Université de Liège

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Université de Liège
Université de Liège
Université de Liège
Informations
Fondation 1817
Fondateur Guillaume Ier des Pays-Bas
Type Université publique[1] de la Communauté française de Belgique
Régime linguistique Français
Budget 240 millions €
Localisation
Coordonnées 50° 38′ 27″ N 5° 34′ 29″ E / 50.640833, 5.57472250° 38′ 27″ Nord 5° 34′ 29″ Est / 50.640833, 5.574722  
Ville Blason de Liège Liège
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Campus Liège centre-ville
Sart-Tilman
Gembloux
Arlon (« campus Environnement »)
Direction
Administrateur Laurent Despy
Recteur Bernard Rentier
Chiffres clés
Personnel ~ 5 000
Enseignants-chercheurs ~ 2 800
Chercheurs ~ 1 600
Étudiants ~ 22 000
Divers
Affiliation Académie Wallonie-Europe
AUE
AUF
réseau TIME
Site web www.ulg.ac.be

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Université de Liège

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Université de Liège

L’université de Liège, en abrégé ULg, est une université publique et pluraliste belge située à Liège.

Elle comporte neuf facultés (par ordre de création: Philosophie et Lettres; Droit - Science politique & criminologie; Sciences; Médecine; Sciences appliquées; Médecine vétérinaire; Psychologie et Sciences de l’éducation, Gembloux Agro-Bio tech -Faculté d'agronomie-; Architecture), un institut (Institut des sciences humaines et sociales) et une école (HEC-ULg école de gestion). Elle offre des formations de premier, deuxième et troisième cycles (38 bacheliers, 200 masters, 65 masters complémentaires).

Elle est principalement située au Sart-Tilman ainsi que sur la place du Vingt-Août mais comporte également de très nombreux autres sites notamment au centre ville comme l'Institut de zoologie, d'anatomie ainsi que les zones HEC-ULg et la nouvelle faculté d'architecture. L'université possède aussi une station dans les Hautes Fagnes et, à l'étranger, la station d'océanographie STARESO en Corse ainsi qu'une station météorologique dans les Alpes.

Historique[modifier | modifier le code]

Quelques dates[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La fondation de l’université de Liège en 1817, à l’initiative du roi Guillaume Ier des Pays-Bas, est l’aboutissement d’une longue tradition intellectuelle qui remonte aux origines de la Principauté. À partir du XIe siècle, sous l’impulsion des princes-évêques, les écoles liégeoises constituent, en effet, un pôle d’attraction pour les étudiants et les chercheurs qui viennent y conquérir leurs premiers grades ou, comme Pétrarque, exploiter les richesses des bibliothèques.

Si la réputation des écoles médiévales valut à Liège le nom de nouvelle Athènes, que dire de celle du Collège qui s’ouvrit en 1496, à l’emplacement même de l’actuel bâtiment central de l’université, place du Vingt-Août ? Les Frères de la vie commune y furent les promoteurs d’un enseignement rénové : celui des humanités et les professeurs de milliers d’étudiants liégeois et même étrangers, comme le futur pédagogue Jean Sturm, qui fit souffler l’esprit du Collège liégeois à Strasbourg et, de là, dans un grand nombre de gymnases réformés.

À la fin du XVIe siècle, les jésuites remplaceront les frères dans leur propre maison. Celle-ci abritera le Collège en Île qui, après la suppression de la Compagnie de Jésus, est confié au clergé séculier par le prince-évêque François-Charles de Velbrück (prélat éclairé qui réorganisa en Académie anglaise le Collège des jésuites anglais, installé à Liège depuis 1614, et suscita tout un enseignement technique de haut niveau par la création de plusieurs écoles).

Le décret de Napoléon Ier du 17 mars 1808, portant sur l’organisation d’une université impériale et désignant Liège comme siège d’une Académie comportant notamment une faculté des Lettres et une faculté des Sciences, est la première charte universitaire liégeoise. Ni les écoles médiévales, pourtant si renommées, ni le Collège des bords de Meuse, bien qu’il dispensât deux cours supérieurs, ni les Écoles ouvertes sous Velbrück, ni même l’Académie anglaise, en dépit de son nom, ne peuvent être considérés comme des établissements universitaires. Liège doit son université au seul souverain des Pays-Bas dont elle dépendit jamais : Guillaume Ier sut se souvenir du passé prestigieux d’enseignement et de culture de la Cité ardente, quand il décida d’implanter une université d’État en terre wallonne.

Faculté de Philosophie et Lettres, place du Vingt-Août
Campus du Sart-Tilman (zone Nord)

Près de 200 ans après, même si elle s’est installée pour partie au Sart Tilman, l’université de Liège, qui dépend maintenant de la Communauté française de Belgique, est toujours à la même place, au bord de la Meuse, au centre de ce qu’on appela longtemps l’Île, Quartier latin de Liège depuis l’époque moderne.

L’université de Liège n’a pas un long passé, mais elle a déjà une histoire et surtout de profondes racines. Sa vocation pluraliste, son ouverture sur les réalités politiques, sociales et industrielles d’aujourd’hui et de demain, sa participation active à des programmes internationaux et européens de recherche fondamentale ou appliquée, sa présence dans toutes les actions communautaires en matière de mobilité des étudiants sont autant d’atouts pour l'université.

