Érard de La Marck

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Érard de la Marck
Image illustrative de l'article Érard de La Marck
Portrait d'Érard de La Marck
Biographie
Naissance 31 mai 1472 à Sedan
Ordination sacerdotale 1500
Décès 16 février 1538 à Liège
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
9 août 1521
Titre cardinalice Prince-évêque de Liège
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 30 décembre 1505
Fonctions épiscopales Évêque de Cambrai (1505)
Évêque de Chartres (1507–1525)
Archevêque de Valence (1520)
Archevêque de Valence
15201538
Précédent Alphonse d'Aragon Georges d'Autriche Suivant
Évêque de Chartres
15071525
Précédent René d'Illiers Louis Guillart Suivant
Prince-évêque de Liège
15051538
Précédent Jean de Hornes Corneille de Berghes Suivant

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
Armoiries de la Marck-Sedan.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Érard de la Marck (né le 31 mai 1472 à Sedan, en Ardennes, (France) - mort le 16 février 1538 à Liège) était le cadet de la maison de La Marck, puissante famille d'origine germanique, qui s’est efforcée, depuis le XIe siècle d’accroître sa puissance vers l’Ouest, tout d’abord la Ruhr, ensuite le Pays de Liège et enfin la France. Il est l'initiateur du Palais des Princes-évêques actuel de Liège.

Biographie[modifier | modifier le code]

Monnaie liégeoise d'Érard de la Marck.
Palais des Princes-évêques

Érard de La Marck fut prince-évêque de Liège de 1505 à 1538.

Il fut également évêque de Chartres, en France, et archevêque de Valence, en Espagne. Il fut nommé cardinal par Léon X, avec l'appui de Charles Quint. Mais il fut aussi chanoine de Trèves et de Tours et de Saint-Lambert, en 1500.

Érard était le troisième fils de Robert I de La Marck, seigneur de Sedan, et de Jeanne de Saulcy, dite de Marlay, Dame de Florenge. Il était le neveu de Guillaume de la Marck, le célèbre « sanglier des Ardennes », et d' Évrard IV de La Marck, les ennemis de Louis de Bourbon et de Jean de Hornes. Il étudia à l'Université de Cologne (droit civil et droit canon) avant de perfectionner sa formation à la cour du roi de France Louis XII, qui lui obtint le titre de prince-évêque de Liège que convoitaient également les Habsbourg.

Élu à l'unanimité le 30 décembre 1505, avec l'appui du pape Jules II (1503-1513) et du roi de France Louis XII, contre Jacques de Croy, évêque de Cambrai, soutenu par Philippe le Beau, il fut sacré, le 2 mai 1506.

La foule assista à la « joyeuse entrée » du prince-évêque dans sa principauté le 30 mai 1506.

Sur le plan de la politique extérieure, après avoir d'abord recherché les bonnes grâces du roi de France, il s'allia avec l'empereur germanique Maximilien Ier du Saint-Empire. Il réussit à garantir la paix dans la principauté durant tout son règne.

En 1508, il recruta en qualité de secrétaire particulier le jeune Jérôme Aléandre, qui devait plus tard, comme nonce apostolique, s'illustrer dans la persécution des premiers protestants.

Le 10 avril 1509, Érard de La Marck reçut les droits régaliens de l'empereur Maximilien Ier, qui confirmait les privilèges de la principauté octroyés par ses prédécesseurs.

Le 11 avril 1511, il participe, en tant qu'évêque de Chartres à un synode de l'Église de France, convoquée à Lyon par Louis XII.

Il participa à la Diète de Worms qui, en 1521, mit Luther - qu'il comparait au diable en personne - au ban de l’Empire. Son rôle dans les premières manifestations de la Réforme catholique est évident. Érard souhaite mettre de l'ordre dans les affaires de son diocèse, mais ses initiatives sont souvent ruinées par son partenaire le plus puissant, le chapitre cathédral (soixante chanoines, dotés du redoutable privilège d'exemption, formant un foyer de résistance opposé à toute idée de changement), et par le clergé secondaire (exempt lui aussi).

L'évêque s'engage très tôt dans la répression de l'hérésie protestante. Il fut très dur avec les hérétiques (1528 - première exécution), et se montra implacable avec les Rivageois affamés venus se plaindre devant son palais (2 juillet 1531) : il fit torturer et décapiter les meneurs et demanda des excuses à genoux aux autres participants.

Il était avide de pouvoir, et ne supportait pas que l'on mette son autorité en doute.

Il ne faut pas voir là la pauvreté de Liège, mais il faut davantage analyser la situation politique et économique dans laquelle la principauté se situe. Le marché est instable, au cœur d'une Europe déchirée entre plusieurs partis. Le prix du grain augmente : le prince-évêque interdit toute exportation afin d'éviter la pénurie : les dons faits aux Rivageois sont loin d'être suffisants. Ensuite, la peste fait des ravages dans les campagnes (1513). La Meuse, célèbre aussi pour sa pollution millénaire, était probablement un facteur lourd de conséquences pour les Rivageois.

Son règne est considéré comme le plus fastueux de l'histoire du pays de Liège. On lui doit notamment la reconstruction du palais des Princes-Évêques, ruiné par les guerres du siècle précédent (notamment par la mise à sac de Liège par Charles le Téméraire qui détruit tout, excepté les édifices religieux) et la restauration de nombreux monuments, dont la collégiale Saint-Martin (par Paul de Ryckel). Il confia la tâche de redresser l'architecture liégeoise à son architecte favori, Arnold van Mulchen et offrit à Lambert Lombard, jeune peintre liégeois fasciné par la Renaissance, un voyage en Italie pour s'inspirer des artistes italiens et rapporter ses connaissances à la principauté. Il devait aussi rapporter une collection d'œuvres d'art à la principauté pour décorer le palais, mais à la mort d'Érard, toutes les œuvres furent revendues aux Médicis.

En 1507, Louis XII lui accorde sur recommandation de son ami, le cardinal Georges d'Amboise – véritable chef du Royaume – l’évêché de Chartres. Le cumul ne s’arrêtera pas. En 1518, Érard obtient la commande de l’abbaye de Saint-Michel, près d’Anvers. En 1520, il est désigné à la tête du très riche archevêché de Valence en Espagne.

Le 9 août 1520, Érard, avec l'appui du nouvel empereur Charles Quint qu'il a soutenu contre François Ier pendant la campagne pour l'élection impériale, est promu cardinal mais « sa nomination restera secrète quelque temps par égard pour la France » qui considère Érard comme son « mortel ennemi ».

Le 9 août 1521, le prince-évêque est ouvertement présenté cardinal du titre de Saint-Chrysogone et la cérémonie publique a lieu le 9 septembre 1521.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]