Châteaudun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Châteaudun
Châteaudun
Le château.
Blason de Châteaudun
Blason
Châteaudun
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
(sous-préfecture)
Arrondissement Châteaudun
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
(siège)
Maire
Mandat
Fabien Verdier (DVG)
2020-2026
Code postal 28200
Code commune 28088
Démographie
Gentilé Dunois(e)
Population
municipale
13 096 hab. (2019 en diminution de 0,98 % par rapport à 2013)
Densité 460 hab./km2
Population
agglomération
17 279 hab. (2017 en augmentation)
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 18″ nord, 1° 20′ 19″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 152 m
Superficie 28,48 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Châteaudun
(ville-centre)
Aire d'attraction Châteaudun
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Châteaudun
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Châteaudun
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Châteaudun
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châteaudun
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châteaudun
Liens
Site web ville-chateaudun.com

Châteaudun est une commune française, chef-lieu d'arrondissement d'Eure-et-Loir dans la région Centre-Val de Loire.

Située au sud-ouest du Bassin parisien, la ville est arrosée par le Loir.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située aux portes de la Beauce à l'est et du Perche (ou Perche Dunois) à l'ouest, la cité, capitale du Dunois, est bâtie sur un éperon rocheux surplombant le Loir. Cette position naturelle et sa situation à la croisée des deux voies romaines reliant Chartres à Tours et Orléans au Mans l'ont vouée à être une place forte probablement dès l'époque romaine. Elle est déjà mentionnée par Grégoire de Tours à la fin du VIe siècle sous le nom de Castum-Dunense[1].

Position de Châteaudun (en rose) dans son arrondissement (en vert) au sein du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Position de Châteaudun (en rose) dans son arrondissement (en vert) au sein du département d'Eure-et-Loir (grisé).
Fichier:Carte de la commune de Châteaudun.png
Carte de la commune de Châteaudun. Zones urbanisées en marron foncé, zones d'activités en marron clair, zones de culture en jaune, zones prairiales ou assimilés en vert clair, bois en vert foncé. Rivières et principales routes ainsi que nom des lieux principaux et des communes limitrophes

Carte de la commune de Châteaudun et des communes limitrophes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière le Loir, sous-affluent du fleuve la Loire par la Sarthe et la Maine. Châteaudun bénéficie d'une station hydrologique depuis 1850 : la hauteur maximale instantanée, relevée le , est de 1,08 m[2].

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique de Météo-France, implantée sur la base aérienne 279, à une altitude de 126 m, relève quotidiennement plusieurs paramètres. Le climat à Châteaudun est un climat tempéré, de type océanique dégradé, soumis aux influences océaniques venant de l'ouest et continentales venant de l'est. Les épisodes orageux sont peu nombreux et majoritairement concentrés durant l'été. La pluviométrie est relativement basse, très inférieure à la moyenne nationale avec, sur la période 1961-1990, une moyenne de précipitations annuelles de 662 mm ; les mois les plus pluvieux sont ceux de l'automne ainsi que mai. Sur cette même période, la température moyenne annuelle est de 10,3 °C, le mois le plus froid est janvier, avec 3 °C et le plus chaud est juillet, avec 18,2 °C.

L'analyse des données de la décennie 1991-2000 par rapport aux trente années précédentes montre un net réchauffement et une baisse significative des précipitations. La température moyenne annuelle est de 11,2 °C et tous les mois de l'année enregistrent une augmentation. Quant à la moyenne des précipitations, elle est très inférieure avec 617 mm.

Ville[3],[4],[5],[6],[7],[8] Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Lille 1 600 h/an 687 mm/an 19 j/an 19 j/an 69 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Pau 1 849 h/an 1 121 mm/an 6 j/an 27 j/an 42 j/an
Brest 1 749 h/an 1 109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an
Châteaudun 1 818 h/an 612 mm/an 13 j/an 15 j/an 48 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

À Châteaudun, les records de température maximale et minimale sont, respectivement de 41,7 °C le et - 18,8 °C le . Le record de la vitesse du vent a été enregistré le lors de la tempête connue sous le nom d'ouragan Lothar, avec 144 km/h, et celui de des plus fortes précipitations l'a été le avec 57,8 mm[9].

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes (sous abri, normales) °C, période 1961-1990 3,0 4,0 6,4 9,1 12,7 15,9 18,2 17,9 15,5 11,4 6,3 3,6 10,3
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) 55 51 53 50 64 53 49 48 57 62 64 56 662
Source: Météo France[10],[11]
Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes (sous abri, normales) °C, période 1991-2000 4,2 4,7 7,8 9,6 13,8 16,5 19,1 19,8 15,6 11,3 6,9 4,7 11,2
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1991-2000) 54 45 30 58 56 42 50 39 60 61 56 66 617
Source: Météo France[10],[11]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

L'horloge de la gare

Châteaudun est desservie depuis 1865[12] par la ligne de chemin de fer Brétigny-Tours, assurée par les trains TER Centre-Val de Loire. Troisième axe ferroviaire reliant Tours à Paris, il fait figure de parent pauvre du réseau. Non électrifié, à voie unique, il a été si mal entretenu, qu'en raison du mauvais état des voies, les vitesses sont limitées à 50 km/h sur certaines portions. Inscrits au contrat de projets État-Région 2007-2013 et financés par la région Centre-Val de Loire, les travaux planifient la régénération des voies entre Dourdan et Châteaudun durant 2009-2010, ainsi que la modernisation des infrastructures entre la cité dunoise et Tours. À l'achèvement de la rénovation de la ligne, les trains circulent à 140 km/h et le trajet Châteaudun-Paris Austerlitz s'effectue en 1h15. Un projet existe pour développer cette ligne TER[13] afin de raccourcir le temps de trajet, porté notamment par le conseiller régional Fabien Verdier (devenu maire de Châteaudun en juillet 2020), qui l'a défendu auprès de la banque européenne d'investissement en 2016[14].

La région Centre-Val de Loire envisageant de rouvrir au trafic voyageurs la ligne Chartres-Orléans, fermée depuis la Seconde Guerre mondiale et uniquement utilisée pour un trafic marchandises, principalement céréalier : cette réouverture permettrait à Châteaudun d'être reliée, via Voves, aux préfectures départementale et régionale. Une voie ferrée directe existe entre Châteaudun et Patay, anciennement utilisée pour le fret de céréales, mais finalement abandonnée.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Châteaudun est accessible par six axes routiers, un majeur, la route nationale 10 qui la relie vers le nord à Chartres, chef-lieu du département, et de là à la capitale française, et vers le sud à Tours, et cinq secondaires, les routes départementales D 31 (vers Meung-sur-Loire), D 924 (vers Blois), D 925 (vers Beaugency), D 927 (vers Pithiviers et Le Mans) et D 955 (vers Orléans et Alençon). Cette dernière supportant un trafic plus élevé que les autres départementales précédemment citées.

