Jean Briçonnet

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Hôtel (dit) de Jean Briçonnet, 13 rue de Châteauneuf à Tours

Jean Briçonnet, l'aîné, surnommé « le Père des pauvres », né vers 1420 et mort le , à Tours, est un magistrat français, premier maire de Tours en 1462.

Biographie[modifier | modifier le code]

Secrétaire du roi Charles VII, il est commis à la régis de la régale de l'archevêché de Tours en 1443.

Élu par le roi sur le fait des aides et commis à la recette des condamnations et amendes, il est chargé, en 1457, de la liquidation des biens de Jacques Cœur[1].

Tours sollicite auprès de Louis XI, installé en Touraine, le privilège de Noblesse (noblesse de cloche) accordé pour le maire annuel, les 25 échevins perpétuels et les 75 pairs à vie qui compose le corps municipal. L'envoi des lettres patentes, qui nécessita le paiement onéreux de 500 écus d'or, furent envoyer à Saint-Jean-d'Angély en février 1462. Et le 8 octobre suivant, Jean Briçonnet est élu maire de Tours[2].

Il fait rebâtir l'église de Saint-Clément à Tours (aujourd'hui se trouvent les Halles de Tours[3]) qu'il dote richement comme donateur et non en qualité de maire, où se trouvaient les armoiries des familles Briçonnet et Gallocheau[4].

Il est chargé du paiement des ouvrages et bâtiments du château de Langeais en 1465 et 1467[5], et devient receveur général des finances de Languedoïl, à la place de Pierre Jobert, par lettres datées d'Orléans le 14 décembre 1466[5]. Il est également commis, par lettre du 8 mai 1473, au paiement de la construction, par les maçons de Tours Jean Pépin et Pierre Bertaut, d'une muraille clôturant le Plessis du Parc-lès-Tours[6].

En 1474, il effectue un paiement au sculpteur Michel Colombe pour avoir taillé en pierre un petit patron pour le projet de sépulture du roi[7].

Louis XI lui confirme son anoblissement par lettres, données à Rouen en juin 1475.

Il passe les dernières années de sa vie à Tours, où il est de nouveau élu sur le fait des aides. En outre, il participe activement à l'administration municipale de la ville.

Décès[modifier | modifier le code]

Il meurt le 30 octobre 1493 et est enterré dans l'église de Sainte-Croix de Tours (supprimée en 1781-82), avec ses père et mère, comme il l'avait ordonné dans ses testaments de 1471 et 1491[5]. On peut encore apercevoir des vestiges de Sainte-Croix sur la maison située à gauche de l'hôtel dit de Jean Briçonnet, rue de Châteauneuf[8].

Famille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Briçonnet.

Jean Briçonnet, seigneur de Varennes, de Chanfreau, des terres de La Kaéri (en Touraine) et du Port(e)au, est le fils de Jean Briçonnet (?-13 juillet 1447) et de Jeanne Belleteau.

Il épouse Jeanne Berthelot (?-1510), fille de Jean, Maître de la Chambre aux Deniers de la reine Marie d'Anjou, et de Perronnelle Thoreau, dont ils eurent :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de Chenonceau Par Casimir Chevalier, 1868, p. 98.
  2. Histoire de Touraine Par Jean-Louis Chalmel, nouvelle  éd.,vol. 2, 1841, p. 252.
  3. Église Saint Clément sur le site FranceBalade
  4. Monographie de Saint-Clément de Tours, par Léon Palustre, précédée d'une notice historique, par Léon Lhuillier Charles Loizeau de Grandmaison, Bibliothèque de l'École des chartes, 1887, vol. 48, no 48, pp. 596-598
  5. a, b et c Actes royaux du Poitou (1456-1464) Recueil des documents concernant le Poitoux contenus dans les registres de la Chancellerie de France publiés par Paul Guérin, vol. 10, 1906, p. MCCLXXXV, note no 5
  6. Mémoires de la Société archéologique de Touraine Par Société archéologique de Touraine, vol. 20, 1870, p. 272
  7. Sophie Cassagnes-Brouquet, Geneviève Nore, Martine Yvernault, Poètes et artistes : la figure du créateur en Europe au Moyen Âge et à la Renaissance, Presses universitaires de Limoges, 2007, p. 34
  8. Rue de Chateauneuf Tours : le Quartier Plumereau sur le site de FranceBalade