Vesdre

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50° 35′ 24″ N 6° 13′ 00″ E / 50.59, 6.21667

Vesdre
((de) Weser)
La Vesdre à Pepinster
La Vesdre à Pepinster
Localisation
Localisation
Caractéristiques
Longueur 71 km
Bassin 703 km2
Bassin collecteur Meuse
Débit moyen 11,4 m3/s (Liège)
Régime pluvial
Cours
Source Konzen (Montjoie)
Confluence Ourthe
· Localisation Chênée
· Coordonnées 50° 36′ 41″ N 5° 36′ 49″ E / 50.6115, 5.6135 (Confluence - Vesdre)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Helle, Gileppe, Hoëgne
Pays traversés Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Régions traversées Eifel, Hautes Fagnes

La Vesdre (allemand : Weser) est une rivière belgo-allemande, affluent en rive droite de l'Ourthe, donc sous-affluent de la Meuse.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Vesdre prend sa source à l'est des Hautes Fagnes belges, dans l’Eifel, près du village allemand de Konzen, dans la commune de Montjoie (Monschau), à quelques kilomètres à peine de la frontière belge. Près de Roetgen, une déviation de 2,5 km a été construite pour éviter d'éventuelles pollutions bactériennes.

Avec la Getzbach ou Getzbach en allemand, elle alimente le barrage d'Eupen qui sert de point de captage d'eau potable.

Étymologie[modifier | modifier le code]

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Le nom Vesdre (Weser en Allemagne et dans la partie germanophone de la Belgique) provient du très vieux vocable Vizara ou Izara, formé de deux racines préceltiques accolées. La première, viz- ou iz-, et la seconde -ara. Iz ou viz signifiant « vallée creuse », et ara voulant dire « cours d'eau », le mot Vizara ou Vesdre signifie donc « cours d'eau dans la vallée creuse ».

Les deux racines se rencontrent dans bien d'autres noms de cours d'eau d'Europe, tant dans l'ancienne Gaule que dans les régions avoisinantes. On reconnait aisément Viz-ara dans le nom du fleuve du nord de l'Allemagne arrosant Brême et qui s'appelle Weser (prononcez véz-er), ainsi que dans les noms Vézère et Auvézère, tous deux cours d'eau du Limousin et d'Aquitaine.

La forme iz-ara se retrouve bien sûr dans le nom de la grande rivière française appelée Isère, qui d'ailleurs a donné son nom à un important département.

Mais elle constitue aussi l'origine du nom de la rivière Isar qui arrose Munich en Bavière, et dans celui du petit fleuve franco-belge Yser, tous deux provenant de izara, ou encore dans le nom que les romains donnaient à l'Oise : Isara c'est-à-dire iz-ara. L'adjectif « isarien » a d'ailleurs subsisté en français moderne pour qualifier ce qui se rapporte à l'Oise.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Vesdre à Olne et Fraipont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire d'Olne.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, elle est appelée la Grande-Eau, en wallon : Grânte Ëwe. Elle sépare le ban d’Olne de la seigneurie de la Haute-Fraipont et, face à Coucoumont de la Basse-Fraipont. On tirait une ligne imaginaire au milieu du lit de la rivière et la moitié qui coulait le long du ban d’Olne lui appartenait. Sur la longueur du ban d'Olne, le seigneur a le droit de pêche et le cède à des pêcheurs affermés par le prévôt de Saint-Adalbert. Ils doivent payer un saumon annuel à chacun des fonctionnaires de la cour d'Olne : le mayeur, le foustî (garde-champètre) et les sept échevins, chargés de la police des eaux. Une source de 1399[Quoi ?] précise qu'on ne peut pêcher que le jour et on ne peut pas prendre de poisson caché par une main fermée[1] !

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Vesdre est navigable au XVIIIe siècle de Chênée à Goffontaine. Dix-sept digues sur ce parcours sont équipées d’un pertuis qui permet le passage de barques à fond plat[1].

Citation culturelle[modifier | modifier le code]

L'écrivain Victor Hugo dit de la vallée de la Vesdre qu'elle est « la plus ravissante vallée qu'il y ait au monde, qui est quelquefois un ravin, souvent un jardin, toujours un paradis »[2].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Après un parcours d'environ 60 km, la Vesdre rejoint l’Ourthe à Chênée (Liège), 2 600 m avant que celle-ci ne rejoigne la Meuse. Elle arrose entre autres Eupen, Limbourg, Dolhain, Verviers, Pepinster, Prayon et Chaudfontaine.

L'eau de la Vesdre venant principalement des Hautes Fagnes est très pauvre en minéraux, donc idéale pour laver les laines. Ceci a favorisé l'implantation d'industries du textile au XVIIIe siècle dans la vallée. Celle-ci fit d'ailleurs l'objet de « guerres des eaux » (avec construction de divers détournements) entre la haute-Vesdre et le bassin de la Gileppe avant la souveraineté complète de la Belgique sur la région à partir de 1920 (voir Barrage de la Gileppe#Particularités hydrographiques).

Affluents[modifier | modifier le code]

De l'amont vers l'aval, les principaux affluents de la Vesdre sont :

Débit[modifier | modifier le code]

Le débit moyen observé à Chênée (Liège) entre 1995 et 2004 est de 11,4 m3/s. Durant la même période on a enregistré[3]:

  • Un maximum moyen de 14,7 m3/s en 2002 ;
  • Un minimum moyen de 6,3 m3/s en 1996.

Protection de la biodiversité[modifier | modifier le code]

La basse vallée de la Vesdre sur une superficie de 318 212 ha sur les communes de Chaudfontaine, Fléron, Olne et Trooz est proposée au classement en tant que site du Réseau Natura 2000 depuis 2002 par une décision du gouvernement wallon[4],[5].

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Jacques Bolly, Charles Christians, Bruno Dumont, Étienne Hélin, Paul Joiris, René Leboutte et Jean et Madeleine Moutschen-Dahmen, Visages d'Olne : Son village, ses hameaux, Olne, Édition de la Commune d'Olne,‎ 2006, 288 p., D/2006/11.092/1
  2. Le Rhin, lettres à un ami, de Victor Hugo, Lettre 6e, le 3 Août 1839.
  3. Région wallonne - Débit des principaux cours d'eau [xls]
  4. « Base de données des sites proposés pour NATURA2000 après la décision du 26 septembre 2002 complétée par les décisions du 3 février 2004 et du 24 mars 2005 »
  5. « BE33016 - Basse vallée de la Vesdre Site Natura 2000 », sur La biodiversité en Wallonie (consulté le 6 août 2012)