Gand

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Gand
(nl/de) Gent
La Lys canalisée à Gand.
La Lys canalisée à Gand.
Blason de Gand
Héraldique
Drapeau de Gand
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Orientale
Arrondissement Gand
Bourgmestre Daniël Termont (sp.a) (2007-)
Majorité sp.a-Groen, Open Vld (2007-12)
Sièges
Sp.a-Groen
N-VA
Open Vld
CD&V
Vlaams Belang
51 (2013-18)
26
9
9
4
3
Section Code postal
Gand
Mariakerke
Drongen
Wondelgem
Sint-Amandsberg
Oostakker
Desteldonk
Mendonk
Sint-Kruis-Winkel
Gentbrugge
Ledeberg
Afsnee
Sint-Denijs-Westrem
Zwijnaarde
9000
9030
9031
9032
9040
9041
9042
9042
9042
9050
9050
9051
9051
9052
Code INS 44021
Zone téléphonique 09
Démographie
Gentilé Gantois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
249 008 (1er janvier 2014)
49,26 %
50,74 %
1 594 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
18,87 %
63,86 %
17,27 %
Étrangers 9,10 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 11,02 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 416 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 51° 03′ N 3° 44′ E / 51.05, 3.73351° 03′ Nord 3° 44′ Est / 51.05, 3.733  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
156,18 km2 (2005)
32,18 %
2,62 %
59,75 %
5,45 %
Localisation
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Gand et de la province de Flandre-Orientale
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Gand et de la province de Flandre-Orientale

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Gand

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Gand
Liens
Site officiel www.gent.be

Gand (prononcé /ɡɑ̃/ en français, en néerlandais : Gent, prononcé /ʝɛnt/, du latin classique Candia ou Gandia, issu du gaulois (« confluence de cours d'eau ») est une ville belge néerlandophone, située en Région flamande au confluent de la Lys et de l'Escaut. C'est le chef-lieu de la province de Flandre-Orientale et depuis 1559 le siège de l'évêché de Gand. Avec 255 000 habitants, c'est la deuxième commune la plus peuplée de Belgique, après Anvers. L'agglomération gantoise ne compte pas moins de 455 000 habitants.

Capitale de l'ancien comté de Flandre, ville natale de Charles Quint, elle connut une période de floraison, tant économique que culturelle, aux XIVe et XVe siècles. De cette époque rayonnante, Gand garde un important patrimoine architectural. Une intense vie culturelle (théâtre, opéra, musées), un festival annuel du spectacle populaire (Gentse Feesten) attirant chaque année près de deux millions de visiteurs, un festival international du film font de cette ville un centre touristique de tout premier plan.

Aujourd'hui, Gand, première ville étudiante du pays avec une université et de nombreuses hautes écoles et établissements d'enseignement supérieur, est un centre de pointe dans de nombreux domaines, dont les biotechnologies[1]. Le port de Gand, le troisième du pays, a permis à la ville de diversifier son industrie, naguère encore fortement dominée par l'activité traditionnelle du textile.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sections de commune[modifier | modifier le code]

Sections

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gand
Evergem Evergem
Zelzate
Lochristi
Tronchiennes Gand Destelbergen
Laethem-Saint-Martin Merelbeke Wetteren

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas, peinture du XIXe siècle.
Beffroi de Gand
la ville de Gand dans l’Union d'Utrecht

Origines jusqu'à l'an mille[modifier | modifier le code]

Le nom « Gand » vient du gaulois condate (accentuation sur la première syllabe qui a apocopé la suite du mot), qui veut dire « confluent ». Déjà avant le Ier siècle il y avait au confluent des rivières de la Lys et de l'Escaut plusieurs hameaux. Gand fut l'un des derniers réduits du paganisme en Gaule : saint Amand, venu l'évangéliser fut jeté dans l'Escaut. Vers 650, saint Amand y fonda deux abbayes : l'abbaye Saint-Pierre et l'abbaye Saint-Bavon. La cité de Gand prit naissance sous les Carolingiens autour de trois quartiers : ceux des deux abbayes et un marché. Vers 800, Louis le Pieux, un des fils de Charlemagne, choisit Eginhard, le biographe de Charlemagne, comme abbé des deux fondations religieuses.

Les Vikings ont occupé et détruit Gand et sa région en 851-852 et 879-883.

Vers l'an 940, Baudouin II édifie, à l'emplacement de l'actuel château des comtes de Flandre, un castrum en pierre dominant un troisième noyau urbain.Il en confie la garde à des châtelains héréditaires issus de Wenemar avoué de l'abbaye Saint-Pierre de Gand vers 900.

Une ville drapière prospère au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après leur départ à la fin du IXe siècle, le château des comtes de Flandre fut érigé. Le quartier autour de ce château devint vite un nouveau noyau de la ville grandissante. Du XIe au XIIIe siècle, Gand était la deuxième ville d'Europe (hors la péninsule italienne) après Paris (avec 100 000 habitants) par sa population (jusqu'à 65 000 habitants), devant Londres, Cologne et Moscou. Il ne subsiste du tissu urbain d'alors que le beffroi et les tours de la cathédrale Saint-Bavon et Saint Nicolas.