La ville n'est pas située à proximité immédiate des axes autoroutiers, sans en être excessivement éloignée ; ainsi, l'accès à l'Autoroute A11 est soit à 32 km (Sortie 04 Brou), soit à 36 km (Sortie 03 Chartres), tandis que celui à l'Autoroute A10 est soit à 46 km (Sortie 12 Allaines), soit à 44 km (Sortie 14 Orléans-Nord). L'autoroute A110, un projet de doublement, entre Ablis et Tours, de l'actuelle autoroute A 10, pourrait desservir Châteaudun, à l'horizon 2025-2030, quelle que soit la solution retenue (nouvelle autoroute concédée de Ablis à Sorigny, ou aménagement à 2x2 voies de la N 10 du sud de Chartres à Vendôme, ou autoroute concédée de Ablis à Châteaudun, N 10 aménagée jusqu'à Vendôme, puis autoroute concédée jusqu'à Sorigny).

Désiré et réclamé par les dunois depuis plus de vingt ans, le contournement de la ville, par l'est, est devenu réalité le avec l'inauguration et l'ouverture du tronçon sud, d'une longueur de 2,6 km, après celles de la section nord, le . Longue de 7 km, curieusement réalisée à 2x1 voie et avec quatre giratoires, cette déviation assure la continuité du trafic de transit de la RN 10 qui supportait, dans la traversée de Châteaudun, un trafic de 16 000 véhicules par jour, dont 16,5 % de poids lourds, source indéniable de nuisances environnementales et de difficultés de circulation[15].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Dans Châteaudun circule une flotte de bus gratuit nommée C'Bus, qui relie également la ville à Jallans.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport commercial le plus proche de Châteaudun est celui de Tours Val de Loire, à 95 km et le seul dont dispose la région Centre-Val de Loire mais avec trois lignes régulières opérationnelles, à destination de Londres Stansted, de Figari et, depuis juin 2008, de Dublin, la desserte aérienne de Châteaudun est assurée par les deux aéroports parisiens, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle, situés, respectivement, à 125 et 157 km.

Châteaudun dispose du terrain d'aviation militaire, celui de l'ex-base aérienne 279 Châteaudun, utilisé par les pilotes privés, notamment, ceux de l'aéro-club local.

Un projet de conversion de cette base aérienne en petit aéroport civil est à l'étude[16], soutenu notamment par Gilles Savary, président du Conseil Supérieur de l'Aviation Civile. Ce petit aéroport est situé au centre du pôle de compétitivité POLEPHARMA, et pourrait donc attirer des chefs d'entreprise. Le maire de Châteaudun Fabien Verdier (alors conseiller municipal dans l'opposition), qui porte le projet auprès du ministère de la Défense, a organisé un vol civil expérimental le avec Nicolas Guillemet, directeur général de l'entreprise dunoise Lachant Spring 28[17]. Il a également contacté l'entreprise Air DG, basée dans le Val d'Oise et qui propose aux entreprises d'acheter des avions en copropriété. La société a signé en novembre 2017 une convention avec le ministère de la Défense qui l'autorise à utiliser la piste de l'EAR 279 pour faire décoller ou atterrir des avions civils[18].

Le , la société Aero Sucess a signé une convention avec le ministère de la Défense lui permettant de faire décoller ou atterrir des avions depuis l'ex-base aérienne 279 Châteaudun[19]. Ce projet d’aéroport est également soutenu par François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire[20]. Plus de 92 % des habitants de Châteaudun soutiendraient le projet[21]. Fabien Verdier a annoncé début juillet 2018 qu'il allait lancer avec la région des études stratégiques sur l'avenir de la base aérienne[22]. Il propose notamment la création d'un campus de formation aéronautique et la création d'une filière aéronautique industrielle, en complément du petit aéroport civil. Durant l'été 2018, la fermeture de la base aérienne à l'horizon 2021 a été annoncée[23]. En décembre 2018, le maire de Chartres, Jean-Pierre-Gorges, a proposé de faire de la base aérienne le troisième aéroport parisien[24].

Élu maire en juillet 2020, Fabien Verdier, également président de la Communauté de communes du Grand Châteaudun propose aux entreprises de profiter de l'espace de la base. L’entreprise Drone Pro 360 Grand-Est s'est ainsi installée dans les anciens locaux du Centre de gestion des matériels techniques de l’armée de l’Air[25].

Le , la ministre des Armées Florence Parly a annoncé que la base aérienne restera une « zone de restructuration de la défense » pour faciliter l'implantation de nouvelles activités. La cession des terrains à un euro symbolique à la Communauté de communes du Grand Châteaudun sera possible, et la collection du Conservatoire d’aéronefs non-opérationnels sera maintenue. Le Maire de Châteaudun Fabien Verdier prévoit de construire un musée de l'air pour la valoriser[26].

Le , Fabien Verdier a publié une tribune dans l'hebdomadaire Marianne pour demander un soutien de l'Etat dans la reconversion de la base aérienne en petit aéroport de civil vert[27]..

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Châteaudun est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[28],[29],[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Châteaudun, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[31] et 17 279 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteaudun, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[34],[35].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,5 %), zones urbanisées (18,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,5 %), forêts (8,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), prairies (0,9 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[37].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Châteaudun comptait en 1999 6 617 logements, dont 89 % soit 5 890 de résidences principales, répartis en 3 834 maisons individuelles (57,90 %) et 2 783 appartements (42,10 %), (respectivement 72,60 % et 27,40 % pour la région Centre).

Le parc immobilier, constitué des résidences principales, date de la période 1949-1974 pour presque la moitié (48,10 %) et a été construit avant 1949 pour 24,50 % (respectivement 30,70 % et 34,30 % pour la région) ; comparé aux tendances régionales, l'âge moyen est inférieur même si les constructions neuves (5,50 % contre 9,60 %) sont très inférieures aux moyennes de la région. La taille des habitations de la ville est plutôt grande et peu différente de la moyenne régionale ; les 4 pièces et plus (59 %) sont majoritaires, suivis des 3 pièces (26,80 %), des 2 pièces (9,60 %) puis des studios (4,50 %). Les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,20 % du parc régional, mais seulement 0,80 % à Châteaudun.

Les logements de la commune sont mieux équipés en chauffage central (95,70 % contre 83,90 % pour la région) mais moins bien pourvus en garage, boxe ou place de stationnement (57,60 % contre 66,60 %) que ceux de la région. Avec 2 012 logements HLM, soit 34,16 % du parc en 1999 (16,70 % dans la région), la ville respecte les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes[38],[39].

Contrairement à la tendance régionale, les habitants sont majoritairement locataires de leur logement à 52,20 % contre 44,90 % qui en sont propriétaires (respectivement 36,10 % et 51,10 % dans la région) et 2,90 % sont logés à titre gratuit[40],[41].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le château

Le nom de la localité est mentionné sous les formes ad Dunensem castrum au VIe siècle, puis Castriduni vers 1240[42].

