fixe, Spa fait partie de la zone téléphonique dont le code préfixe est le 087. L’opérateur historique est Belgacom mais d’autres opérateurs y offrent également leurs services.

  • Internet

Une centaine de sites Internet concernent, depuis le début de ce siècle, directement la ville de Spa ; hôtels, entreprises, clubs sportifs, associations culturelles, etc. La renommée historique de Spa qui a fait passer son toponyme aussi en nom commun international, rend parfois la recherche d’information sur la ville via les moteurs informatiques, fastidieuse si les différents sites ne sont pas suffisamment bien référenciés. Différents sites spadois sont disponibles en français, autant qu’en anglais, néerlandais et allemand.

Certains hôtels de Spa offrent l’accès au Wi-Fi ou/et à des ordinateurs connectés à Internet à leurs clients mais la ville ne connaît pas de hotspots Wi-Fi publiques gratuit. L’administration communale a annoncé une refonte prochaine de son site Internet datant de 1996. Certains documents administratifs communaux peuvent déjà être obtenu en ligne.

Développement d’autres « Spa » dans le monde[modifier | modifier le code]

La liste ci-dessous, ne se veut pas exhaustive mais seulement illustrative de relations ou d'influences directes avec Spa.

Harrogate[modifier | modifier le code]

En 1571, l’anglais, William Slingsby, après un séjour à Spa, découvrit une source d’eau minérale à Harrogate dans le Nord du Yorkshire. Ses propriétés étaient similaires à celles des sources de Spa. Harrogate, se développa comme ville d’eau à la suite de la publication en 1626, par Edmund Deane, de « Spadacrene Anglica, or the English Spa Fountain ».

Eaux Marcial[modifier | modifier le code]

En 1714, en Carélie, au Nord-est de Saint-Pétersbourg, des sources d’eau minérale riche en fer furent découvertes : les eaux Marcial. En 1718, Pierre le Grand, après son séjour à Spa en 1717, ordonna de construire un Spa russe autour de ces sources. Le tsar y séjourna quatre fois de 1719 à 1724. Aujourd’hui, on peut y retrouver le musée historique du premier Spa russe « Marcial waters » et un sanatorium.

Article détaillé : Marcial (Spa russe).

Enghien-les-Bains (France)[modifier | modifier le code]

En 1772, le duc d’Enghien, fils unique du prince de Condé[19], donna concession à Louis-Guillaume Le Veillard, exploitant des eaux de Passy et son futur maire, des eaux d’Enghien. Les propriétés de celle-ci avaient été précisées par Louis Cotte, curé de Montmorency, la source étant alors sur le territoire de sa paroisse. Une fontaine et des réservoirs furent créés. Un nouveau bassin de pierre fut édifié en 1781. Le 24 mai 1787, le Journal de Paris publie l’article de deux médecins relatif aux vertus de ces eaux. En 1800, Mme Gauthier acquiert les thermes d'Enghien et fonde le premier établissement thermal à la fin du Premier Empire. Après une guérison spectaculaire, en 1823, l'engouement du tout-Paris pour Enghien fait affluer les curistes dans l'établissement thermal, récemment réaménagé en 2006. Enghien-les-Bains, érigée en commune en 1852 et reliée par chemin de fer à Paris, connu son apogée sous le Second Empire ; hippodrome, casino, théâtre, lac, etc. et est toujours aujourd’hui un lieu d’attraction. La ville d'eau compte comme Spa 10 000 habitants.

Article détaillé : Enghien-les-Bains.

Woodhall Spa[modifier | modifier le code]

En 1821, dans le Lincolnshire, une source d’eau minérale fut découverte à l’occasion de recherches entreprises par John Parkinson pour exploiter une mine de houille. Dès 1834, une Maison de bain et des hôtels furent construits dans le style victorien. L’arrivée du chemin de fer entraîna un succès considérable de ce nouveau village qui le mena à son âge d’or au début du XXe siècle. M. Came avait reçu le mandat de concevoir une station thermale : Woodhall Spa (en). Nombre de parallélismes, à commencer par le toponyme, se retrouvent avec Spa : création de parcs, promenades, environnement boisé, jardin d’hiver, Établissement des Bains, commercialisation de l’eau minérale dans tout le pays, golf, lieu de villégiature de la haute société et d’artistes, clientèle cosmopolite, etc. et même publication d’une « liste des habitués ». Aujourd’hui, Woodhall Spa est devenu, en Angleterre, un centre de séminaire et de loisir prisé même si sa source d’eau minérale s’est tarie en 1983. Un musée local retrace l’histoire de ce Spa qui vit le jour dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le bourg de Spa du XVIe siècle a exporté son concept dans les cinq continents; en Europe d'abord, en Amérique ensuite, en Asie, Océanie et même Afrique.

Diversité culturelle et linguistique[modifier | modifier le code]

Dès le XVIe siècle, Spa connut un succès international de par ses eaux et accueillit les bobelins de multiples origines et langues. Les Anglais étaient friands de séjours à Spa et y étaient nombreux à représenter les anglophones. Par ailleurs, Spa, la francophone, se trouvait aux confins de la Rhénanie, germanophone, des Pays-Bas du Sud, néerlandophones, à sa frontière, et était voisine, par sa principauté de Liège, du royaume de France. Chaque visiteur y apportait un peu de sa culture et de sa langue, sans oublier que les spadois parlaient, entre eux, le wallon liégeois.

Dans Spa, la francophone, l’ouverture aux langues et cultures est restée imprégnée jusqu’au XXIe siècle. On trouve en effet aisément, outre en français, l’accueil et les services des et aux touristes et résidents, en anglais, néerlandais, allemand, etc. Spa reste fidèle à sa renommée de café de l’Europe. La messe de minuit de Noël 2007 fut, par exemple, célébrée en français et en néerlandais. Des messes en wallon sont également célébrées à l'occasion de fêtes particulières. Spa a cinq pour cent d'étrangers résidant sur son territoire.

« Café de l’Europe » puis « perle des Ardennes » et « pays de l'or bleu »[modifier | modifier le code]

Pouhon Pierre-le-Grand

Dans les années 1980, le service du tourisme de la ville de Spa et l’Office de Promotion du Tourisme (OPT) de la Région wallonne ont caractérisé Spa comme la « Perle des Ardennes… dans son écrin de verdure ». Le caractère historique de sa prévalence « touristique » en Ardenne depuis le XVIIe siècle l’a justifié. Aujourd’hui, son infrastructure touristique de charme complète ; casino, aérodrome, golf, thermes, promenades, hébergement toutes catégories, restaurants gastronomiques, etc., ses évènements culturelles permanents ; Francofolies, Festival de théâtre, expositions diverses, etc., ses événements sportifs majeurs ; Grand-Prix de Spa-Francorchamps, Les Crêtes de Spa, etc., et bien sûr ses eaux et ses vingt sources, le justifient toujours.

