Province de Luxembourg

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Province de Luxembourg
Blason de Province de Luxembourg
Héraldique
Drapeau de Province de Luxembourg
Drapeau
Localisation de la province en Belgique
Localisation de la province en Belgique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Wallonie Wallonie
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Chef-lieu Drapeau de la ville d'Arlon Arlon
Arrondissements Arlon
Bastogne
Marche-en-Famenne
Neufchâteau
Virton
Gouverneur Bernard Caprasse
ISO 3166-2 BE-WLX
Code INS 80000
Démographie
Population 271 352 hab. (01/01/2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 00″ Nord 5° 25′ 00″ Est / 49.916667, 5.416667 / 49.916667; 5.41666749° 55′ 00″ N 5° 25′ 00″ E / 49.916667, 5.416667 / 49.916667; 5.416667  
Superficie 444 000 ha = 4 440 km2
Liens
Site web province.luxembourg.be

La province de Luxembourg (province do Lussimbork en wallon, Provënz Lëtzebuerg en luxembourgeois) est une province de Belgique située à l'extrême sud du pays et l'une des cinq provinces placées sous la tutelle de la Région wallonne.

Elle a pour chef-lieu Arlon qui est situé dans le sud-est de la province. Elle est aussi appelée « Luxembourg belge » et ne doit pas être confondue avec le Grand-Duché de Luxembourg dont le « quartier wallon » a été cédé à la Belgique sur base d'un critère linguistique en 1839.

D'une superficie de 4 440 km2, elle est la plus grande province de Belgique, alors qu'elle est la moins peuplée avec environ 270 000 habitants. Administrativement, elle est partagée en cinq arrondissements et quarante-quatre communes.

Sommaire

Géographie[modifier]

La province est délimitée au nord-ouest par la province de Namur, au nord-est par la province de Liège, à l'est par le Grand-Duché de Luxembourg (districts de Diekirch et Luxembourg) et au sud par les départements français de Meurthe-et-Moselle (Lorraine), Meuse (Lorraine) et Ardennes (Champagne-Ardenne).

Le territoire couvre les sous-régions naturelles suivantes :

Avec 652 m d'altitude, la Baraque de Fraiture (commune de Vielsalm) est le point culminant de la province.

Les cours d'eau principaux sont les rivières suivantes :

  • la Semois, affluent de la Meuse qui prend sa source à Arlon et traverse le sud de la province d'est en ouest ;
  • la Sûre, affluent de la Moselle qui prend sa source près de Vaux-lez-Rosières dans le centre de la province et coule vers l'est ;
  • la Lesse, affluent de la Meuse qui prend sa source à Ochamps dans le centre de la province et coule vers le nord-ouest ;
  • l'Ourthe, affluent de la Meuse qui prend ses sources à Ourt (centre de la province) et Ourthe (commune de Gouvy, nord-est de la province) et coule vers le nord.

Histoire[modifier]

Préhistoire[modifier]

L'histoire de la province est naturellement liée à celle de la Belgique et du territoire actuel du Benelux. Les plus anciens vestiges remontent, comme ailleurs, à la préhistoire, notamment les abris sous roche et les occupations de grottes fouillés dans la vallée de la Haute Lesse. La période des âges des métaux est illustrée par les fouilles de tombes à char, des marchets (en Famenne) et celles des éperons barrés de la Semois.

Période romaine[modifier]

Lors de la conquête romaine, Arlon (Orolaunum) n'était qu'une bourgade aux portes de la forêt. Les nombreuses découvertes menées dans le centre ancien de la ville montrent une évolution radicale pendant la période d'occupation romaine, plaçant la ville sur un axe important traversant le territoire du nord au sud.

Période mérovingienne[modifier]

La période mérovingienne est également largement illustrée par les nombreux cimetières découverts (Torgny, Tellin, Wellin, etc.) et par la fondation de l'abbaye de Saint-Hubert. La transition carolingienne verra la création de comtés majeurs, tels que ceux de La Roche et Durbuy, bientôt intégrés à la couronne luxembourgeoise puis impériale germanique.