L’université de Liège a honoré plusieurs personnalités importantes comme Yasser Arafat, Jean-Claude Trichet, Umberto Eco, Tzvetan Todorov, Salman Rushdie ou Íngrid Betancourt, en leur octroyant le titre de Docteur honoris causa.

Depuis 2005, le recteur de l’université est le professeur Bernard Rentier.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le développement de l'université s'effectue en plusieurs phases.

Phase initiale[modifier | modifier le code]

Fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1879, le ministre Walthère Frère-Orban, alors à la tête du gouvernement, fait voter un important crédit pour doter les deux universités d'état, celle de Liège comme celle de Gand, de moyens « dignes de leur haute mission ». C'est sous le rectorat de Louis Trasenster que l'université connaît cette belle expansion. Huit nouveaux instituts sont créés, ce sont les Instituts Trasenster[4]. Plusieurs (tous?) ont été dessinés par l'architecte liégeois, Lambert Noppius.

L' institut d'électrotechnique Montefiore, situé rue Saint-Gilles, est créé sous l'impulsion de Georges Montefiore-Levi en 1883.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale

Fin du XXe siècle, début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, on assiste à un regroupement de certaines facultés de l'ULg sur le campus du Sart Tilman. Toutefois à partir des années 2010, on peut remarquer un regain d'intérêt de la part de l'université pour des implantations en centre ville avec l'intégration dans le patrimoine des bâtiments précédemment occupés par les instituts d’architecture Lambert Lombard (site du Botanique) et Saint-Luc (site d'Outremeuse), l'acquisition de l'ancien cinéma Opéra de la galerie Opéra (place de la République française) pour en faire des auditoires et un projet de rénovation de l'ancien institut Montefiore situé rue Saint-Gilles[7]. En mai 2014, l'Université annonce la centralisation de ces cours de langue[8] dans un « language district » dans l'institut d'anatomie, qui sera rénové, ainsi que dans un nouveau bâtiment situé à côté de cet Institut dont l'inauguration est prévue pour 2018[9].

Facultés et écoles[modifier | modifier le code]

L'université est composée de neuf facultés, une école et un institut.

Faculté d'architecture[modifier | modifier le code]

La faculté d’architecture est créée, indépendante de toute autre faculté existante, à partir du 1er juillet 2010. Elle résulte de la fusion des deux instituts supérieurs d’architecture liégeois, Lambert Lombard et Saint-Luc.

Faculté de droit et sciences politiques[modifier | modifier le code]

La faculté de droit et sciences politiques de l'université de Liège est composé de trois départements  :

  • droit;
  • science politique;
  • criminologie.

Faculté de médecine[modifier | modifier le code]

La faculté de médecine de l'université de Liège est composé de six départements  :

  • sciences cliniques;
  • sciences de la santé publique;
  • sciences biomédicales et précliniques;
  • sciences de la motricité;
  • science dentaire;
  • pharmacie.

Faculté de médecine vétérinaire[modifier | modifier le code]

La faculté de médecine vétérinaire de l'université de Liège est composé de huit départements  :

  • Département clinique des animaux de compagnie et des équidés
  • Département clinique des animaux de production
  • Département des maladies infectieuses et parasitaires
  • Département de morphologie et Pathologie
  • Département des productions animales
  • Département des sciences des denrées alimentaires
  • Département des sciences fonctionnelles
  • Institut vétérinaire tropical

Faculté de philosophie et lettres[modifier | modifier le code]

La faculté de philosophie et lettres de l'université de Liège est composé de six départements  :

  • Département de Philosophie
  • Département de Langues et littératures romanes
  • Département de Langues et littératures modernes et de Traduction-Interprétation (recouvrant l’orientation « générale » et l’orientation « germaniques »)
  • Département des Sciences de l’Antiquité (recouvrant l’orientation « classiques » et l’orientation « orientales »)
  • Département des Sciences historiques (recouvrant l’histoire et l’histoire de l’art et l’archéologie)
  • Département des Arts et Sciences de la communication (recouvrant l’information et communication et les arts du spectacle)

Faculté de psychologie et sciences de l’éducation[modifier | modifier le code]

La faculté de psychologie et sciences de l’éducation de l'université de Liège est composé de trois départements  :

  • Département de Psychologie : Cognition et Comportement
  • Département de Psychologies et Cliniques des Systèmes Humains
  • Département Éducation et Formation

Faculté des sciences[modifier | modifier le code]

La faculté des sciences de l'université de Liège est composé de neuf départements  :

  • Département de Astrophysique, océanographie et géophysique
  • Département de Biologie, écologie et évolution
  • Département de Chimie
  • Département de Géologie
  • Département de Géographie
  • Département de Mathématiques
  • Département de Physique
  • Département de Sciences de la vie
  • Département de Sciences et gestion de l’environnement

Faculté des sciences agronomiques[modifier | modifier le code]

La faculté des sciences agronomiques (Agro-Bio Tech) de l'université de Liège est composé de quatre départements  :