Les Ardennes semblent être devenues une nouvelle terre d’ostréiculture et recéler d’autres nouvelles perles. La Roche-en-Ardenne se qualifie de même « Perle des Ardennes », autant que sa consœur française, Monthermé, en Champagne-Ardenne ou encore Grammont et Audenarde en Flandre-Orientale qui se qualifient toutes deux de même par analogie relative de reliefs avec les Ardennes, appelées communément les Ardennes flamandes.

Spa est aussi inscrit dans un partenariat plus large avec les communes voisines de Jalhay, Stavelot, Theux et Trois-Ponts pour former le "Pays des sources" en Ardenne bleue, arrondissement de Verviers dont elle fait partie.

En 1781, l’empereur Joseph II, en séjour à Spa, la qualifia de café de l’Europe, ce qui signifait un centre majeur mondial. À cette époque, on compte à Spa plus d’une centaine d’hôtels et les bobelins de toute l’Europe sont, chaque saison, de 600 à 1 200, nombre remarquable pour l’époque.

Spa reçoit aussi le qualificatif du « Pays de l'or bleu » avec sa vingtaine de sources dans le pays de Tintin et d'Hergé. On fera aisément le rapprochement avec le titre de l'album de Tintin: Au pays de l'or noir[20].

Sources et thermalisme[modifier | modifier le code]

C’est au XVIe siècle que l’on peut situer le développement de l’attrait de Spa pour ses sources d’eaux minérales de boisson thérapeutiques. Des quelques bobelins s’y rendant en cure à la fin de la Renaissance au Café de l’Europe du XVIIIe, ce sont toujours ces eaux de boisson qui ont fait la première renommée internationale de Spa. Parmi les plus prisées, citons celles des sources de la Sauvenière, de la Géronstère, du Tonnelet.

Aujourd’hui toujours, une vingtaine de sources aux vertus différentes coulent à Spa dans le centre-ville comme dans les forêts avoisinantes. On ne parle plus guère de cure in situ et la visite des sources est bien plus souvent un objet de promenade mêlé de curiosité historique que de soins du corps par l’eau de boisson. Dès le XVIe siècle cependant, Spa a exporté ses mêmes eaux de boisson et Spa Monopole, faisant partie du groupe Spadel, poursuit cette activité avec un succès certain au XXIe siècle, exploitant trois sources aux caractéristiques différentes : de la Reine, de Barisart et Marie-Henriette.

Article détaillé : Spa (eau minérale).

Les spadois et les médecins de l’époque avaient par ailleurs rapidement compris que les bienfaits des eaux de Spa seraient démultipliés par l’exercice d’activités de divertissement comme la promenade, la danse, le jeu et la détente ; le Café de l’Europe était né. Plus que le soin d’une faiblesse spécifique, par les eaux, c’était la personne tout entière qui était dès lors prise en compte.

Au XIXe siècle, l’attrait des eaux de boisson de Spa par son utilisation thérapeutique fut doublé par le thermalisme. Les Bains de Spa sortiront de terre en 1863. Des bains de boue à ceux d’eaux minérales en passant par des cures d’eaux de boisson de ses sources et de la détente ; le thermalisme de Spa était né.

Au XXIe siècle, les nouveaux Thermes de Spa, alimentés par la source Clémentine ont fait la synthèse mariant Forme et Relaxation, Bien-être et Beauté et « Thermoludisme », la ville continuant plus que jamais à offrir détente et distractions dans un cadre naturel protégé. Les bassins intérieurs et extérieurs offrent 800 m² à 32 °C. L’espace Forme et Relaxation comprend saunas panoramiques, hammams, centre lumière de Wood. Le centre de Bien-Être et Beauté propose quant à lui des soins et cures à base de balnéothérapie, massages, soins esthétiques et modules « corps et esprit ». Spa constitue avec Chaudfontaine depuis 1955, la Fédération thermale de Belgique.

En 2009, la Ville de Spa s'est associée avec Vichy (F), Bath (GB), Acqui Terme (I), Salsomaggiore Terme (I) et Orense (E) pour créer l'Association européenne des villes thermales historiques (EHTTA)[21].

Les objectifs de l’association EHTTA sont :

• Renforcer la coopération entre les villes d’eaux et les établissements thermaux au niveau européen par le biais d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques entre les administrations et les opérateurs culturels et socio-économiques ; • Promouvoir et réaliser des recherches, des analyses, des études et des statistiques dans le secteur thermal tant en ce qui concerne l’histoire et le patrimoine artistique et culturel que les aspects législatifs et réglementaires afférents à ce patrimoine ; • Valoriser et sauvegarder le patrimoine architectural et artistique, et l’intégrer dans des politiques de développement des villes thermales ; • S’appuyer sur le réseau au européen pour accéder à des programmes européens destiné à assurer le financement de l’entretien du patrimoine thermal et l’aménagement des espaces publics (par exemple : URBACT) ; • Elaborer et promouvoir un produit touristique européen commercialisé à l’échelle internationale qui permette de générer des retombées économiques pour les villes thermales européennes ; • Obtenir la reconnaissance par le Conseil de l’Europe d’un itinéraire européen des villes thermales historiques. • Pour quelques villes thermales, les plus représentatives, déposer une candidature groupée à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

L’un des objectifs de l’Association est déjà atteint puisque le Conseil de l’Europe lui a attribué le label d’itinéraire culturel européen, le 1er juin 2010. Avec les villes thermales de Vichy, Bath (GB), Acqui Terme et Salzomaggiore (I) et Ourense (E), la ville de Spa fait partie de l'Itinéraire européen des villes thermales historiques reconnu au même titre que celui des Chemins de St Jacques de Compostelle.

Article détaillé : Liste des sources de Spa.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Les bois et forêts sur le territoire communal représentent aujourd’hui 60 % de sa surface. Depuis le XVIe siècle, des promenades ont été réalisées pour se rendre depuis le bourg aux différentes sources de Spa. Les XVIIe et XVIIIe siècles on vu les premiers parcs de Spa. Le jardin du couvent des capucins dessiné à la française et, chose unique pour cet ordre, ouvert aussi aux dames a malheureusement disparu à la suite de la Révolution liégeoise. La « promenade » des Sept Heures, au centre de Spa, créée en 1756, est aujourd’hui aménagée en parc et classé. Son pendant, la « promenade » des Quatre Heures, du XVIIIe siècle n’a pas, lui, résisté à la croissance urbaine. De nombreuses autres promenades créées dans les bois et forêts de Spa lors de ce dernier siècle et du XIXe, font toujours la joie du promeneur. Le XXe siècle a vu pour sa part le développement d’un arboretum et de la promenade du lac de Warfaaz créé par le barrage du Wayai. À l’aube du XXIe siècle, le domaine de Bérinzenne propose onze nouvelles promenades, la commune investira en 2008 dans la création d’un Pré-RAVeL et des guides expérimentés offrent toute l’année des promenades et randonnées commentées.

  • Parc des Sept Heures

À l’origine, le lieu faisait place à quelques prairies traversées par le Wayai. C’est en 1756 que l’on décida d’y aménager une promenade publique, celle des Sept Heures, de même qu’on aménagea celle des Quatre Heures, aujourd’hui disparue, en référence à l’heure à laquelle les bobelins s’y retrouvaient pour se promener.

