Didier Reynders
Didier J. L. Reynders est un homme politique libéral belge, né à Liège le 6 août 1958. Membre du Parti réformateur libéral, il a été, de 2004 à 2011, président du MR (Mouvement réformateur, un cartel politique formé par plusieurs partis belges francophones de droite et centre-droit).
Il a occupé diverses fonctions dans des institutions publiques avant de devenir député à la Chambre en 1992. Il a été Ministre fédéral des Finances sans discontinuer de 1999 à 2011 dans 6 gouvernements différents (du gouvernement Verhofstadt I au gouvernement Leterme II). Il est Ministre fédéral des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes dans le gouvernement Di Rupo.
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Carrière professionnelle [modifier]
Didier Reynders a fait ses études classiques à l'Institut Saint Jean Berchmans de Liège et est licencié en droit de l'Université de Liège (1981)[1].
Il entre en politique à la suite de sa rencontre avec Jean Gol. Directeur général au département des pouvoirs locaux du Ministère de la Région wallonne de 1985 à 1988, il devient Président de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) en 1986, puis Président de la Société Nationale des Voies aériennes en 1991-1993). Dans le même temps, il est élu conseiller communal à Liège.
En 1992, il est élu à la Chambre et devient président du groupe PRL FDF à la Chambre en 1995.
Parallèlement à sa carrière politique, il exerce plusieurs mandats dans le monde des affaires. De 1992 à 1999, il préside le conseil d'administration de la banque SEFB (Record Bank aujourd'hui). Il fut aussi administrateur du centre de coordination du groupe Carmeuse et de la Compagnie des wagons-lits.
À la suite des élections fédérales de 1999, il entre au gouvernement fédéral comme ministre des Finances, poste qu'il occupe sans discontinuer jusque 2011. Il a en plus été chargé de la Régie des Bâtiments dans le gouvernement Verhofstadt II, puis, considéré comme le lieutenant en politique de Louis Michel, il succède à celui-ci comme vice-Premier ministre le 18 juillet 2004, ensuite comme président du MR à compter du 11 octobre 2004. Il a également été le ministre francophone chargé des Réformes institutionnelles dans le Gouvernement Leterme II, ce qui fait de lui l'une des principales personnalités politiques de Belgique.
Pour le scrutin législatif du 10 juin 2007, Didier Reynders était en tête de la liste du MR pour la Chambre des Représentants à Liège.
À la suite des élections législatives du 10 juin 2007, la famille libérale belge (MR + Open VLD) devient la première famille politique de Belgique, grâce essentiellement au succès du MR qui, avec 12,52 % des suffrages et 23 sièges sur 150 à la Chambre des représentants (soit 1,12 point de mieux mais tout de même 1 siège de moins qu'en 2003), ainsi que 12,31 % des voix aux élections sénatoriales et 6 sièges, représente désormais la deuxième force politique de Belgique derrière le CD&V et le premier parti francophone.
Fort de ce succès, Didier Reynders a été désigné par le roi Albert II comme informateur [2]. Il démissionne le 15 juillet 2007, Yves Leterme étant nommé une première fois par le roi formateur du gouvernement.
Après plusieurs échecs, un gouvernement intérimaire est formé le 21 décembre 2007 sous la direction du Premier ministre sortant Guy Verhofstadt, et dans lequel il reste vice-Premier ministre toujours chargé des Finances et des Réformes institutionnelles (conjointement pour ce dossier avec Yves Leterme) ainsi que des Réformes socioéconomiques. Il est reconduit dans les gouvernements Leterme à partir du 20 mars 2008 et Van Rompuy à partir du 30 décembre 2008, où il est, selon l'ordre protocolaire, le numéro 2 du gouvernement.
Aux élections législatives fédérales belges de 2010, les libéraux subissent un double revers face aux socialistes en Wallonie et face aux nationalistes de la N-VA en Flandre. Durant la longue crise politique qui s'ensuit, Didier Reynders finit cependant par se voir confier une brève mission d'informateur qui dure un mois, en février 2011. C'est à cette même époque que Charles Michel lui succède à la présidence du MR, suite aux élections internes qui ont été la conséquence de la contestation qui a agité le MR [3].
