Dinant
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| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Dinant | |
| Coordonnées | ||
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
99,80 km² (2005) 64,03 % |
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| Données sociologiques (source : statbel.fgov.be) | ||
| Population – Hommes – Femmes Densité |
13.186 (1er janvier 2008) 47,94 % |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
(1er janvier 2008) 21,80 % |
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| Étrangers | 4,07 % (1er janvier 2008) | |
| Économie | ||
| Taux de chômage | 18,78 % (janvier 2009) | |
| Revenu annuel moyen | 12.029 €/hab. (2005) | |
| Politique | ||
| Bourgmestre | Richard Fournaux (MR/MCC) | |
| Majorité | LdB | |
| Sièges LdB PS cdH |
23 14 5 4 |
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| Sections de commune | ||
| Section | Code postal | |
| Dinant Anseremme Bouvignes-sur-Meuse Dréhance Falmagne Falmignoul Foy-Notre-Dame Furfooz Lisogne Sorinnes Thynes |
5500 5500 5500 5500 5500 5500 5504 5500 5501 5503 5502 |
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| Autres informations | ||
| Gentilé | Dinantais(e) | |
| Zone téléphonique | 082 | |
| Code INS | 91034 | |
| Site officiel | www.dinant.be | |
Dinant est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Namur.
Elle est bâtie sur la rive droite de la Meuse, à 90 kilomètres au sud de Bruxelles, 25 de Namur et 16 au nord de Givet, en France. En 2002, Dinant compte une population de 12 763 habitants. La vallée de la Meuse, son cadre unique, ses nombreux monuments, la tour et les grottes de Mont-Fat et sa grotte « la Merveilleuse » en font un haut lieu touristique de la région mosane. De nombreuses croisières fluviales sont organisées au départ de la cité des Copères (du germanique koper qui signifie « cuivre »).
En outre, la ville et le centre culturel organisent très souvent des événements musicaux en rapport avec le saxophone : Concours international Adolphe Sax, Concours pour jeunes saxophonistes, Journées des harmonies, Rassemblements de saxophonistes, Dimanches du saxophone, concerts de jazz… mais également des concerts plus classiques dans le cadre du Festival de l'été mosan qui se déroule chaque année dans la ville et sa région.
Dinant est également connue dans le monde entier pour avoir donné son nom à l'art de la fabrication des objets en cuivre et en laiton, la dinanderie.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Dinant s’est installée dans la vallée de la Haute-Meuse, là où le fleuve entaille profondément le plateau du Condroz occidental. Serrée entre la roche et l’eau, la ville ne dispose que de peu d’espace pour s’épanouir ; c’est donc tout en longueur que la cité s’est développée, d’abord en noyaux distincts, dès la période romaine, puis en un ruban continu orienté du nord au sud. L’affleurement de bancs de calcaire de très grande qualité a permis à l’industrie de la pierre (principalement du marbre) de se développer rapidement grâce à la proximité du fleuve, mais c’est surtout la dinanderie qui lui apporte la réussite économique.
[modifier] Sections de commune
Anseremme, Bouvignes-sur-Meuse, Dinant, Dréhance, Falmagne, Falmignoul, Foy-Notre-Dame, Furfooz, Lisogne, Sorinnes et Thynes et les quartiers de Les Rivages, Leffe et de Neffe, ce dernier ayant eu la particularité d'appartenir à deux communes, Anseremme et Dinant.
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
Dès la préhistoire, les hommes ont fréquenté la vallée de la Meuse. Les fouilles, opérées au cours du XIXe siècle dans de nombreux abris sous roche, ont révélé une occupation mésolithique (env. 10000 à 5000 av. J.-C.) et néolithique (env. 5000 à 2500 av. J.-C.) en amont de Dinant. Edouard Dupont est l’une des figures les plus connues de l’archéologie dinantaise, autour de 1850.
[modifier] Antiquité
Les périodes celtique et romaine ne sont documentées que de façon lacunaire, par quelques fouilles de sauvetage opérées à la fin du XXe siècle par des archéologues bénévoles ou amateurs. Toutefois, la région fut colonisée par les armées romaines dès 52 av. J.-C., et des découvertes ponctuelles confirment l’utilisation pendant l’Antiquité de la Meuse comme voie navigable, ce qui n’était pas une innovation romaine. La présence romaine est attestée à Namur dès le Haut-Empire, à 30 km en aval de Dinant, ainsi que sur les plateaux du Condroz. Nos régions sont alors intégrées à la Cité des Tongres, qui sera l’embryon de l’évêché à partir duquel la religion chrétienne s’implantera. La tradition situe au IVe siècle ap. J.-C. la fondation à Dinant d’un oratoire par Saint Materne.