Le parc des Sept Heures, modifié au cours des siècles, fut classé en 1977, il constitue un élément essentiel du paysage de la ville. Outre quelques arbres intéressants, dont un fagus remarquable, et une pièce d’eau avec fontaines, il est traversé par deux majestueuses contre-allées plantées de charmes, de tilleuls et d’ormes de belle ampleur encadrant son allée centrale. Le parc a une superficie de 1,5 ha, il comprend une plaine de jeux et un terrain de minigolf.

Il abrite également des constructions du XIXe siècle témoignant du goût éclectique de l’époque : la galerie Léopold, tout de fer et de verre ainsi que le pavillon Reine Marie-Henriette et celui des Petits Jeux, aujourd’hui office du tourisme. Le parc abrite aussi un chalet de type anglo-normand, propriété de la commune, le Chalet du Parc. Depuis 2001, ce dernier est un restaurant, bar à vin avec terrasse et hôtel deux étoiles de huit chambres de charme.

Différents monuments parsèment aussi le parc : celui de l'Armistice, offert par le major C.E. Radcliffe, nommé Bourgeois de Spa, en 1925, du compositeur d’opéra Giacomo Meyerbeer qui, de 1829 à 1860, vint chercher l'inspiration à Spa, celui de Jean d’Ardenne, écrivain de qualité, né à Spa, propagandiste incomparable de ce pays, le monument Gridelet, la pierre de l'Association des Coloniaux, la stèle du 1er régiment des Lanciers, le monument aux Fondateurs des Promenades, et enfin, à la sortie du parc, le monument du Maréchal Foch. On sait que le Généralissime vint à Spa après la Première Guerre mondiale, et qu'il y eut des entretiens avec le plénipotentiaire allemand Matthias Erzberger.

  • Parc du Domaine de Berinzenne

Le parc du Domaine de Bérinzenne comprend une allée de tilleuls qui mène au Musée de la Nature et des Eaux « Pierre Noé » tandis que des bancs invitent au repos au bord de l’étang. Habité par des carpes, ce plan d’eau est bordé d’iris jaunes et des nénuphars roses flottent à sa surface. Un peu plus haut, un orme pluriséculaire se découpe contre le ciel. Les vastes pelouses sont ponctuées de bouquets d’arbres ou d’arbustes où résonne le chant des oiseaux, au printemps.

  • Arboretum

Les origines de l’arboretum de Tahanfagne se situent en 1898 dans le lieu-dit « Dans le Sart », en forêt domaniale au nord de Spa. Il était doté de plantations à objectif expérimental et de collection, aujourd’hui disparues. Bien que son état actuel remonte à 1932, les plantations que l’on y observe de nos jours sont le plus souvent postérieures à cette date. Il réunit certaines espèces caractéristiques d’une même région. Sa superficie est de 9 ha 64 à une altitude de 450 m. La maison de la Nature et de la Forêt, route des Fontaines (Bois de la Picherotte), du Domaine de Bérinzenne, toute proche, donne une information utile aux naturalistes.

  • Promenades séculaires

Au fil des siècles, de nombreuses promenades ont été tracées et aménagées autour et à l’entour de la ville d’eaux, les unes portant le nom de leur initiateur et mécène, les autres celui qui les caractérise. On relève les promenades d’Orléans, du Chastel, des Artistes, Meyerbeer, Princesse Clémentine (1896), Dewalque, des Français, de Grunne, Borkmans, Delvaux, des Ormièles, d’Annette et Lubin, etc. Spa compte aujourd’hui treize promenades balisées sur le territoire de sa commune. Une carte de ces promenades, de six à quinze kilomètres, et une série de fiches pratiques illustrées sont disponibles à l’Office du tourisme de Spa.

  • Promenades guidées

L’office du tourisme propose aussi, chaque dimanche de l’année, une promenade guidée et commentée, nature ou thématique. Ces promenades sont d'une demi-journée (six à huit kilomètres) ou des randonnées d'une journée (dix à dix-sept kilomètres) en forêt et en fagne. Un guidage spécial pour groupes est aussi possible sur demande. Durant les vacances de Pâques, de juillet et août et de Noël, les promenades sont aussi proposées tous les lundis, mercredis et vendredis. De plus, occasionnellement, des promenades thématiques spécifiques ou des rallyes pédestres sont proposées par des associations locales.

  • Domaine de Bérinzenne

Le Domaine de Bérinzenne a lui tracé et balisé onze nouvelles promenades. Six sont des boucles dont le départ et l’arrivée se font au Domaine de Bérinzenne. Trois de ces boucles traversent la superbe fagne de Malchamps, trois autres invitent à découvrir les sources nichées dans les forêts. Cinq tracés sont des aller-simples vers Spa. Le promeneur peut ainsi monter au Domaine en bus et redescendre vers Spa à pied, à travers les splendides forêts, en suivant les vallées encaissées des ruisseaux. La longueur, qui varie de quatre à quatorze kilomètres, et la difficulté des promenades sont renseignées sur la borne interactive de la Maison de la Nature. En 2007, six boucles et un aller-simple étaient balisées.

  • Pré-RAVeL

La commune, mettra en chantier un Pré-RAVeL[22] courant 2008 sur le tracé de la ligne de chemin de fer 44 A, aujourd’hui démontée, qui reliait la gare de Spa-Géronstère à Stavelot. Le relief à basse amplitude de déclivité favorisera la randonnée cycliste, voire le roller autant qu’il offrira une promenade pédestre supplémentaire à Spa.

  • « Pays des sources »

Dans un cadre plus large, le « Pays des sources », regroupant aussi les communes voisines de Jalhay, Theux, Stavelot et Trois-Ponts, propose une carte Nord reprenant 72 promenades et une carte Sud en reprenant 31. De plus, il faut citer également les sentiers de grandes randonnées (GR) qui passent par Spa : les GR 5, 15 et 573.

  • Patrimoine privé

Le patrimoine privé des parcs et jardins de Spa n’est pas en reste. Il s’agit essentiellement des jardins de villas qui ont parfois été dessinés par des architectes de renom à l’image de Hensgens ou de Duesberg. Une exposition du Musée de la Ville d’eaux retrace du 2 mars au 1er juin 2008 l’histoire des plus beaux parcs publics et jardins privés de Spa.

Transport[modifier | modifier le code]

Du XIVe au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Gare de Spa vers 1900

À Spa, l’industrie sidérurgique a précédé l’exploitation des eaux minérales. C’est le commerce sidérurgique du XIVe siècle qui développa les voies de communication et ces dernières qui rendirent possible le développement de la ville d’eaux à partir du XVIe siècle ; des chemins aux routes. Au XVIIe siècle, Spa exporte déjà annuellement en Europe 250 000 bouteilles de ses eaux.

Au XVIIIe siècle, les bobelins amenèrent les plus beaux équipages européens à Spa. Le cheval y était omniprésent. Intra-muros, ces mêmes bobelins se déplaçaient notamment en chaise à porteurs. La première course hippique de Spa eut lieu en 1773. En 1782, la duchesse d’Orléans avait fait amené un chameau de Paris sur lequel elle se rendait régulièrement à la colline d’Annette et Lubin.

