Henry Carton de Wiart

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Henry Carton de Wiart
Henry Carton de Wiart vers 1900
Henry Carton de Wiart vers 1900
Fonctions
2e Premier ministre belge
(30e chef du gouvernement)
20 novembre 192016 décembre 1921
Monarque Albert Ier
Gouvernement Carton de Wiart
Coalition Catholique - libéral - POB
Prédécesseur Léon Delacroix
Successeur Georges Theunis
Biographie
Date de naissance 31 janvier 1869
Lieu de naissance Bruxelles, (Belgique)
Date de décès 6 mai 1951 (à 82 ans)
Lieu de décès Uccle, (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique Parti catholique
Profession Politicien
Résidence 16, rue de la Loi

Henry Carton de Wiart
Premiers ministres belges

Le comte Henry Carton de Wiart (Bruxelles, 31 janvier 1869 - Uccle, 6 mai 1951) était un écrivain et un homme politique belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille noble hennuyère, Henry Carton de Wiart naît à Bruxelles en 1869. Après des études secondaires au Collège Saint-Michel, il étudie le droit à l'Université libre de Bruxelles.

Membre du parti catholique, il est élu député de Bruxelles en 1896 et reste membre du parlement jusqu'à sa mort en 1951. Ministre de la Justice du 17 juin 1911 au 31 mai 1918 dans le gouvernement de Charles de Broqueville, le nom d'Henry Carton de Wiart reste surtout attaché à l'importante loi sur la protection de l'enfance en 1912, qui crée les tribunaux pour enfants, prévoit des mesures pour les mineurs délinquants et institue la déchéance paternelle. Il reçoit les félicitations personnelles du roi Albert Ier qui apprécie cette nouvelle loi.

Après la Première Guerre mondiale, il succède à Léon Delacroix au poste de premier ministre, qu'il occupe de 1920 à 1921. Son gouvernement d'union nationale, au sein duquel il occupe également le poste de ministre de l'intérieur, regroupe des membres des partis catholique, socialiste et libéral. Au cours de son année de gouvernement ont lieu :

En 1922, le roi Albert l'anoblit et lui donne le titre de comte.

Sa carrière politique ne s'arrête pas là, puisqu'il est Ministre des colonies de 1924 à 1926 dans les cabinets de Georges Theunis, Aloys Vande Vyvere et Prosper Poullet. Il sera également Ministre du travail, des affaires sociales et de l'hygiène entre 1932 et 1934, dans le gouvernement de Charles de Broqueville. Entre 1928 et 1935, il est également membre de la délégation belge auprès de la Société des Nations. De 1934 à 1947, il est président de l'Union interparlementaire.

Après l'occupation de la Belgique par la Wehrmacht en mai 1940, Carton de Wiart accompagne le gouvernement belge en exil à Londres.

Après la Seconde Guerre mondiale, il occupe le poste de ministre sans portefeuille chargé des questions de coordination économique et de reconstruction dans le premier gouvernement de Gaston Eyskens entre le 11 août 1949 et le 8 juin 1950. Âgé de 81 ans, il occupe encore le poste de ministre de la justice dans le gouvernement de transition de Jean Duvieusart, entre le 8 juin et le 15 août 1950.

Auteur de plusieurs romans historiques et ouvrages autobiographiques, il fait partie en 1920 des premiers membres de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et le restera pendant 31 ans jusqu'à sa mort le 6 mai 1951. Durant la Question Royale, il est un fervent défenseur du roi Léopold III.

Il a notamment écrit le roman de chevalerie « La Cité ardente » (1905), qui a donné à la ville de Liège un nouveau surnom, d'usage général aujourd'hui. Il fonde avec le Chanoine Bondroit et Mallinger "la société d'Art à l'école et au foyer".

Son action se prolonge aujourd'hui encore à travers l'asbl Juliette et Henry Carton de Wiart.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Contes hétéroclites, [(Gand)], Siffer, 1892.
  • Nouveaux Contes Hétéroclites, [(Bruxelles)], [(Durandal)], Paris, Lethielleux, 1947
  • La Cité ardente, Paris, Perrin, 1905.
  • Manuel d'études sociales et politiques, 1906
  • Les Vertus bourgeoises, 1910,
  • Le Bon combat, 1913,
  • Le roi Albert chef d'état
  • La Belgique en Terre d'asile
  • La Belgique, boulevard du droit
  • La Politique de l'honneur, 1917,
  • Le Droit à la joie, 1922, Parmi les idées et les lettres. Parmi les paysages
  • La Candidature de Philippe d'Orléans à la souveraineté des Provinces Belgiques en 1789 et 1790, d'après des documents inédits,
  • Beernaert et son temps
  • Les Cariatides
  • Léopold II : souvenirs des dernières années
  • Terres de débat
  • Souvenirs politiques
  • Mes vacances au Congo, 1927,
  • Mes vacances au Brésil, 1929

Le jugement de Marcel Thiry [modifier | modifier le code]

Dans La Wallonie, le Pays et les Hommes, le grand poète wallon fait une place à part à cet ancien Premier ministre: Il faut faire la place qui lui est due à ce livre paru en 1910; dont le titre devait connaître une si curieuse fortune, La Cité ardente d'Henry Carton de Wiart. L'entreprise était périlleuse de mettre en roman chevaleresque l'épopée liégeoise des Six cents Franchimontois, dans un style qui ne craint pas de se harnacher à l'ancienne, à grand renfort d'archaïsme et d'héraldique. L'événement n'est pas seulement littéraire: un jeune chef de la droite majoritaire au parlement belge vient apporter sa pierre - peut-être en partie inconsciemment - à l'édifice de la nouvelle conscience wallonne. Car le livre eut un succès populaire. Et si la Wallonie doit à Albert Mockel d'avoir appris son nom et de l'avoir vu diffuser dans le monde, Liège doit à Henry Carton de Wiart le surnom dont elle sera saluée dans toute la France quatre ans plus tard, quand ses collines seront embrasées de combats. (Tome II, Arts et Lettres, la renaissance du livre, Bruxelles, 1978, pp. 422-423).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]