Fourons

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Fourons
(nl) Voeren
Une rue de Teuven
Une rue de Teuven
Blason de Fourons
Héraldique
Drapeau de Fourons
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Flag of Limburg (Belgium).svg Province de Limbourg
Arrondissement Tongres
Bourgmestre Huub Broers (Voerbelangen) (2001-18)
Majorité Voerbelangen (2001-18)
Sièges
Voerbelangen
Retour à Liège
15 (2013-18)
10
5
Section Code postal
Fouron-le-Comte
Fouron-Saint-Martin
Fouron-Saint-Pierre
Mouland
Rémersdael
Teuven
3798
3790
3792
3790
3791
3793
Code INS 73109
Zone téléphonique 04
Démographie
Gentilé Fouronnais(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
4 180 (1er janvier 2014)
50,72 %
49,28 %
83 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
19,97 %
62,13 %
17,90 %
Étrangers 25,65 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 5,36 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 099 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 45′ N 5° 45′ E / 50.75, 5.75 ()50° 45′ Nord 5° 45′ Est / 50.75, 5.75 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
50,63 km2 (2005)
73,74 %
17,60 %
7,89 %
0,77 %
Localisation
Situation de la commune dans l’arrondissement de Tongres et la province de Limbourg
Situation de la commune dans l’arrondissement de Tongres et la province de Limbourg

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Liens
Site officiel fourons.be

Fourons (en néerlandais Voeren, en limbourgeois Voere, en wallon Foron) est une commune néerlandophone à facilités de Belgique située en Région flamande dans la province de Limbourg.

Elle dispose du statut de commune à facilités pour sa population francophone, comme c'est le cas pour trente autres communes belges.

Il y a 4 312 habitants dans cette commune, dont environ 40 % de francophones (c'est une estimation, car il n'y a pas eu de recensement linguistique depuis des décennies). [réf. nécessaire]

Sa superficie est de 50 km2.

Bien que faisant partie de la province de Limbourg, elle est enclavée en Région wallonne et elle est donc séparée du reste du Limbourg flamand par une partie de la province de Liège.

Elle est la seule partie de la province du Limbourg flamand se trouvant sur la rive droite de la Meuse, « Outre Meuse ».

La commune des Fourons a été rattachée en 1963 à la province flamande du Limbourg, suite à la fixation définitive de la frontière linguistique en Belgique cette même année. Ceci contre la volonté manifeste de la majorité de ses habitants de rester dans la province de Liège[1].

Localités[modifier | modifier le code]

La commune comprend les six anciennes communes des Fourons :

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire se confond avec la vallée de la Voer, qui se jette en rive droite de la Meuse à Eijsden (Maastricht, Pays-Bas).

La commune est entourée de communes de la province de Liège (Visé au sud et à l'ouest, Dalhem et Aubel au sud, et Plombières à l'est), sauf au nord où passe la frontière néerlandaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, les Fourons étaient une partie orientale du duché de Limbourg (pour rappel, ce duché n'a rien à voir avec la province belge actuelle du Limbourg qui elle faisait partie alors de la Principauté de Liège).[réf. souhaitée] Voir aussi Voerstreek (historisch-politieke achtergronden) (néerlandais)

Problème linguistique[modifier | modifier le code]

Historiquement, une partie des habitants parlait la langue locale, un dialecte limbourgeois connu localement sous le nom de Platdütsch. La langue administrative en vigueur depuis l'instauration de l'État belge en 1830 fut le français.[réf. nécessaire]

Au cours du XXe siècle, les habitants adoptèrent progressivement soit le néerlandais, soit le français. Bien que les recensements ne soient plus organisés en Belgique depuis 1947, on peut réaliser une estimation via les élections communales et du CPAS. En 2006 la représentation des Belges francophones dans les Fourons à un peu plus de 46 % des habitants belges fouronnais (voir tableau ci-dessous, élections du CPAS 2006) et un peu moins de 39 % des habitants en totalité (voir tableau ci-dessous, élections communales 2006). Comme avant la détermination officielle de la frontière linguistique (1963), le territoire appartenait à la province de Liège, la population locale parlait le dialecte limbourgeois mais avait coutume d’employer le français en parlant avec des francophones et le néerlandais en parlant avec des néerlandophones.[réf. nécessaire] En 1963, les Fouronnais maniaient généralement quatre langues (limbourgeois-néerlandais-français-allemand).[réf. nécessaire] En 2007, on parle néerlandais, français ou limbourgeois. Du côté des francophones, seules les personnes de plus de 45 ans parlent encore en limbourgeois.[réf. nécessaire] Le limbourgeois ne se transmet plus aux jeunes « francophones » malgré le fait que la majorité de cette jeunesse francophone est de souche pure limbourgeoise et a des noms limbourgeois. Du côté des néerlandophones, une partie de la jeunesse se parle encore en limbourgeois, au vu de la migration de Flamands d'autres provinces et de Néerlandais.[réf. nécessaire]