Le 6 décembre 2011, il devient Ministre fédéral des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes dans le gouvernement Di Rupo.
Il lui a été reproché d'avoir rencontré officiellement le prince saoudien Nayef bin Sultan Al Shaalan, condamné pour trafic de stupéfiant[4].
Carrière politique [modifier]
Activités [modifier]
- Président du MR du 11 octobre 2004 au 14 février 2011
- Vice-président du MR de 1992 à 2004
- Président de la Fédération provinciale du MR depuis 1995
- Chef du groupe MR au Conseil communal de la Ville de Liège depuis 1995
- Président d'Arrondissement de Liège du MR(de 1995 à 2004)
- Président du groupe PRL-FDF à la Chambre (1995-1999)
- Député à la Chambre des Représentants de Belgique (depuis 1992)
- Conseiller communal à Liège (octobre 1988)
Mandats au gouvernement [modifier]
- 6 décembre 2011 : Ministre fédéral des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes dans le gouvernement Di Rupo
- 25 novembre 2009 : vice-Premier ministre, ministre des Finances et des Réformes institutionnelles au sein du gouvernement Leterme II.
- 30 décembre 2008 : vice-Premier ministre, ministre des Finances et des Réformes institutionnelles au sein du gouvernement Van Rompuy.
- 20 mars 2008 : vice-Premier ministre, ministre des Finances et des Réformes institutionnelles au sein du gouvernement Leterme I.
- 21 décembre 2007 : vice-Premier ministre et ministre des Finances et de la Réforme socio-économique au sein du gouvernement Verhofstadt III.
- Vice-Premier ministre (depuis le 18 juillet 2004) et ministre des Réformes institutionnelles.
- Ministre des Finances chargé de la Régie des Bâtiments (depuis le 12 juillet 2003).
- Ministre des Finances à partir de 1999[5].
- Président de l'Eurogroupe (réunion des Ministres des Finances de la zone euro) du 1er janvier au 31 décembre 2001 et de l'Ecofin (réunion des ministres des Finances de l'Union européenne) du 1er juillet au 31 décembre 2010.
- Membre du G7 durant l'année 2001.
- Président du G10 réunissant les principaux États créanciers (Allemagne, Belgique, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Pays-Bas, Suède et Suisse) durant l'année 2002.
- Chef de Cabinet du vice-Premier ministre, ministre de la Justice et des Réformes institutionnelles (Jean Gol) (1987-1988)
- Didier Reynders est consul honoraire de Tunisie (remplacé pendant la durée de son mandat ministériel par un consul honoraire faisant fonction : M. Laurent Burton).
Honneurs [modifier]
- Commandeur de l'Ordre de Léopold
- Grand-Croix de l'Ordre de Mérite du Grand-Duché de Luxembourg
- Chevalier Grand-Croix de l'Ordre d'Orange-Nassau
- Docteur honnoris causa a l'université de Plekhanov a Moscou[réf. nécessaire]
- Commandeur de la Légion d'honneur
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • WorldCat
Ouvrages de sa main [modifier]
- Parlons-en, 2007, éditions Luc Pire.
Ouvrages sur lui [modifier]
- André Gilain, Didier Reynders: La face cachée de l'iceberg, 2007, éditions Luc Pire (ISBN 9782874157448)
- Marco Van Hees, Didier Reynders L'homme qui parle à l'oreille des riches, 2008 (ISBN 9782930402451)
Notes et références [modifier]
- http://www.didier-reynders.be/qui-suis-je/index.php
- Fonction exploratoire traditionnellement confiée à un parti vainqueur, qui consiste à rencontrer les partis vainqueurs de ces élections, afin de cerner les différentes coalitions possibles et en faire rapport au Roi qui nomme alors un formateur, souvent l'informateur lui-même
- Gouvernement Di Rupo: biographie de Didier Reynders (MR), RTBF.be, 5 décembre 2011
- Diplomatie douteuse: Reynders rencontre un trafiquant de drogue à son insu
- est remplacé pendant la durée de son mandat ministériel par un consul honoraire faisant fonction : M. Laurent Burton.