Le nom de Châteaudun est composé de deux éléments : Château-, du gallo-roman castellu (> ancien français chastel, latin castellum[42]) et l'autre -dun du gaulois dunon (latinisé en dunum dans les textes)[42], tous deux de sens proches, voire équivalents[42] pour désigner une forteresse. Ce mot gaulois dunon a laissé sa trace dans la toponymie française sous formes de terminaisons : -dun; -don; -un; -on; -an. Le plus souvent, il est associé à un nom commun ou à un nom propre gaulois comme à Loudun, Verdun, Meudon, Laon, Lyon, etc. Le nom de la ville pourrait constituer une tautologie, phénomène récurrent en toponymie, lorsqu'un élément, ici le gaulois dun(on), est devenu opaque.

À la Révolution, la Convention Nationale décida que toutes les communes ayant un nom rappelant l'Ancien Régime ou la religion devaient en changer et Châteaudun n'échappa pas à cette règle; ainsi, du au (c'est-à-dire entre le 21 ventôse an II et le 22 pluviôse an III), soit pendant 11 mois, Châteaudun s'appela Dun-sur-Loir. Ce changement aurait pu n'être qu'anecdotique s'il n'avait probablement permis de sauver la vie de 12 personnes, emprisonnées à Châteaudun. En effet, en pleine Terreur, le Comité de sûreté générale de Paris demanda par courrier le transfert de ces détenus dans la capitale pour y être jugés mais, consécutivement au changement de nom de la ville, la lettre parvint par erreur à Dun-sur-Auron dans le département du Cher et non à Dun-sur-Loir. Le temps qu'elle parvienne à sa destination initiale, Robespierre était tombé le 9 Thermidor an II (). Le régime de terreur s'adoucit, et les 12 prisonniers eurent ainsi la vie sauve[43].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence d'un oppidum gaulois dans l'Antiquité. C'est sur le promontoire surplombant le Loir que l'oppidum fut bâti, probablement occupé par le peuple des Carnutes[44].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L’incendie du 20 juin 1723 à Châteaudun a eu un grand rôle dans l’histoire de Châteaudun, car il détruisit une grande moitié de la ville. L’incendie s’est déclaré dans le faubourg Saint-Valérien vers 14h30, un dimanche, durant une période de temps sec, chaud et venteux, ce qui attisa les flammes. Le feu prit une grande ampleur car les matériaux étaient combustibles (chaume, bois). Lorsque l’incendie se déclara la plupart des secours, c’est-à-dire les officiers de compagnies de cavalerie, assistait à une fête a Droué et pour ne pas gâcher les festivités, personne ne les prévint. Le feu se ralentit en atteignant les tours de la porte de ville. L’importance des dégâts permit d’obtenir des secours royaux pour reconstruire rapidement la ville[45].

La bataille de Châteaudun fut un fait marquant de la guerre franco-prussienne de 1870, et opposa une armée allemande à une armée française le 18 octobre 1870.

Le 26 novembre, l'armée française lança une reconnaissance en avant de Châteaudun à laquelle participa le 1er bataillon de la garde nationale mobile du Gard.

En 1934 s'installe le camp d'aviation ; il devient la base aérienne 279 Châteaudun, l'une des bases aériennes de l'armée de l'air française, durant soixante-dix années. Le terrain est particulièrement actif en 1939, jusqu'à la défaite du 22 juin 1940, pour les livraisons d'avions aux unités combattantes. La base aérienne est dissoute en 2014.

En 1938, Châteaudun contribue à l'accueil des réfugiés espagnols[46] et en 1944 lors de la libération.

Du 12 au 19 mai 1940, l’aviation allemande bombarde la base aérienne. Le 15 juin, un bombardement a lieu sur la ville de Châteaudun, l’église de la Madeleine est brulée lors d’un incendie à la suite d’une bombe allemande tombée sur un camion de fûts d’essence[47]. Le 17 juin, des obus tombent sur le centre-ville.

Le 7 juin 1944, les Alliés bombardent le quartier de la gare, il y aura 21 morts. Ce n’est que le 17 août 1944 que Châteaudun retrouve sa liberté.

Châteaudun comptait, en 1946, environ 9 000 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Châteaudun est l'une des trois sous-préfectures du département d'Eure-et-Loir, le chef-lieu de l'arrondissement et du canton homonymes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la quatrième circonscription d'Eure-et-Loir. Le député de cette circonscription, élu dès le 1er tour aux élections législatives de 2007 et de 2012, puis au 2e tour à celles de 2017, est Philippe Vigier et son suppléant Marc Guerrini est maire de Voves depuis mars 2008.

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les élections municipales de 2008[48] se sont traduites par une nette défaite de Alain Venot, le maire UMP en place depuis vingt-cinq années, qui briguait un 5e mandat, battu par Didier Huguet (Sans étiquette), un pharmacien originaire de Châteaudun, installé dans cette ville mais inconnu dans le paysage politique local.

Au 1er tour, le , les dunois s'abstiennent à 36,14 % et les électeurs placent en tête la liste Ensemble pour Châteaudun conduite par le maire sortant, avec 44,01 %, suivie de celle, apolitique et de rassemblement, de Didier Huguet, Agir avec vous avec 39,53 % et Changeons avec la gauche de François Millien, avec 16,46 %. Peu de temps après la publication des résultats de ce 1er tour, François Millien annonce ne pas maintenir la liste de gauche pour le second tour. La semaine suivante, le , le corps électoral se mobilise davantage, avec un taux d'abstention inférieur de 2 points, à 34,09 %. Avec un très bon report des voix de gauche, la liste de Didier Huguet obtient une large majorité, avec 53,88 % des suffrages et 26 sièges, sur 33, de conseillers municipaux.

Les élections municipales de 2014 marquent le retour d'Alain Venot (UMP dissident) à la tête de la ville qui obtient 30 % des voix au second tour devant Jérome Philippot (UMP) 28 %, Fabien Verdier (PS-PRG-DVG) 23 % et enfin le maire en place Didier Huguet (DVD) avec 18 % des voix.

Le maire sortant, Alain Venot, mettant fin à sa carrière politique, ce sont cinq listes différentes qui se présentent aux élections municipales de 2020. Au premier tour, c'est la liste de l'élu d'opposition Fabien Verdier (DVG), "Châteaudun 2020", qui vire en tête avec 35, 43% des suffrages exprimés[49] en remportant 10 des 11 bureaux de vote de la ville[50]. À la suite d'une triangulaire au second tour, c'est de nouveau Fabien Verdier qui l'emporte récoltant, cette fois-ci, 51,21% des suffrages exprimés[51] et 25 sièges de conseillers municipaux sur 33. Derrière, Jérôme Philippot (DVD), se classe 2ème, avec 28,87% des voix et Christophe Seigneuret (SE), 3ème, avec 19,92% des voix. Fabien Verdier est officiellement installé maire le 3 juillet 2020[52].

