Parti populaire (Belgique)

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Parti populaire - Personenpartij
Image illustrative de l'article Parti populaire (Belgique)
Logo officiel
Présentation
Président Mischaël Modrikamen
Fondation 26 novembre 2009
Siège Avenue Du Houx 42
1170 Bruxelles
Idéologie Libéral-conservatisme[1], Droite[2],[3]
Couleurs Mauve
Site web www.partipopulaire.be
Représentation
Députés européens
(collège électoral franc.)
0 / 8
Députés fédéraux
(groupe francophone)
1 / 63
Sénateurs
(groupe francophone)
0 / 24
Députés de la Comm. fr.
1 / 94
Députés wallons
1 / 75
Députés bruxellois
(groupe francophone)
0 / 72

Le Parti populaire (ou Personenpartij) est un parti politique belge créé le 26 novembre 2009 par Rudy Aernoudt et Mischaël Modrikamen[4]. Il se revendique du libéralisme au sens économique du terme, et du conservatisme sur le plan des valeurs. Il participe pour la première fois aux élections fédérales en juin 2010 et obtient 84 005 voix à la chambre[5] et 98 858 voix au sénat[6], devenant ainsi le cinquième parti politique en importance dans le paysage politique belge francophone loin derrière les quatre grands partis traditionnels.

Création du parti[modifier | modifier le code]

Le fondateur du parti, Mischaël Modrikamen, est devenu une personnalité connue du public en mars 2009 suite à l'affaire Fortis en tant qu'avocat d'une partie des actionnaires[7]. Il laisse rapidement entendre qu'il a l'intention de faire de la politique et précise sa pensée en mai 2009. Mischaël Modrikamen envisage alors un parti de droite « décomplexée »[8] sur le modèle du parti homonyme espagnol et de l'UMP français. Il déclare que la formation à créer « rassemblera sous une même ombrelle la droite libérale, la droite conservatrice, et les déçus du système, qui votent une fois FN, une fois Ecolo[9] ».

En novembre 2009, le lancement du parti est annoncé[10]. Dans son ma­ni­feste, le parti se dé­fi­nit comme une for­ma­tion issue de la so­cié­té ci­vile dont l'ob­jec­tif est de « contri­buer à la ges­tion ef­fi­cace du pays, loin des in­té­rêts par­ti­cu­liers, in­di­vi­duels ou or­ga­ni­sés, fré­quem­ment pri­vi­lé­giés[11] ». Le parti se considère comme un parti de droite décomplexée et critique le MR qu'il considère « incapable de s’assumer comme une grande formation de droite ».

Le parti présente des listes dans toutes les circonscriptions électorales pour les élections du 13 juin 2010 malgré le temps extrêmement bref laissé aux formations politiques pour faire valider leurs listes, situation qu'il dénonce[12], mais le parti réussit à rassembler les signatures nécessaires pour pouvoir présenter des listes pour les élections à la Chambre des Représentants et au Sénat. Le Parti Populaire obtient 84.005 voix à la chambre (1,29%)[13] et envoie un député à la Chambre des représentants.

Les élections communales du 14 octobre 2012 marquent la progression locale du Parti Populaire avec trois élus communaux.

Le PP critique la façon dont les petits partis sont traités par les médias, dont la RTBF et RTL-TVi, qui n'offrent qu'un accès limité au débat télévisés en privilégiant les quatre grands partis[14]. Il lance son propre journal d'information en mars 2009, composé de journalistes professionnels, Le Peuple. Depuis novembre 2013, des débats enregistrés en studio sont proposés.

En octobre 2013, Luc Trullemans, alors présentateur vedette de RTL-TVI, est sanctionné par l'IRM pour propos xénophobes[15]. Ayant été défendu par Mischaël Modrikamen dans cette procédure de sanction, il annonce en novembre qu'il rejoint le Parti Populaire[16].

Le Parti Populaire valide en congrès son programme en cent propositions le 23 novembre 2013. Les principaux axes de campagne seront l'immigration, l'insécurité et les impôts. Le PP prône également un confédéralisme qui se distancie de celui de celui de la N-VA, la suppression du décret-inscription dans l'enseignement et la restauration du respect des professeurs, la fin de ce qu'il nomme le gouffre éolien au profit des centrales nucléaires au thorium et l'instauration d'une Europe démocratique articulée autour de ses peuples.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Le Parti Populaire se présente pour la première fois aux élections fédérales du 13 juin 2010. Il obtient sur l'ensemble du Royaume 1,29 % des voix ainsi qu'un premier siège, occupé par Laurent Louis (505 voix de préférence[17]- exclu du parti en janvier 2011), dans le Brabant wallon où il atteint 5,04 % des suffrages.

