Château d'Azay-le-Rideau

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Château d'Azay-le-Rideau
Image illustrative de l'article Château d'Azay-le-Rideau
Période ou style Renaissance française (à inspiration italianisante)
Type Château
Début construction 1518
Fin construction 1523
Protection Logo monument historique Classé MH (1914)
Coordonnées 47° 15′ 33″ Nord 0° 27′ 58″ Est / 47.2592, 0.4661[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Commune Azay-le-Rideau

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Azay-le-Rideau

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(Voir situation sur carte : Indre-et-Loire)
Château d'Azay-le-Rideau

Le château d'Azay-le-Rideau est un monument classé appartenant à l'État et situé dans la commune du même nom, en Indre-et-Loire, en France.

Il est accessible par la ligne TER Tours - Chinon qui marque systématiquement l'arrêt dans la commune.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2]. Le château d’Azay-le-Rideau, comme une centaine d’autres monuments, propriété de l’État, est géré, animé et ouvert à la visite par le centre des monuments nationaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création du château[modifier | modifier le code]

Le premier château médiéval d'Azay est construit aux alentours de 1119 par l'un des premiers seigneurs du lieu, Ridel (ou Rideau) d'Azay, chevalier de Philippe Auguste, qui édifie une forteresse défensive censée protéger la route entre Tours et Chinon.

Il est brûlé par Charles VII en 1418 lorsque le roi, de séjour à Azay sur la route de Chinon, est provoqué par les troupes bourguignonnes qui occupent la place forte.

Le capitaine et 350 soldats sont exécutés, et le village garde d'ailleurs jusqu'au XVIIIe siècle le nom d'Azay-le-Brûlé, qui est celui d'une commune des Deux-Sèvres.

Cour intérieure du château.

Le domaine est acquis à la fin du XVe siècle par Martin Berthelot, maître de la Chambre aux Deniers du roi, qui le cède à son fils Gilles.

Le château actuel est bâti entre 1518 et 1523 par le maire de Tours et trésorier du roi François Ier, Gilles Berthelot et par sa femme, Philippe Lesbahy ; il s'agit d'un des chefs-d'œuvre de la première Renaissance française. Les fondations à base de pilotis et de pierres de Saint-Aignan sont réalisées sous la direction de Denis Guillourd. Philippa Lesbahy aidée par l'abbé Guillaume Artault, dirige l'essentiel des travaux en l'absence de son mari[3].

Lorsqu'en 1527, le cousin de Gilles Berthelot, Jacques de Beaune-Semblançay, est exécuté, le couple décide de vider les lieux et de se rendre à Metz. Gilles Berthelot décéde en 1529 à Cambrai.

En juin 1523, le roi confisque le château inachevé. Bien que Philippa Lesbahy insiste pour garder son château, elle le perd définitivement en 1535 lorsque le roi l'offre à l'un de ses compagnons d'armes, Antoine de Raffin, capitaine des gardes du corps du Roi, qui l'a accompagné à Pavie. Le château encore inachevé ne reçoit de son nouveau propriétaire que quelques aménagements et l'idée de le "fermer" en quadrilatère est abandonnée, et il conservera désormais une forme "en L" [3].

Le château n'est en réalité occupé qu'à partir de 1547.

La petite-fille d'Antoine Raffin, Antoinette, ancienne dame d'honneur de Marguerite de Valois, s'y installe en 1583 et entreprend d'actualiser les décors de l'édifice avec l'aide de son époux, le diplomate Guy de Saint-Gelais, qui négocie l'élection du duc d'Anjou au trône de Pologne.

Son fils, Artus de Saint-Gelais, en hérite avec sa femme Françoise de Souvré, qui est la gouvernante du futur Louis XIV.

Louis XIII est reçu au château le par son ami Henri de Beringhen, seigneur d'Armainvilliers (en Seine-et-Marne), issu d'une lignée de gentilshommes protestants d'origine hollandaise dont le père, Pierre, domestique d'un seigneur normand dont il entretenait la collection d'armes, est remarqué par Henri IV de passage dans ce lieu, et qui en fit ensuite son premier valet de chambre. Henri de Beringhen, exilé en Allemagne à la suite d'un différend avec le cardinal de Richelieu, en revient à sa mort en 1642 et reçoit alors la charge de premier écuyer de la Petite Ecurie. Par ailleurs, cette famille possède jusqu'en 1710 le domaine de la Rivière vers Thomery, en Seine-et-Marne.