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur arrive en tête avec 22,12 % des suffrages exprimés, devant Lionel Jospin avec 21,34 %, Jean-Marie Le Pen avec 18,14 %, Jacques Chirac avec 17,77 %, Robert Hue avec 7,79 % et Philippe de Villiers avec 5,11 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les dunois ont voté majoritairement pour Jacques Chirac qui obtient 52,71 % des suffrages exprimés contre 47,29 % pour Lionel Jospin[53].

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2002, les résultats donnent Jacques Chirac en tête avec 22,9 % des suffrages exprimés, devant Jean-Marie Le Pen avec 17,7 %, Lionel Jospin avec 16,3 %, François Bayrou avec 8,1 %, Arlette Laguiller avec 5 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 % Au second tour, les dunois, dont 22,5 % se sont abstenus, ont voté à 82,6 % pour Jacques Chirac contre 17,4 % à Jean-Marie Le Pen, résultat identique au vote national mais avec cependant un taux d'abstention supérieur de 2 % (respectivement, 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) [54].

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arrive largement en tête avec 31,44 % des suffrages exprimés, devant Ségolène Royal avec 24,01 %, François Bayrou avec 19,03 % et Jean-Marie Le Pen avec 11,55 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy remporte 54,66 % des suffrages des dunois contre 45,34 % à Ségolène Royal et un taux d'abstention de 18,02 %, résultat proche (écart de 1,6 %) du vote national (respectivement, 53,06 % et 46,94 % ; abstention de 16,03 %)[55].

Les résultats enregistrés à Châteaudun furent ainsi souvent quasi identiques, parfois même à la décimale près, de ceux observés pour l’ensemble du pays.

Voici quelques exemples :

-          Au second tour de l’élection présidentielle de 2002, Châteaudun avait donné Jacques Chirac gagnant avec 82,6 % des suffrages, contre 82,21 % au niveau national.

-          En 2007, c’est Nicolas Sarkozy qui l’emportait avec 54,66 %, des voix contre 53,06 % au plan national.

-          En 2012, c’est François Hollande qui l’emportait avec 50,55  %, des voix contre 51,64 % au plan national.

-          En 2017, c’est Emmanuel Macron qui arrivait en tête avec 65,33 %, des voix contre 66,1 % au plan national.

-         En 2022, Emmanuel Macron arrive en tête au 1er tour avec 28,92% contre 27,60% au plan national.

Candidat Châteaudun Moyenne nationale Différence
Emmanuel Macron 28,92% 27,60% 1,32
Marine Le Pen 24,92% 23,40% 1,52
Jean-Luc Mélenchon 21,06% 22,00% 0,94
Eric Zemmour 6,20% 7,00% 0,8
Valérie Pécresse 6,08% 4,80% 1,28
Yannick Jadot 2,73% 4,60% 1,87
Jean Lassalle 2,45% 3,20% 0,75
Nicolas Dupont-Aignan 2,45% 2,10% 0,35
Fabien Roussel 2,12% 2,30% 0,18
Anne Hidalgo 1,47% 1,70% 0,23
Philippe Poutou 0,92% 0,80% 0,12
Nathalie Arthaud 0,69% 0,60% 0,09

Référendum[modifier | modifier le code]

Au référendum sur le traité de Maastricht du , le Oui l'emporte à Châteaudun avec 51,91 % contre 48,09 % pour le Non et un taux d'abstention de 29,66 %. Ces chiffres sont très proches de ceux du vote national (respectivement, 51,04 % et 48,96 % ; abstention de 30,30 %) [56]. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Dunois ont voté contre la Constitution Européenne, avec 54,33 % de Non contre 45,67 % de Oui et un taux d’abstention de 33,87 %. Ces chiffres sont une nouvelle fois identiques à ceux du vote national, avec néanmoins un taux d'abstention plus élevé (respectivement, 54,67 % et 45,33 % ; abstention de 30,63 %) [57].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Châteaudun est composé de trente-trois élus, proportionnellement au nombre d'habitants, dont le maire et ses huit adjoints.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carte de la communauté de communes du Grand Châteaudun dans le département d'Eure-et-Loir (2018).
Carte de la communauté de communes du Grand Châteaudun dans le département d'Eure-et-Loir (2018).

Précédemment siège de la communauté de communes du Dunois, Châteaudun est aujourd'hui le siège de la communauté de communes du Grand Châteaudun, créée en 2017. Elle se place au quatrième rang des intercommunalités d'Eure-et-Loir par sa population, environ 41 000 habitants (2015). En 2018, la communauté regroupe 24 communes.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Le taux de la taxe d'habitation pour la commune a longtemps été le plus élevé du département, à 30,86 % en 2019. En 2021, le taux est abaissé de 13,5% afin de s'établir à 26,60%.

Celui du département a subi une augmentation légèrement plus forte de 3,70 %, passant de 7,84 % en 2003[58] à 8,13 % en 2006[59]. La ville totalise 7 563 foyers fiscaux dont 3 835 sont imposables[60].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[61].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Châteaudun est jumelée avec :

Jumelages et partenariats de Châteaudun.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Châteaudun.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Arklow[62]Flag of Ireland.svgIrlandedepuis
Flag of Kromeriz.svgKroměříž[62]Flag of the Czech Republic.svgTchéquiedepuis
Bandera de Marchena (Sevilla).svgMarchena[62]Flag of Spain.svgEspagnedepuis
Flagge Schweinfurt.svgSchweinfurt[63]Flag of Germany.svgAllemagnedepuis
Drapeau de ville 3r1.jpgTrois-RivièresFlag of Canada.svgCanadadepuis le

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[64],[Note 3]

En 2019, la commune comptait 13 096 habitants[Note 4], en diminution de 0,98 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 9576 0466 1616 0426 4616 7766 5806 7886 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 5426 7196 7816 5526 6947 0367 2847 1477 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 1467 1477 2966 5876 5586 7907 0578 1459 687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
11 98214 45015 33815 31914 51114 54313 95513 21613 077
2019 - - - - - - - -
13 096--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'analyse de la population de Châteaudun au cours des XIXe et XXe siècles permet de dégager quatre périodes. La première, le XIXe siècle, voit un essor modéré de la population, de 18,19 %, avec une baisse significative au recensement de 1872 due à une épidémie de typhoïde en 1866 et une hausse, au recensement de 1881, consécutive à la présente d'un régiment entier à dater de 1878[67]. Les quatre premières décennies du XXe siècle sont caractérisées par une stabilisation, due en particulier à la Première Guerre mondiale. La période d'accroissement des Trente Glorieuses permet à la ville de doubler sa population, avec un pic de 15 338 habitants atteint en 1975. Depuis, l'évolution démographique est stoppée et Châteaudun voit sa population régulièrement baisser. Les naissances sont pourtant beaucoup plus nombreuses que les décès, mais il existe un important déficit migratoire dû au départ des jeunes adultes, le plus souvent diplômés, qui quittent une ville et un bassin d'emploi peu attractifs, consécutivement à un contexte économique très dégradé. La pyramide des âges est très parlante et traduit parfaitement le vieillissement de la population dunoise.

