Georges Montefiore-Levi

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Georges Montefiore-Levi

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Buste de Georges Montefiore par Thomas Vinçotte
l'Institut Montefiore de l'Université de Liège

Naissance 18 février 1832
Streatham
Décès 24 avril 1906
Bruxelles
Nationalité Belge
Pays de résidence Belgique
Profession ingénieur, industriel, philanthrope et sénateur
Activité principale fondateur de l'Institut Montefiore à Liège

Georges Montefiore-Levi, né le 18 février 1832 à Streatham et mort le 24 avril 1906 à Bruxelles, est un ingénieur, industriel, philanthrope et sénateur, naturalisé belge[1]. On lui doit notamment une amélioration du processus de production de l'alliage bronze phosphoreux[2], et il est le fondateur de l'une des plus anciennes écoles d'ingénieurs belge, l'Institut Montefiore à Liège.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Montefiore-Levi est le fils de Isaac Levi et de Esther Hanna Montefiore ; ses parents, installés à la Barbade, s'établissent en Angleterre, puis à Bruxelles en 1838. Georges Montefiore-Levi est installé à Liège vers 1850 : il étudie à l'université de Liège, dont il est diplômé ingénieur civil en 1852.

Georges Montefiore-Levi épouse en 1866 Hortense Montefiore-Bischoffsheim[3], fille du banquier Jonathan-Raphaël Bischoffsheim.

Inventeur d'une variété de bronze phosphoreux bien adaptée à la fabrication des fils télégraphiques, il fournit en 1879 les câbles du premier réseau téléphonique belge[4]. Il achète en 1882 le château du Rond Chêne à Esneux, où il réside régulièrement.

Famille de Georges Montefiore-Levi[modifier | modifier le code]

  • Parents :
    • Isaac Levi (mort à Bruxelles, 16 janvier 1839)
    • Esther Hanna Montefiore (La Barbade, 1798 - Menton, 19 avril 1864)
  • Frères et sœur :
  • Sans enfants, Georges et Hortense Montefiore-Levi élèvent au château du Rond Chêne Lucienne Premelic Hirsch, la fille adoptive de Maurice de Hirsch et de Clara Bischoffsheim, la sœur d'Hortense.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • 1856 : création de la Société G. Montefiore Levi et Cie, dont le siège est au Val Benoît à Liège, par Georges Montefiore Levi et la Société Bischoffsheim, Goldschmidt et Cie, banquiers à Paris, en commandite avec Jeanne Simonon (veuve Lesoinne) et ses enfants, Eugène Pirlot et Charles Nagelmackers[5].
  • 1882-1901 : Sénateur belge.
  • 1893-1906 : Censeur de la Banque nationale de Belgique.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • avenue Montefiore, à Esneux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Massimo M. Augello, Marco Enrico Luigi Guidi, Economist in Parliament in the Liberal Age (1848-1920): (1848-1920), Ashgate Publishing, Ltd., 2005, p. 56
  2. John F. Buchanan, Brassfounder's Alloys - A Practical Handbook, ReaD Books, 2008, p. 88
  3. Eliane Gubin, Catherine Jacques, Valérie Piette, Jean Puissant, Dictionnaire des femmes belges: XIXe et XXe siècles, Lannoo Uitgeverij, 2006, p. 59.
  4. Philippe Tomsin, "Carnets du Patrimoine - L'Institut Électrotechnique Montefiore"
  5. François Stockmans, "Georges Montefiore-Levi", dans Biographie nationale, publiée par l'Académie royale des lettres, des sciences et des beaux-arts de Belgique, tome 38, supplément tome X, fascicule 1er, Bruxelles, Etablissements Emile Bruylant, 1973, colonnes 598-599

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Stockmans, "Georges Montefiore-Levi", dans Biographie nationale, publiée par l'Académie royale des lettres, des sciences et des beaux-arts de Belgique, tome 38, supplément tome X, fascicule 1er, Bruxelles, Etablissements Emile Bruylant, 1973, colonnes 596-616.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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