Wilfried Martens
| Wilfried Martens | |
Wilfried Martens |
|
| Fonctions | |
|---|---|
| 32e et 34e Premier ministre belge (60e et 62e chef du gouvernement) |
|
| 3 mars 1979 – 31 mars 1981 | |
| Monarque | Baudouin |
| Gouvernement | Martens I, II, III, IV |
| Législature | 46e, 47e |
| Prédécesseur | Paul Vanden Boeynants |
| Successeur | Mark Eyskens |
| 17 décembre 1981 – 7 mars 1992 | |
| Monarque | Baudouin |
| Gouvernement | Martens V, VI, VII, VIII, IX |
| Prédécesseur | Mark Eyskens |
| Successeur | Jean-Luc Dehaene |
| Président du Conseil européen | |
| 1er janvier 1987 – 30 juin 1987 | |
| Prédécesseur | Margaret Thatcher |
| Successeur | Poul Schlüter |
| Biographie | |
| Date de naissance | 19 avril 1936 |
| Lieu de naissance | Sleidinge, (Belgique) |
| Nationalité | belge |
| Parti politique | Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) |
| Résidence | 16, rue de la Loi |
| Premiers ministres belges | |
| modifier |
|
Wilfried Martens
Écouter, né le 19 avril 1936 à Sleidinge, est un homme politique belge flamand de tendance démocrate chrétienne, membre du CD&V (ex CVP, chrétiens démocrates flamands), ancien Premier ministre.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Wilfried Martens est docteur en droit, licencié en notariat et bachelier en philosophie thomiste.
Il fut président de deux mouvements flamands durant ses études à Louvain : l'Association des étudiants flamands (VVS) et l'Association des étudiants catholiques flamands (KVHV). Il s'était déjà fait connaître auparavant pour son intransigeance linguistique : en compagnie du Jeugdkomitee, qu'il a fondé, il investira le pavillon français lors de l'exposition universelle de 1958. Peu après, il devient membre dirigeant et responsable de l'information du Vlaamse Volksbeweging (VVB), mouvement qui organisera les deux marches flamandes sur Bruxelles, lors des mois d'octobre 1960 et 1961. Il peut être considéré dans ses premières années comme un véritable flamingant.
Vient ensuite la période des cabinets avec des passages successifs au sein des équipes de Pierre Harmel (1965) et Paul Vanden Boeynants (1966), tous deux Premier ministres. Entre-temps, Wilfried Martens s'est inscrit au barreau de Gand en tant qu'avocat et au CVP en 1963. Cinq ans plus tard, il devient, pour quatre ans, président des CVP-Jongeren, composé à l'époque du fameux wonder bureau, dont font, entre autres, partie Jean-Luc Dehaene et Miet Smet.
Le 4 mars 1972, après un voyage d'études au département d'État américain, Wilfried Martens accède, à trente-cinq ans, à la présidence du CVP, poste qu'il conservera jusqu'en 1979. Représentant de l'aile "régionaliste" du CVP, il invite le Premier ministre Gaston Eyskens, également CVP, à aller de l'avant en la matière. Ce dernier, mis en minorité dans son groupe au Parlement, se retira alors de la vie politique nationale[1]. En 1974, Martens entre à la Chambre des représentants, et joue ensuite un rôle important en tant que président du CVP dans les négociations sur le pacte d'Egmont-Stuyvenberg.
Il fut Premier ministre entre 1979 et 1992, sauf pendant une période de huit mois en 1981, lorsque le poste fut occupé par Mark Eyskens.
Il était devenu Premier ministre alors qu'il n'avait jamais assumé de charge ministérielle auparavant, ce qui, jusque là, avait été un fait rare dans la vie politique belge. Il mena au début des années 1980 une politique libérale, à la tête d'une coalition de sociaux-chrétiens et de libéraux. Il obtint également une certaine pacification dans le dossier linguistique en concrétisant l'existence de la Région wallonne et de la Région flamande en 1980 et en laissant le problème de la création de la Région de Bruxelles-Capitale au frigo.
Depuis le 10 mai 1990, il est le président du Parti populaire européen, parti dont il est un des fondateurs. Le roi Baudouin Ier lui a accordé en 1992 le titre honorifique de ministre d'État.
Il siégea pendant la 47e législature de la Chambre des Représentants de Belgique.
Lors de la crise politique de 2007, Wilfried Martens fait partie des Ministres d'Etat consultés officiellement en août par le roi Albert II pour sortir de l'impasse.
Le 22 décembre 2008, le Roi Albert II le nomme « explorateur » après avoir accepté la démission du gouvernement Leterme.
Au lendemain de la désignation d'Herman Van Rompuy au poste de Président du Conseil européen, il est chargé par le Roi d'une mission d'intermédiaire afin qu'il accompagne une transition rapide et efficace vers un nouveau Premier ministre belge.
Il a été propriétaire d'un appartement situé Place Dillens (à la maison de justice) à Saint Gilles.
Référence[modifier]
- Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010, p. 193
Publications[modifier]
- Parole donnée – Autoportrait, Didier Hatier, Bruxelles, 1985 (ISBN 2-87088-552-0)
- Mémoires pour mon pays, Éditions Racine, Bruxelles, 2006 (ISBN 978-2-87386-454-5)
Liens externes[modifier]
| Précédé par | Wilfried Martens | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Paul Vanden Boeynants |
|
Mark Eyskens | ||
| Mark Eyskens |
|
Jean-Luc Dehaene |