Les deux rivières (Lys et Escaut) inondaient la plaine environnante. Les meersen (« prairies humides » : le mot néerlandais est apparenté à l'anglais marsh, mais n'a pas exactement le même sens, car le meers néerlandais n'est pas en permanence submergé) étaient idéales pour l'élevage d'ovins, dont la laine formait la matière première de l'industrie drapière.

Cette industrie drapière (drap de laine), originaire de Bruges, donna naissance à Gand à la plus vieille zone industrielle d'Europe. Cette zone d'échange était à ce point active qu'on importait la laine même d'Angleterre : c'est l'une des raisons pour lesquelles les îles Britanniques entretinrent toujours d'étroits liens avec les Flandres[2].

L'intégration aux États bourguignons[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, les Flandres devinrent l'apanage du Duché de Bourgogne, et les échanges avec l'Angleterre se dégradèrent notablement au cours de la guerre de Cent Ans.

En 1379, une première révolte eut lieu contre Louis II de Flandre, qui ne put l'écraser qu'avec l'aide de Charles VI de France, à la Bataille de Roosebeke en 1382.

L'augmentation des impôts, jointe à la baisse des exportations, entraîna une seconde révolte qui s'acheva en 1453 sur la Bataille de Gavere, où les milices gantoises furent défaites par Philippe le Bon. Le centre de gravité économique des Pays-Bas se déplaça alors des Flandres (Bruges, Gand) au Brabant (Anvers, Bruxelles), même si Gand continua à jouer un rôle important.

À l'époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1500, Jeanne de Castille y donna naissance à Charles Quint, futur empereur romain germanique et roi d'Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer la Révolte de Gand en 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommés « Stroppendragers » (les « garrotés »). La congrégation de Saint-Bavon fut dissoute, son monastère rasé et remplacé par une caserne ducale. Seuls quelques édifices de l'ancienne abbaye échappèrent à la démolition. L'empereur était cependant fier de cette métropole : il se faisait fort de « mettre Paris dans son Gant ».

La fin du XVIe et le début du XVIIe siècle se traduisirent par des bouleversements liés à la Guerre de Quatre-Vingts ans. Face à la menace des troupes espagnoles, des États-Généraux des 17 provinces se tiennent à Gand en 1576. Il en résulte un acte de pacification qui affirme l'autonomie nationale contre les ministres et les troupes espagnoles[3]. Don Juan d'Autriche est obligé d'accepter la pacification de Gand. Cependant la minorité calviniste, organisée en un parti d'une grande efficacité, s'empare du pouvoir par la force. En 1577, les calvinistes s'appuient sur le programme du prince d'Orange qui promet la restauration des libertés communales. Les vieilles magistratures municipales retrouvèrent leurs prérogatives, les chartes confisquées réapparurent et les métiers siégèrent derechef à la Collace[4]. Gand est pour un temps une république calviniste.

Mais bientôt les Espagnols, conduits par Alexandre Farnèse reprirent la ville, la convertissant définitivement au catholicisme. Les conflits de la Guerre de Quatre-Vingts Ans mirent un terme au rayonnement international de Gand.

La ville est prise en 1678 par Vauban[5]. En 1789, elle sera prise aux troupes de l'empereur d'Autriche par les révolutionnaires des États-Belgiques-Unis.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, l'industrie textile se remit à prospérer. En 1800, Lieven Bauwens installa la première machine à tisser mécanique sur le continent, à partir de plans copiés en Angleterre.

Gand devient belge[modifier | modifier le code]

Le Traité de Gand mit formellement un terme à la guerre de 1812 entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Pendant les Cent-jours, le roi Louis XVIII de France et ses partisans se réfugièrent à Gand, ce qui fit surnommer le roi Notre Père de Gand par les satiristes. Après la bataille de Waterloo, Gand fut intégrée au Royaume des Pays-Bas. Au cours de ces quinze années de monarchie néerlandaise, la ville ouvrit sa propre université (1817) et fit creuser un nouveau canal maritime, le canal Gand-Terneuzen (1824–1827). À l'issue de la Révolution belge, privée pendant une décennie de son accès à la mer, l'économie locale périclita, suscitant la naissance du « Broederlijke Wevers » premier syndicat ouvrier de Belgique, né à Gand en 1857[6]. En 1913 la ville fut le siège d'une Exposition internationale. Pour accueillir cette manifestation, on termina la construction de la gare Saint-Pierre (Sint-Pietersstation en néerlandais) en 1912.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Gand est jumelée avec[7]:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Après 1977, Gand a perdu beaucoup d'habitants au profit de sa périphérie. À la suite de l'arrivée d'immigrants et au renouveau du centre-ville, la population a recommencé à augmenter à partir de 1999. Au 1er janvier 2008, la ville comptait 237 250 habitants[8]. L'accroissement de 110 000 habitants entre 1970 et 1977 est dû à la fusion de 13 communes.

Évolution de la population de Gand[9].

Éducation[modifier | modifier le code]

Gand est un des principaux centres d'éducation de Flandre et de Belgique avec plus de 300 établissements d'enseignement regroupant environ 80 000 élèves et étudiants, de la maternelle au supérieur[10].