Aux élections communales du 14 octobre 2012, le parti obtient ses premiers élus communaux :

Lors des élections simultanées du 25 mai 2014, le Parti Populaire décroche un siège à la Chambre, ainsi qu'un siège au Parlement wallon[21].

Dissensions[modifier | modifier le code]

C'est une prise de position de Laurent Louis sur sa page Facebook où il déclarait qu'il soutenait la politique de Nicolas Sarkozy sur les Roms[22] qui fait apparaitre au grand jour les tensions entre les deux cofondateurs : Rudy Aernoudt, coprésident, se dit choqué des propos de son député et souhaite qu'il s'excuse. Laurent Louis refuse et dit continuer à avoir le soutien de l'autre coprésident Mischaël Modrikamen qui accuse Rudy Aernoudt de déloyauté. Ce dernier est alors exclu du PP suite à un vote du bureau du parti. En excluant son unique député, le PP se prive également de sa dotation publique. Le porte-parole du parti commente à ce propos : « On a préféré perdre notre dotation et garder notre dignité »[23].

Rudy Aernoudt révèle alors l'étendue des tensions qui existent dans le parti et dénonce un projet séparatiste de Mischaël Modrikamen qui voudrait faire du PP, une version francophone de la N-VA[24]. Il l'accuse également d'avoir payé au noir certains collaborateurs du parti[25].

Mais le départ de Aernoudt ne règle pas les problèmes, et le calme est troublé par des incidents qui indiquent l'existence de tensions entre le président du parti et son unique député, Laurent Louis. Lorsque deviennent publics les problèmes entre le président, le député et l'assistante parlementaire de ce dernier, la question de la survie du parti se pose[26]. Le 28 janvier 2011, le Parti populaire exclut son unique député et perd ainsi son unique siège à la Chambre des Représentants de Belgique ainsi que sa dotation annuelle, qui s'élevait à 430 000 euros[27].

En février 2013, le vice-président du Parti populaire, l'avocat hutois Philippe Chansay Wilmotte, démissionne pour créer un nouveau parti[28]. Il emporte avec lui de nombreux adhérents, dont le conseiller communal de Trooz, Jean-Pierre Larose[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1], Le Vif, 25 février 2011
  2. « Le parti de Modrikamen officiellement lancé », Le Soir
  3. « Le PP de Modrikamen frise l'extrême droite, selon Richard Miller », RTBF
  4. ULB Pascal Delwit
  5. Ministère de l'Intérieur
  6. Ministère de l'Intérieur
  7. ULB Pascal Delwit
  8. ULB Pascal Delwit
  9. Modrikamen se financera « à la Obama », Le Soir, 24 mai 2010 , Modrikamen lancerait bien son propre parti: à droite toute!, Le Vif, 11 juin 2009
  10. Maître Modrikamen, un petit air de Nicolas Sarkozy, Le Vif, 27 novembre 2009
  11. Le Parti Populaire dévoile son visage, L'Écho, 26 novembre 2009
  12. Le Parti populaire dénonce des conditions de scrutin antidémocratiques , Le Vif, 11 mai 2010
  13. http://elections2010.belgium.be/fr/cha/results/results_tab_CKR00000.html
  14. RTBF : Modrikamen dénonce la mainmise des grands partis, Le Soir, 23 mai 2010
  15. Luc Trullemans privé de salaire à cause de propos islamophobes sur Facebook
  16. Trullemans se lance en politique aux côtés de Modrikamen
  17. Ministère de l'Intérieur
  18. http://elections2012.wallonie.be/results/fr/com/results/results_graph_CGM62122.html
  19. http://elections2012.wallonie.be/results/fr/com/results/results_graph_CGM53028.html
  20. http://elections2012.wallonie.be/results/fr/com/results/results_graph_CGM63079.html
  21. http://www.rtbf.be/info/regions/detail_elections-tous-les-elus-de-la-province-de-liege?id=8278496
  22. RTBF : Facebook: le député PP tient des propos qui relèvent du racisme, RTBF, 20 août 2010
  23. Le PP exclut Laurent Louis, perd son siège et sa dotation, L'Avenir, 28 janvier 2011
  24. Le Soir: Aernoudt dénonce le « projet séparatiste » du PP, Le Soir, 24 août 2010
  25. Le Soir: Aernoudt accuse Modrikamen de paiements au noir, Le Soir 26 août 2010
  26. Voir 7s7, Parti populaire: chronique d'une mort annoncée, 27 janvier 2011
  27. Voir Le député Laurent Louis a été exclu du PP, La Libre Belgique, 28 janvier 2011
  28. Le vice président hutois du PP s'en va avec « plus d'une centaine de personnes », L'Avenir, 13 février 2013
  29. Des sections liégeoises quittent le Parti populaire, Le Soir, 15 février 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]