Son fils et successeur dans cette charge, Jacques-Louis (20/10/1651 - 1/05/1723), époux de Marie Magdeleine Eisabeth Fare d'Aumont, voit en ses grandes terres bretonnes de Châteauneuf érigées en marquisat. Il est cité par des historiens d'art comme collectionneur d' estampes de Rembrandt. Il reçut Louis XIV à Azay, dont il fait édifier les communs actuels.

Son fils, nommé également Jacques-Louis, 2e marquis de Châtenauneuf, comte du Plessis-Bertrand et d'Armainvilliers, dit "le marquis de Beringhen", marié le à Marie Louise Henriette de Beaumanoir, meurt maréchal de camp le (voir le portrait exposé au château).

Le château passe ensuite aux Raffin qui le transmettent par mariage en 1751 aux Vassé jusqu'en 1787, puis aux Courtemanche jusqu'en 1791.

Quatre générations de Biencourt au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue du château et des douves.

En 1791, le château « abandonné et très dégradé » est vendu pour 300 000 livres par Henry de Courtemanche au marquis Charles de Biencourt (1747-1824), page des écuries de la Reine en 1761, maréchal des camps et armées royales, député de la Noblesse aux États Généraux de 1789, puis de la Constituante. Il lui donne son aspect actuel en procédant à de profonds changements intérieurs et extérieurs. Ses descendants le conserveront jusqu'en 1899.

Famille d'origine picarde citée au XIIème siècle, les Biencourt portaient "De sable, au lion d'argent, couronné, armé et lampassé d'or".

Époux depuis 1770 de Marie-Jeanne Chauvelin de Beauséjour - qui est peut-être La femme au miroir portraiturée par Maurice Quentin de La Tour (musée des Arts Décoratifs de Lyon, pastel (reprod. dans "Dossier de l'art" no 111/ septembre 2004, p. 3) - le 1er marquis de Biencourt avait un hôtel rue de Richelieu à Paris ; en 1824, il fait ajouter au rez-de-chaussée Sud du château un « pavillon chinois » (détruit vers 1860 ?) et vers 1825 ou 1826 aménager la bibliothèque qui, comme le salon situé à l'opposé, est alors décoré de lambris bas en bois mouluré surmontés d'une toile peinte à grands motifs végétaux (conservée).

Les Biencourt emploient ici l'architecte français Pierre-Charles Dussillon, qui avait également travaillé au château voisin d'Ussé, et vers 1835 fut l'auteur de l'hôtel particulier du 14, rue Vaneau à Paris (VIIe), dont les ornements de la façade de style néo-Renaissance sont dues au sculpteur Dominique Molknecht.

On peut citer quelques épaves de la collection d'art du marquis :

  • un tableau de Salomon van Ruysdael, Vue de fleuve avec la ville de Weep (vers 1650), ayant fait partie au XVIIIe siècle de la collection qui a figuré à la XXVe Biennale des Antiquaires de Paris en septembre 2010[4] ;
  • Louis XIV franchissant le Rhin, de Adam François van der Meulen et une paire de tableaux, Louis XIV à la bataille de Bruxelles (?), et La défaite du comte Marsin près le canal de Bruges, atelier de Martin dit des Batailles, les trois toiles portant une étiquette de collection aux nom et armes du marquis, et provenant de sa descendance dans la région, sont passées en vente aux enchères publiques à Cheverny les 6, 7 et 8 juin 2009[5].

Son fils Armand-François-Marie (1773-1854), 2e marquis de Biencourt, a été garde de Louis XVI et à ce titre a participé à la défense des Tuileries le 10 août 1792 ; du fait de son mariage en 1800 avec la richissime Antoinette-Marie d'Apchon, il put constituer un des premiers patrimoines fonciers de France. Maire de la commune d'Azay de 1825 à 1830, il entreprend la première grande restauration du château : rétablissement des voûtes et des lucarnes, restitution des médaillons et insignes royaux de l'escalier - bûchés sous la Révolution ?[réf. nécessaire], construction d'une nouvelle tour de style Renaissance « remplaçant le vieux donjon », par Dusillon. Il fait aussi élargir le terre-plein dominant la rivière au Sud, créant ainsi une grande terrasse desservie depuis le salon par un perron, qui sont supprimés lors de la restauration du XXe siècle.