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

L'enseignement primaire et secondaire est réalisé au sein de 82 établissements primaires et 61 établissements secondaires qui accueillent environ 23 000 élèves[10],[11]. Les plus anciens établissements d'enseignement secondaire de Gand sont le Sint-Barbaracollege fondé en 1814 (mais reprenant les activités du premier collège des jésuites à Gand fondé en 1592), l'Athénée royale fondée en 1850 et le Sint-Lievenscollege fondé en 1865.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Avec environ 50 000 étudiants sur une population totale de 230 000, Gand est la première ville étudiante de Belgique[12]. Les étudiants se répartissent entre l'université de Gand (30 000 étudiants[13]) principalement, la Hogeschool Gent (15 000 étudiants[14]), la Katholieke Hogeschool Sint-Lieven (5 000 étudiants[15]), la Arteveldehogeschool (9 000 étudiants[16]) et la Hogeschool voor Wetenschap en Kunst (650 étudiants[17]).

L'université de Gand (UGent) a été fondée en 1930 et était alors la première université de langue néerlandaise de Belgique. Elle a été classée à plusieurs reprises comme la meilleure des universités belges dans plusieurs domaines[réf. nécessaire], que ce soit par des évaluateurs étrangers ou par la Région flamande.

Sports[modifier | modifier le code]

Principales équipes[modifier | modifier le code]

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Événements récurrents[modifier | modifier le code]
Événements occasionnels[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge et jusque dans les années 1960, l’industrie textile a occupé une place majeure dans l’économie gantoise. Au XIXe siècle, les manufactures de filage et de tissage, venues remplacer l’activité drapière à domicile, furent à l’origine d’une importante floraison économique basée sur le coton congolais. Après le déclin de ce secteur au XXe siècle, une économie plus diversifiée et plus équilibrée s’est progressivement mise en place à partir du milieu de la décennie 1960, grâce notamment au port maritime. Les principaux piliers, sur lesquels cette économie s’appuie à l’heure actuelle, sont : l’industrie (sidérurgie, constructions automobiles, chimie, énergie, agroalimentaire, textile), les activités portuaires et logistiques, les services, les secteurs de pointe (biotechnologie, bioénergie, TIC), le commerce de détail, la restauration et l'hôtellerie. Nous nous proposons de décrire ces piliers avec quelque détail plus loin dans cette section.

Indicateurs économétriques[modifier | modifier le code]

Le taux d’emploi, dépassant les 100 % (il s’établissait à 103,6 % en 2003), indique qu’à Gand le nombre d’emplois est supérieur au nombre de Gantois présents sur le marché du travail, et fait ressortir que Gand est un pôle d’attraction économique et que viennent y travailler de nombreux « navetteurs ».

Le taux d’activité est plus élevé à Gand et tend à y augmenter plus rapidement, qu’à Anvers et dans le reste de la Flandre. L’indice de présence (néerl. 'aanwezigheidsindex') — indicateur économétrique créé par les services d’étude de l’autorité flamande, qui mesure, par région, la présence d’emplois en l’exprimant par rapport à la moyenne flamande — s’élève, pour la région gantoise, à 1,77, ce qui dénote un volume d’emploi plus important que la moyenne flamande. Le secteur quaternaire (à entendre ici dans son acception de secteur non marchand), avec un indice de 2,25, est particulièrement surreprésenté à Gand.

Répartition sectorielle[modifier | modifier le code]

Les quelque 150 000 emplois que comptait Gand en 2003 se répartissaient de la manière suivante : primaire : 0,2 % ; secondaire : 25,0 % ; tertiaire : 33,0 % ; quaternaire : 41,8 %. Le fait que l’enseignement et le secteur des soins de santé sont les plus gros employeurs à Gand explique la part élevé du quaternaire.

Le palmarès des 10 secteurs d’activité employant le plus grand nombre de personnes se présente comme suit : hôpitaux, services sociaux, soins de santé : 15,17 % ; enseignement (de base, secondaire, formation continuée) : 9,66 % ; services aux entreprises (sans services financiers et TIC) : 8,76 % ; administration et institutions publiques : 8,07 % ; commerce de détail et Horeca : 7,25 % ; transport, entreposage et communication : 6,00 % ; industrie automobile : 4,77 % ; commerce de gros : 4,75 % ; enseignement supérieur : 4,29 % ; sidérurgie : 4,04 %.

Les cinq employeurs les plus importants au regard du volume d’emploi sont (2005) : 1) université (6.200 personnes employées) ; 2) Sidmar (usine sidérurgique du groupe Mittal, 5.623 personnes) ; 3) CHU (5.155) ; 4) Volvo Cars (5.025) ; 5) municipalité (4.701). L’économie sociale (ateliers sociaux, ateliers protégés, etc.), en expansion, occupe déjà plus de 2000 personnes.

Terrains[modifier | modifier le code]

Pour attirer plus d'investisseurs et permettre aux entreprises existantes de s’étendre ou de se relocaliser, des structures de concertation mixtes, dites bedrijventerreinmanagement (litt. ‘gestion de terrains industriels’), ont été créées dans la région gantoise. La municipalité et les entreprises, parties prenantes de ces structures, y sont invitées à réfléchir aux moyens de requalifier des friches industrielles ou créer de nouvelles zones d’activités économiques, accessibles, respectant l'environnement et une économie durable et intégrée dans le tissu social du voisinage. Le premier projet (Gentbrugge II) porte sur la friche de l'entreprise métallurgique Trefil Arbed (15 ha environ, dans le sud-est de l’agglomération), maintenant occupée par des logements, des espaces verts, avec aussi des parcelles louées ou vendues pour des activités économiques, après passage au crible des candidats investisseurs par le service Économie de la municipalité, pour s’assurer que les projets se conforment aux conditions).

