Wilfried Martens

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Wilfried Martens
Wilfried Martens en 2005
Wilfried Martens en 2005
Fonctions
Président du Parti populaire européen
10 mai 19908 octobre 2013
Prédécesseur Jacques Santer
Successeur Joseph Daul
32e et 34e Premier ministre belge
(60e et 62e chef du gouvernement)
3 mars 197931 mars 1981
Monarque Baudouin
Gouvernement Martens I, II, III, IV
Législature 46e, 47e
Prédécesseur Paul Vanden Boeynants
Successeur Mark Eyskens
17 décembre 19817 mars 1992
Monarque Baudouin
Gouvernement Martens V, VI, VII, VIII, IX
Prédécesseur Mark Eyskens
Successeur Jean-Luc Dehaene
Président du Conseil européen
1er janvier 198730 juin 1987
Prédécesseur Margaret Thatcher
Successeur Poul Schlüter
Biographie
Date de naissance 19 avril 1936
Lieu de naissance Sleidinge (Belgique)
Date de décès 9 octobre 2013 (à 77 ans)
Lieu de décès Lokeren (Belgique)
Nationalité Drapeau : BelgiqueBelge
Parti politique Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V), PPE
Résidence 16, rue de la Loi

Wilfried Martens Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, né le 19 avril 1936 à Sleidinge et mort à Lokeren le 9 octobre 2013 est un homme politique belge flamand de tendance démocrate chrétienne, membre du CD&V (ex CVP, chrétiens démocrates flamands), ancien Premier ministre belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Wilfried Martens est docteur en droit, licencié en notariat et bachelier en philosophie thomiste.

Il fut président de deux mouvements flamands durant ses études à Louvain : l'Association des étudiants flamands (VVS) et l'Association des étudiants catholiques flamands (KVHV). Il s'était déjà fait connaître auparavant pour son intransigeance linguistique : en compagnie du « Jeugdkomitee », qu'il a fondé, il aurait investi le pavillon français lors de l'exposition universelle de 1958. L'intéressé a toutefois toujours démenti avoir participé à cette action expliquant qu'à l'époque il était en train de préparer ses examens à Louvain[1]. Peu après, il devient membre dirigeant et responsable de l'information du Vlaamse Volksbeweging (VVB), mouvement qui organisera les deux marches flamandes sur Bruxelles, lors des mois d'octobre 1961 et 1962. Il peut être considéré dans ses premières années comme un véritable flamingant. Vient ensuite la période des cabinets avec des passages successifs au sein des équipes de Pierre Harmel (1965) et Paul Vanden Boeynants (1966), tous deux Premier ministres. Entre-temps, Wilfried Martens s'est inscrit au barreau de Gand en tant qu'avocat et au CVP en 1963. Cinq ans plus tard, il devient, pour quatre ans, président des CVP-Jongeren, composé à l'époque du fameux wonder bureau, dont font, entre autres, partie Jean-Luc Dehaene et Miet Smet.

Le 4 mars 1972, après un voyage d'étude au département d'État américain, Wilfried Martens accède, à trente-cinq ans, à la présidence du CVP, poste qu'il conservera jusqu'en 1979. Représentant de l'aile "régionaliste" du CVP, il invite le Premier ministre Gaston Eyskens, également CVP, à aller de l'avant en la matière. Ce dernier, mis en minorité dans son groupe au Parlement, se retira alors de la vie politique nationale[2]. En 1974, Martens entre à la Chambre des représentants, et joue ensuite un rôle important en tant que président du CVP dans les négociations sur le pacte d'Egmont-Stuyvenberg.

Il fut Premier ministre entre 1979 et 1992, sauf pendant une période de huit mois en 1981, lorsque le poste fut occupé par Mark Eyskens.

Il était devenu Premier ministre alors qu'il n'avait jamais assumé de charge ministérielle auparavant, ce qui, jusque là, avait été un fait rare dans la vie politique belge. Il mena au début des années 1980 une politique libérale, à la tête d'une coalition de sociaux-chrétiens et de libéraux. Il obtint également une certaine pacification dans le dossier linguistique en concrétisant l'existence de la Région wallonne et de la Région flamande en 1980 et en laissant le problème de la création de la Région de Bruxelles-Capitale au frigo.

Du 10 mai 1990 au 8 octobre 2013, il est le président du Parti populaire européen, parti dont il est un des fondateurs. Le roi Baudouin Ier lui a accordé en 1992 le titre honorifique de ministre d'État.

Lors de la crise politique de 2007, Wilfried Martens fait partie des Ministres d'Etat consultés officiellement en août par le roi Albert II pour sortir de l'impasse. Le 22 décembre 2008, le Roi Albert II le nomme « explorateur » après avoir accepté la démission du gouvernement Leterme.

Au lendemain de la désignation d'Herman Van Rompuy au poste de Président du Conseil européen, il est chargé par le Roi d'une mission d'intermédiaire afin qu'il accompagne une transition rapide et efficace vers un nouveau Premier ministre belge. Son inhumation a lieu le 19 octobre 2013 ; Wilfried Martens a eu droit à des funérailles d'État.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décès de Wilfried Martens: Portrait de l'homme aux 9 gouvernements, La Libre Belgique en ligne, 10 octobre 2013
  2. Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, 2010, p. 193

Publications[modifier | modifier le code]

Littérature et sources[modifier | modifier le code]

  • Helmut GAUS (dir.), Politiek Biografisch Lexicon, Gand, 1989.
  • Hugo DE RIDDER, Omtrent Wilfried Martens, Lannoo, Tielt, 1991.
  • Hugo DE RIDDER, De Strijd om de 16, Lannoo, Tielt, 1993.
  • Manu RUYS, Wilfried Martens, dans: Nieuwe encyclopedie van de Vlaamse Beweging, Tielt, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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