Quartier Monconseil

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Quartier Monconseil
La halle du quartier Monconseil.
La halle du quartier Monconseil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Blason tours 37.svg Tours
Code postal 37100
Fonctions urbaines Résidentielle, commerciale
Étapes d’urbanisation 2007 - en cours
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 08″ nord, 0° 41′ 58″ est
Superficie 20 ha = 0,20 km2
Transport
Tramway Tramway de Tours
Localisation

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Le quartier Monconseil est un quartier de Tours, situé au nord de la Loire. C'est un écoquartier en développement depuis 2007 et dont la fin des travaux est prévue en 2021. Situé sur une ancienne emprise agricole, le site est progressivement acquis par la mairie de Tours à partir des années 1980. Après le développement du quartier des Deux-Lions, la ville décide la construction d'un quartier écologique sur le secteur au milieu des années 2000.

En 2017, le site de 20 hectares est toujours en travaux mais la zone est désormais principalement urbanisée. Le quartier se caractérise principalement par des logements privés et sociaux écologiques, collectifs et individuels, dit « à haut rendement énergétique ». On trouve également un cœur marchant, une halle de quartier comprenant des installations sportives et un arrêt du tramway de Tours sur l'une des extrémités du quartier. Une église moderne est également érigée sur le site, ainsi que plusieurs jardins.

Progressivement acquis entre 1980 et 2002 par la ville de Tours, le site comprend en 2015 près de 1 000 logements et plus de 2 000 habitants, contre un objectif final de 1 800 logements et plus de 3 750 habitants. Il concentre toutefois l'objet de critiques concernant certains objectifs ratés, notamment à propos de l’implantation de commerces et d'emplois que la ville avait promis nombreux. À la base prévu pour être complétement achevées en 2016, les constructions ont été retardées par la crise économique de 2008.

Origines[modifier | modifier le code]

L’emplacement accueillant l'actuel quartier Monconseil comprenait auparavant des terres agricoles, surtout des champs de maïs. En 1968, la ville de Tours décrète une « zone d'aménagement différé » qui permet de geler le site en fixant sa valeur et empêchant sa revente, le temps pour la municipalité de déterminer le futur de cet espace. En 1984, le secteur est transformé en « zone d'aménagement concerté » pour permettre des études sur le site et déterminer les possibilités d'aménagements. Dans la même période, le maire de Tours Jean Royer demande à l'Organisme d'habitations à loyer modéré de la ville (Tou(r)s Habitat) d'acquérir le secteur. De nombreux accords amiables ont lieu avec les propriétaires ainsi que deux expropriations sur les 90 acquisitions[1].

Le premier plan d'aménagement de zone est décidé par le conseil municipal en 1988 mais les projets végètent un long moment, alors que la ville développe dès les années 1990 le nouveau quartier des Deux-Lions, à Tours-Sud. Une étude d'impact est lancée sur le site de Monconseil après l'élection de Jean Germain à la mairie de Tours, puis le plan d'aménagement de zone est modifié en 2006 afin de permettre le lancement des travaux d'un nouvel écoquartier. Des fouilles archéologiques sont menées entre 2007 et 2009 et démontrent une présence humaine sur le site depuis le IIIe siècle av. J.-C. avec la découverte de vestiges gaulois et gallo-romains[1],[2].

Urbanisation[modifier | modifier le code]

La résidence Petit Beauséjour.

Après l'approbation du projet par le conseil municipal en 2006, la commercialisation des sites à des promoteurs immobiliers commencent dès cette année. L'urbanisation du site commence en 2007 et le jardin de la Grenouillère de 1,2 hectare est le premier chantier terminé en 2009. Cependant, la crise économique de 2008 ralentit les projets et les ardeurs des promoteurs privés[3].

Le premier bâtiment est inauguré en mars 2010. Il s'agit de la résidence du Petit Beauséjour, à proximité de l'entrée ouest du quartier, comprenant 32 logements sociaux appartenant à l'OPAC Tou(r)s Habitat[1]. L'année 2011 voit la livraison complète du premier lot, qui comprend au total 215 logements, surtout collectifs, à l'ouest du quartier et au nord de la rue Daniel Mayer. Un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) dans le même secteur et une salle sportive appelée « halle Monconseil » au nord du quartier sont également inaugurés à ce moment-là[4].

La résidence Canopee en construction en juillet 2017.

Le second lot est livré entre 2012 et 2013 et comprend plus de 300 logements surtout collectifs, à l'ouest du quartier, qui est alors presque intégralement urbanisé. Des logements individuels pavillonnaires, suite de maisons similaires avec façade partiellement en bois, sont également installés dans le sud du quartier. Les lots suivants comprennent de nouveau la construction de logements collectifs au centre, au sud puis enfin à l'est du quartier. En mai 2012, le jardin de la rue Lazareff voit le jour[4]. Le 1er septembre 2013, le tramway de Tours est inauguré et dessert le quartier au nord, au niveau de la halle sportive[4].