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (34,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,8 % la même année, alors qu'il est de 26,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 6 536 hommes pour 6 542 femmes, soit un taux de 50,02 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,12 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[68]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
3,3 
8,9 
75-89 ans
13,2 
15,7 
60-74 ans
17,1 
17,5 
45-59 ans
17,6 
18,1 
30-44 ans
15,5 
22,1 
15-29 ans
15,6 
16,6 
0-14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département d'Eure-et-Loir en 2018 en pourcentage[69]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
1,9 
6,9 
75-89 ans
9,4 
16,8 
60-74 ans
17,3 
20,7 
45-59 ans
20,1 
18,4 
30-44 ans
18,3 
16,2 
15-29 ans
14,5 
20,2 
0-14 ans
18,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Châteaudun relève de l'académie d'Orléans-Tours et ses établissements sont gérés par l'inspection générale de l'inspection départementale de l'Éducation nationale à Chartres[70]. L'enseignement primaire est dispensé par neuf écoles maternelles (huit publiques et une privée) et dix écoles primaires (neuf publiques et une privée)[71]. L'enseignement secondaire est assuré par quatre collèges (trois publics et un privé), un lycée général public et deux lycées professionnels (un public et un privé).

La ville accueille par ailleurs un Institut de formation en soins infirmiers du « centre hospitalier », sur ch-chateaudun.fr (consulté le ), un Institut médico-éducatif et un Centre de formation d'apprentis de l'industrie[72].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier (CH) de Châteaudun enregistre chaque année plus de 7 500 entrées dans les unités de soins, environ 45 000 consultations externes et 15 000 passages aux urgences[79]. Cette activité se déploie principalement sur 464 lits répartis sur différents sites.

À la suite d'une inspection, la Haute Autorité de santé retire sa certification au centre hospitalier le 23 avril 2018 en raison de « défaillances importantes dans différents domaines [qui] peuvent avoir des impacts directs sur la sécurité des patients[80]». Il s'agit d'une « mesure exceptionnelle » qui ne concerne qu'une quinzaine d'établissements en France. Le CH de Châteaudun est le premier établissement de Centre-Val de Loire à se voir retirer sa certification.

Autres services publics[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, la troisième fin de semaine de mai, un salon "Arts et Créations" regroupe une cinquantaine d’artisans, créateurs et métiers d'art. Des ateliers créatifs sont proposés aux visiteurs le samedi et le dimanche.

Sports[modifier | modifier le code]

Principaux clubs[modifier | modifier le code]

Le club de football de la ville est l'Olympic Club Châteaudun (O.C.C.) dont l'équipe principale évolue en division honneur régionale, Centre, poule B. Un club d'athlétisme, un club de rugby, un club de tennis ainsi qu'un club de volley se trouvent également dans la ville.

Infrastructures[82],[83][modifier | modifier le code]

  • Centre nautique Roger-Creuzot. Piscine de deux bassins.
  • Stade Kléber-et-Albert-Provost
  • Stade Beauvoir
  • Stade Kléber Picard
  • Parc de la Rainville
  • Gymnase Jean Moulin
  • Gymnase Foucault
  • Gymnase Paulsen
  • Gymnase Solbach
  • Gymnase Pasteur
  • Salle Jacques Secrétin
  • Salle Pierre de Coubertin
  • Salle municipale de tir
  • Dojo
  • Salle de tennis Henri Cochet
  • Courts de tennis Léo Lagrange
  • Base de canoë-kayak
  • Centre équestre
  • Parcours de santé

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Rallye Cœur de France, manche du championnat de France des rallyes automobiles

Médias[modifier | modifier le code]

Nota : l'édition pour l'Eure-et-Loir de La République du Centre a été supprimée en mars 2011.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La compétitivité et l’attractivité de Châteaudun (Eure-et-Loir) et son agglomération se « bonifient et se développent », se réjouit la Ville en ce début du mois de juin 2022. Le territoire affiche un taux de chômage particulièrement bas, à 6,3 % seulement, d’après la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités.

6,3 % de demandeurs d’emploi dans le Sud Eure-et-Loir

Les chiffres de mai 2022, en matière de chômage à Châteaudun sont bons. Le taux est en baisse depuis quelque temps, alors qu’il était de 6,8% il y a plusieurs mois.

L’indicateur à Châteaudun est inférieur à la moyenne nationale française, pour le chômage qui s’élève à 7,3% d’après l’INSEE et à la moyenne de la zone euro, passée à 6,8 % sur dix-neuf pays en août 2021.

Ça recrute à Châteaudun !

Et de nombreuses autres emplois sont vacants, que ce soit dans les institutions comme au Grand Châteaudun où plusieurs offres sont disponibles ici ou dans les entreprises privées qui proposent notamment des CDI dans le domaine de l’industrie, précise la Ville.

[84]

Organisations économiques de l'agglomération[modifier | modifier le code]

  • Principales entreprises de la ville :
  • Entreprises historiques : usine OPL-Foca, une des plus grandes manufactures françaises d'optique et de matériel photographique de 1937 à 1964. Située route de Jallans, elle s'est reconvertie sous diverses appellations dans la production d'équipements hydrauliques pour l'aéronautique (en 2019 : usine Safran Aerosystems Hydraulics, 360 employés).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château surplombe le Loir. Perché sur un piton calcaire, il s'agit à l'origine d'une forteresse du XIIe siècle. Remanié à la Renaissance pour en faire un logis confortable, l'important corps de bâtiment est surmonté de combles aménagés dans le style gothique. Il conserve notamment un escalier ouvragé de cette époque. Le château rénové depuis les années 1930 est classé monument historique depuis 1938.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Quartiers anciens[modifier | modifier le code]

Des quartiers anciens subsistent, épargnés par l'incendie qui a ravagé la ville en 1723, comptant plusieurs bâtiments remarquables :

  • Maison du XVIe siècle, à l'angle de la rue de la Cuirasserie et de la rue des Huileries;
  • Maison Louis Esnault, du XVIe siècle, au 2 rue Saint-Lubin;
  • Maison Renaissance dite des Architectes du Château, au 11 rue Saint-Médard;
  • Maison de la Vierge et restes de la Porte d'Abas.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Place du 18 octobre[modifier | modifier le code]

La place du 18-Octobre est la place principale du centre-ville de Châteaudun. Il s'agit d'une place rectangulaire, l'axe principal, orienté nord-nord-ouest/sud-sud-est mesurant environ 120 m de long, et l'axe secondaire environ 80 m. À la suite de l'incendie du 20 juin 1723, elle fut reconstruite sur les plans de l'architecte Jules Michel Alexandre Hardouin. Elle porte la date de la bataille de Châteaudun, qui s'est tenue le 18 octobre 1870 pendant la guerre franco-allemande.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La ville de Châteaudun possédait sept paroisses : Saint-Aignan, Saint-Jean-de-la-Chaîne, Saint-Lubin, La Madeleine, Saint-Médard, Saint-Pierre et Saint-Valérien. Au XIIIe siècle, il existait une huitième paroisse : Saint-Aubin.

