Azay-le-Rideau

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Azay-le-Rideau
Le château d'Azay-le-Rideau.
Le château d'Azay-le-Rideau.
Blason de Azay-le-Rideau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Chinon
Intercommunalité communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Arnaud Henrion
2014-2020
Code postal 37190
Code commune 37014
Démographie
Gentilé Ridellois(es)
Population
municipale
3 435 hab. (2014)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 44″ nord, 0° 28′ 01″ est
Altitude Min. 36 m – Max. 102 m
Superficie 27,34 km2
Localisation

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Azay-le-Rideau

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Azay-le-Rideau
Liens
Site web azaylerideau.fr/

Azay-le-Rideau est une petite commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre-Val de Loire. La commune est célèbre pour son château. La ville d'Azay-le-Rideau est le chef-lieu du canton. Ses habitants sont appelés les Ridellois, Ridelloises.

Constitué en communauté de communes depuis le 1er janvier 2001, le territoire du Pays d'Azay-le-Rideau comprend 12 communes rurales : Azay-le-Rideau, Bréhémont, La Chapelle-aux-Naux, Cheillé, Lignières-de-Touraine, Pont-de-Ruan, Rigny-Ussé, Rivarennes, Saché, Thilouze, Vallères et Villaines-les-Rochers. Le , il est intégré à la nouvelle communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville.

Azay-le-Rideau est une commune d'Indre-et-Loire à l'ouest de Tours. Elle est située dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine[1]. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Azay viendrait du cris de rassemblement des ménestrels pendant la guerre de sécession "Ozé Ozé". Dans les années, 1840, la commune alors nommée jusqu’à présent Azum fut renommée avec son nom actuel avec l'ajout de suffixe "rideau", qui viendrais du latin ridelum en référence aux tapisseries démesurées qu'a fait faire l'amante de François premier à la construction du château pour décorer ce dernier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Azay-le-Rideau (Aziacum en latin) possède une origine très ancienne remontant au moins à la période romaine comme l'atteste la découverte en 1837 de restes d'une villa gallo-romaine de l'autre côté de l'Indre, face au château actuel[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le bourg d'Azay-le-Rideau s'est formé au Moyen Âge autour d'un prieuré bénédictin de l'abbaye de Cormery et de la forteresse du seigneur Ridel d'Azay, chevalier de Philippe-Auguste, qui édifia une forteresse défensive pour protéger la route entre Tours et Chinon. Le chevalier Ridel d'Azay est mentionné pour la première fois comme seigneur du lieu dans une charte de 1119[2]. Le 4 juillet 1189, Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, affronta une coalition de ses fils avec Philippe-Auguste, roi de France. Sa défaite se conclut par le traité d'Azay-le-Rideau qui établit son fils Richard seul héritier du trône d'Angleterre. Il reste peu de vestiges médiévaux à Azay, hormis l'église, car le bourg fut brûlé en 1418 lors de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : le dauphin Charles — le futur Charles VII, indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc — qui séjournait à Azay fut insulté par la garnison bourguignonne qui occupait la place forte. Le capitaine et ses 350 soldats furent exécutés, et le village incendié ; il garda jusqu'au XVIIe siècle le surnom d'Azay-le-Bruslé.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le château actuel fut bâti entre 1518 et 1527 par Gilles Berthelot sous le règne de François Ier. Se reporter à :

Article détaillé : Château d'Azay-le-Rideau.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes du général Feldt arrivent face à la ville de Tours sur la rive droite de la Loire. Le général Pichon de Saumur, constitua un groupement pour la défense de la Loire entre Amboise et Ancenis et établit son PC à Azay-le-Rideau[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?   Edmond Jollit Radical Sénateur (1955-1959), conseiller général (1934-1940, 1945-1961)
mars 2001 mars 2008 Bernard Cordier    
mars 2008 mars 2014 Michel Verdier DVG  
mars 2014 en cours Arnaud Henrion DVD Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[4].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 435 habitants, en augmentation de 0,5 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 750 1 570 1 634 1 896 2 023 2 105 2 113 2 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 965 2 073 2 063 2 108 2 160 2 116 2 126 2 175 2 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 318 2 282 2 142 1 971 2 064 1 977 1 827 2 150 2 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 610 2 755 2 749 2 915 3 053 3 100 3 337 3 452 3 435
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Maison Familiale Rurale d'Azay-le-Rideau[9] est un centre de formation professionnelle associatif, accueillant des élèves en classe de 4e et 3e (orientation professionnelle) jusqu'aux niveaux CAP et BAC PRO (Carrières sanitaires et sociales ainsi que vente-conseil), les élèves sont dans un système de formation par alternance (50 % du temps en stage et 50 % du temps à l'école). Elle accueille 150 élèves. La formation BAC PRO Vente ainsi que le formation BAC PRO SAPAT se fait sur trois ans de scolarité. Sur les deux premières années (seconde, première) les élèves passe des épreuves pour le BEP et sur la même année de première puis la dernière qui est la terminale, les élèves passes les épreuves du BAC PRO.Sur l'année de premières et de terminale, un rapport de stage est demandé au élèves, celui-ci sera une épreuve pour le BAC PRO, une épreuve orale. La Maison Familiale accueille un internat.

