Piedbœuf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Piedbœuf (homonymie).

50° 38′ 55″ N 5° 37′ 31″ E / 50.64858, 5.62535

Brasserie Piedbœuf

Piedbœuf est une marque de bière produite par la société Piedbœuf.[citation nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1812, l'entreprise débute en fabriquant du matériel de brasserie. C’est en 1853 que Jean-Théodore Piedbœuf se lance dans le brassage. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, la production reste modeste et ne couvre que les alentours. En 1905, elle utilise 5 véhicules à cheval et un camion pour ses livraisons. En 1915, Henri Piedbœuf prend la tête de l'entreprise. En 1921, avec une production de 3 000 hectolitres, la brasserie n'occupe encore que le 724e rang en Belgique. C'est à ce moment que la société se lance dans la fermentation basse. En 1930, ce sont 50 000 hectolitres qui sont produits et la société occupe le 21e rang. En 1965, à la veille du lancement de la Jupiler (en septembre 1966), la société passe le cap du million d'hectolitres et occupe 1 800 personnes. En 1979, après plusieurs acquisitions, le groupe emploie 3 800 personnes et produit 2,75 millions d'hectolitres de bière ainsi que d'autres limonades et jus de fruits[1].

Aujourd’hui, le site de Jupille-sur-Meuse (ville de Liège) possède des installations et des équipements ultramodernes et extrêmement performants, qui assurent une parfaite qualité de la bière.[évasif]

De nombreuses bières sont fabriquées à cet endroit, dont la Jupiler et la Piedbœuf.[citation nécessaire]

La marque est également connue pour commercialiser une bière brune de table avec une mousse tenant peu et très sucrée à la saccharine, quasi sans alcool (2 %). Elle est très appréciée des enfants[2]. On lui confère des vertus pour les femmes enceintes, cette bière permettrait une meilleure montée de lait.[citation nécessaire]

La brasserie Piedbœuf a fait partie du groupe Interbrew (issue de la fusion des brasseries Stella Artois de Louvain et Piedbœuf de Jupille-sur-Meuse).[citation nécessaire]

Le 3 mars 2004, Interbrew fusionna avec le brasseur brésilien Companhia de Bebidas das Americas (AmBev) pour former InBev.[citation nécessaire]

La production de la bière de Hoegaarden fût délocalisée un certain temps sur jupille en 2006 pour finalement y retourner.[citation nécessaire]

Jean Théodore Piedboeuf est inhumé à Jupille-sur-Meuse.

Bière en pays de Liège[modifier | modifier le code]

On trouve des traces de brasseries à Liège datant de l'époque romaine. À cette époque, diverses céréales sont utilisées. Non seulement l'orge, mais aussi le froment, le seigle, l'avoine et l'épeautre. Du temps de Notger, on compte déjà 30 brasseries. Le houblon, qui remplaça le gruit au XIIe siècle, est cultivé dans la région. Au XIVe siècle, les brasseurs figurent au sein des 32 Bons Métiers de Liège, ils le resteront jusqu'à la Révolution liégeoise, à la fin du XVIIIe siècle.[citation nécessaire]

Variétés[modifier | modifier le code]

  • La « Jupiler » pils à 5,2 % de degré d'alcool commercialisée en 1966
  • La « Jupiler N.A. » pils à 0,5 % de degré d'alcool commercialisée en 2004
  • La « Jupiler Blue  » pils à 3,3 % de degré d'alcool commercialisée en 2006
  • La « Tauro » pils à 8,3 % de degré d'alcool commercialisée en 2008
  • La « Piedbœuf Blonde » bière de table à 1,2 % de degré d'alcool
  • La « Piedbœuf Brune » bière de table à 1,2 % de degré d'alcool
  • La « Piedbœuf Triple » bière de table à 3,8 % de degré d'alcool

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

André Franquin fit de la publicité pour la boisson à l'orange Piedbœuf à travers quelques planches de Gaston Lagaffe. Avec Jidéhem, il réalisa également un court récit de 4 planches de Spirou et Fantasio qui réalisent un reportage sur la fabrication de la bière Piedbœuf. On y apprend que la tour de l'entreprise est le plus haut bâtiment industriel d'Europe et que l'eau utilisée à la fabrication de la bière provient de la source Charlemagne, réputée depuis 714[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christine Wirtgen-Bernard et Michel Dussart, Visages industriels d'hier et d'aujourd'hui en pays de Liège, ed. Pierre Mardaga, 1981, (ISBN 2-8021-0032-7)
  2. Epicurien.be
  3. En 1957. Réédité dans Les Trésors de Spirou 1938-1968, Philippe Mouvet, éditions L'Âge d'or, 1998, (ISBN 978-2-9600-1960-5)