Au XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer à Spa en 1856, révolutionna l’accès à la ville d’eaux qui ouvrira ses Bains en 1862. La ligne Verviers-Spa fut la première à être réalisée. La ligne Spa-Luxembourg suivra en 1863. Cette dernière est aujourd'hui démontée. Elle rejoignait Spa-Géronstère à Stavelot, 44 A, puis via la ligne 45, hors-service, Trois-Ponts et ensuite la ligne 42, vers Luxembourg.

L’arrivée du vélocipède dans les années 1890 fut immédiatement intégrée à Spa mais plus comme un délassement que comme un moyen de transport compte tenu de la déclivité de son relief. L’arrivée de l’ automobile à la fin du siècle fut pareillement intégrée à Spa, cette fois tant en termes sportifs que comme moyen de transport personnel.

Au XXe siècle, Spa vit en 1907, la création de sa ligne de tramway[23]. Le succès touristique de Spa et le développement d’installations hôtelières de luxe sur la colline de Balmoral, à trois kilomètres du centre-ville, fut à l’origine du projet. Balmoral était et est aussi le point de départ de nombreuses promenades vers les bois de Spa, la Hoëgne et les Hautes Fagnes, toute proches. La ligne Spa (gare)-Balmoral fut prolongée jusqu’à Heusy en 1911 puis à Verviers, à quinze kilomètres, en 1912. En 1930, elle sera reliée directement à la gare centrale de Verviers. En 1942, le trajet Verviers-Spa durait une heure et dix minutes. La concurrence de la voiture obligea la ligne à fermer le 30 juin 1952. La liaison Verviers-Spa fut dès lors assurée par des autobus.

L’automobile se démocratisa dans la deuxième moitié du siècle qui vit arriver avec l’aide concomitante du développement du chemin de fer un tourisme de masse et de délassement à Spa.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Gare de Spa en 2007

La commune est facilement accessible depuis les autoroutes E42/A27 à sept kilomètres au nord-est à hauteur de Tiège, sortie 8 et E25/A26 à treize kilomètres à l’ouest à hauteur de Remouchamps, sortie 45. Bruxelles, Bonn et Luxembourg sont à cent quarante kilomètres de Spa, et Liège, Aix-la-Chapelle et Maëstricht à environ cinquante kilomètres. De nombreuses concentrations variées d’automobiles, comme de motos, particulières et de collections se tiennent à Spa tout au long de l’année.

Spa possède deux gares ferroviaires sur son territoire, Spa et Spa Géronstère, desservies par la ligne 44 de la SNCB qui relie les dix-sept kilomètres qui séparent Verviers de Spa. Les gares de Spa sont desservies à raison d’un train omnibus par heure. Il faut vingt-sept minutes de trajet depuis Verviers en passant par Pepinster, Juslenville, Theux et Franchimont.

La ville est également desservie par cinq lignes de bus des TEC Liège-Verviers. La ligne 488 assure le service urbain de Spa. Les lignes 388 et 295 relient Verviers à Spa, l’une en passant par Theux, l’autre par Polleur, Tiège et Sart. La ligne 399 relie Roanne à Spa et la ligne 62, Aywaille à Spa en passant par Banneux et Theux. Un petit train touristique assure en saison estivale une rotation entre les centres d’intérêts de la ville au départ du Casino. Un funiculaire relie le centre-ville aux Thermes de Spa, juchés sur la colline d'Annette et Lubin. Deux compagnies de taxis sises à Spa y offrent leurs services. Une agence de location de véhicules automobiles est disponible à Sart-lez-Spa.

L'Aérodrome de Spa-La Sauvenière est essentiellement dévolu à l'aviation de tourisme et au parachutisme. Il est par ailleurs un accès privilégié pour les pilotes de voiture automobile à l'occasion des grands-prix de F1. Le transport en hélicoptère est aussi assuré occasionnellement. L’aérodrome dénommé Spa-la SauvenièreI est établi près de la Fagne de Malchamps sur le site de l’ancien hippodrome de la Sauvenière depuis 1930. Mais les activités aériennes ont débuté dès le début du siècle. Dans l’annuaire de l’aéroclub de Belgique (édition 1913) on lit : « L’ Administration communale de Spa a confié à l’ Aéroclub Liège-Spa la direction de l’aérodrome de Bellefagne situé au-dessus de la Sauvenière, sur un des plateaux les plus élevés de Belgique (575 mètres d’altitude). Ce plateau comporte une vaste plaine de bruyères, marécageuses en certains endroits, mais dont une vingtaine d’hectares ont été convenablement aménagés lors du meeting d’aviation qui y fut organisé en 1909. Le sol aujourd’hui durci, constitue une bonne piste d’atterrissage et d’essor. La Ville de Spa y fait construire un double hangar de 25 m sur 15 m, qui pourra être utilisé par les aviateurs ». « Grâce aux efforts du Syndicat National Belge des transports aériens, une escadrille de vulgarisation va pouvoir fonctionner à Spa dès ce 27 juin, permettant à nos hôtes de goûter aux incomparables sensations que procure le sport de l’aviation. On sait que provisoirement, en attendant l’aménagement de la plaine de Malchamps, notre direction de l’aéronautique a préparé à Sart une plaine d’aviation pour les besoins de la Conférence interalliés. Des vols permettront à partir du 15 juillet de rallier Bruxelles pour prendre la correspondance pour Londres. Les réservations peuvent être adressées entre autres à la Compagnie fermière des Eaux de Spa » (La Saison de Spa 27/06/1920) On peut lire dans la Saison de Spa du 23 août 1930 : « Placée sous la présidence d’honneur de M. Lippens, ministre de l’Air belge, la fête de l’aviation sera digne de prendre rang parmi les réjouissances les plus intéressantes de la saison. Un champ d’atterrissage a été aménagé à la Sauvenière, entre le champ de course et le stand de tir aux pigeons. Une foule énorme, évaluée à plusieurs milliers de spectateurs, avait envahi le champ d’ aviation installé sur le terrain de l’Hippodrome de la Sauvenière ». Le journal « Les Sports illustré » du 30 août 1932 écrit : « Un nouveau champ d’aviation à Spa. À l’initiative du premier Echevin, M. Armand Deitz, un aérodrome de belle apparence vient d’être inauguré à Spa, sur les hauteurs de la Sauvenière ».

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XVIIe siècle, les jeunes Spadois acquirent des rudiments d'instruction ou plus chez les habitants plus instruits, notamment l'emploi des fractions décimales. En 1732, François de Sclessin, échevin du bourg, légua ses biens et rentes en faveur d'une Fondation qui eut pour objet l'établissement d'un enseignement gratuit pour tous. En 1842, la première école de musique de Spa est créée. Suit, la première école de dessins en 1868.

