Prince-évêque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Prince.

Prince-évêque est le titre que portaient les évêques qui gouvernaient une principauté du Saint-Empire romain germanique ou avaient reçu le titre de prince du Saint-Empire.

Albrecht Sigismund von Bayern (1623-1685), prince-évêque de Freising
Johann II. von Blankenfeld (1471–1527), archevêque de Riga. Après sa mort, en 1561, pendant la guerre de Livonie, le titre de prince-évêque sera supprimé[1] à Riga

Saint-Empire[modifier | modifier le code]

On connaît par exemple les princes-évêques de Bâle, Besançon, Cambrai, Cologne, Genève, Grenoble, Liège, Mayence, Metz, Münster, Osnabrück, Riga (prince de Livonie), Paderborn, Salzbourg, Sion, Strasbourg, Toul, Trente, Trèves, Utrecht et de Verdun.

Les princes ecclésiastiques d'Empire les plus puissants étaient les trois archevêques électeurs de Mayence, Cologne et Trèves. Le premier était le plus important des électeurs : la Bulle d'or de 1356 stipulait qu'il était le dernier des sept à voter, sa voix était donc déterminante en cas de partage à égalité des six premiers votes. Il procédait également au sacre du nouvel empereur.

Ces grands dignitaires étaient souvent des chefs temporels plus que spirituels et il n'était pas rare qu'ils ne fussent même pas prêtres. Ainsi Ferdinand de Bavière, prince-archevêque de Cologne au temps de la guerre de Trente Ans, qui était frère du duc Maximilien Ier de Bavière, était également évêque de Freising, de Hildesheim, de Liège, de Münster et de Paderborn, mais n'était pas prêtre. Il faut cependant distinguer titulature (découlant de l'élection canoniale) et pouvoir d'ordre (conféré par la consécration épiscopale) : un laïc peut théoriquement être nommé évêque (et administrer le temporel d'un diocèse) avant d'être consacré et d'y dispenser les sacrements propres aux évêques (confirmation, ordination des prêtres, etc.). D'autant plus qu'à cette époque la nomination des évêques était encore laissée à l'appréciation des chapitres.

La totalité de ces principautés ecclésiastiques fut supprimée au début du XIXe siècle lors de la médiatisation de 1803.

Monténégro[modifier | modifier le code]

Les six vladikas successifs du Monténégro portaient le titre de prince-évêque du Monténégro depuis le XVIIe siècle jusqu'au 21 mars 1852 (calendrier julien), date à laquelle le sixième et dernier devint un prince séculier.

Angleterre[modifier | modifier le code]

L'évêque de Durham (en Angleterre), portait le titre de prince-évêque, du fait de son rôle de gardien du palatinat de Northumbrie face aux Écossais. Le titre fut porté jusqu'en 1836.

Andorre[modifier | modifier le code]

Le dernier prince-évêque au monde est sans doute l'évêque d’Urgell, coprince d'Andorre. Il n'était jusqu'en 1620 que le coseigneur d'Andorre, dont le statut fut alors élevé à celui de principauté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]