Évolution des résultats des élections communales dans les Fourons[2]
Année Voerbelangen (VB)  % Sièges Retour à Liège  % Sièges Electeurs présents Nuls ou blancs
1976 998 36,99 5 1699 63,01 10 2750 53
1982 1034 36,37 5 1739 61,17 10 2843 70
1988 1083 39,07 6 1610 58,08 9 2772 79
1988 (CPAS) 1080 38,96 3 1523 54,94 6 2772 79
1994 1129 42,96 7 1398 53,20 8 2628 101
1994 (CPAS) 1147 43,64 4 1295 49,27 5 2628 186
2000 1604 51,25 8 1433 45,78 7 3130 93
2000 (CPAS) 1140 44,25 4 1328 51,55 5 2576 108
2006 1898 59,52 9 1226 38,44 6 3189 65
2006 (CPAS) 1233 49,67 5 1164 46,90 4 2482 85


Aux élections communales, la majorité francophone avait coutume de l'emporter, ce qui provoquait des tensions régulières avec le pouvoir provincial néerlandophone de tutelle (la commune dépend de la province de Limbourg depuis le 1er septembre 1963) et la minorité néerlandophone ; les querelles remontaient parfois au sommet puisque c’est le problème de José Happart qui a causé la chute du sixième gouvernement Martens le 21 octobre 1987.[réf. souhaitée] Il avait gagné les élections communales et avait été proposé comme bourgmestre. Mais du fait qu’il ne connaissait absolument pas le néerlandais, il n'a pas pu être nommé dans une commune flamande, malgré le vote exprimé par la population. C’est Nico Droeven, membre du même parti que Happart mais qui connaissait le néerlandais, qui a obtenu le poste. José Smeets lui succéda en 1994.[réf. souhaitée]

Panneau indicateur dont les mentions en néerlandais sont vandalisées

Lors des élections communales du 8 octobre 2000, c’est le parti flamand qui a gagné d’un siège sur le parti wallon « Retour à Liège » grâce aux voix des Fouronnais de la communauté néerlandaise. Cependant, aux élections pour le Centre Public d'Aide Sociale (CPAS/OCMW) de la même année, « Retour à Liège » a conservé la majorité du fait que pour ce vote les Néerlandais ne pouvaient participer alors que, pour les municipales, le droit de vote actif et passif avait été accordé pour la première fois aux citoyens des autres États membres de l’UE habitant dans la commune. Dans le cas des Fourons il s’agissait surtout de Néerlandais qui, en raison de leurs affinités linguistiques ont voté pour le parti flamand. Il a fallu cependant plus de six mois avant que Huub Broers pût devenir le premier bourgmestre flamand des Fourons. Les membres du parti Retour à Liège voulaient faire reconnaître l’invalidité des élections du fait que le Marnixring (association d’activistes flamingants) avait cherché à influencer les élections en distribuant des petits cadeaux aux Néerlandais parmi lesquels un abonnement gratuit au quotidien Het Belang van Limburg. C’est une interview avec Bep Mergelsberg dans le quotidien néerlandais De Limburger qui l’a révélé.

Aux élections communales de 2006 les néerlandophones ont fortifié leur majorité récente avec 60,8 % des voix contre 39,2 % pour les francophones. Ces chiffres semblent montrer que la liste Voerbelangen attire une partie des voix francophones. Le nombre des Néerlandais a aussi augmenté jusque 26 % et les jeunes francophones se cherchent de plus en plus des maisons dans les villages voisins.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « 18ème Fête de la Jeunesse Jurassienne », conférence de Jean-Louis Xhonneux, secrétaire général de l'Action fouronnaise, Porrentruy, 12 juin 1982 : « Si l'on additionne les abstentions aux votes exprimés en fa­veur du Limbourg, on obtient la proportion : 64, 5 % pour le régime français avec facilités pour le néerlandais, 35,5 % pour le régime inverse. »
  2. Jean-Louis XHONNEUX, « FOURONS RETOUR A LIEGE, FOURONS, commune contestée à la frontière de la francité. », Retour à Liège,‎ 2009 (consulté le 8 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]