[modifier] Moyen âge
Il semble que la ville gagne rapidement en importance, puisque au VIe siècle, le 21e évêque de Maastricht, nommé Monulphe, serait le fils d’un seigneur dinantais. Enfin, l’Anonyme de Ravenne cite « Dinantis » au VIIe siècle. Saint Perpète préside aux destinées de la ville. Evêque (controversé) de Tongres, il serait né à Dinant où ses reliques furent transportées, en la Collégiale Notre-Dame. Il serait mort le 4 novembre 617. A la période mérovingienne, Dinant est un vicus, encore mal documenté. Il est fait allusion à un atelier de monnaie, à un marché au nord de la ville ; il est vraisemblable que plusieurs noyaux pré-urbains évoluent à faible distance avant de fusionner.
Lorsque l’empire carolingien se disloque, la Francie Médiane échoit à Lothaire Ier, fils de Louis le Pieux, dans un accord conclu à Verdun en 843 entre les petits-fils de Charlemagne. La Lotharingie, qui allait des actuels Pays-Bas aux portes de Rome, fut à nouveau morcelée en 855, avant de faire l’objet d’un partage entre l’héritier de la Francie Occidentale, Charles le Chauve, et celui de la Germanie, Louis le Germanique. En 880 enfin, par cette tectonique des territoires, Dinant fut désormais intégrée à la Germanie, par le biais de l’évêché de Liège. A cette période, entre 850 et 875, les anciens pagi, divisions administratives carolingiennes, sont modifiées au profit de quelques familles, désormais comtales mais toujours itinérantes et en charge de l’administration du territoire. Il faudra attendre le Xe siècle pour que Namur voie s’installer « son » comte en ses murs, tandis qu’au cours du règne de Richer (entre 920 et 945), à Liège, apparaît la première mention de l’épiscopat dans la cité ardente. En 938, un collège de chanoines est créé à Dinant, probablement en face d’un pont enjambant la Meuse. Comme à Namur, Huy et Liège, un petit chapitre veille au péage de taxes à hauteur d’un pont et d’une église Notre-Dame.
Jusqu’au milieu du XIe siècle, par une bizarrerie géopolitique fréquente au cours du haut moyen-âge, Dinant était pourtant partagée entre l’autorité du comte de Namur et celle du prince-évêque de Liège. A partir de 1070, le territoire de la Ville est administré directement par le pouvoir épiscopal. De cette nouvelle stabilité naîtra une prospérité économique qui profitera à Dinant. Au cours du XIIIe siècle, l’enceinte englobe désormais tous les noyaux primitifs de la ville, en ce compris l’île des Batteurs, en amont.
Toutefois, sa position en bordure des deux pays ennemis, chacun sur une rive de la Meuse, scellera son destin dans l’opposition constante entre l’Est germanique et l’Ouest latin. En effet, la rive gauche du fleuve est alors en terre namuroise, tandis que la rive droite, qui accueille Dinant, est en terre liégeoise – mais aux confins de celle-ci. Verrou sur la Meuse, la ville est aux premières loges d’un conflit politique qui trouve un prolongement dans la batterie du cuivre : Bouvigne la namuroise, sur la rive opposée, possède en effet d’importants gisements de derle, la terre blanche utilisée par les dinandiers pour former leur moules. Cette même dinanderie apportera une immense fortune à la ville. Souvent citée comme la plus méridionale des villes de la Hanse teutonique, Dinant n’en fit cependant pas exactement partie. L’axe mosan et les villes liégeoises ont toutefois largement profité des débouchés économiques du bassin de la Mer du Nord ; on en retrouve mention dans un règlement londonien de 1130, qui précisait les modalités commerciales auxquelles les « Lorrains » devaient se plier.
Ces tensions entre Est et Ouest trouveront leur point d’orgue en 1466. Charles le Téméraire, alors duc de Bourgogne et comte de Namur (le comté est intégré à la couronne bourguignonne depuis 1421), riposte à une escarmouche par la destruction de Dinant, préfigurant celle de Liège, deux ans plus tard. La légende raconte que les bourgeois furent jetés dans la Meuse, liés deux à deux, tandis que la ville fut incendiée et les fortifications démontées. Les dinandiers furent invités à rejoindre Namur pour y exercer librement leur métier. Cette délocalisation de la dinanderie, dont les fouilles archéologiques récentes ont trouvé l’écho, porta un coup fatal au métier et à la cité médiévale.
[modifier] Temps Modernes
[modifier] Période contemporaine
La tragédie de 1914
La ville fut plus tragiquement célèbre en 1914 parce que suite à une "fausse croyance sincère" dont ils donnent le sens dans Atrocités allemandes, Horne et Kramer ont montré que les massacres de civils (perçus comme des francs-tireurs) par l'armée impériale allemande sur l'axe principal de l'invasion en août 1914, frappa le plus durement la ville de Dinant (674 hommes, femmes et enfants passés par les armes, des quartiers entiers détruits par le feu). Or cette tragédie qui fit des milliers de morts en un peu plus d'un mois principalement en Wallonie (qui se situait sur l'axe d'invasion), avec Tamines et Andenne notamment), mais aussi en France et en Flandre discrédita l'Allemagne, donna l'avantage moral aux Alliés fondés à mener ce qu'ils appelaient la "guerre du droit", joua un rôle central dans l'engagement des USA en 1917, explique l'exode de millions de civils dès les premiers combats de mai 1940.