D’autres sites, conçus dans cet esprit de bedrijventerreinmanagement, ont suivi, notamment à

  • Drongen I, au sud de Gand, le long de l’autoroute E40,
  • Oostakker (à l’est de Gand),
  • Zwijnaarde (site Eiland, sud de Gand), etc.

Bruggen naar Rabot est un nom générique désignant plusieurs projets de réhabilitation, de désenclavement et de développement d'un quartier considéré comme le plus pauvre de Flandre. Dans ce cadre une démarche originale a concerné en 2008-2009 un aménagement d'attente sur une friche du quartier Rabot-Blaisantvest[18] avec, derrière le palais de justice l'établissement d'un vaste jardin communautaire, à vocation d'agriculture urbaine dont les microparcelles sont posées au sol, sur la dalle de béton qui supportait l'usine Alcatel (site de Gasmeterlaan) aujourd'hui détruite. Cette dalle protège aujourd'hui la terre rapportée de la pollution du sol sous-jacent, ceci pour plusieurs dizaines de "jardins de dalle" (jardinage bio), avec aussi une petite zone d'élevage (volaille, lapins) construite par les habitants du quartier à l'initiative des habitants et d'une animatrice socioculturelle, initialement dans le cadre d'un projet artistique et social [19]. De nombreux végétaux comestibles et des fleurs y sont cultivés par les habitants du quartier.

Industrie[modifier | modifier le code]

Des activités du textile, de l’habillement et du cuir, qui étaient traditionnellement les points forts de l’industrie gantoise, le centre de gravité s’est déplacé, ces dernière décennies, vers les services commerciaux et les services non marchands ; cependant, l’industrie demeure importante, représentant autour de 25 % de l’emploi total de l’agglomération, ce qui est plus que la moyenne des agglomérations urbaines de Flandre.

L'activité industrielle est surtout localisées en zone portuaire. Aux industries automobile, sidérurgiques, chimiques et papetière, présentes dans la région gantoise depuis de nombreuses années, s’est ajoutée à une date plus récente l’industrie agroalimentaire.

Les entreprises les plus importantes, et les principaux secteurs d'activité, avec leurs parts respectives dans la valeur ajoutée générée, l’emploi total, sont :

  • Sidérurgie - 26 %- 23 % - ArcelorMittal, Aelterman, Group Galloo/Van Heygen
  • Commerce - 22 % - 10 % - Total, Shell, BP, Honda Europe, Volvo Logistics Europe
  • Automobile - 17 % - 25 % - Volvo Cars, Volvo Trucks, Johnson Controls, SAS Autom
  • Chimie/pétrochimie - 7 % - 7 % - UCB, Kronos Europe, Taminco, Solutia, Shell, Sadaci, BP, Fuji Oil, Rio Tinto Minerals Ghent
  • Manutention - 4 % - 4 % - Belgotank, Euro-Silo, CEPG
  • Matériaux - 4 % - 6 % - Denys, CBR, De Meyer, Inter-Beton, VVM, HeidelbergCement.
  • Énergie - 3 % - 3 % - SPE, Electrabel
  • Autre (papier, recycl.) - 3 % - 4 % - Stora Enso Langerbrugge, SCA Packaging, SITA, Shanks Waste Solutions
  • Agroalimentaire - 2 % - 2 % - Cargill, Algist Bruggeman

Quelques gros employeurs sont implantés hors de la zone portuaire, dont : UCO (textile, plus de 800 salariés), GE Power Controls (près de 600 salariés) et Domo (fibre synthétique, 500 salariés).

Article connexe : Usine Volvo de Gand.

Port[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Gand.

Le port de Gand, situé au nord de la ville, est le troisième port de Belgique[20]. Il est accessible par le Canal Gand-Terneuzen qui rejoint la Mer du Nord, au niveau du port néerlandais de Terneuzen, sur l'Escaut occidental. Le canal ainsi que le port sont accessibles aux navires jusqu’à 80 000 tonnes et au tirant d’eau de 12,5 m[21]. En 2006, le trafic de marchandises a atteint 45,2 millions de tonnes, dont 24,2 millions en fret international et 18,4 millions en navigation intérieure[22]. Le port de Gand accueille un peu plus de 300 entreprises, constituées pour un cinquième environ de grandes entreprises, dont Sidmar, Volvo Cars, Volvo Trucks, Volvo Parts, Honda, and Stora Enso[23]

Services[modifier | modifier le code]

La ville de Gand remplit une fonction de pôle régional de services, tant en ce qui concerne les services commerciaux (32 % du volume d’emploi total) que les services non marchands (42 %).

Au demeurant, les plus grands employeurs à Gand relèvent des services non marchands, en premier lieu les soins de santé et les services sociaux (15 % de l’emploi gantois, la ville étant, avec une quinzaine d’établissements hospitaliers et psychiatriques, le plus important pôle de soins de santé de Flandre), ensuite l’enseignement (13 %, Gand comptant un large éventail d’institutions d’enseignement, dont une université et plusieurs hautes écoles) et les services publics (9 %). D’autre part, parallèlement au développement de ses activités industrielles, Gand a évolué vers un important centre de services commerciaux, et le secteur des services financiers, assurances et services aux entreprises (banques, assureurs, agences d’intérim, entreprises d’informatique, etc.) représente 14 % environ de l’emploi total.