Moyen Âge[modifier]

Le couvert forestier a maintenu la province à l'écart de la tectonique médiévale, sur le plan politique. Toutefois, le territoire, morcelé entre plusieurs grandes maisons, verra des villes se fortifier, dont il reste aujourd'hui d'importants témoins : châteaux (La Roche, Bouillon), abbayes et lieux de pèlerinage (Orval, Saint-Hubert), fermes seigneuriales, tracés antiques, etc.

Sous l'Ancien Régime, la province de Luxembourg et le Grand-Duché de Luxembourg actuels, mais aussi la région de Bitburg et celle de Saint-Vith (devenues « prussiennes » en 1815), et auparavant le pays de Thionville et celui de Montmédy (passés à la France sous Louis XIV), ne formaient qu'une seule entité : le duché de Luxembourg, qui faisait lui-même partie de l'ensemble vaguement confédéral des Pays-Bas méridionaux.

XVIIIe siècle[modifier]

Sous la Révolution française, les deux tiers du duché de Luxembourg et une partie du duché de Bouillon furent unis pour former le département des Forêts.

XIXe siècle[modifier]

Lors du Congrès de Vienne en 1815, le duché de Luxembourg ("restauré" avec Bouillon, mais sans ses anciens territoires orientaux) fut inclus dans la Confédération germanique. En effet, Guillaume d'Orange, devenu par ailleurs grand-duc de Luxembourg, avait reçu le Luxembourg en compensation de la perte de ses possessions privées (Dietz, Hadamar, Dillenburg, etc.) au profit de la Prusse. Toutefois, au lieu de traiter son grand-duché comme un État à part, il en fit pour ainsi dire - et malgré le droit de garnison obtenu par la Prusse dans la forteresse "fédérale" de Luxembourg - une province de son royaume, soumise à la loi fondamentale et à l'administration des Pays-Bas unis.

Lors de l'indépendance de la Belgique en 1831, la conférence de Londres se chargea de régler finalement la question des frontières du nouvel État belge. Les grandes puissances européennes décidèrent de partager le Luxembourg en deux, selon des critères linguistiques (sauf les villages « wallons » de Doncols et de Sonlez restés au Grand-Duché, et tout le Pays d'Arlon, bien que de langue luxembourgeoise, attribué à la Belgique), la partie occidentale revenant à la Belgique et la partie orientale restant à Guillaume Ier des Pays-Bas[1]. Les frontières définitives furent fixées dans le Traité de Londres signé le 19 avril 1839 par la Belgique, les Pays-Bas et les cinq grandes puissances européennes de l'époque. C'est à cette époque qu'Arlon devint définitivement le chef-lieu de la province de Luxembourg.

XXe siècle[modifier]

En 1977, lors de la fusion des communes, la province de Luxembourg perdit la commune de Sugny, qui fusionna avec Vresse-sur-Semois et rejoignit la province de Namur. Elle gagna la commune de Fronville qui quitta la province de Namur pour intégrer la commune de Hotton, et Bure et Resteigne qui quittèrent la province de Namur pour intégrer la commune de Tellin.

Gouverneurs[modifier]

Allégorie de la province de Luxembourg par Guillaume de Groot (en), Parc du Cinquantenaire, Bruxelles.

Commandants militaire[modifier]

Armoiries et insigne[modifier]

Les armoiries[2] reconnues de la province de Luxembourg sont un burelé d'argent et d'azur de dix pièces au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, à la queue fourchue et passée en sautoir.

Le blason de la province de Luxembourg est aujourd'hui commun avec celui du Grand-Duché de Luxembourg, ces deux entités étant les deux parties de l'ancien duché de Luxembourg séparées par les traités de 1839.

L'origine de ce blason remonte au XIIIe siècle. Il est le signe d'Henri le Blond, fils de Waléran III et d'Ermesinde. Cette dernière permit, par son second mariage, d'incorporer au comté de Luxembourg le comté d'Arlon, tenu jusqu'alors par les ducs de Limbourg. Ses restes sont conservés sur le site de son abbaye à Clairefontaine, près d'Arlon.

Subdivisions[modifier]

Arrondissements[modifier]

Les arrondissements et 44 communes de la province.