Aujourd'hui, deux écoles maternelles et deux écoles primaires dispensent l’enseignement fondamental à Spa. En 2006-2007, x élèves étaient scolarisés en écoles maternelles pour y en primaires. L’enseignement secondaire est assuré par un athénée d’enseignement général, deux instituts d’enseignement technique et professionnel, un institut d’enseignement spécial et deux internats qui rassemblent au total z élèves dans ses établissements scolaires. Tous ces établissements relèvent de la Communauté française de Belgique dont le siège est à Bruxelles.

Un enseignement artistique complémentaire pour enfant et adulte est organisé par une Académie de musique et des Beaux-Arts. Par ailleurs, trois écoles privées dispensent des cours de langues et une auto-école auto-école forme à la conduite des véhicules automoteurs.

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

  • Athénée Royal de Spa - Rue des Capucins, 8
    • ~500 élèves, x enseignants
  • École communale de Spa – Rue de l’église, 100 (Creppe) et avenue Jean-Baptiste Romain, 21 (Nivezé)
    • 345 élèves, 32 enseignants
  • École fondamentale libre Roi Baudouin – Rue Adolphe Bastin, 7
    • x élèves, y enseignants

Un accueil extrascolaire est géré par une Commission Communale de l'Accueil et un programme de coordination locale pour l'enfance. Enseignement libre : école primaire du Sacré Cœur, boulevard des Anglais.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Enseignement artistique[modifier | modifier le code]

Académie de musique et des Beaux-Arts, René Defossez, Arts de la Parole et de Théâtre, Danse, Musique, Arts Plastiques, Visuels et de l’Espace.

Enseignement linguistique[modifier | modifier le code]

Outre l’apprentissage des langues dans les programmes officiels d’enseignement :

  • CERAN-Lingua
  • DialoguE

Université et écoles supérieures[modifier | modifier le code]

L’université de Liège (ULg), proche de 25 km, offre une palette complète de disciplines. De nombreuses écoles supérieures de type long ou court et un enseignement de promotion social sont disponibles à proximité ; à Liège tant qu’à Verviers à 15 km. En 2005, en bordure du circuit de Spa-Francorchamps, s'est ouvert le Campus Automobile Spa-Francorchamps, un centre de formation professionnel actif dans les métiers de l'industrie automobile, des sports moteurs et de l'électromécanique.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Liste du patrimoine immobilier classé de Spa

Le Pouhon Pierre-le-Grand, au centre de la ville, est sans conteste le monument le plus emblématique de Spa. Cette source est en effet à l’origine du bourg de Spa dans son développement de ville d’eaux. Au XVIe siècle, la source était simplement entourée d’un édicule circulaire couvert d’une coupole. Vers 1570, on le remplaça ensuite par un petit bâtiment carré puis surmonté d’un fronton triangulaire. En 1820, un nouveau monument plus important fut construit par le prince d’Orange, Guillaume Ier des Pays-Bas. C’est à ce moment que le pouhon prit le nom de Pierre-le-Grand en mémoire de son illustre visiteur à Spa en 1717. Le bâtiment actuel, dessiné par l’architecte Victor Besme[24], a été inauguré le 4 juillet 1880. Il est composé d’un pavillon octogonal qui abrite la source et d’un jardin d’hiver attenant où figure l’œuvre du peintre spadois, Antoine Fontaine.

Article détaillé : Pouhon Pierre-le-Grand.

Le Livre d’Or, tableau monumental de dix mètres sur trois (1894), reprend 94 personnalités marquantes et de grand renom qui ont séjourné à Spa. Pour n’en citer que quelques-unes parmi elles : la reine Margueritte de Valois (1577), Juste Lipse (1591), Descartes (1645), Charles II d'Angleterre(1654), la reine Christine de Suède (1655), le tsar Pierre-le-Grand (1717), Joseph II (1781), Louis-Philippe Ier, roi de France (1787), le duc de Wellington (1818), Alexandre Dumas (1857), Victor Hugo (1864), Offenbach (1870), la princesse Margueritte, reine d’Italie (1874), Guillaume III des Pays-Bas (1882), Léopold II, roi des Belges, Nazer-ad-Din, shah de Perse (1889). Le peintre a pris douze années pour réaliser son œuvre. Le tableau a été rénové en 1987.

D’autres sources, fontaines et pouhons méritent la visite. La source de la Sauvenière, la plus ancienne, le pouhon Prince de Condé (1774), recouvert d’une pyramide de verre, celle de la Géronstère (1651), dont le pavillon et le temple d’eau ont été restaurés en 1979, la fontaine du Tonnelet ou la source de Barissart. La fontaine monumentale (1862) réalisée par le sculpteur Jacques Jacquet, rue de la Sauvenière, reprend les noms gravés dans la pierre de 170 illustres visiteurs de Spa.

Article détaillé : Liste des sources de Spa.

Les Bains de Spa, place Royale, 2, ont été construits par la volonté du bourgmestre Joseph Servais de 1862 à 1868. Ils créèrent un important développement de la cure de thermalisme à Spa. Le bâtiment magistral est l’œuvre de l'architecte Léon Suys. Charles-Henri Thorelle fut chargé de la taille et de la sculpture des pierres de France. Les statues de la façade et des côtés sont les œuvres de Jacques Van Omberg et des Frères Van Den Kerkhove. Le vestibule d'entrée et les salons de repos ont été décorés par le peintre Carpey. Ce monument remarquable, fermé à l’exploitation thermale en 2005 pour être remplacé par les nouveaux Thermes de Spa sur la colline d’Annette et Lubin, n’est cependant aujourd’hui pas ouvert à la visite. Un appel à projet sera lancé fin avril 2008 auprès du secteur privé pour aménager le bâtiment en hôtel de luxe.

Le Casino de Spa, héritier de la Redoute, construit à partir de 1762 à l’initiative des cobourgmestres Lambert Xhrouet et Gérard de Leau pour devenir le premier casino du continent européen, sera à l’origine du développement de nouveaux fastes de la petite cité au XVIIIe siècle. Une volonté de rénovation en 1904 et deux incendies en 1909 et 1917 ont eu raison de son architecture initiale. Le Casino actuel, place Royale, 1, construit sur les fondations de la Redoute, date de 1929. Ce monument, lieu historique pour la ville et pour ses visiteurs, offre aujourd’hui un casino (salles de jeux), un théâtre, des salles de réceptions polyvalentes, la bibliothèque communale et le centre culturel. Outre ses activités spécifiques, le Casino fait seulement ponctuellement l’objet de visites organisées.

Article détaillé : La Redoute (Spa).

Le Waux-Hall, rue de la Géronstère, 10, fut construit en concurrence de la maison d’Assemblée, la Redoute, et ouvrit ses portes en 1770. Après diverses affectations aux XIXe et XXe siècles, il fut sauvé de l’abandon, voire de la destruction, par l’asbl « L’Avenir du Waux-Hall » dès 1980. En 1999, le Waux-Hall fut inscrit sur la liste de sauvegarde de l’Institut du Patrimoine wallon. Un chantier de restauration de l’extérieur a débuté le 15 mars 2006 pour une durée d’un an et des travaux de rénovations intérieures sont en cours. Le 1er juillet 2005 s’est créé le Club d’Affaire européen de la région liégeoise, Waux-Hall club, qui a programmé son implantation dans le Waux-Hall rénové. Comme le Casino ou les Bains, le monument ne fait l’objet de visites que ponctuelles et spécifiques.