Dès 1840, le château est inscrit sur la liste des Monuments historiques mais en 1845, les derniers vestiges médiévaux sont démolis pour laisser place à deux nouvelles tours d'angle sur cour.

En 1871, pendant un mois, la demeure est occupée par le prince Frédéric-Charles de Prusse, neveu du roi de Prusse, et son état-major, les Biencourt mère et fils se réfugiant alors dans les communs. Il occupe aussi pendant six semaines avec ses soldats le village de Saint-Patrice en Indre-et-Loire, et le château de Rochecotte. Ayant pris la chute fortuite d'un lustre dans les cuisines d'Azay pour un attentat envers lui, le prince faillit faire incendier le château, avant que ses officiers l'en dissuadent.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

« M. le marquis de Biencourt entretient avec beaucoup de soin son château (...) on y visite surtout avec intérêt une collection de portraits historiques attribuée aux meilleurs maîtres[6]. »

Cette série unique de 300 effigies, selon un inventaire réalisé à la mort du 3e marquis de Biencourt (1802-1862), constituée par Armand de Biencourt en partie grâce à la fortune de son épouse depuis 1824, Aurélie de Montmorency (1803-1883), fait alors du château l'un des plus beaux musées de France de l'époque, et chose rare pour un bien privé sous le Second Empire, ouvert aux visiteurs; en 1868 il est cité par Adolphe Johanne dans son Guide de la Loire et du Centre : « (...) les appartements renferment une très riche collection de portraits historiques et plusieurs objets curieux (...) de jolis bahuts (...) une très belle tête en marbre trouvée dans une ferme. »

Ruiné entre autres par le krach boursier de l'Union Générale (1882) et ne pouvant plus assurer l'entretien du domaine, son fils Charles-Marie-Christian (1826-1914) 4e marquis et propriétaire depuis 1862, veuf jeune et ayant perdu ses deux fils, est contraint en 1898 de mettre en vente ce patrimoine.

Dans un premier temps il met en vente le mobilier et les œuvres d'art, puis la demeure et ses 850 hectares de terres dont un parc de 24 hectares, douze fermes, trois moulins à eau.

Ces biens sont acquis une première fois en pour 1 280 000 francs par un M. Larocque-Latour - qui revend aussitôt deux fermes - dans le but de le transformer « en université destinée à de jeunes pensionnaires étrangers qui auraient étudié la civilisation française »; mais il n'en pas les moyens financiers de son projet et s'avère insolvable; il est placé sous saisie par le tribunal civil de Chinon en 1902 qui ordonne une nouvelle vente, et le domaine est revendu le pour 517 000 francs à Jean-Achille Arteau, "avoué plaidant à Tours", homme d'affaires avisé qui conserve les vastes terres et bois de bon rapport - susceptibles d'être valorisées - mais veut se défaire du château, qui resta vide, et de son parc, qu'il propose à l'État.


D'un château à l'autre, d'Azay à Chantilly.

Les descendants d'Armand de Biencourt ayant conservé ou ayant pu racheter lors de ces ventes une partie de son importante collection, cela permit à sa petite-fille Marguerite Marie Amélie, épouse le 22/10/1903 du vicomte Edmond de Montaigne de Poncins (dont la bibliothèque a été vendue à Cheverny le 10/06/2002), fille de Léon de Biencourt (+ 1871) et de Valentine de Chaponay, créatrice de meubles et d'objets d'art inspirés du XVIIIème français (Musée des Arts Décoratifs de Lyon), restée sans descendance comme ses deux sœurs Jeanne, comtesse de Lur-Saluces et Charlotte, comtesse de Cossé-Brissac - elle-même donatrice en 1947 au musée des Beaux-Arts de Tours de peintures, meubles et livres anciens provenant des Biencourt - d'offrir en 1939 au "Musée Condé" un ensemble de 52 portraits dessinés de maîtres anciens (les Clouet, Corneille de Lyon, Holbein, Memling, Pourbus, Cranach, Rubens, Stella). Du fait de la Seconde Guerre mondiale, ce don ne fut effectif que le [7]. Par ailleurs, le Musée du Louvre conserve deux coffres en bois sculpté, dont un daté du XVIe siècle, provenant du château (reprod. par Gustave Geffroy dans Le Palais du Louvre, architecture-mobilier-objets, collection "les Musées d'Europe", Paris, éditons Nilsson, s.d. - arch. pers.).