Activités de pointe[modifier | modifier le code]

La ville de Gand s’efforce, en jouant notamment de la présence au-dedans de ses murs d’une université et d’autres établissements d’enseignement supérieur, de transformer son économie industrielle en économie de la connaissance où créativité, innovation, connaissances pointues et entrepreneuriat occupent une place centrale et se fécondent mutuellement. Trois secteurs font à cet égard l’objet d’une attention particulière : la biotechnologie, la bio-énergie et les T.I.C.

Biotechnologies[modifier | modifier le code]

Depuis de longues années un haut lieu des biotechnologies, Gand entend s’ériger en centre névralgique (sous l'appellation de Flanders Biotech Valley) de cette importante activité. Significativement, la croissance de l’emploi dans ce secteur se situe en moyenne autour de 40 % par an depuis 1985.

L’activité se concentre essentiellement dans le parc scientifique Ardoyen à Zwijnaarde (23 ha), sis un peu au sud de la ville, et largement occupé aujourd’hui par des sociétés essaimées (spin-offs) de l’université gantoise. L’institut flamand de recherche VIB (Vlaams Instituut voor Biotechnologie), qui coordonne la recherche dans ce domaine en Flandre, y a mis sur pied deux pépinières d’entreprises, dites « bio-incubateurs », complexes de bâtiments destinés à héberger des entreprises de biotechnologie nouvellement créées, leur offrant toutes conditions propices (en particulier le transfert de technologie) qui leur permettent de se muer en sociétés prospères. Sur les 7 500 m² d’espace ainsi mis à disposition ont établi leurs quartiers notamment les firmes Innogenetics, Bayer BioScience, Ablynx, Actogenix, AlgoNomics, Biomaric, Devgen, Yacult, etc. D’autres infrastructures de recherche ont été réalisées, ou sont en cours de réalisation, sur le site Ardoyen (e.a. le bâtiment de recherche Fiers-Schell-Van Montagu, dépendant de l’université), mais aussi sur de nouveaux sites, tels que le parc scientifique Rijvissche, le long de la route d’Audenarde (11 ha, doté de quelque 65 000 m²), et le projet Sint-Pieters-Aaigem (max. 48 000 m² de surface), proche de la gare Saint-Pierre, ainsi que d’autres projets.

Bio-énergie[modifier | modifier le code]

Souhaitant faire de la ville de Gand, et plus spécialement de son port, un centre de l’énergie renouvelable et un pôle de croissance internationalement reconnu où se déploient des projets industriels et des activités dans le domaine de la bio-énergie, la municipalité a mis sur pied un partenariat public-privé nommé Ghent Bio-Energy Valley, dans le but de développer des initiatives communes en faveur de la bio-énergie. L’accent est mis sur la recherche & développement, sur les mesures structurelles et les politiques publiques, sur les aspects logistiques, et sur la communication avec le public. Les parties prenantes de Ghent Bio-Energy Valley sont l’université de Gand, les autorités portuaires, la municipalité, ainsi qu’une brochette d’entreprises industrielles parmi lesquelles Alco-Bio-Fuel, Bioro, Electrabel, Oleon, StoraEnso, Organic Waste Systems et Oil Tanking. L’appui scientifique est assuré par l’université gantoise, par le biais de 9 groupes de recherche.

Près du Rodenhuizedok (rive orientale du canal de Terneuzen) vient d’être construite, à l’initiative de plusieurs sociétés actionnaires belges, une bio-raffinerie dotée de trois lignes de production d’une capacité totale 300 000 litres d’éthanol, soit suffisamment pour couvrir entièrement les besoins belges en éthanol. Au demeurant, la matière première utilisée est constituée de céréales belges, faisant de ce projet une affaire 100 % belge.

D’autre part, la coentreprise Bioro NV, structure de collaboration impliquant les sociétés Vanden Avenne, Cargill et Biodiesel Holding, se propose d’investir 25 millions d’euros dans la construction d’une ligne de production de biodiesel à base d’huile de colza d’une capacité de 150 millions de litres par an, de quoi approvisionner une grande partie du marché belge. La firme Oleon NV pour sa part investira à Ertvelde (rive occidentale) 29 millions d’euros en vue d’ériger une usine de biodiesel capable de produire 140 000 tonnes par an. La société agro-alimentaire américaine Cargill, qui possède un établissement dans le port de Gand, a l’intention de convertir son usine de trituration de soja (qui jusqu’ici broyait les graines de soja en huile pour l’industrie alimentaire) en unité de production de biocarburants.

Enfin, l’entreprise Green Earth Energy fabrique, dans ses installations sises près du Kluizendok (rive occidentale), 150 000 litres de bioéthanol qu’elle utilise à produire de l’électricité « verte » en quantité suffisante pour satisfaire les besoins d’un quart des ménages gantois.