Article détaillé : Waux-Hall de Spa.

L’Hôtel de Lorraine, en 1767, Lambert Xhrouet, bourgmestre y habitait, en face du Pouhon. Il devait être une fort belle demeure qui servait ordinairement au plus grand train. SAS le Prince Évêque d’Augsbourg, l’a occupée quatre saisons consécutives, depuis 1757 inclusivement, la princesse Anne-Émilie de Prusse, le prince Sangusko, le prince et la princesse Ferdinand de Prusse… L’Hôtel de Lorraine était anciennement enseigné Au Léopard (1669), propriété de Mathieu-Antoine Xhrouet, peintre et bourgmestre de Spa en 1724. Il fut appelé Hôtel de Lorraine en 1730, démoli et reconstruit en style Louis XV vers 1760. Ce monument historique n’est pas ouvert au public, il est une agence bancaire.

Église Saint-Remacle de Spa

Le Grand Hôtel, en 1772, Lambert Xhrouet charge Barthélemy Digneffe, l’architecte de la Redoute, de construire, place de l’Entrepôt, aujourd’hui dénommée place de l’Hôtel de Ville, 44, un hôtel. « Il fit de cette demeure en 1776, au dire de ses contemporains, l’une des plus somptueuses demeures de Spa », comme des plus vastes. Frédéric de Hesse y séjourna en 1776, l’abbé Colonne en 1789 et les souverains des Pays-Bas, Guillaume Ier et Frédérique-Wilhelmine de Prusse, en 1821. Le bâtiment fut ensuite racheté par John Cockerill père, sans succès, passa au comte de Cornelissen puis, abrita successivement une école industrielle et commerciale qui deviendra l’École Moyenne pour garçons, puis l’École de Musique et l’École Moyenne des Filles. Restauré en 1925 et classé en 1934, il accueille depuis 1941 l’Hôtel de ville de Spa. Face à lui se trouve le perron de Spa, symbole des franchises communales accordées en 1594 par le prince-évêque de Liège. Le perron actuel date de 1674. Il fut initialement édifié sur la place du marché. En 1890, il a été réédifié sur la place de l'Hôtel de Ville. Depuis 1898, il surmonte une fontaine. Le bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas ouvert à la visite.

Au tout début du XXe siècle, l'art nouveau est en plein essor. De nombreux édifices de ce style sont visibles à Spa comme la Maison Charlier au centre-ville ou encore la Villa Henrijean, avenue du Professeur Henrijean.

Article détaillé : Art nouveau à Spa.

L’église Notre-Dame et Saint-Remacle a été construite en 1885 dans le style roman-rhénan (École de Cologne) sur l’emplacement d’édifices antérieurs dont le premier date du XVe siècle. L’architecte Eugène Charpentier de Belœil dirigea les travaux et C. Sonneville réalisa les aménagements intérieurs. Une statue en bois polychrome de Saint-Remacle du XVIe siècle y est présentée au public.

Le lac de Warfaaz a une superficie de 6 ha. Sa capacité est de 360 000 m³ et sa profondeur varie de 1,50 m à 8,50 m. Il est le résultat de la construction du barrage du Wayai en 1892 en vue de contrôler le débit de la rivière et d’éviter de nouvelles inondations. Une promenade permet d'en faire le tour. On y pratique la pêche de fin mars à fin décembre. La Warfaazienne, société royale de pêche, veille à l’empoissonnement du lac et au respect des règles en vigueur (permis de pêche obligatoire). Des pédalos sont proposés aux visiteurs d’avril à octobre. Une brasserie, tea-room, avec jardin, terrasse et pleine de jeux, un ‘’bar lounge’’ avec terrasse flottante et un restaurant, brasserie, doublé d’un hôtel de cinq chambres accueillent les visiteurs. Des brocantes occasionnelles sont aussi organisées sur ce site. Un jet d’eau monumental sur le lac sera prochainement mis en place par la commune.

Article détaillé : Lac de Warfaaz.
Lac de Warfaaz

Ville d'eau animée, Spa offre toute l'année un accès varié à la culture, au rayonnement bien supérieur à sa situation de petite commune de 10 000 habitants en Province de Liège. La municipalité s'est plus particulièrement orientée vers la promotion de la chanson et du théâtre francophone et plus récemment du cinéma. Par ailleurs, la musique et les arts plastiques et visuels occupent une place séculaire à Spa.

Le Centre culturel de Spa créé en 1978 regroupe aujourd’hui 56 associations culturelles de la localité ; du cercle artistique à celui de l’horticulture en passant par le Centre Jeune ou les chorales locales. Depuis 2005,le Centre culturel gère aussi les salles de spectacle du Casino.

Les Francofolies de Spa, créées an 1994 à l’instar des Francofolies de La Rochelle et à la suite du festival de la chanson française initié à Spa dans les années 1970, ont réuni plus de 150 000 festivaliers en juillet 2007.

Le Festival du théâtre de Spa créé en 1959 par le Théâtre national de Belgique est chaque mois d’août la vitrine de toute la production théâtrale belge francophone mais aussi de la Francophonie. Il attire 15 000 spectateurs autour d'une quarantaine de pièces.

L'Automne musical de Spa est un festival de musique classique du début du XVIIe siècle (Monteverdi) à la moitié du XIXe (Schubert), créé en 1985. Il rassemble chaque année des musiciens et ensembles qui figurent parmi les plus réputés au niveau international.

Le Spa Film Festival, créé en 2003 connaît un succès croissant.

Le Spa Tribute Festival, créé en 2006 est un festival annuel, fin juin, de groupes musicaux reprenant le répertoire de groupes de rock à succès. Il a réuni en 2007 4000 festivaliers pour une journée de concert.

Le théâtre Jacques Huisman, situé dans le bâtiment du Casino (Jardin du Casino, rue Royale) propose de nombreux spectacles et évènements durant toute l’année. Il accueille régulièrement les meilleures œuvres théâtrales classiques ou modernes.

Depuis 1990, Spa compte, en son sein, une maison d'éditions spécialisée en musique et plus particulièrement en lutherie : Les Amis de la Musique. Celle-ci édite des ouvrages de renommée mondiale et de référence reconnue par les professionnels, luthiers et musicologues : manuel pratique de lutherie, dictionnaire universel des luthiers, histoire de la lutherie à Paris, dictionnaire de la lutherie et de l'archèterie, orgue de Spa, Stradivari et le nombre d'or et depuis l'hiver 2009, une revue consacrée aux traditions musicales en Belgique (la première du genre jamais éditée).