En 2016, le cœur commerçant du quartier voit le jour avec notamment un centre commercial, dans le centre du quartier autour de la plus grande place, directement à l'est du jardin de la Grenouillère. En 2017, une église est prévue alors que les dernières constructions sont toujours en cours voir encore à l'état de projets dans le sud-est du quartier, témoignant du retard pris dans la réalisation du quartier qui devait être achevé en 2016. De plus, six hectares sont encore vacants dans le nord du quartier, soit presque un tiers de l'espace total. Le nombre de logements prévus a cependant été plusieurs fois revu à hausse depuis le début de projet, à 1 800 logements contre 1 200 initialement. La mairie fixe alors l'objectif de 2021 pour terminer l'urbanisation du site, avec des bureaux et les logements de tailles plus modestes au nord[3].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

Résidence La Grenouillère et espace pour la petite enfance.

Conçu dans le but de favoriser la mixité sociale, le quartier compte en 2016 près de 29 % de logements sociaux, principalement détenus par l'OPAC Tou(r)s Habitat, et devrait en compter à la fin des travaux entre 21 et 25 %[3].

Le quartier a également été conçu pour accueillir nombre de services publics. On y trouve en effet un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), un foyer pour adultes handicapés, une maison départementale de la solidarité, un centre d’accueil de la petite enfance et un centre sportif appelé la « halle Monconseil ». Ce dernier compte un terrain de sports et des gradins de 1 000 personnes environ[5]. Une église dont le clocher a été érigé en juillet 2017 est construite par le diocèse de Tours pour deux millions d'euros, dans l'est du quartier[6].

Transports[modifier | modifier le code]

Le quartier est surtout desservi par le tramway de Tours qui marque un seul arrêt au nord du quartier, entre la halle Monconseil et des terrains en friche censés accueillir des logements et des bureaux d'entreprise quand le projet sera achevé, d'ici 2021. La ligne de bus Fil bleu no 12 traverse elle le quartier d'est en ouest.

Économie[modifier | modifier le code]

Le jardin de la Grenouillère, habitations et « cœur marchant ».

Au total, près de 250 millions d'euros ont été investis dans le quartier, dont près de 22 millions par l'OPAC Tou(r)s Habitat et un million par la ville[3]. En plus des quelques commerces sur la rue Daniel Mayer, le « cœur marchand de Monconseil » inauguré en 2016 se veut le poumon économique du quartier, avec un centre commercial de 1 200 m2 pouvant accueillir sept commerces et un supermarché[7],[8]. L'objectif initial du projet promettait la création de 1 300 emplois[9]. Un pôle économique destiné à accueillir des bureaux d'entreprises est toujours en attente de construction au nord-est du quartier, au pied du tramway[10].

Critiques[modifier | modifier le code]

Dès 2015, les habitants critiquent plusieurs problèmes dans la conception du quartier et le non respect des objectifs affichés aux débuts. Le manque de commerces de proximité concentrent le plus de critiques, alors que le cœur commerçant n'a ouvert qu'en 2017 et que les entreprises ne se bousculent pas pour s'y installer. Du coup, les habitants critiquent le côté « dortoir » voir « mort » du quartier. Le nouveau maire de Tours Serge Babary critique également la vision architecturale de ses prédécesseurs avec une multiplication de « cubes beiges ». Pour lui, l'ensemble est également beaucoup trop dense. De plus l'offre de logements ne correspondrait pas à la demande, avec un manque de grands appartements pouvant accueillir des familles. Le prix élevé de l’acquisition est également pointé du doigt. De plus, la desserte en transport est finalement moyenne, le tramway de Tours ne passant qu'à un seul point extrême du quartier, au nord. Le quartier ne semble donc pas tenir ses promesses, en terme d'emplois, de services publics et de rapprochement des habitants avec les commerces et infrastructures[11].

Le quartier a également été critiqué car il serait en réalité « peu ambitieux du point de vue de l’environnement, et pas très cohérent au niveau de l’aménagement ». Le coté peu écologique a été pointé du doigt, alors que le quartier ne compte pas de panneau solaire et peu de toitures ou façades végétalisées. Pour la conseillère municipale Delagarde, le quartier n'a même rien d'un écoquartier, à part le tramway[12]. Pour le conseiller municipal écologiste David Chollet, les performances énergétiques du quartier sont moyennes, avec une baisse de consommation de « seulement 20 % » en moyenne et donc un manque d'habitat passif[13].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]