Hildesheim

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Hildesheim
Blason de Hildesheim
Localisation de Hildesheim en Allemagne
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Données générales
Toponyme officiel Hildesheim
Pays Allemagne Allemagne
Land Basse-Saxe
District
(Regierungsbezirk)
Arrondissement
(Landkreis)
Hildesheim ville-arrondissement
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
03 2 54 021
Code postal de 31101 à 31141
Indicatif téléphonique 05121
Immatriculation HI
Latitude
Longitude
52° 09′ Nord
         9° 57′ Est
/ 52.15, 9.95
Altitude (NN) 78 m
Superficie 92,96 km²
Population 102.654 hab. (30 septembre 2005)
Densité 1.104 hab./km²
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
19
Site web www.hildesheim.de
Politique (2001-2006)
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Kurt Machens (CDU)
Partis au pouvoir CDU, SPD

Hildesheim est une ville allemande, située près de Hanovre, Basse-Saxe.Peuplée d'environ 100 000 habitants, on la surnomme aussi ville de Sandra (« Elle »). Les activités principales y sont l'administration, les services et l'enseignement. Hildesheim a une université et différentes écoles. Elle est la résidence d'un évêque catholique.

Bien que détruit à 90 % pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre historique, reconstruit ensuite, a conservé beaucoup de son ancien charme.

Hildesheim, place du marché et mairie

La cathédrale Sainte-Marie et l'église Saint-Michel rappellent l'époque de l’évêque Bernard d'Hildesheim (993-1022). Hildesheim, avec toute la région, était alors le centre de la dynastie des empereurs ottoniens qui aspiraient à la restauration de l'empire romain. Saint Bernard voulait donner à sa résidence, un village de quelques paysans et marchands avec une cathédrale vide, une face "impériale" digne de cette aspiration. Il entoura les édifices épiscopaux d'un mur impressionnant (partiellement conservé), il fit construire Saint Michel, sa "forteresse de Dieu", et il commandita beaucoup d'œuvres d'art, en particulier la porte et la colonne de bronze dans la cathédrale avec des représentations bibliques de qualité unique.

Au cours du Moyen Âge, Hildesheim perdit son importance interrégionale, mais la grande église gothique de Saint-André et les maisons à colombage des syndicats et des bourgeois de cet époque, conservées ou réconstruites, avec le marché historique au centre, sont remarquables.

Hildesheim est la ville natale des corsaires Didrik Pining et Hans Pothorst (XVe siècle) dont certains pensent qu'ils seraient parvenus au Labrador vingt ans avant le premier voyage de Colomb en Amérique.[1] Le premier fut gouverneur d'Islande de 1478 à 1490.

Sommaire

[modifier] Histoire

Au cœur de la Saxe que traversait naguère l'antique Hellweg, route de commerce reliant la Rhénanie aux marches du Brandebourg (et coïncidant aujourd'hui en gros avec la Route fédérale 1), se dressait dès avant l’époque franque un village autour d'un sanctuaire. Toutefois, l'hypothèse selon laquelle Hildesheim se confond avec le toponyme de Bennopolis attesté en 577 n'est plus aujourd'hui tenable, car cette mention trouvée dans un manuscrit parisien est reconnue comme un faux.

Vers 800, Charlemagne établit à Elze (naguère appelée Aula Caesaris, ou en abrégé Aulica , environ 19 km à l'ouest de l'actuelle Hildesheim) le siège de l'évêché de Saxe orientale (Ostfalie) et le plaça sous le Patronage des apôtres Pierre et Paul. Son fils Louis le Pieux le transplanta en 815 à l'emplacement de l'actuelle Hildesheim et le mit sous la protection de la Sainte Vierge. La première cathédrale d'Hildesheim fut érigée sous le règne de l'évêque Alfred. L’évêque Bernward la fit évoluer vers 1000 en une abbaye fortifiée massive, l’Altstadt, dont on retrouve bien le plan dans le tissu urbain moderne. Mais c'est surtout autour de l'église Saint-André qu'au cours des siècles suivants l'urbanisation fit d'Hildesheim un centre important d'artisanat et de commerce. Juste aux pieds des remparts de Bernward se développa à partir de 1196 un village d'artisans du nom de Dammstadt et peu après la prévôté de Neustadt (dont la première mention historique remonte à l'année 1221). Contrairement à l'Altstadt fortifiée, les faubourgs de Dammstadt et de Neustadt furent des colonies de peuplement planifiées, dont le plan régulier se démarque encore clairement aujourd'hui dans le tissu urbain. Dammstadt devait être détruite en 1332, lors de la nuit de Noël.

Une portion de l'enceinte de Bernward et les fondations d’une tour sur la place de la cathédrale (remontant à l'an mil).

À l’issue d’une rivalité multiséculaire, qui se traduisit même au plus fort par des confrontations armées occasionnelles, Alstadt et Neustadt se résolurent en 1583 à une union dirigée par un conseil commun d'échevins (le Samtrath), les anciens remparts étant en partie abattus par la suite. L'unification formelle des deux bourgs au sein d'Hildesheim ne devait toutefois intervenir que sous la couronne prussienne, en 1803.