La ville compte sept galeries d’art: Deux galeries d'art contemporain, l'une sous la pyramide de verre de l’espace du pouhon Prince de Condé, rue Jean Gérardy, l'autre, la galerie Azur, avenue Reine Astrid, 48. Des expositions sont aussi régulièrement organisées dans l’espace de l' Office du tourisme, bâtiment du XIXe siècle, place Royale, 41, dans la salle R. Quirin du Casino, rue Servais, 8, par le Cercle d'art de Spa, Jardins du Casino, à l'espace Les Bobelins aux Thermes de Spa, et des photographies et peintures à L'Auberge, place du Monument, 3.

Interieur de la Bibliothèque de Spa

La Bibliothèque communale de Spa (Jardin du Casino, rue Royale) met à la disposition du lecteur 50 000 volumes en libre accès, 60 000 volumes en magasin, 109 titres de périodiques, ouvrages en grands caractères et aussi en anglais, néerlandais, allemand, espagnol et wallon. Son fonds Albin Body permet également de consulter un grand nombre d'ouvrages et de documents sur Spa et sur sa région. La première bibliothèque communale de Spa fut créée en 1862. Pour compléter et élargir l'accès aux livres, un bibliobus de la Province de Liège s'arrête à Spa, boulevard Rener, tous les premiers et troisièmes lundis du mois.

Un "discobus" de la Médiathèque de la Communauté française de Belgique offre l'accès à son catalogue de médias sonores, audiovisuels et multimédias, tous les samedis, avenue Reine Astrid, 77.

Musées[modifier | modifier le code]

Spa abrite six musées sur le territoire de sa commune.

Musée de la Ville d'Eaux, Spa

Le Musée de la Ville d’Eaux [25] (77, avenue Reine Astrid) se situe dans la Villa Marie-Henriette (XIXe siècle), hôtel que la reine des Belges a occupé de 1894 à sa mort en 1902. Il présente une collection de dessins, peintures, gravures et objets divers évoquant l’histoire de la ville d’eaux et celle de ses bobelins du XVIe siècle à nos jours. Les Jolités de Spa ou célèbres boîtes de Spa qui ont contribué à la renommée européenne de la ville ainsi qu’une collection de bouteilles anciennes d’eaux de Spa y sont également offertes au regard du visiteur.

Le Musée du Cheval[26], situé dans les remises et écuries de la Villa Marie-Henriette, ouvert depuis 1973, présente une riche collection d’objets équestres et hippiques du XIXe siècle, des illustrations inédites, etc. C’est à Spa que se déroulèrent les premières courses hippiques en Belgique, dès 1773 et le premier hippodrome en 1822.

Le Musée de la Forêt et des Eaux « Pierre Noé »[27] est installé dans l’ancienne ferme de Berinzenne dont les origines remontent au XVIIe siècle. Il offre un aperçu global de l’écosystème forestier et de sa gestion. Il fait partie du domaine de Berinzenne qui comprend un centre d’Éducation relative à l’Environnement (CRIE) dont une des spécialités est l’eau.

Le Musée de la Lessive[28] (10, rue de la Géronstère) évoque les conditions de vie des nombreuses lavandières et blanchisseuses de la ville d’eaux, l’histoire de la Lessive.

Le Musée du régiment d’élite des 12/13e de Ligne[29] (basé à Spa). Il est situé sur le site du Quartier Lieutenant Général Baron Jacques de Dixmude (1, avenue du Prince Léopold). Il retrace l’histoire du régiment de la révolution belge de 1830 à nos jours.

Le Musée de Spa Monopole[30] (Rue Auguste Laporte, 34) se trouve dans l'usine de production de l'eau de Spa et de ses dérivés. Une galerie vitrée permet aussi de découvrir les infrastructures industrielles.

Sport[modifier | modifier le code]

L’infrastructure sportive à Spa couvre une palette quasi complète de sports.

  • Le centre sportif de La Fraineuse, avenue Amédée Hesse, 41, dispose d’installations sportives complètes dans un cadre de verdure unique de 25 hectares. Il est ouvert toute l’année aux groupes uniquement et comprend un château, trois bases d’hébergement distinctes de 80 places chacune, deux restaurants de chacun 250 et 60 places et des salles de réunions de 20 à 80 places. Il accueille les clubs, ligues et fédérations sportives, propose des stages sportifs de vacances, des journées sportives scolaires, des mi-temps pédagogiques et sportifs, des séjours sportifs plein temps. Il offre en extérieur: un terrain synthétique (football ou hockey) avec éclairage, deux terrain de football, une piste d'athlétisme, trois terrains synthétique de tennis, une aire de tir à l'arc, un plateau d'entraînement, un mur d'escalade, un parcours aventure, un étang avec possibilité d'initiation au kayak. Il offre des salles intérieures : un grand hall en plancher de 48/26m, volley-ball, basket-ball, handball, badminton, un hall sportif composé d'un hall central 35/25m, des gradins de 400 places, trois salles polyvalentes, une cafétériat, un sauna, un espace de mise en forme.
  • La piscine communale, avenue Amédée Hesse, 9, voisine du centre sportif, comprend une piscine olympique extérieure de 50 mètres, une piscine pour enfant et 8 000 m² de pelouse, une piscine couverte de 25 mètres et sa piscine pour enfant, une cafétéria avec une grande terrasse.
  • Le parcours santé « Spa Reine », sur le plateau de la colline d’Annette et Lubin, propose une série de vingt exercices en pleine nature.
  • Trois manèges proposent la pratique et l’apprentissage de l’équitation. Le centre équestre des sources de Spa, avenue André Guillaume, 64, est un centre d’élevage et d’éducation de chevaux de sport et de loisir. Le cercle équestre La Ferme de Transvaal, chemin de la Herde, 37, propose l’équitation à la portée de tous et dispose d’un poney club. Le Manège de Mambaye, route de Barissart, 291, est uniquement accessible aux groupes organisés de 25 à 50 élèves.
  • Le Royal Golf Club des Fagnes, avenue de l’Hippodrome, 1, propose un parcours classé par les revues spécialisées parmi les meilleurs européens. Il fut construit dans les années 1920 par le célèbre architecte Tom Simpson. Le terrain est de 6 040 m² pour un par de 72. Le club offre un restaurant et un Pro Shop. Le président du Conseil d'administration est Jean-François Desoer, celui du comité sportif, Léopold Gerken.
  • L’ aérodrome de Spa-La Sauvenière est essentiellement dévolu à l’aviation de tourisme et au parachutisme. Des écoles et initiation au parachutisme et pilotage d’avion et hélicoptère y sont implantées.
  • Neuf randonnées VTT balisées à travers Spa et Theux sont proposées. Deux vélocistes du centre-ville offrent la location de vélo. Les 24 heures et les 6 heures VTT de Spa] se tiennent annuellement au mois de septembre depuis 2001. Des épreuves sportives internationaes de VTT cross-country et trial sont régulièrement organisées à Spa.
Article détaillé : Cyclisme à Spa.
  • Les Thermes de Spa proposent 800 m2 de bassins intérieurs et extérieurs alimentés par les eaux de la source Clémentine.
  • En hiver, par temps d’enneigement suffisant, la piste de ski alpin du Thier des Rexhons, 800 mètres de long et 35 mètres de dénivelé et des circuit de ski de fond de trois, quatre et dix kilomètres sont proposés. Les locations de matériel peuvent se faire sur place au chalet de la piste de ski géré par le ski-club de Spa[31]. Depuis 1998, une patinoire de glace naturelle de 350 m2 est installée de début décembre à début janvier sous la galerie Léopold II.
  • Le Royal Tennis Club de Spa, avenue des Lanciers, 28, fondé en 1891, offre huit terrains extérieurs et prochainement des terrains couverts pour l’hiver. Un club house-cafétéria assure l’accueil quotidien des membres comme des joueurs occasionnels.
  • Le Spa Football Club, matricule 60, trouve son origine en 1897. Sept équipes ont été alignées en 2002-2003 dont l’équipe première en division III. Le stade de la Géronstère se situe rue de la Géronstère, 12.
  • Le Royal Cercle Athlétique de Spa, matricule 03, fondé en 1902, compte en 2008, 420 athlètes et est un des principaux clubs de Région wallonne. Il est aussi l’organisateur des célèbres « Crêtes de Spa » ; course à pieds de cinq, huit ou vingt et un kilomètres comportant d’importants dénivelés et qui connaîtra sa 31e édition le 19 avril 2008.