Aujourd'hui, Châteaudun compte cinq églises et trois chapelles classées ou inscrites en tant que monuments historiques.

Église Saint-Valérien[modifier | modifier le code]

Église Saint-Valérien, rue Saint-Valérien, XIIe, XIIIe et XVIe siècles, Logo monument historique Classé MH (1907)[85]

Église abbatiale de la Madeleine[modifier | modifier le code]

Église abbatiale de la Madeleine, square de la Madeleine, XIIe, XIIIe et XVIe siècles, Logo monument historique Classé MH (1922)[86]

Église Saint-Jean-de-la-Chaîne[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-de-la-Chaîne, rue Saint-Jean, XIIIe siècle et 1er quart XVIe siècle (1506), Logo monument historique Classé MH (1907)[87]

Anciennes églises[modifier | modifier le code]

Sainte-Chapelle[modifier | modifier le code]

Sainte-Chapelle, située dans l'enceinte du château de Châteaudun, XVe siècle Logo monument historique Classé MH (1918, 1947), Logo monument historique Inscrit MH (1946, 1947)[90].

Chapelle Notre-Dame de la Boissière[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame de la Boissière, rue des Fouleries XIIIe siècle, Logo monument historique Inscrit MH (1928)[91]. Chapelle appartenant précédemment aux Templiers qui y entretenaient un hôpital pour les pèlerins des Croisades.

Chapelle Notre-Dame-du-Champdé[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-du-Champdé, rue de Champdé XVe siècle Logo monument historique Classé MH (1879)[92]. Ne subsiste qu'une partie du mur de la façade flamboyante, formant aujourd'hui le portail d'entrée du cimetière.

Autres églises et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église du Sacré-Cœur, boulevard Kellermann ;
  • Chapelle de l'Hôtel-Dieu, rue des Huileries ;
  • Chapelle de l'institut Léopold Bellan, rue du Coq ;
  • Église protestante l'Épi, boulevard Kellermann ;
  • Salle du royaume, avenue de Général De Gaulle.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Georges Clère (1829-1895), Jeanne écoutant ses voix (détail), jardin du musée des Beaux-Arts et d'Histoire naturelle de Châteaudun.

La ville abrite un musée municipal des Beaux-Arts et d'Histoire naturelle, créé en 1864 par la Société dunoise d'archéologie, afin de conserver les objets archéologiques trouvés majoritairement dans le Dunois. Il rassemble les collections municipales — constituées dès la fin du XIXe siècle — et le musée privé du marquis Léonce de Tarragon légué à la Ville en 1897. Installé, depuis 1890, dans une ancienne école il est composé de neuf salles. Outre la collection archéologique initiale (de la Préhistoire au Moyen Âge), le musée s'est enrichi de plusieurs départements. Celui consacré à l'art égyptien expose des objets, en grande partie rapportés d'Égypte, à la fin du XIXe siècle, par des membres de la Société dunoise d'archéologie ; parmi eux, Émile Amélineau qui a entrepris les fouilles à Abydos et fait don au musée d'une partie de ses collections en septembre 1905[93], ainsi qu'un dépôt du musée des beaux-arts de Chartres.

Un important département d'histoire naturelle fait aujourd'hui la réputation du musée. Celui-ci est consacré à la collection de plus de 2 800 oiseaux léguée par le marquis Léonce de Tarragon à la fin du XIXe siècle. Un département de peintures, principalement des paysages du XIXe siècle offrant un panorama de Châteaudun et ses environs. Comme tableau ancien on notera un tableau de Jean Restout : Les Noces de Cana.

Du XIXe siècle :

Une salle est consacrée à la Guerre franco-prussienne de 1870. Enfin, plusieurs salles sont consacrées aux arts orientaux avec une grande collection de porcelaines de la Compagnie des Indes, une collection d'armes orientales (collection Holstein), ainsi qu'une collection de bijoux chinois.

Théâtre, salle de spectacle[modifier | modifier le code]

Le théâtre.
  • Le théâtre
  • L'Espace Malraux
  • La salle Gaston-Couté

Médiathèque[modifier | modifier le code]

Implantée au cœur géographique de la ville depuis décembre 1999, la médiathèque met à la disposition du public un fonds de 91 000 ouvrages, ainsi que disques et DVD. Elle accueille également un espace public numérique et des lectures de contes. Des expositions s'y tiennent régulièrement.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Situé dans le centre-ville, Le Dunois est un ensemble de 3 salles de cinéma.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Monuments des Francs-Tireurs de 1870.
Antonin Mercié, Monuments des Francs-Tireurs de 1870 (1897), promenade du Mail.
  • Promenade du Mail, où a été érigé le Monument dédié aux défenseurs de Châteaudun en 1870, groupe sculpté par Antonin Mercié, inauguré le .
  • Parc Léo-Lagrange.
  • Parc de la Rainville.
  • Jardins de l'Hôtel-Dieu.
  • Jardins du bord du Loir.
  • Bois des Gâts, lieu de promenade et parc de jeux avec un parcours santé. Pendant les vacances, le centre de loisirs de la ville accueille les enfants dans des locaux aménagés à l'entrée du bois.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Grottes du Foulon[modifier | modifier le code]

Creusées naturellement dans le calcaire il y a des millions d'années par les eaux de pluie (réseau karstique), les grottes du Foulon sont habitées dès la préhistoire par l'homme du paléolithique il y a 300 000 ans. Elles présentent une exposition d'outils en silex datant de l'âge de la pierre taillée et de la pierre polie, mise en place par la société dunoise d'archéologie. Le site du Foulon est une rare illustration de grottes où l'on peut observer des géodes marines géantes renfermant des empreintes d'animaux aquatiques figées dans le quartz ou dans la calcédoine. S'y trouvent aussi de grandes salles, galeries, piliers, marmites géantes et diaclase[94].