L'évêque avait dû dès 1300 abdiquer de facto son autorité sur l’Altstadt, car les bourgeois s'étaient dotés d'une charte et de leur propre sceau. À ce moment, l'organisation topographique de la ville était déjà arrêtée, ses bornes étaient fixées et matérialisées par des murailles. Durant deux siècles, la ville fut en proie aux relations changeantes entre les magistrats d'Hildesheim, l'évêque et ses sujets toujours plus émancipés, les bourgeois et leurs échevins. Hildesheim adhéra à la Hanse en 1367. À l’issue de la querelle d’Hildesheim (1519-1523), la principauté perdit tous ses territoires hors de la ville (qu’elle ne recouvrit qu’en 1643) et par là-même son autorité régionale. Bien que la Réforme eût gagné la ville en 1542 grâce au prosélytisme de Johannes Bugenhagen, un disciple de Martin Luther, Hildesheim n'en demeura pas moins un diocèse catholique aussi bien qu'une principauté du Saint-Empire, la cathédrale ainsi que l'abbaye (et en partie l'église Saint-Michel) conservant elles aussi leur statut confessionnel. Comme les autres principautés ecclésiastiques, l'évêché d'Hildesheim fut sécularisé en 1803, puis rétabli en 1824 en tant que diocèse d’Hildesheim. Rattaché en 1807 au Royaume de Westphalie, il échut en 1813 au Royaume de Hanovre et devint en 1815 le siège d'une administration autonome, fut rattaché en 1823 à la toute nouvelle « intendance d’Hildesheim ». L'agglomération et les pays environnants échurent par la suite à la couronne prussienne qui fusionna Altstadt et Neustadt. La ville elle-même connut désormais une autonomie durable. L'agglomération d’Hildesheim fut plusieurs fois agrandie, d'abord en 1852 avec l'absorption de la commune voisine de Marienburg, dont le conseil fut rapatrié à Hildesheim, puis en 1859 avec la fusion de 16 communes de la défunte agglomération de Ruthe.

En conséquence de la guerre austro-prussienne (1866), Hildesheim fut rattachée avec l'ensemble du Royaume de Hanovre à la Prusse, avant d'obtenir en 1885 le statut de ville autonome et de devenir le siège du district d’Hildesheim et de la prévôté, devenu l’Arrondissement de Hildesheim. Le district d’Hildesheim a été réorganisé à plusieurs reprises depuis.

Le premier commutateur téléphonique automatisé d’Europe fut mis en service à Hildesheim le 10 juillet 1908.

Le 22 mars 1945, à la fin de la deuxième guerre mondiale, le centre historique d’Hildesheim fut la cible d'un bombardement britannique entrepris dans le cadre des bombardements à la nappe qui le rasa presque entièrement, réduisant en cendres la plupart des maisons à colombages de la « Nuremberg du nord ». Des 1500 maisons historiques, seules 200 ont pu être conservées. 90 % du centre historique de l’Altstadt avaient été incendiées. 43% de la ville était détruit. La reconstruction de la ville reprit en 1948. Les maisons à colombages de la Place du Marché ont pu être reconstruites en 1984-89. L'association Hildesheimer Altstadtgilde s'est attelée à la restauration de l’Umgestülpter Zuckerhut, une maison à colombages édifiée dans un site unique, et qui paraissait perdue après le bombardement de 1945. Dès la fin 2009, la Zuckerhut sera rouverte, pour le jubilé des 500 ans de ce monument.

Le district de Marienburg, qui avait été créé en 1885, fut fusionné avec le district d’Hildesheim en 1946. Hildesheim devint en 1970 centre pédagogique régional, avec l'ouverture du Centre Pédagogique de Basse-Saxe, et en 1971 le lycée professionnel d’Hildesheim (naguère Königliche Baugewerkschule Hildesheim, fondée en 1900). Les réformes des communes des années 1970 conduisirent à une forte augmentation de la population, si bien qu'en 1974 l'agglomération atteignait les 100 000 habitants.

Dans le cadre de la réforme des districts de Basse-Saxe, Hildesheim fut rattachée le 1er mars 1974 au district d’Hildesheim, qui annexa le 1er août 1977 le district d’Alfeld (Leine). Le 1er février 1978 vit la fusion des administrations régionales d'Hildesheim. Jusqu'à la réorganisation régionale complète de la Basse-Saxe en 2004, l'arrondissement d’Hildesheim (et la ville) dépendaient de l'administration régionale du Hanovre.

La ville a obtenu en 2005 la médaille d'argent au concours des villes fleuries d'Allemagne (Unsere Stadt blüht auf).

[modifier] Culture

[modifier] Musées et théatres

Le Musée Roemer et Pelizaeus présente sur 1700 m² une prestigieuse collection permanente égyptienne dus à 2 collectionneurs du 19ème siècle, passionnés par l'Egypte pharaonique.

[modifier] Monuments historiques

[modifier] Festivals

[modifier] Jumelages

La ville d'Hildesheim est jumelée avec les villes suivantes :

[modifier] Célébrités liées à la commune

[modifier] Références

  1. L'expédition de Pining, Pothorst et Cortereal

[modifier] Liens externes

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