[modifier] Lieux et Monuments remarquables
- La Collégiale Notre-Dame de Dinant (XIIIe - XIVe siècles), qui relève du Patrimoine majeur de Wallonie
- La citadelle (1818-1821), aménagée par les Hollandais, sur un rocher à 100 mètres au-dessus du niveau de la Meuse.
- Le rocher Bayard, aiguille rocheuse exceptionnelle qui se détache de la falaise, au sud de la ville.
- L'Abbaye Notre-Dame de Leffe, construite en 1152 en périphérie de la cité.
- Les pelouses calcaires, au nord de la ville, s'accrochent au rebord occidental du plateau condruzien. Cet écrin de verdure comporte un biotope tout à fait particulier, propice à l'épanouissement de papillons et d'orchidées, parmi de très nombreux spécimens végétaux et animaux.
[modifier] Personnages célèbres
- André Buzin, peintre animalier, y est né en 1946. Il est connu pour être l'illustrateur de nombreux timbres à motifs d'oiseaux pour la Poste belge mais aussi pour les Postes luxembourgeoise, sénégalaise et autres.
- Albert Huybrechts (1899-1938), musicien et compositeur.
- Angèle Manteau (1911-2008), éditrice
- Jacques Nicolaï (1605-1678), frère jésuite, peintre d'art sacré.
- Joachim Patenier (1485-1524), peintre
- Père Dominique Pire (1910-1969), fondateur des Iles de Paix et Prix Nobel de la Paix en 1958.
- Adolphe Sax (1814-1894), inventeur du saxophone.
- André Sodar (1829-1903), peintre paysagiste de l'École belge, frère cadet de François. Une rue de la ville porte son nom depuis 1922.
- François Sodar (dit Franz) (1827-1899) portraitiste, peintre d'histoire et de sujets religieux de l'École belge.
- Antoine Wiertz, peintre et sculpteur belge né à Dinant en 1806. On peut voir dans le Square Lion une reproduction d'une de ses sculptures : Le Triomphe de la lumière qui, étudiée pour dominer le rocher de Dinant, a inspiré la statue de la Liberté à Frédéric-Auguste Bartholdi. Une rue de la ville porte son nom. Une place porte son nom à Namur.
[modifier] Spécialités culinaires
- La Flamiche, tarte salée à base de fromage gras et d'œufs
- La couque de Dinant, biscuit dur à base de miel
[modifier] Jumelages
- Un fort lien est entretenu avec son homonyme française
Dinan (France). Tous les 5 ans un échange festif a lieu entre les cités bretonne et wallonne, les deux premières d'Europe à organiser pareil jumelage. - Des jumelages avec les villes de
Chios (Grèce) et de
Hoddesdon (Royaume-Uni) existent également.
[modifier] Bibliographie
- Annales de la Société archéologique de Namur, 1849-2008, Namur.
- BORMANS (S.) LAHAYE (L.)- BROUWERS (D.)(éd.), 1880-1908, Cartulaire de la commune de Dinant, 8 t., Namur.
- CAUWE N., 1998. La grotte Margaux à Anseremme-Dinant. Étude d'une sépulture collective du Mésolithique ancien, Liège.
- DESTREE J., 1903, Guide du visiteur, catalogue d'exposition Dinant-sur-Meuse. Exposition de dinanderies. Août-septembre 1903, Namur.
- DOLLINGER Ph., 1967, La Ligue hanséatique. Emergence, la floraison et la chute d'un syndicat, Utrecht.
- GAIER-LHOEST J., 1964, L'évolution topographique de la ville de Dinant au Moyen-Âge dans Pro Civitate, coll. Histoire, série in 8°, n° 4, Bruxelles.
- GERARD (E.), 1988, Histoire de la ville de Dinant, Dinant.
- HACHEZ (H.), 1932, Histoire de Dinant, Bruxelles.
- HUBERT M., 2007, Dinant à travers les âges, Dinant.
- LEOTARD J.-M., 1989, Occupations préhistoriques à l'abri du Pape (Roches de Freyr-Dinant), Vandoeuvre-lès-Nancy
- PIRENNE H., s.d., Biographie nationale, T. XVII, Bruxelles.
- PIRENNE H., 1889, Histoire de la constitution de la ville de Dinant, Université de Gand.
- PIRENNE H., 1903, Histoire de Belgique, Bruxelles
- RICHE P., 1983, Les carolingiens, une famille qui fit l’Europe, Paris.
- SUTTOR M., 2006, Vie et dynamique d'un fleuve : la Meuse de Sedan à Maastricht (des origines à 1600), Bruxelles.