La province est divisée en cinq arrondissements administratifs (Arlon, Bastogne, Marche-en-Famenne, Neufchâteau, Virton) et en trois arrondissements judiciaires (Arlon, Marche-en-Famenne, Neufchâteau).

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[3] pour la province et ses arrondissements administratifs.

Communes[modifier]

Zones interpolice[modifier]

Les zones interpolice :

La province comprend six zones interpolice :

Zone de secours[modifier]

Article détaillé : zone de secours Luxembourg.

À l'instar de la réforme des polices, la réforme des services d'incendie a également divisé le territoire belge en zones, appelées zones de secours[4]. La Province de Luxembourg sera constituée d'une seule zone couvrant l'entierté du territoire de ses 44 communes, cela représente les 14 services d'incendie actuels. La zone de secours Luxembourg est, comme la Province, la plus grande zone de secours de Belgique et paradoxalement la moins peuplée.

Culture[modifier]

La province dispose d’une unique chaîne de télévision régionale couvrant toutes ses communes : TV Lux.

Divers documents anciens concernant la province sont consultables dans deux dépôts des Archives générales du Royaume et Archives de l’État dans les Provinces situés sur son territoire : celui d’Arlon pour ses deux tiers sud et celui de Saint-Hubert pour son tiers nord.

Religion[modifier]

Pour ce qui est de la religion dominante catholique, la province fait partie, avec la province de Namur, du diocèse de Namur. Avant 1823, son territoire dépendait des diocèses de Liège et Trèves.

Malgré la présence du diocèse de Namur, la province est également celle qui abrite la plus forte proportion d'athées en Wallonie. Il n'y a pas de statistiques officielles sur ceci, mais il est estimé qu'au moins 35 % de la province de Luxembourg est athée.[réf. nécessaire]

Tourisme[modifier]

Les points d'intérêt du tourisme sont avant tout d'ordre naturel. La variété géographique du territoire est si grande que l'on peut traverser de profondes vallées, de larges plateaux agricoles ou d'épaisses forêts. Paradis des randonneurs, des photographes animaliers et de nombreux sports d'extérieur (kayak, ski de fond, VTT, etc.), la province de Luxembourg est le poumon vert du pays.

À côté du patrimoine naturel, le patrimoine bâti n'est pas en reste, visible dans les musées de Marche-en-Famenne et d'Arlon notamment. Outre les églises et les abbayes (Saint-Hubert, Orval, etc.), les châteaux et les fermes fortifiées, la province recèle de nombreux villages typiques, bâtis en pierre locale selon des techniques et des architectures très anciennes. On peut d’ailleurs contempler plusieurs bâtiments typiques de la province en un seul lieu, au Fourneau Saint-Michel, où ont été transplantés de nombreux bâtiments caractéristiques du XIXe siècle provenant du sud du sillon Sambre-et-Meuse.

La fédération de tourisme du Luxembourg belge[5] (FTLB) compte douze maisons du tourisme :

Notes et références[modifier]

  1. L'union personnelle entre le Grand-duché et le Royaume des Pays-Bas prend fin quelques décennies plus tard à la mort de Guillaume III.
  2. Basé sur Armorial des Provinces et des Communes de Belgique de Max Servais, édité par le Crédit Communal (1955), ainsi que sur les pages Wikipédia référencées.
  3. Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990‑2010, sur le site de l’INS. Consulté le 11 janvier 2011.
  4. Les zones de secours belges, sur Site internet de la Sécurité Civile belge
  5. http://www.ftlb.be/fr/ardenne/index.php
  6. http://www.arlon-tourisme.be/
  7. http://www.paysdebastogne.be/
  8. http://www.bouillon-tourisme.be
  9. http://www.foret-anlier-tourisme.be
  10. http://www.soleildegaume.be
  11. http://www.haute-lesse-tourisme.be
  12. http://www.coeurdelardenne.be
  13. http://www.tourisme-marche-nassogne.be
  14. http://www.ourthe-et-aisne.be
  15. http://www.saint-hubert-tourisme.be
  16. http://www.semois-tourisme.be
  17. http://www.vielsalm-gouvy.be

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Bibliographie[modifier]

Liens externes[modifier]