Albert de Louvain

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Albert de Louvain
Biographie
Naissance vers 1166 à Louvain (?) Drapeau de la Belgique Belgique
Décès 24 novembre 1192
à Reims Drapeau de la France France
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
mai 1192 par le
pape Célestin III
Titre cardinalice cardinal-diacre
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 1191
Fonctions épiscopales prince-évêque de Liège

Saint Albert de Louvain ou Albert de Liège, né vers 1166 à Louvain (?) et mort (assassiné) le 24 novembre 1192, à Reims est un prince-évêque de Liège, et cardinal, de la fin du XIIe siècle. Reconnu comme saint par l'Église catholique il est liturgiquement commémoré le 24 novembre, en Belgique[1], et le 21 novembre ailleurs.

St Albert de Louvain (debout) peint par Pierre Paul Rubens (1640)

Chanoine et chevalier[modifier | modifier le code]

Second fils de Godefroid III, comte de Louvain, Albert fut fait chanoine de la cathédrale de Liège dès l’âge de 12 ans. À 21 ans, il y renonça pour se mettre au service de Baudouin V de Hainaut, comme chevalier. Il se destinait à partir en croisade en Terre sainte mais cela ne se réalisa pas.

Évêque de Liège[modifier | modifier le code]

Il récupéra son bénéfice canonial et fut choisi comme évêque de Liège en 1191. Il avait alors 25 ans. Malgré le fait qu'il avait un contre-candidat (Albert de Rethel), l’empereur Henri VI proposa son propre candidat. Albert se rendit à Rome et obtint l’approbation du pape Célestin III. De retour, Albert fut ordonné évêque aussi par l’archevêque de Reims, ce que l’archevêque de Cologne ne voulut pas faire. Le candidat impérial du siège, Lothaire de Hochstaden, refusa de céder et avec l’aide de Henri VI força son autorité. Allant plus loin Henri VI envoya des émissaires à Reims qui surprirent Albert de Louvain alors qu’il se rendait à l’abbaye de Saint-Rémi et l’assassinèrent (1192). Lothaire fut excommunié et l’empereur Henri VI dut faire pénitence.

Un saint[modifier | modifier le code]

Tout indique qu'Albert de Louvain était un homme de bien. Son esprit de chevalier et son désir de partir en croisade en sont des indications. Il est même possible que son retour comme chanoine à Liège ait été animé par des sentiments authentiquement religieux. Il n’en reste pas moins clair que son assassinat fut un acte politique. Qu’il fut évêque ne change rien au fait, même si cela augmenta beaucoup la gravité du geste. Si aucune passion religieuse ou « haine pour la foi » (condition du martyre chrétien) n’animaient ses assassins, en revanche, il fut assassiné pour sa fidélité à l'Église apostolique, catholique et romaine.

On honore sa mémoire liturgique le 24 novembre en Belgique et le 21 novembre ailleurs.

Sources et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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