Son offre acceptée, le , M. Arteau vend à l'État le château et une partie du parc pour 200 000 francs, grâce à un legs de l'industriel Léon Dru ; l'ensemble est classé Monument Historique le même jour, et un an plus tard y est créé par décret un « musée national de l'art de la Renaissance », placé sous la double responsabilité du conservateur Xavier de Ricard et de l'architecte Jean Hardion. Depuis 1907, il a fait l'objet d'importantes restaurations.

En 1939-1940, le château en partie démeublé abrite la Direction Générale de l’Éducation Nationale « en repli » comme les autres ministères français.

Il est aujourd'hui géré par le Centre des monuments nationaux[8].


Extérieur[modifier | modifier le code]

Vue du château d'Azay-le-Rideau par le côté de la cour intérieure.

Décrit par Balzac qui y déjeune une fois, comme « un diamant taillé à facettes serti par l’Indre », Azay-le-Rideau est l'un des châteaux les plus célèbres de la Loire.

Relativement petit, le corps de logis s'articule en un corps principal et une aile en équerre, quadrillés de bandeaux horizontaux, entourés par l'Indre et par un parc boisé. Chaque angle est pourvu d'une tourelle. Le centre du bâtiment est désigné par l'entrée monumentale, ainsi que par l'escalier d'honneur à rampes droites qui dérègle le rythme des fenêtres : il dispose en effet de trois étages de baies jumelées formant des loggias et un fronton ouvragé, décalés par rapport au réseau des fenêtres du reste de l'édifice. Cet élément à grande valeur décorative est composé de plusieurs ornements à la mode italienne : colonnes, pilastres, coquilles, médaillons, etc.

La salamandre de François Ier et sa devise : « Nutrisco et extinguo ».

La porte d'entrée, semblable aux arcs de triomphes romains est orné des initiales de Gilles Berthelot et de sa femme, tandis que la partie inférieure des baies est décorée de la salamandre et de l'hermine, en référence au roi François Ier et à son épouse Claude.

Les volées portant le plafond de l'escalier d'honneur sont ornées de caissons encadrant des médaillons sculptés représentant des visages ou bustes de personnages vus de profil, certains du XVIe siècle, série qui fut continuée par l'ajout de « la filiation des rois et reines de France de Louis XIi jusqu'à Henri IV » commandée par Armand-François de Biencourt. Les clés d'arc présentent des sculptures très travaillées.

Mais cette inspiration italianisante alterne avec des références féodales devenues éléments de décor. Ainsi, on observe la trace de mâchicoulis sur les toits et d'un chemin de ronde sur les murs extérieurs dont la disposition - courant sur trois côtés et se prolongeant derrière les fenêtres ouvertes dans le parapet - rappelle celle du Château de Montsoreau. Tout cela mêlé à de hautes toitures, ornées de poivrières effilées et de longues lucarnes.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Une chambre au premier étage du château. Au-dessus de la cheminée, un portrait du marquis de Beringhen, par Mignard.

L'intérieur reste celui d'un château de la Renaissance italienne, avec ses décors sculpturaux riches, où restent des traces de la Renaissance flamande avec les tapisseries du XVIe siècle et XVIIe siècle exposées dans plusieurs pièces du château.

On note des « verdures » d'Anvers et Tournai, des scènes de 'L'Ancien Testament tissés à Audenarde, 'l'Histoire de Psyché' réalisée à Bruxelles, ou encore la tenture de 'Renaud et Armide', exécutée à Paris, dans les ateliers du faubourg Saint-Marcel d'après des cartons de Simon Vouet. Le mobilier et le décor sont également très riches : chaire à dais en chêne de la fin du XVe siècle, crédences, etc. ainsi que plusieurs tableaux, dont une Dame au bain (Diane de Poitiers?) de François Clouet, le portrait de Catherine de Médicis, ou encore un tableau représentant la scène du 'Camp du Drap d'Or'.

