Bains de la Sauvenière

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Bains de la Sauvenière
Les Bains de la Sauvenière vu de la place Xavier Neujean avant les travaux à côté du cinéma du même nom
Les Bains de la Sauvenière vu de la place Xavier Neujean avant les travaux à côté du cinéma du même nom
Présentation
Période ou style Style « paquebot »
Architecte Georges Dedoyard
Date de construction 1938
Destination initiale Bains publics
Destination actuelle Centre culturel
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (2005, no 62063-CLT-0422-01)
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Commune Blason de Liège Liège
Localisation
Coordonnées 50° 38′ 37″ N 5° 34′ 05″ E / 50.643501, 5.56792350° 38′ 37″ Nord 5° 34′ 05″ Est / 50.643501, 5.567923  

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Bains de la Sauvenière

Les Bains de la Sauvenière sont un établissement de la ville belge de Liège situé sur le boulevard de la Sauvenière. Construits en 1938, ils abritaient un complexe sportif et des bains publics. Le vaste immeuble de style « paquebot », architecture moderniste de l’entre-deux-guerres, a été admiré au point de susciter des imitations, comme les Bains de Bruxelles[1].

Les bains[modifier | modifier le code]

En raison d'une véritable nécessité, les salles de bains étant encore rares, l'échevin liégeois Georges Truffaut fait adopter en octobre 1936, par le conseil communal, un projet visant à construire un établissement de bains à l’emplacement de l’école située place Xavier Neujean. La conception de l’édifice est confiée à l’architecte Georges Dedoyard retenu au terme d'un concours[2].

La construction débute en 1938 mais prend du retard en raison du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale. Le bâtiment est achevé en mai 1942, année de l'ouverture au public.

Le vaste immeuble de style « paquebot » s’élevant sur six étages accueille un complexe sportif et une piscine couverte dont la ville est privée depuis la guerre. Le bâtiment est également équipé d'un abri anti-aérien pour 400 personnes.

L’élément le plus remarquable est le grand hall des piscines situé au 3e étage, qui s'étend sur 80 mètres de long et quelques dizaines de mètres de haut. Il est éclairé par une grande verrière et par la voûte en berceau, en béton translucide réalisé par les Cristalleries du Val-Saint-Lambert, soutenue par huit arcs en béton armé.

Les piscines[modifier | modifier le code]

Le grand hall comprend deux bassins, le bassin des non-nageurs (25 m x 15 m) et le grand bassin aux dimensions olympiques de l’époque (33 m x 14 m), entourés de tribunes avec banquettes chauffantes pouvant accueillir jusqu'à 1 250 spectateurs.

Fermeture[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1990, la menace de démolition du bâtiment ne suscite d'abord pas l'émoi dans l'opinion publique liégeoise. Mais à la suite de la publication d'un article par l'historien de l'art Flavio Di Campli[3], une campagne citoyenne pour le sauvetage du bâtiment s'organise et une pétition est lancée.

En 2000, la piscine ferme ses portes pour non-conformité des normes de sécurité. Le bâtiment est, petit à petit, partiellement abandonné, seules quelques installations fonctionnent encore.

De nombreux projets de rénovation font leur apparition mais le temps faisant son œuvre, tout projet de rénovation est abandonné.

Mnema[modifier | modifier le code]

Ce symbole liégeois est finalement sauvé par son classement en tant que monument historique en 2005[4][5]. En 2009, des travaux débutent afin d'accueillir le projet « MNEMA, Cité Miroir », un centre de mémoire, de concertation, de recherche et d'éducation à la citoyenneté[6]. Le bâtiment abrite également un auditorium, une médiathèque, des ateliers, un restaurant et deux grandes expositions permanentes. L'une sur les horreurs des camps de concentration et d'extermination nazis et la seconde sur la solidarité et les luttes sociales.

L'inauguration a eu lieu le 14 janvier 2014[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pourquoi la Sauvenière
  2. Culturaeuropa.be, Liège : les bains de la Sauvenière
  3. Di Campli Flavio, « Les Bains et Thermes liégeois La Sauvenière : la « cathédrale » de l’architecture sportive en Wallonie », Bulletin de la Société royale Le Vieux-Liège, no 272,‎ janvier-mars 1996, p. 449-456
  4. Classement au patrimoine immobilier de la Région wallonne
  5. Di Campli Flavio, « Des Bains de la Sauvenière à Mnema, Cité Miroir à Liège », Les Cahiers de l’Urbanisme, no 57,‎ décembre 2005, p. 69-73.
  6. Mnema, de l'autre côté du miroir
  7. François Braibant, « Liège : inauguration de la Cité Miroir »,‎ 15 janvier 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]