TIC[modifier | modifier le code]

Dans la région gantoise, quelque 360 entreprises ont une activité dans le domaine du logiciel et quelque 210 entreprises sont spécialisées en consultance informatique. Une soixantaine de firmes fournissent des services informatiques, et une soixante-dizaine s’occupent de télécommunications. Dans ces domaines également, la ville de Gand entend bien jouer un rôle de premier plan, aidée en cela par la présence sur son territoire de l’IBBT (sigle néerl., en clair Institut interdisciplinaire de technologie à large bande, désignant une institution indépendante missionnée par le gouvernement flamand) et de l’université de Gand, qui, comme dans d’autres domaines de pointe déjà évoqués, concourt par son expertise et sa technologie à la création de nouvelles entreprises.

Commerce, hôtellerie, restauration[modifier | modifier le code]

Les commerces de détail (employant 6 300 personnes) et les entreprises du secteur « horeca » (3 000 personnes) sont au nombre de 5 400 à Gand, ce qui correspond à 35 % de toutes les entreprises gantoises et à 6 % de l’emploi total de la ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Gand occupe une position stratégique, tant au niveau de la région flamande qu’à l’échelle européenne. Au niveau de la Flandre d’abord, la ville fait partie du « losange flamand », quadrilatère formé par les villes de Bruxelles, Louvain, Gand et Anvers, délimitant une portion de territoire à forte densité de population et économiquement hautement développée ; à l’échelle européenne ensuite, car Gand est au carrefour d’autres grandes régions économiques : le Randstad Holland au nord, la Ruhr allemande à l’est, Londres à l’ouest, et les grandes métropoles françaises de Paris et de Lille au sud.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Gand se situe au croisement de deux des axes autoroutiers européens les plus importants : l’A10/E40 (Bruxelles-Ostende) et l’A14/E17 (Anvers-France), et se trouve ainsi raccordé au reste du réseau européen. Le tunnel sous la Manche peut être atteint facilement au départ de Gand, de même que le tunnel sous l’estuaire de l’Escaut (mis en service en 2003), et, par ce biais, la province de Zélande et, plus au nord, Rotterdam. Une voie express partant droit vers le sud relie Gand à Audenarde, et au-delà, à Mons et au Hainaut industriel, et un périphérique autoroutier (le « Ring » ou R4), enserrant presque entièrement l’agglomération gantoise, permet de contourner celle-ci.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare Saint-Pierre, avec sa tour à horloge caractéristique.

À l’image des deux grandes autoroutes qui desservent Gand, et parallèlement avec celles-ci, deux grandes lignes de chemin de fer se croisent à Gand : la ligne Liège–Bruxelles–Gand–Bruges–Ostende et la ligne Anvers–Gand–Courtrai–Lille (« Dorsale flamande »). À l’intersection de ces deux lignes se trouve la gare principale de Gand, la gare Saint-Pierre (néerl. Sint-Pietersstation), érigé en 1912 en vue de l’exposition universelle de 1913 ; la singulière tour à horloge qui flanque l’édifice, œuvre de Louis Cloquet, le même architecte qui conçut la tour à horloge de l’ancien hôtel de poste sur le Korenmarkt, dut en raison de la détérioration de son armature métallique, qui la faisait pencher dangereusement, être démolie pierre par pierre en 2006, puis reconstruite autour d’une ossature en béton armé que l’on enveloppa ensuite d’un parement de briques identique à celui de l'ancienne tour.

Une liaison quotidienne TGV (Thalys) relie Gand à Paris via Bruxelles en 2h05 (le trajet avec correspondance TGV via Lille-Flandres, toutes les heures, est d'une durée équivalente et moins onéreux). D’autre part, des liaisons existent vers Audenarde et Renaix (direction sud), vers Zottegem et Grammont (sud-est), vers Termonde et Malines (est), et vers Eeklo (nord-ouest). La gare fait l'objet d'un grand projet de rénovation pour en renforcer les capacités et la multimodalité, avec notamment l'adjonction de 10 000 places de vélos, directement sous les quais. La deuxième gare de la ville est celle de Gand-Dampoort, située à proximité du centre-ville[24].

Voies navigables[modifier | modifier le code]

Le canal de Terneuzen, d’importance vitale pour la ville de Gand, relie son port à l’estuaire de l’Escaut (Escaut occidental) et à la mer. Si à l’heure actuelle, le canal est accessible à des navires jusqu’à 80 000 tonnes, les autorités flamandes et hollandaises sont convenues que le canal serait approfondi à 16 mètres, rendant le port de Gand capable d’accueillir des navires jusqu’à 160 000 tonnes. À cet effet, la construction à Terneuzen d’une deuxième écluse, beaucoup plus vaste que celle existant actuellement, est nécessaire et pourrait être décidée d’ici fin 2008.

Le canal de Terneuzen ne représente que le plus récent des ouvrages qui se sont succédé dans l’histoire et qui visaient à relier Gand à la mer. Le premier en date de ces ouvrages fut le canal de la Lieve, que l’on entreprit de creuser entre 1251 et 1259 en direction de Damme, située alors sur le Zwin, bras de mer s’ouvrant sur la mer du Nord, pour pallier l’ensablement des liaisons naturelles que la ville avait eues jusque-là avec l’estuaire de l’Escaut. Le Zwin ayant fini par s’ensabler complètement à son tour, le canal de la Lieve perdit quasiment toute signification à la fin du XVe siècle.

