Machine de Marly
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La machine de Marly, sur la commune de Bougival est l'œuvre de deux liégeois : Rennequin Sualem, maître charpentier et mécanicien et Arnold de Ville, entrepreneur et banquier. Elle fut usinée par la Fonderie des Vennes[1] à Liège tandis que toutes les partie métallique tels que les tuyaux furent fabriqués à la Fonderie des Vennes en Belgique et acheminées sur place. Le chantier, commencé en 1681, s'acheva le 16 juin 1685. La machine fut inaugurée le 16 juin 1684 par le Roi Louis XIV. Après les travaux, Rennequin Sualem fut nommé Premier ingénieur du Roy par Louis XIV et anobli. Au roi, qui lui demandait comment il avait eu l'idée de cette machine, Rennequin lui répondit en wallon: « Tot tuzant, sire » (« En y réfléchissant, sire »).
Il s'agissait du point de pompage d'un ensemble d'installations amenant l'eau de la Seine jusqu'aux 3 réservoirs des Deux portes de 8 hectares sur 4métres de profondeur environ et gravitairement au Château de MarlySaint cloud et ensuite stocké dans les 4 réservoirs de Montbauron et gravitairement à Versailles pour l'alimentation des nombreux bassins et fontaines du parc du château. La Machine de Marly fonctionna durant 120 ans. Le stockage continue de fonctionner de nos jours à Montbauron, ce qui permet une heure de réserve pour les grandes eaux de Versailles. Hélas, non seulement la machine était bruyante et avait été onéreuse mais, constituée à 90 % de bois, elle se détériora rapidement. On arrêta finalement de la réparer dans le courant du XVIIIe siècle avant de la détruire en 1817 pour la remplacer par une machine à vapeur[réf. nécessaire].
Cette machine à vapeur, construite par l'ingénieur Martin et l'architecte Cécile, délivrait une puissance de 95 cv pour un débit de 2000m3 par jour et une consommation de 10 tonnes de charbon par jour[réf. nécessaire].
Les coûts d'exploitations ayant été jugés trop élevés, elle fut remplacée à son tour en 1859 par une machine hydraulique conçue par Dufrayer sous le règne de Napoléon III. Cette machine comportait six roues de 12 mètres de diamètre et 4,5 mètres de large, pesant 120 tonnes. Chaque roue est capable d'un débit de 3500m3 par jour, soit 21000 m3 par jour pour l'ensemble de l'installation. Elle fut arrêtée en 1963 pour des raisons d'odeurs[réf. nécessaire].
En 1910, elle fut renforcé par une machine à gaz actionnant des pompes, en 1938 par des moteurs diesel actionnant deux pompes d'une puissance de 400 cv pour environ 1200 m3 refoulés par heure[réf. nécessaire].
En 1968, un groupe électropompes remplace la machine de Napoléon III. Celui-ci fourni une puissance de 760 cv pour 1100 m3 refoulés par heure en renforcement des autre groupes. Le service n'a cessé d'évoluer jusqu'à nos jours avec des meilleurs rendements de pompe. Actuellement en heure de pointe, le refoulement est de 5500 m3 par heure et fournit environ 22 communes dont Versailles et 400 000 mille personnes[réf. nécessaire].
Le dispositif général pour alimenter en eau le parc de Versailles est dénommé la Rivière du Roi Soleil[2].
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[modifier] Dispositif
La dénivellation étant trop forte pour faire monter l'eau d'un seul jet[3] jusqu'à l'aqueduc, le parcours est conçu en trois parties comprises entre deux bassins intermédiaires, eux-mêmes munis de pompes. La transmission de la force motrice est possible grâce à des doubles tringles maintenues par des balanciers, eux-mêmes fixés sur un chemin de bois continu avec chevalets, innovation principale de la machine.
La partie amont des transmissions s'arrêtant à la station intermédiaire dite "de mi-côte" est appelée transmission des petits chevalets. La partie d'aval montant jusqu'à la station intermédiaire supérieure est appelée transmission des grands chevalets. Elle actionne aussi au passage des pompes à la station de mi-côte. On compte au total 256 pompes. La puissance théorique de la machine est de 700 chevaux environ et son débit théorique maximal de 6000m3 par jour. En réalité, due à une mauvaise synchronisation du dispositif, le rendement n'est que de 15% environ, elle atteint donc à peine la moitié de ce chiffre et baisse régulièrement par la suite : de 640 m3 par jour en 1798, il passe à 240 m3 par jour en 1803.
L'eau était amenée et refoulée à 154 mètres au-dessus du niveau de la Seine par trois montées successives jusqu'aux trois réservoirs de Marly en passant par deux puisards intermédiaires à 48 et à 99 m au-dessus du fleuve. Le débit était de 1 500 à 1 800 m3 par jour. Actionnées par le courant de la Seine, 14 grandes roues à aubes entraînaient des pistons refoulants. Ce dénivelé était exceptionnel à l'époque, les cuirs des pistons n'auraient pas résisté à la pression de 15 bars, d'où le besoin de diviser la montée en trois paliers de 50 m. Il fallut de plus installer en amont du dispositif un brise-glace et un dégrilleur pour éviter la dégradation des aubes.
L'eau effectuait sa dernière remontée dans la tour du Levant, haute de 23 mètres, de l'aqueduc de Louveciennes et était ainsi acheminée sur 640 mètres vers la tour du Jongleur, haute de 12 mètres, d'où elle était déversée dans les réservoirs de Marly dits de la Batterie, sur le plateau du Cœur Volant qui domine Versailles de 33 mètres.
[modifier] Pour approfondir
[modifier] Notes et références
- ↑ Fonderie des Vennes sur le site La Braise, Liège
- ↑ Chronologie du dispositif hydraulique mis en place pour alimenter les eaux de Versailles [1]
- ↑ http://www.arts-et-metiers.net/pdf/machine-marly.pdf
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Roger Cardon, Description et historique de la machine, sur le site du syndicat d'initiative de Bougival
- Images et documents sur un site de l'American School of Paris (en)
- Vue satellite wikimapia de la Machine de Marly
- L'histoire de la machine de Marly
- Le site de la Sevesc, actuel exploitant du site
- Vidéos montrant la Machine de Marly
[modifier] Galerie
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La machine de Marly par Sisley en 1873
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