Parti de la liberté et du progrès (unitaire)

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Le Parti de la liberté et du progrès (PLP, en néerlandais Partij voor Vrijheid en Vooruitgang, PVV) est un ancien parti politique belge unitaire. Appelé Parti libéral depuis sa fondation en 1846, il changea de nom en 1961, suite à la crise congolaise. Il se scinda en 1972 en une aile francophone, le Parti de la liberté et du progrès (PLP) et une aile flamande, le Partij voor Vrijheid en Vooruitgang (PVV).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a longtemps existé en Belgique un Parti libéral. Dès l'indépendance du pays en 1830, il est l'un des deux partis qui dominent la vie politique du pays, avec le parti catholique. Cependant, ce n'est qu'en 1846 qu'il s'organisera et établira son programme, lors d'un congrès fondateur à l'hôtel de ville de Bruxelles, sous la présidence d'Eugène Defacqz. Parmi ses membres, il comptait notamment Walthère Frère-Orban, Jules Bara, Pierre Van Humbeeck et Charles Sainctelette. Plate-forme de la bourgeoisie urbaine, ce parti attachait une importance particulière à l'indépendance du pouvoir civil face au clergé. Promoteur de changement et soucieux de l'amélioration de la situation des classes ouvrières, il était perçu comme une formation progressiste, comme la gauche de l'époque, par opposition à la droite catholique et conservatrice. De 1847 à 1884, il est le seul rival du parti catholique à chaque élection et tantôt obtient la majorité absolue des sièges, tantôt se retrouve dans l'opposition. Aux élections de 1847, il remporte une grande victoire électorale, suite à l'abaissement du cens. Charles Rogier devient le Premier ministre d'un cabinet qui sera vite dominé par Frère-Orban. Après quelques années d'opposition, le parti revint au pouvoir en 1857. Ce fut ce qu'on appela le grand ministère libéral, d'abord mené par Rogier, puis par Frère-Orban. Le gouvernement ne tomba qu'en 1870. Le parti était alors profondément divisé entre les radicaux, tel Paul Janson, qui réclamaient un élargissement du corps électoral, et les doctrinaires, tel Frère-Orban, qui y étaient radicalement opposés. Frère-Orban parvint néanmoins à rassembler les deux tendances autour d'un même programme et remporta une dernière victoire électorale en 1878. Il redevint chef de cabinet et sa politique déclencha rapidement la première guerre scolaire, qui conduisit le parti au désastre électoral de 1884.

Le parti catholique devait alors obtenir une majorité absolue qu'il ne perdra qu'après la Première Guerre mondiale. En effet, suite à l'introduction du suffrage plural en 1893, le poids du parti libéral devait beaucoup décroître. Il resta donc dans l'opposition jusqu'à la formation de gouvernements d'union nationale pendant la Grande Guerre. Dans l'entre-deux-guerres, les libéraux sont les partenaires les plus fréquents du parti catholique.

Après le deuxième conflit mondial, ils furent appelés à participer à diverses coalitions jusqu'en 1961. À cette date, faisant suite à la crise liée à l'indépendance du Congo belge et aux grandes grèves, sous l'égide d'Omer Vanaudenhove, il renonce à sa philosophie anticléricale et opère un processus d'ouverture, marqué par un changement de nom : il se nommera dorénavant le Parti de la Liberté et du Progrès (PLP). En 1972, il se scinde en une aile francophone, le Parti Réformateur Libéral (PRL), qui fut incorporé le 24 mars 2002 dans une coalition de centre-droit dénommée Mouvement Réformateur (MR), réunissant également le PFF, le FDF et le MCC, et une aile flamande, le Partij voor Vrijheid en Vooruitgang (PVV), qui fut modifié en 1992 en VLD (Vlaamse Liberalen en Democraten).

Présidents[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]