Communauté germanophone de Belgique

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Communauté germanophone de Belgique
Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens
Drapeau de Communauté germanophone de Belgique
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Capitale Eupen
Gouvernement de la Communauté germanophone 1980
Parlement Parlement de la Communauté germanophone
Hymne Aucun
Langue officielle Allemand
Démographie
Population 76 775 hab. (1er janvier 2012)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 08″ N 6° 15′ 56″ E / 50.419, 6.2656450° 25′ 08″ Nord 6° 15′ 56″ Est / 50.419, 6.26564  
Superficie 85 400 ha = 854 km2
Localisation
Situation de la Communauté germanophone au sein de la Belgique
Situation de la Communauté germanophone au sein de la Belgique
Liens
Site web www.dglive.be

La Communauté germanophone de Belgique (en allemand : Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens) est une entité fédérée de la Belgique dont le territoire se trouve dans l'est de la Belgique. Avec une superficie de 854 km2 et une population de 76 775 habitants au 1er janvier 2012, dont 17 % d’étrangers, elle est la plus petite des trois communautés de Belgique, les deux autres étant la Communauté française (appelée aussi « Fédération Wallonie-Bruxelles ») et la Communauté flamande.

Territoire : la région de langue allemande[modifier | modifier le code]

Les neuf communes germanophones[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Région de langue allemande.
Les 9 communes germanophones

La Communauté germanophone se situe dans l'est de la Belgique, en Région wallonne et plus précisément en Province de Liège, dans l'Arrondissement administratif de Verviers, sur les cantons d’Eupen et de Saint-Vith.

Le territoire de la Communauté germanophone est délimité au nord par les « trois bornes » de la Belgique, de l'Allemagne et des Pays-Bas, à l'est par l'Allemagne, au sud par les trois bornes de la Belgique, de l'Allemagne et du Grand-Duché de Luxembourg et à l'ouest par la région belge de langue française. La Communauté germanophone exerce ainsi ses compétences sur neuf des onze communes appartenant aux cantons de l'Est (cf. en bas). Ces communes sont :

Le territoire de la Communauté germanophone n’est ainsi pas identique à celui des cantons de l’Est qui reprend, outre les neuf communes précitées, les communes de Malmedy et de Waimes qui se trouvent quant à elles sur le territoire de la Communauté française de Belgique. Ainsi, les cantons de l’Est reprennent le territoire qui fut concédé à la Belgique en 1919 à l’occasion du Traité de Versailles et qui appartenait auparavant (et ce depuis 1814) à la Prusse.

Elle fait également partie de l’Eurorégion Meuse-Rhin et de la Grande Région.

Des communes à facilités[modifier | modifier le code]

Signalisation bilingue en allemand et en français à Eupen.
Article détaillé : Facilités linguistiques.

Les communes de la région de langue allemande sont obligées par les lois sur l'emploi des langues en matière administrative à proposer des facilités linguistiques pour la minorité de francophones vivant en Communauté germanophone. Ainsi, toutes les publications des communes à destination du public en général se font en deux langues. Certains panneaux de signalisation sont également bilingues.

De même, les communes limitrophes situées en région de langue française sont obligées de proposer certaines facilités pour les citoyens germanophones. Soit

  • deux communes avec véritables facilités en allemand : Malmedy et Waimes (qui faisaient partie des cantons de l’Est)
  • et trois communes avec facilités en allemand et en néerlandais uniquement en matière d’enseignement (les facilités en matière administrative pourraient théoriquement être demandées par le conseil communal et approuvées par un arrêté royal, et ensuite par une loi) : Baelen, Plombières et Welkenraedt.

Politique : une entité fédérée de l'État belge[modifier | modifier le code]

Compétences[modifier | modifier le code]

Comme les autres communautés de Belgique, elle est compétente dans les domaines de la culture, de l’enseignement, dans l'emploi l'emploi des langues et dans les matières personnalisables (surtout les soins de santé, l'aide à la jeunesse et le secteur social). S'y ajoute la recherche dans ces domaines.

La Constitution belge (Art. 139) autorise la communauté germanophone à obtenir l'exercice de compétences régionales de la part de la Région wallonne pour les régler elle-même. Cet article a été mis en œuvre à trois reprises :

En revanche, contrairement à la Communauté française et à la Communauté flamande, la Communauté germanophone n’est pas compétente pour l’emploi des langues en matière administrative (qui reste dans le giron fédéral).

Elle possède, depuis la sixième réforme de l'État, de l’autonomie constitutive qui permet aux entités fédérées de régler certains aspects de leur propre organisation par elles-mêmes. En ce qui concerne les autres compétences, soit l’État fédéral, soit la Région wallonne restent compétents dans leurs propres domaines sur le territoire de langue allemande.

Parlement de la Communauté germanophone[modifier | modifier le code]

Le siège du Parlement de la Communauté germanophone à Eupen.

Le Parlement de la Communauté germanophone se compose d'une part de 25 députés élus directement tous les 5 ans par la population de la région de langue allemande au suffrage universel. La représentation se fait de manière proportionnelle.

D'autre part, le Parlement compte aussi des membres à voix consultative, membres germanophones du:

Les missions du Parlement de la Communauté germanophone consistent notamment à voter des actes à valeur législative (appelés « décrets ») et le budget de la Communauté, à contrôler l'action gouvernementale et a élire le représentant de la Communauté germanophone au Sénat belge.

Gouvernement de la Communauté germanophone[modifier | modifier le code]

Le siège du gouvernement de la Communauté germanophone à Eupen.

Le gouvernement de la Communauté germanophone est composé à l'origine de trois ministres et, depuis la législature 2004-2009, de quatre ministres, dont un ministre-président.

Le gouvernement exécute avec l'aide de son administration les décrets qui sont votés par le Parlement; ceci s'effectue par l'entremise de l'adoption « d'arrêtés du gouvernement ». Le gouvernement a également un droit d'initiative au Parlement de la Communauté germanophone, qui lui permet de soumettre des « projets de décret ». Enfin, le gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement.

Le gouvernement de la Communauté germanophone est également représenté par un ministre au « comité de concertation » à l'échelon fédéral.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La caserne des pompiers de La Calamine, l'une des 7 casernes de la zone de secours Liège 6, couvrant le territoire germanophone.

En ce qui concerne les services de police, le territoire de la communauté germanophone est scindé en deux zones interpolice :

Pour les services de pompiers, le territoire est couvert par une zone unique, la zone de secours Liège 6, regroupant les 7 anciens services régionaux d'incendie de la communauté.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]