Santé[modifier | modifier le code]

Toute l’Europe venait déjà « prendre les eaux » à Spa aux XVIIe et XVIIIe siècles. De nombreux médecins et pharmaciens s’inscriront dans la liste de ceux qui se penchèrent sur les vertus des eaux de Spa ou encore quelques élixirs à bases de plantes propres à la nature spécifique environnante. La Spa Fondation créée en 1983 sous les auspices du FNRS accorde un prix biennal international pour la recherche scientifique et médicale relative à l'eau.

Ville thermale, Spa est réputée pour le nombre et la qualité de ses soins. Outre les soins dispensés aux thermes, la ville comptait au 1er janvier 2007 six pharmacies, trois laboratoires d’analyse médicale, douze dentistes et septante docteurs en médecine qui constituent notamment la médecine libérale de la ville. Spa compte aussi un Centre de Médecine Naturelle offrant une diversité de soins du corps et de l’esprit. La ville de Verviers, à 15 km, dispose de cliniques et polycliniques. Quant à la ville de Liège, à 25 km, elle abrite le Centre hospitalier universitaire de Liège, le CHU. Spa possède également neuf maisons de retraite et de revalidation. Le Centre d'accueil "Les Heures Claires", Le Domaine de Nivezée,

Au niveau vétérinaire, quatorze docteurs exercent sur le territoire communal et une clinique vétérinaire est disponible à Verviers.

Culte[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame et Saint-Remacle, rue Xhrouet, Spa

Historiquement, Spa a connu la coexistence de lieux de cultes différents. Les bobelins qui y effectuaient des séjours d’une certaine durée trouvaient ainsi un lieu correspondant à leur philosophie. On retiendra outre le culte catholique, le temple évangélique (1876), rue Brixhe, l’église anglicane (1876-disparue), boulevard des Anglais, le temple antoiniste (1931), rue du Père Antoine ou la synagogue (disparue).

Église catholique romaine. Les fidèles de la paroisse sont accueillis à l’église décanale Notre-Dame et Saint Remacle, rue Xhrouet, 4, où se tient un office quotidien. Les églises Saint Joseph de Creppe, Saint André de Winamplanche et la chapelle des pères Servites de Marie, rue Adolphe Bastin, célèbrent également les offices. L’Unité pastorale Notre-Dame des Sources anime le doyenné de Spa. Le père Jacques Vandenbosch en est le doyen. Une bénédiction de la forêt a lieu chaque mois de juin. L'actuel cimetière de Spa, à Spaloumont, date de 1841.

Loge maçonnique. Le temple est situé rue Jules Lezaack.

Témoins de Jéhovah. Le temple est situé avenue Reine Astrid.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. collines boisées
  2. Direction générale Statistiques et informations économiques, Service public fédéral, Belgique, 2005
  3. Quartier du Vieux Spa
  4. Quartier du Wauxhall
  5. Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Jean-Jacques Jespers, 2005, éd. Racine
  6. (en) Spa
  7. [ http://spa.ibelgique.com/ Spa, Perle des Ardennes, Jean-Marc Wislet]
  8. Eaux de Spa
  9. Extrait de l'article du journal La Vie spadoise.
  10. Centre d'éducation relative à l'environnement
  11. centre de « thermoludisme »
  12. hôtel de luxe
  13. Sol-Cress
  14. centre thermal
  15. Source : Onem, calculs de l’Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique, 12.02.08.
  16. Historique de l'édition 2010, Site Officiel
  17. Nature et privilège - Un concentré d'information et de traditions - Jalhay - Sart - News - Nouvelles
  18. [ http://www.tuner.be/frequences.asp?content=radio Tuner.be, Spa]
  19. Sur le plan de Spa dressé par les frères Caro en 1770 figure déjà l'hôtel du prince de Condé. Une nouvelle source y fut découverte
  20. NB:Le seul acteur qui ait incarné Tintin au cinéma, Jean-Pierre Talbot est spadois
  21. http://www.ehtta.eu/
  22. (Réseau autonome de voies lentes), liaisons douces (piétons, cyclistes, cavaliers) créées en Région wallonne (Belgique) sur des chemins de halages, des anciennes voies de chemins de fer…
  23. " Rail et Traction ", juin-juillet 1952, no 19, ABAC - La ligne vicinale Spa-Verviers dans Présence du tramway, 1973, no 44/45, AMUTRA - Les Tramways au pays de Liège, tome 2 : les vicinaux, édition du GTF.
  24. Architecte urbaniste (1866-1904) de Léopold II qui s'est particulièrement illustré dans les grands aménagements de Bruxelles
  25. Musée de la Ville d’Eaux
  26. Musée du Cheval
  27. Musée de la Forêt et des Eaux « Pierre Noé »
  28. Musée de la Lessive
  29. Musée du régiment d’élite des 12/13e de Ligne
  30. Musée de Spa Monopole
  31. « Ski Club de Spa, présentation » (consulté le 25/07/2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-le-Grand aux eaux de Spa, Albin Body, Bruxelles, ed. C Vanderauwera, 1872, 107 p., in-16
  • Gustave III, roi de Suède, aux eaux de Spa, Albin Body, éd. VVe Vanderauwera, 1879, 131 p., in-16
  • Spa, son origine, son histoire, ses eaux minérales, ses environs et ses jeux, poème en sept chants, avec des notes historiques, par Étienne Arago, Arago, Étienne, Delhasse, Félix-Joseph, Bruxelles, impr. de A. Labroue, 1851, in-12
  • Les Eaux de Spa, Léon Maurice Crismer, ed. Spa Monopole, 1989, impr. Pre-Press Group De Schutter, Anvers/Bruxelles
  • Propos d'un centenaire (1868-1968), Les Eaux de Spa, Les Bains de Spa; Leur Histoire, ouvrage coll., 1968, impr. Gérard & co, Verviers

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Circuit de Spa-Francorchamps

Liens externes[modifier | modifier le code]