L'intérieur est notamment constitué de plusieurs salons et appartements d'apparat, dont la plupart ont été redécorés dans le style néo-Renaissance au XIXe siècle :

  • Une "chambre blanche", meublée d'un lit de satin brodé de la fin du XVIIe siècle et de tapisseries représentant des scènes de chasse du XVIIe siècle. ainsi qu'un portrait ornant la cheminée ;
  • La « chambre bleue », au deuxième étage, fut occupée par Louis XIII. Elle est notamment meublée d'un cabinet en poirier noirci orné de scènes gravées sur ivoire, représentant la guerre de Trente Ans ;
  • La bibliothèque possède une cheminée, des lambris bas un riche décor mural, et abrite un ensemble de gravures plans et dessins montrant les différentes restaurations menées par les Biencourt ;
  • La salle à manger ;
  • Le salon, ouvert par des vitraux des XVIe et XVIIe siècles, et orné de portraits royaux et tableaux de la Renaissance et du XVIIe siècle, dont un portrait de Diane de Poitiers tiré de l'atelier de François Ier, un portrait du duc et de la duchesse de Longueville, un portrait de Marie d'Autriche, sœur de Charles Quint, et de Catherine de Médicis. Cette salle possède une cheminée monumentale décorée d'une salamandre ;
  • Les appartements royaux, composés d'une antichambre dans laquelle sont exposés des portraits représentant certains rois de France comme François Ier, Henri III ou encore Louis XIII, et murée de tentures rouge et or; la grande chambre royale, est décorée d'une tapisserie du début du XVIIe siècle ;
  • La grande salle du premier étage, est décorée de tapisseries des XVIe et XVIIe siècles, et d'une cheminée qui est ornée de la Salamandre de François Ier et d'une frise de feuillages. Les murs sont teints de bleu ;
  • Cabinet espagnol du XVIe siècle et un autre portugais du XVIIe siècle ;
  • La vaste cuisine voûtée en croisée d'ogives, est rehaussée au XIXe siècle, et possède une cheminée qui est ornée du sceau des Berthelot ;
Cöté jardin
  • Chambre du maître de maison, meublée et tapissée à la mode du XVIe siècle ;
  • La salle de billard (beau meuble du XIXe siècle), a une cheminée du XVIe siècle, avec un moulage dont l'original est au château de Montal (Lot). Cette salle est ornée de deux tapisseries de Beauvais du XVIIIe siècle : Chasse au canard et Chasse au cerf.

Jardins[modifier | modifier le code]

Les jardins actuels ont été profondément réaménagés au XIXe siècle par les Biencourt, qui les redessinent en un grand parc paysagé.

Au Sud et à l'Ouest, ils sont dotés de deux miroirs d'eau (héritages symboliques d'anciennes douves, ces miroirs sont en fait créés en 1950 par l"architecte en chef des monuments historiques qui a fait élargir le bras de la rivière de façon que l’eau borde les fondations[9]) dans lesquels se reflètent les façades.

Protection[modifier | modifier le code]

Le château a tout d'abord été classé monument historique sur la liste de 1875, il a été déclassé en 1888[réf. nécessaire] avant d'être re-classé par arrêté du 11 août 1905 avec son parc et ses dépendances[2].

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. a et b « Notice no PA00097546 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b Jean Des Cars La véritable histoire des châteaux de la Loire Ed. Plon, 2009
  4. reprod. ds "L'Estampille-L'Objet d'Art", n°460, sept. 2010, p.56
  5. reprod. sous les n° 31 et 32 du cat.
  6. G. Touchard-Lafosse, La Touraine historique, pittoresque et biographique, Tours, Lescene, 1856, p. 289.
  7. Henri Malo, Une journée à Chantilly, Braun, 1946, pp.14 et 15.
  8. Site des Monuments nationaux.
  9. Le miroir d'eau, sur azay-le-rideau.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean des Cars, La véritable histoire des châteaux de la Loire (éditions France Loisirs, 2011, p. 147 à 159);
  • Philippe de La Genardière, le château d'Azay ou le corps perdu - photographies de Stanislas Stanojevic (Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, 1994);
  • Jean-Claude Le Guillou, Azay-le-Rideau Entre Renaissance et Romantisme (C.N.M.H.S. / C.N.R.S. éditions 1995);
  • L'ABCdaire des châteaux de la Loire, collectif, (Flammarion, 1996)
  • Azay-le-Rideau, collectif (hors-série de « Connaissance des Arts »/éditions du Patrimoine-Centre des Monuments Français, 2007);
  • Margot Boutges, Le salon des Biencourt reprend vie ("Le Journal des Arts" no 452 du 4 au 7/03/2016);
  • Pierre Arizzoli-Clémentel, A la recherche du temps perdu  : un rare salon fin de siècle relatif au "salon Biencourt" ré-exposé au Musée des Arts Décoratifs de Lyon ("L'Estampille-L'Objet d'art" no 250/septembre 1991 p. 84 à 94, ill.);

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]