Entre 1547 et 1549, sur ordre de Charles Quint, fut construit le Sasse Vaart, ancêtre du canal de Terneuzen, reliant Gand au Braekman, bras de l’Escaut, qui autrefois s’enfonçait bien plus avant dans les terres qu’il ne le fait actuellement ; la digue protégeant contre ce bras était franchie au moyen d’une écluse à sas, qui donna son nom à la localité de Sas-van-Gent, aujourd’hui localité frontalière zélandaise. Large de 19 mètres et profond de 1,6 mètre, et permettant de rejoindre la mer sans le détour par Anvers, le Sasse Vaart, ou canal de Sas, connut une navigation intense, mais les guerres de religion y mirent un terme à la fin du XVIe siècle : par le traité de Westphalie, l’Escaut occidental fut attribué définitivement aux Pays-Bas, qui y interdirent toute navigation. Ce n’est qu’en 1827, à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas, que le canal, totalement envasé, fut réapprofondi et prolongé jusqu’à Terneuzen, prenant alors le nom de canal Gand-Terneuzen.

Le Ringvaart à la hauteur de Sint-Pieters-Aaigem.

Le canal de Bruges, creusé entre 1613 et 1623, constitue une autre tentative de relier Gand à la mer. En raison de l’abolition des anciens privilèges commerciaux, il ne connut tout d’abord que peu d’activité. Aujourd’hui, le canal est redevenu un axe important (navigation intérieure seulement), en particulier depuis qu’il a été modernisé et son gabarit augmenté dans les années 1970 et '80, et permet de gagner Bruges et Ostende, mais également, par le biais du canal de Schipdonk qui le croise à une dizaine de km en aval de Gand, la ville de Courtrai.

Le canal de ceinture (ou canal périphérique, néerl. Ringvaart), dont l’aménagement, commencé en 1950, a été poursuivi pendant 20 ans, décrit un arc de cercle autour de Gand, et permet à des péniches jusqu’à 2 000 tonnes de contourner par l’ouest l’agglomération ; accessoirement, le canal a pour but de réduire le risque d’inondation dans la ville. Il relie entre elles, du nord au sud, tour à tour les voies navigables suivantes : le canal de Terneuzen, le canal de Bruges, la Lys, le court canal de Zwijnaarde, l’Escaut (branche d’amont), puis de nouveau l’Escaut (branche d’aval, ou « Escaut maritime »). Il est envisagé de le rendre apte, à l’horizon 2016, à recevoir des bateaux jusqu’à 4 500 tonnes.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Gand.

De son ancien réseau de trams, créé en 1898, Gand n’a gardé que 3 lignes ; les autres ont été remplacées dans les années 1970 par des lignes d’autobus et aussi par une ligne de trolleybus (remplacé par un bus en 2009, étant le dernier trolleybus en Belgique). Certains jours de l’année, un bateau appelé Elektroboot fait la navette entre le centre-ville et le faubourg sud.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aérodrome le plus proche est celui de la proche commune d'Ursel (code ICAO: EBUL), au Nord-Ouest de Gand.

Architecture[modifier | modifier le code]

Style architectural[modifier | modifier le code]

Le patrimoine architectural de Gand est principalement composé d'édifices du Moyen Âge, de demeures Renaissance, d'églises baroques, d'hôtels de maître rococo, de bâtiments dix-neuvièmistes (opéra néoclassique, hôtel de poste néogothique, église Sainte-Anne éclectique, Vooruit art nouveau) et aussi de bâtiments modernes.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Gand compte de nombreux musées, dont le Musée des Beaux-Arts (Museum voor Schone Kunsten) qui expose des peintures de Hieronymus Bosch, Jean Fouquet et de nombreux maîtres flamands, le Musée municipal d’art actuel (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst, S.M.A.K.) qui présentent des œuvres du vingtième siècles, dont Joseph Beuys et Panamarenko. Le Musée de la vie populaire (Museum voor Volkskunde, depuis 2000 Huis van Alijn), un ancien béguinage, propose un aperçu de la vie quotidienne du petit peuple en milieu urbain aux alentours de 1900. Il donne également de nombreux spectacles de marionnettes pour enfants. Le Musée d'archéologie industrielle et du textile (Museum voor Industriële Archeologie en Textiel, M.I.A.T.) représente la puissance industrielle de Gand et son évolution au fil des siècles, du XIIIe siècle jusqu'aux temps modernes. Parmi les autres musées, on peut citer le musée du Design (Design museum Gent), le musée de la Byloke (Oudheikkundig Museum van de Bijloke).

Danse contemporaine[modifier | modifier le code]

Les Ballets C de la B fondés par le gantois Alain Platel en 1984 sont situés dans la ville dès leurs débuts. Compagnie de danse contemporaine de renommée internationale, elle accueille en plus de Platel, des chorégraphes importants de la danse flamande tels que Sidi Larbi Cherkaoui et Koen Augustijnen.