  • Forêts, Nature et Paysage
  • Sciences et technologie de l’environnement
  • Sciences agronomiques
  • Chimie et Bio-Industries

Faculté des sciences appliquées[modifier | modifier le code]

La faculté de sciences appliquées de l'université de Liège est composé de quatre départements  :

  • Département d'Aérospatiale et Mécanique
  • Département d'Architecture, Géologie, Environnement & Constructions
  • Département de Chimie appliquée
  • Département d'Électricité, Electronique et Informatique (Institut Montefiore)

École de gestion (HEC)[modifier | modifier le code]

En 2005, HEC-Liège fusionne avec les départements de gestion et d’économie de l’université de Liège pour créer « HEC-École de Gestion de l’Université de Liège ». Elle devient une des principales école de commerce en Communauté française.

Institut des sciences humaines & sociales[modifier | modifier le code]

L'institut dispense des cours via deux bacheliers : Sociologie et Anthropologie et Sciences Humaines et Sociales

Il rassemble plusieurs laboratoires parmi lesquels le laboratoire d'anthropologie sociale et culturelle (LASC).

Musées de l'université de Liège[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à l’université[modifier | modifier le code]

Recteurs de l'université de Liège[modifier | modifier le code]

  • 1848-1852 : Adolphe Borgnet
  • 1852-1855 : Jean-Servais-Guillaume Nypels
  • 1855-1857 : André Hubert Dumont
  • 1857-1861 : Jean-Théodore Lacordaire
  • 1861-1864 : Joseph Antoine Spring
  • 1864-1866 : François-Henri-Joseph Kupfferschlaeger
  • 1866-1867 : Joseph Antoine Spring
  • 1867-1870 : Charles de Cuyper
  • 1870-1873 : Charles Loomans
  • 1873-1879 : Victor Thiry
  • 1879-1882 : Louis Trasenster
  • 1885-1888 : Adolphe Wasseige
  • 1888-1891 : Louis Roersch
  • 1891-1894 : Gérard Galopin
  • 1894-1897 : Constantin Le Paige
  • 1897-1900 : Voltaire Masius
  • 1900-1903 : Victor Dwelshauvers-Dery
  • 1903-1906 : Oscar Merten
  • 1906-1909 : Fernand Thiry
  • 1909-1910 : Julien Fraipont
  • 1910-1912 : Auguste Gravis
  • 1912-1915 : Auguste Swaen
  • 1918-1921 : Eugène Hubert
  • 1921-1924 : Charles de Jace
  • 1924-1927 : Eugène Prost
  • 1927-1939 : Jules Duesberg
  • 1939-1947 : Léon Graulich
  • 1947-1947 : Adolphe Braas
  • 1947-1950 : Henri Fredericq
  • 1950-1953 : Ferdinand Campus
  • 1953-1971 : Marcel Dubuisson
  • 1971-1977 : Maurice Welsch
  • 1977-1985 : Émile-Hippolyte Betz
  • 1985-1997 : Arthur Bodson
  • 1997-2005 : Willy Legros
  • depuis 2005 : Bernard Rentier

Docteurs honoris causa[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Docteur honoris causa de l'université de Liège.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Missions de l'ULg.
  2. Le Conseil communal décide en effet la construction de l'Institut de zoologie situé sur l'actuel quai Van Beneden et il examine aussi les devis de construction de pas moins d'une dizaine de nouveaux bâtiments
  3. Lacomble-Masereel Bernadette, Les premières étudiantes à l'université de Liège, Liège, Éditions de la Commission Communale d'Histoire de l'Ancien Pays de Liège, 1980, p. 10
  4. historique_institut.pdf Sonia WANSON, Historique de l’Institut de Zoologie “Edouard van Beneden”
  5. Historique de l'institut de zoologie
  6. lily portugaels, « L'avenir du Val Benoît et un 80e anniversaire », http://www.LaLibre.be (consulté le 12 mai 2008).
  7. Projets immobiliers de l'ULg
  8. Centralisation de tous les étudiants des cinq années en traduction-interprétariat et de l’Institut supérieur des langues vivantes en plus du centre Confucius (qui dispense le chinois) et le centre d’études japonaises dékà présents
  9. Luc Gochel, « Un «language district» à l’ULg », Le Soir,‎ août mai, p. 2014 (lire en ligne)
  10. http://www.ulg.ac.be/cms/c_29463/fr/ra2000-seance-de-rentree-academique-2000-2001
  11. http://www.ulg.ac.be/cms/c_31073/fr/docteurs-honoris-causa-2001
  12. http://www.ulg.ac.be/cms/c_28579/fr/rentree-academique-2003-2004
  13. http://www.ulg.ac.be/cms/c_28322/fr/rentree-academique-2004-2005
  14. http://www.ulg.ac.be/cms/c_24551/fr/rentree-academique-2006-2007
  15. http://www.ulg.ac.be/cms/c_34857/docteurs-honoris-causa-2007-vaclav-havel?portail=iulg Docteurs Honoris Causa 2007 - Vaclav Havel
  16. http://www.ulg.ac.be/cms/c_279689/fr/seance-de-rentree-academique-2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]