Jean-Théodore de Bavière

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Johann Theodor von Bayern
Image illustrative de l'article Jean-Théodore de Bavière
Biographie
Naissance
à Munich
Ordination sacerdotale
Décès
à Liège
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal

par Benoît XIV
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Lorenzo in Parnisperna
Cardinal prêtre de S. Maria in Aracoeli
Cardinal-prêtre de S. Lorenzo in Parnisperna
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par Clément-Auguste de Bavière
Fonctions épiscopales Évêque de Ratisbonne
Évêque de Freising
Prince-évêque de Liège
Prince-évêque de Liège
1744 – 1763
Précédent Georges-Louis de Berghes Charles-Nicolas d'Oultremont Suivant
Prince-évêque de Freising
1727 – 1763
Précédent Jean-François von Kapfning und Liechtenheck Clément-Wenceslas Suivant
Prince-évêque de Ratisbonne
1719 – 1763
Précédent Clément-Auguste Clément-Wenceslas Suivant
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Théodore de Bavière, ou Johann Theodor von Bayern (né le à Munich et mort le à Liège) était un cardinal allemand du XVIIIe siècle, qui fut évêque de Ratisbonne, puis prince-évêque de Liège de 1744 à 1763.

Biographie[modifier | modifier le code]

Plus jeune fils survivant de l'Électeur Maximilien II de Bavière et de Thérèse Cunégonde Sobieska, Jean-Théodore de Bavière est d'abord élu évêque de Ratisbonne dès 1719, puis de Freising en 1727, il est membre du chapitre Cathédrale de Liège depuis 1738. Il accède à la dignité épiscopale en 1744. Il sera le dernier représentant de la famille Wittelsbach à occuper le siège épiscopal de Liège.

En 1743, il est créé cardinal-prêtre in pectore par le pape Benoît XIV et publié en 1746 au titre de San Lorenzo in Panisperna. La bataille de Rocourt se tient la même année dans le cadre de la guerre de Succession d'Autriche.

Sur le plan personnel, il mènera la vie d'un grand seigneur : grand chasseur, épris de musique (il pratiquait le violoncelle) et de théâtre, il tiendra une cour brillante à Liège. Bon vivant, dépensier et aimant les femmes (malgré son statut de cardinal), il saura se faire aimer de la population principautaire.

Asthmatique et tuberculeux, il cède aux conseils de son médecin, le Munichois Steppler, qui prétend que le chauffage de houille est à l'origine de sa maladie. Fuyant les émanations sulfureuses de Liège, il séjournera régulièrement à Munich[1] ce qui ne l'empêchera pas de venir s'éteindre en sa cité de ces mêmes maux.

Liège, double escalin d'argent de Jean-Théodore de Bavière.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. de Bryun, Anciennes houillères de la région liégeoises, Dricot, Liège, 1988. (ISBN 2-87095-056-X)
  • D. Jozic, Liège sous la crosse d’un Wittelsbach. Contribution à l’histoire politique et diplomatique de la Principauté de Liège durant les douze premières années du règne de Jean-Théodore de Bavière (1744-1755), Université de Liège, thèse de doctorat en histoire [inédit], 2006-2007.
  • C. Quoilin, La politique extérieure liégeoise sous l'épiscopat de Jean-Théodore de Bavière (1744-1763), dans Annuaire d'Histoire Liégeoise (= AHL), t. 33, 2004, p. 39-239.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D. Droixhe, "Une histoire des Lumières au pays de Liège", Les éditions de l'Université de Liège, 2007, p. 12

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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1744 - 1763
Charles-Nicolas d’Oultremont