Abbon de Fleury

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Abbon de Fleury
Image illustrative de l'article Abbon de Fleury
Manuscrit médiéval d'un ouvrage d'Abbon de Fleury
Biographie
Naissance v.940-945
Orléans
Décès
La Réole
Abbé de l’Église catholique
Abbé de Fleury
9881004

Saint Abbon de Fleury est un moine bénédictin réformateur, abbé de Fleury, né entre 940 et 945 à Orléans et mort le à La Réole.

C'est l'un des grands théologiens du Haut Moyen Âge durant la Renaissance ottonienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire

Abbon naît entre 940 et 945 à Orléans.

Moine de l'abbaye de Ramsey (Cambridgeshire, Angleterre) de l'automne 985 au printemps 987, Abbon recueille les éléments de la tradition populaire et les témoignages qui lui permettent de rédiger la vie de saint Edmond.

Devenu abbé de l'abbaye de FleurySaint-Benoît-sur-Loire, aujourd'hui dans le département français du Loiret) en 988, il défend avec ardeur son monastère contre Arnoul, évêque d'Orléans et proche des capétiens. Il passe alors pour le champion de la liberté monastique face aux prétentions des évêques et reçoit dans son combat l'appui du pouvoir pontifical.

Néanmoins, au concile de l’abbaye de Saint-Basle en 991, il prend la défense d’Arnoul, félon aux yeux du roi des Francs Hugues Capet, en déniant la compétence des prélats pour ce jugement et en affirmant que la question devait être remise au pape. Il devient dès lors le champion du pape face aux prétentions des prélats et des seigneurs et se lie d’amitié avec le pape Grégoire V.

Pour justifier sa lutte contre les prélats, il adresse au roi Hugues Capet et à son fils Robert son Apologie aux rois Hugues et Robert (994). Juriste à cette occasion, il propose une vision tripartite de la société, où l'ordre monastique prime[1].

À l’avènement de Robert II le Pieux en 996, Abbon entre à son service et devient un influent conseiller.

En 1004, il se rend au monastère de La Réole (dans l'actuel département de la Gironde), dépendance gasconne de Fleury, pour le réformer. Il y meurt assassiné, tué par un coup de lance, pour s'être interposé dans un conflit entre Français et Gascons le .

Sa fête est célébrée le 13 novembre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses ouvrages ont été recueillis dans les Acta sanctorum ordinis Sanci Benedicti. On trouve quelques lettres d'Abbon dans le tome X du Recueil des histoires de France par D. Martin Bouquet.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2004, les villes de La Réole et de Saint-Benoît-sur-Loire ont célébré le millénaire de sa disparition lors de festivités laïques et religieuses. La Réole vit se monter un grand spectacle mêlant théâtre, musique, danse et chant sous la direction de la musicienne Marielle Guillon, ainsi que différents colloques et expositions, et Saint-Benoît-sur-Loire fut spectatrice de nombreuses conférences historiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Abbon n'est pas à l'origine de cette tripartition renouant avec une tradition indo-européenne ; introduite dès l'époque carolingienne, sans doute par l'école d'Auxerre, elle est aussi utilisée par les contradicteurs d'Abbon comme l'évêque de Laon, Adalbéron de Laon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]