Il est possible d'y observer sur tout le parcours de visite, sous la ville de Châteaudun, la limite Crétacé-Tertiaire, strate datant de l'époque de la disparition des dinosaures sur Terre, il y a 65 millions d'années. Ces grottes réservent aussi des os géants découverts en août 2010, ou une vertèbre géante découverte en juin 2011. Une chasse aux trésors permanente est organisée dans les grottes, permettant aux enfants de découvrir ces grottes par le jeu. La visite guidée se termine par l'illumination intégrale des grottes, spectacle mettant en valeur le travail de l'eau sur la roche[94].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religion

Poésie et musique[modifier | modifier le code]

  • Eloy d'Amerval (fl. 1455-1508), poète et compositeur. À Châteaudun en 1505, au moins. Il exerça également en tant que chantre, tenant la partie de ténor, à la cour de Savoie, à partir de 1455, sous les ordres du compositeur Guillaume Dufay, avant d'entrer au service du prince et poète Charles d'Orléans (1459-1496), au château de Blois, de 1464 à 1465. Il fut ensuite maître des enfants de chœur à Orléans (collégiale Saint-Aignan), de 1468 à 1471 au moins. À Milan, dans le courant des années 1470 (vers 1474-1475) il travailla pour la cour des Sforza. En 1480, il était maître du chœur de Saint-Hilaire-le-Grand, à Poitiers. De retour à Orléans (cathédrale), de 1482 à 1484, il écrivit des motets, chantés sur un texte double (latin et français), créés le , pour la fête de la ville, célébration annuelle de la délivrance d'Orléans du siège des anglais, le par Jeanne d'Arc. Ces motets furent entendus jusqu'au milieu du XVIIe siècle (1646), au moins. Les textes sont conservés, mais la musique est actuellement perdue. On a de lui une messe polyphonique à 5 voix, Dixerunt discipuli, composée avant 1472 (vers 1465 ?) ainsi qu'un long poème, Le livre de la deablerie (publié en 1508). Le 18 janvier 1505, prêtre à Châteaudun, il est désigné exécuteur testamentaire de son fils, Guillaume d'Amerval.
  • Pierre Guédron, compositeur de la chambre du roi d'Henri IV puis surintendant de la musique de Louis XIII, né à Châteaudun vers 1565.

Beaux-arts[modifier | modifier le code]

Montre décorée par Henry Toutin.

Littérature[modifier | modifier le code]

Philosophie[modifier | modifier le code]

Le docteur Péan.
  • Émile Corra[96], né le à Châteaudun. Enseignant, journaliste, membre éminent du mouvement positiviste. Fondateur de la Société française d'enseignement populaire positiviste et membre fondateur de l'Association de la presse judiciaire parisienne.

Sciences[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Militaire[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Lieu de tournage[modifier | modifier le code]

Le château a servi de décor pour certaines scènes de deux films français[98] :

Devise et héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteaudun

Les armes de Châteaudun se blasonnent ainsi :

  • De gueules, à trois croissants montant d'argent 2 et 1, au chef d'azur chargé d'une croix de la Légion d'honneur en souvenir de sa belle défense de 1870, et pour devise : « EXTINCTA REVIVISCO, tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).
  • De gueules à trois croissants d'argent, au chef cousu d'azur chargé de l'étoile de la Légion d'honneur », tel que rapporté par le Grand Larousse encyclopédique (1960).


Sur le 1er plan gravé de François de Belleforest en 1575 figurent les armoiries de la ville, un escu de gueulles à trois croissants d'argent et sa devise Extincta Revivisco[99]. Les échevins déclarent en 1697 que Châteaudun ne possède pas d'armoiries, affirmation erronée dans le seul but, semble-t-il, et à l'instar d'autres villes, de ne pas payer l'impôt relatif à l'enregistrement des armoiries. Un blason leur est imposé, qui ne vit jamais le jour, un escu de sable à 2 plaz d'argent. De 1735 à 1830, à la suite des privilèges accordés à la ville après l'incendie de 1723 (exemption de taille, envoi de l'architecte du Roy), un chef de France d'azur à 3 fleurs de lys d'or complète les armoiries. Les armoiries retrouvent leur image de 1575 en 1860. En 1877, consécutivement à sa défense héroïque du 18 octobre 1870, le Maréchal de Mac Mahon, président de la République, autorise la ville, par décret du 3 octobre 1877, à faire figurer la Croix de la Légion d'honneur dans ses armoiries.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie générale[modifier | modifier le code]