Art lyrique[modifier | modifier le code]

L’opéra de Gand fait aujourd’hui partie intégrante, avec l’opéra d’Anvers, du Vlaamse Opera (litt. Opéra flamand), institution publique flamande créée en 1996 pour remplacer Opera voor Vlaanderen, lui-même issu de la fusion, décidée en 1981, des deux opéras que comptait alors la Flandre, Anvers et Gand. En effet, Opera voor Vlaanderen ayant eu à souffrir de graves problèmes financiers, et aussi à la suite d'un rapport faisant état de mauvaise gestion, cette institution fut dissoute en 1987 et remplacée par une ASBL Vlaamse Operastichting (litt. Fondation flamande d’opéra), relayée à son tour par la structure actuelle, qui fut dotée de la personnalité juridique, jugée plus adaptée.

Le tout premier opéra gantois, construit en 1698 sur la place d’Armes, et inauguré par une représentation de Thésée de Jean-Baptiste Lully, fut détruit par un incendie en 1715. Le théâtre Saint-Sébastien, édifié à sa place en 1737, fut démoli un siècle plus tard pour faire place à l’édifice actuel, appelé Grand Théâtre de la Ville de Gand ; celui-ci, conçu pour recevoir des représentations d’opéra, fut érigé entre 1837-1840 en style néoclassique et néorenaissance par l’architecte Louis Roelandt, alors architecte attitré de la municipalité gantoise. Derrière la façade de 90 mètres, coupée en son centre par un avant-corps ovale, se trouvent, outre la salle de spectacle elle-même, remarquable par sa coupole et sa dominante verticale, trois salles d’apparat en enfilade, richement décorées par les décorateurs parisiens Philastre et Cambon. En dépit de quelques modifications et transformations, somme toute mineures, et grâce à des restaurations respectueuses (de 1989 à 1993, et de 2000 à 2002) l’opéra de Gand a su garder son caractère d’authenticité et représente un spécimen assez caractéristique, et fort bien préservé, d’un théâtre « français » de la première moitié du XIXe siècle.

Les spectacles mis à l’affiche de l’opéra de Gand attestent de la volonté du Vlaamse Opera de sortir des sentiers battus et de s’engager (conformément aux missions que lui avait confiées, par décret de 1995, l’autorité flamande) dans des coopérations nationales et internationales. Parmi les productions marquantes de ces dernières années, citons : Le Grand Macabre (2000), sur une musique de György Ligeti, inspiré par le théâtre de Michel de Ghelderode, né d’une coproduction avec le Niedersächsisches Staatstheater de Hanovre ; Katia Kabanova (2004), de Leos Janacek ; et la Flûte enchantée (2006), version néerlandophone à l’intention des enfants, conçue par Waut Koeken.

Gentse Feesten[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gentse Feesten.

Internationaal Filmfestival van Vlaanderen - Gent[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Gand[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catégorie:Naissance à Gand.

par ordre alphabétique :

(pour une liste détaillée et structurée voir sur Wikipédia en néerlandais : lijst van Gentenaars (nl)

Autres personnalités liées à Gand[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Gand, se blasonnent comme suit : De sable à un lion d'argent lampassé de gueules, armé et couronné d'or, portant au cou un collier avec une croix du même pendante sur sa poitrine.[25]

Blason ville be Gand (Flandre-Orientale).svg


Pendant le Premier Empire, Gand fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : De sable à un lion d'argent lampassé et armé de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire.[25]

Blason ville fr Gant-Empire.svg


Initiative municipale[modifier | modifier le code]

Gand est une des premières villes au monde pour la propagation du végétarisme à ses citoyens, une journée par semaine, à commencer par les fonctionnaires et les élèves, et finit par la pratique de tout le monde[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gand : Le nouvel épicentre européen de biotechnologie verte
  2. Jean Favier, La Guerre de Cent ans, pp.63-67, Gallimard
  3. Les anciens Pays-Bas à l'époque moderne (1404-1815), C. Denys et I. Paresys, 2007.
  4. Révoltes et révolutions en Europe, XVIe-XVIIIesiècles Y.M. Bercé, 1980.
  5. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 167
  6. CGLSB : Historique
  7. Villes jumelées
  8. Les 25 communes les plus peuplées du pays (2008), Institut national de statistique.
  9. Bevolkingsevolutie, Stadsbestuur van Gent - Dienst Bevolking, Stad Gent.
  10. a et b Chiffres et tendances : Enseignement, Ville de Gand - Tourisme.
  11. Cijfers en trends: Onderwijs, Stad Gent.
  12. Higher Education in Ghent, Stad Gent.
  13. Welcome at Ghent University.
  14. Some fast facts about University College Ghent.
  15. Introducing KaHo Sint-Lieven.
  16. Facts & figures.
  17. Sint-Lucas in cijfers.
  18. "Rabot-Blaisantvest" (illustrations, avec commentaire en néerlandais
  19. Site internet des habitants du quartier
  20. (nl) Overheidsuitgaven in de Vlaamse havens
  21. Port of Ghent, Sociaal-Economische Raad van Vlaanderen.
  22. Fact & Figures, Port de Gand.
  23. Le port de Gand
  24. Site visitgent.be en train : Gare Dampoort lire (consulté le 4 juin 2012).
  25. a et b http://www.ngw.nl/int/bel/g/gent.htm
  26. La ville belge de Gand devient végétarienne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gids voor oud Gent, Guido Deseyn, Standaard Uitgeverij, Antwerpen 1991.
  • Langs Vlaamse Begijnhoven, Michiel Heirman, Davidsfonds, Leuven 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]