Guillaume de Savoie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guillaume de Savoie
Biographie
Naissance vers 1204
Décès 1er novembre 1239
Viterbe
Évêque de l’Église catholique
Prince-évêque de Liège
12381er novembre 1239
Précédent Jean d'Eppes Robert de Thourotte Suivant
Évêque de Valence
12261238
Précédent Géraud de Lausanne Boniface Suivant
Autres fonctions
Fonction laïque
Conseiller du roi Henri III d'Angleterre

Guillaume de Savoie est un militaire et religieux français du XIIIe siècle. Il est évêque de Valence de 1226 à 1238 puis prince-évêque de Liège de 1238 à 1239.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il est le sixième des quinze enfants de Thomas Ier de Savoie, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne et seigneur de Piémont, et de Marguerite (ou Béatrice) de Genevois. Il appartient, par son père à la Maison de Savoie et descend par sa mère des comtes de Genevois.

Carrière ecclésiastique, politique et militaire[modifier | modifier le code]

Il est évêque de Valence de 1226 à 1238.

En 1236, il va en Angleterre avec sa nièce Éléonore de Provence, promise au roi Henri III. Il devient un proche conseiller du roi qui souhaite lui offrir l'évêché de Winchester, mais le chapitre s'y opposera[1].

Finalement, il est nommé prince-évêque de Liège de 1238 jusqu'à sa mort en 1239.

Sa réputation de brave au combat et ses qualités de conseiller du roi d'Angleterre, ami du roi de France, oncle des reines Éléonore et Marguerite de Provence et frère du comte de Savoie, le fit désigner par le pape Grégoire IX pour commander les troupes engagées contre Frédéric II[1]. Guillaume mourut à Viterbe, probablement empoisonné, le 1er novembre 1239[2]. Il est enterré à l'abbaye d'Hautecombe.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Prudhomme Auguste. Jules Chevalier, Quarante années de l'histoire des évêques de Valence au Moyen Âge (Guillaume et Philippe de Savoie) (l226 à 1267). Amédée de Roussillon, évêque de Valence et de Die (1276-1281). Étude historique, par Jules Chevalier, Bibliothèque de l'école des chartes, 1890, vol. 51, n° 1, pp. 543-547. Lire en ligne, consulté le 9 mai 2010
  2. François Mugnier, Les Savoyards en Angleterre au XIIIe siècle et Pierre d'Aigueblanche évêque d'Héreford (1890), Chambéry, Imprimerie Ménard,‎ 1890, 324 p. (lire en ligne), p. 27

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Marchandisse, Guillaume de Savoie. Un monstrum spirituale et belua multorum capitum sur le trône de saint Lambert?, Bulletin de la Société royale « Le Vieux-Liège », t. 13, 1997, p. 657-670, 681-700.