Économie[modifier | modifier le code]

Dès le XIXe siècle, une association de compagnons existait à Azay-le-Rideau et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale : le compagnon de passage était assuré d’y trouver le gîte, le couvert et une embauche[10].

Le site d'activités de La Loge regroupe vingt-six entreprises artisanales ou PME sur 13 hectares[11].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

La production fruitière est la première activité économique du canton. Essentiellement présente en son centre (Lignières, Vallères et Azay-le-Rideau), elle représente environ 900 hectares de vergers que se partagent 50 arboriculteurs, soit la moitié des professionnels du département. En 1990, 1 200 hectares de vergers cantonaux produisaient 40 000 tonnes de pommes et 20 000 tonnes de poires[11].

Le canton produit des vins blancs et rosés en AOC « Touraine-Azay-le-Rideau[12] » délimitée en 1939 dans dix communes voisines. Les vins rosés proviennent principalement du grolleau, un cépage local. Les vins blancs quant à eux sont issus du chenin.

Industrie[modifier | modifier le code]

Elhyss est une entreprise de chaudronnerie industrielle située dans la zone artisanale de la Loge, fabriquant en équipement de traitement des eaux spécialisé dans la fabrication sur mesure de convoyeurs à vis, compacteurs et dégrilleurs. Fabrication artisanale intervenant dans les secteurs de la tuyauterie, de la mécanique et de la charpentes métallique[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Symphorien.
Saut d'eau sur les bords de l'Indre.
  • Le château d'Azay-le-Rideau, propriété de l'État français, classé Monument historique. Le style d'Azay-le-Rideau est d'une pureté incomparable. La construction a été terminée dans l'espace de huit ans. Au XIXe siècle, son propriétaire, le marquis de Biencourt, fit apporter des modifications à son aspect extérieur. Une grosse tour fut abattue et remplacée, tandis qu'une tour identique était ajoutée à l'angle nord-est, réalisant ainsi une symétrie parfaite. Nulle part ne fut réalisée plus complète harmonie entre un monument et un paysage[14].
  • Le Château de la Chatonnière à Azay-le-Rideau
  • L'église Saint-Symphorien est l'église paroissiale[15] d'Azay-le-Rideau. Une église existait déjà sur ce site au VIe siècle, elle faisait partie d'un domaine donné à l'abbaye de Cormery vers 1030. Les moines la restaurèrent au XIe siècle puis l'agrandirent au XIIe siècle. La deuxième nef avec son portique en « anse de panier » et sa vaste baie de style flamboyant fut terminée en 1519. Les seigneurs d'Azay ajoutèrent une chapelle, en son sud en 1603[2]. Le vitrail de la chapelle ainsi que tous les vitraux de la façade sud furent détruits pendant la Seconde Guerre mondiale ; les verrières ont été remplacées en 1955, sous la direction des Beaux-Arts, par des vitraux modernes qui sont l'œuvre du maître verrier Max Ingrand. La façade du XIe siècle conserve d'intéressants éléments sculptés. Classée MH en 1908[16].
  • Le musée Maurice-Dufresne : ses dix mille mètres carrés de bâtiments sont implantés au milieu d'un parc de six cent soixante-dix ares aux arbres centenaires et abritent plus de trois mille machines anciennes et pièces de collection. Au fil du temps, le musée Maurice-Dufresne a acquis nombre de chefs-d’œuvre mis en valeur dans les vastes locaux de Marnay qui comptent plus de quarante salles dans lesquelles les pièces du musée sont présentées sous forme thématique (le machinisme agricole, la soierie et les métiers à tisser, la mousqueterie, l'énergie hydraulique…)[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Azay dans les arts[modifier | modifier le code]

Honoré de Balzac cite Azay-le-Rideau dans ses romans, en particulier Le Lys dans la vallée (1836). La partie de l'Indre-et-Loire comprise entre Azay-le-Rideau et Montbazon lui doit d'ailleurs son surnom la vallée du Lys. « Ma mère décida que j'irais passer quelques jours à Frapesle, château situé sur l'Indre entre Montbazon et Azay-le-Rideau chez l'un de ses amis, à qui sans doute elle donna des instructions secrètes[18]. » Le château de Frapesle que décrit Balzac est en fait le chateau de Valesne qui se trouve a Saché.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Azay-le-Rideau

Les armes d'Azay-le-Rideau se blasonnent ainsi : D'azur aux trois aigles d'or[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine
  2. a, b et c Carré de Busserolles, Dictionnaire géographique, historique et bibliographique d'Indre-et-Loire, 1878
  3. Journal des marches et opérations du groupement Pichon, SHAT 34 N3 dossier 5
  4. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. http://www.mfr-azay.fr/
  10. http://www.museecompagnonnage.fr/
  11. a et b [1]
  12. Site officiel des vins d'Azay-le-Rideau
  13. Elhyss
  14. Georges Jéhan, Azay-le-Rideau, Souvenirs du temps passé (1928)
  15. http://sites.google.com/site/saintblaise37/
  16. « Monuments historiques » (consulté le 15 juin 2013)
  17. Musée Maurice Dufresne
  18. édition dite du Furne, vol.9, p.261.
  19. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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