Notice Auteur Titre Publication
(BNF 34114045) Cartulaire de l'abbaye de la Madeleine de Châteaudun L. Pouillier, Châteaudun, 1896
(BNF 40584051) Sanson, Nicolas (1600-1667). Cartographe La Beauce ou sont les eslections de Chartres, Dourdan, Estampes, Pluviers, Chasteau-Dun et pays circonvoisins Pierre Mariette, Paris, 1652.
(BNF 40581692) Sanson, Nicolas (1600-1667). Cartographe Carnutes. Partie méridionale de l'évesché de Chartres : Balliages de Blois et de Vendosme. Eslections de Chateaudun de Vendosme et de Blois Pierre Mariette, Paris, 1660.
(BNF 30731438) Lancelot, Antoine Description des figures qui sont sur la face de l'église de l'abbaye royale de la Madeleine de Châteaudun, tirée du 9e tome de l'Histoire de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres Vve A. Knapen, Paris, 1742.
(BNF 34083323) Ledeuil, Édouard Les défenseurs de Châteaudun, francs-tireurs de Paris, récits et documents officiels... Bibliothèque du franc-tireur, Saint-Ouen (Seine), 1896.
(BNF 34083324) Ledeuil, Édouard Vérité et preuves, appendice à l'ouvrage "Les Défenseurs de Châteaudun..." Bibliothèque du franc-tireur, Saint-Ouen (Seine), 1897.
(BNF 34092332) Cottevieille-Giraudet, Rémy La Préhistoire de la région de Châteaudun Revue anthropologique, 49e année, n(os) 10-12, octobre-décembre 1932.
(BNF 31432888) Taralon, Jean Châteaudun Vincent, Fréal et Cie, Paris, 1948.
(BNF 37379544) Couturier, Marcel Recherches sur les structures sociales de Châteaudun : 1525-1789 SEVPEN, Paris, 1969.
(BNF 34870009) Rolland, Monique Châteaudun : capitale du Dunois la Ville, Châteaudun, 1986.
(BNF 35592632) Chatenet, Monique Château de Châteaudun Castelet, Boulogne, 1993.
(BNF 40051373) Centre. Conservation régionale des monuments historiques Châteaudun, le château et ses architectes Direction régionale des affaires culturelles du Centre, Orléans, 2005.
(BNF 42141780) Robreau, Bernard Histoire du pays dunois. Tome 1, De l'origine des temps à l'approche de l'an mil Société dunoise d'archéologie, histoire, sciences et arts, Châteaudun, 2006.
(BNF 42084397) Robreau, Bernard Histoire du pays dunois. Tome 2, De l'an mil au déclin de l'Ancien régime Société dunoise d'archéologie, histoire, sciences et arts, Châteaudun, 2009.
(BNF 41390318) Couturier, Jean
Dumans, Guy
Tartière, Jean
Châteaudun en ce temps-là Centrelivres, Luisant, DL 2008.
(BNF 41302125) Alhy, Stéphane Taisez-vous, on vous juge : les dessous de l'affaire de l'hôpital de Châteaudun L'Harmattan, Paris, DL 2008.
(BNF 42125866) Coudray, Louis-Désiré Histoire du château de Châteaudun Le Livre d'histoire, Paris, 2009.
(BNF 36266844) France. Armée de l'air. Base aérienne 279. Sois le bienvenu à la B. A. 279 R. Lorry, Châteaudun, s. d.
(BNF 40681889) Châteaudun. Plan de la ville et des faubourgs avant l'incendie de 1723. D'après un Plan joint au Manuscrit de M. l'abbé Bordas Lith. de A. Lecesne, Châteaudun, avant 1723.
(BNF 40681890) Perronne, Léon Plan de la ville de Châteaudun, 1867 s.l., s.n., 1867.
(BNF 40606051) Pavie, Auguste Plan de la ville de Châteaudun, du Combat et de l'Incendie du 18 octobre 1870 Pouillier-Vaudecraine, Châteaudun ; Logerot, Paris : 1871.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Monique Chatenet, Le château de Châteaudun, Éditions du Patrimoine, 1999 (ISBN 2-85822-243-6).
  2. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - Le Loir à Châteaudun (M1101610) » (consulté le ).
  3. « Données sur le climat de Lille », sur linternaute.com (consulté le ).
  4. « Données sur le climat de Strasbourg », sur linternaute.com (consulté le ).
  5. « Données sur le climat de Nice », sur linternaute.com (consulté le ).
  6. « Données sur le climat de Pau », sur linternaute.com (consulté le ).
  7. « Données sur le climat de Brest », sur linternaute.com (consulté le ).
  8. « Données sur le climat de Châteaudun », sur linternaute.com (consulté le ).
  9. « Les records météorologiques à Châteaudun », sur lameteo.org (consulté le ), site Internet lamétéo.org
  10. a et b « Températures moyennes à Châteaudun », sur lameteo.org (consulté le ), site Internet lamétéo.org
  11. a et b « Hauteur des précipitations à Châteaudun », sur lameteo.org (consulté le ), site Internet lamétéo.org
  12. Châteaudun - De l'incendie à la Belle Époque - Deux siècles d'urbanisme, page 151
  13. « Le vice-président régional, Philippe Fournié, était en gare, hier », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  14. « Fabien Verdier défend le TER à la Banque européenne d'investissement », sur intensite.net, (consulté le ).
  15. « La déviation de Châteaudun », sur centre.equipement.gouv.fr (consulté le ), sur le site de la Direction Régionale de l'Équipement de la région Centre.
  16. Frédéric Levent, « L’ex-base aérienne de Châteaudun pourrait-elle accueillir un aéroport low-cost et touristique ? », sur L'Echo Républicain, .
  17. Frédéric Levent, « Et si l'aérodrome de Châteaudun accueillait des vols d'affaires ou touristiques ? », sur L'Echo Républicain, .
  18. Frédéric Levent, « La société Air DG propose aux entreprises de s'envoler depuis Châteaudun vers l'Europe », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  19. Romain Beal, « Des vols privés sur la piste de l’ancienne base aérienne de Châteaudun », sur www.lechorepublicain.fr, .
  20. « Fabien Verdier a présenté, hier soir, son projet de petit aéroport censé faire redécoller la ville », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  21. « En Eure-et-Loir, Châteaudun veut son "petit aéroport" », sur www.tourmag.com, (consulté le ).
  22. Philippe Provôt, « Fabien Verdier continue de militer pour une plateforme aéroportuaire à Châteaudun », L'Echo Républicain,‎ (lire en ligne).
  23. « Le ministère des Armées ferme la base aérienne de Châteaudun en Eure-et-Loir, “une catastrophe économique et sociale” », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  24. Sébastien Couratin, « Le maire de Chartres propose d'installer le 3e aéroport de Paris sur l'ex-base aérienne de Châteaudun », L'Echo Républicain,‎ , https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/le-maire-de-chartres-propose-d-installer-le-3e-aeroport-de-paris-sur-l-ex-base-aerienne-de-chateaudun_13072128/#refresh.
  25. Frédéric Levent, « L’entreprise Drone Pro 360 Grand-Est s’installe sur l’ancienne base aérienne de Châteaudun », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  26. Frédéric Levent, « Armée - Voici trois bonnes nouvelles annoncées par la ministre des Armées pour l'ex-base aérienne de Châteaudun », sur www.lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  27. Fabien Verdier, « Dissolution de la base aérienne militaire de Châteaudun : "notre territoire mérite un peu de considération de l’État" », sur www.marianne.net, 2021-07-09utc14:45:02+0200 (consulté le )
  28. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  29. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  30. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  31. « Unité urbaine 2020 de Châteaudun », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  32. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  33. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  34. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  35. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  36. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  37. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  38. « INSEE - Logements à Châteaudun : le parc », sur recensement.insee.fr (consulté le ).
  39. « INSEE - Logements dans la région Centre : le parc », sur recensement.insee.fr (consulté le ).
  40. « INSEE - Logements à Châteaudun : les occupants », sur recensement.insee.fr (consulté le ).
  41. « INSEE - Logements dans la région Centre : les occupants », sur recensement.insee.fr (consulté le ).
  42. a b c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 179a
  43. « Radio Intensité : Histoire locale, créée le 20 octobre 2004 », sur intensite.net (consulté le ).
  44. « Histoire de la ville de Châteaudun », sur tourisme-chateaudun.fr (consulté le ).
  45. Bernard Robreau (dir.), Histoire du pays dunois. Tome 2, Châteaudun, Société dunoise d’archéologie, , p.180.
  46. Jeanine Sodigné-Loustau, L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre, dans Matériaux pour l'histoire de notre temps, année 1996, Volume 44, Numéro 44, p. 42-47.
  47. Centre France, « 1940-1944 : retour sur quatre années noires en Eure-et-Loir », sur www.lechorepublicain.fr (consulté le ).
  48. « Résultats de l'élection municipale 2008 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ) sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 22 mars 2008.
  49. « Résultats élections municipales 2020 Châteaudun », sur lemonde.fr (consulté le ).
  50. Frédéric Levent, « Fabien Verdier a encore remporté dix bureaux de vote sur onze à Châteaudun. », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  51. Frédéric Levent, « La liste de Fabien Verdier remporte la mairie de Châteaudun. », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  52. « Fabien Verdier officiellement installé dans le poste de maire de Châteaudun. », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  53. « Le Figaro - Archives des élections présidentielles de 1995 », sur elections.figaro.net (consulté le ).
  54. « Scrutin présidentiel de 2002 - Châteaudun », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  55. « Scrutin présidentiel de 2007 - Châteaudun », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  56. « Scrutin du 20 septembre 1992 sur le traité de Maastricht - Châteaudun », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  57. « Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Châteaudun », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  58. « Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts », sur impots.gouv.fr (consulté le ).
  59. « Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts », sur impots.gouv.fr (consulté le ).
  60. « Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts », sur impots.gouv.fr (consulté le ).
  61. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  62. a b et c « http://www.ville-chateaudun.fr/Votre-ville/Jumelages/(language)/fre-FR » (consulté le )
  63. « http://www.ville-chateaudun.fr/Votre-ville/Jumelages/(language)/fre-FR » (consulté le )
  64. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  65. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  66. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  67. Monique Rolland, Châteaudun, capitale du Dunois, p. 171, op. cit. comme source bibliographique
  68. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Châteaudun (28088) », (consulté le ).
  69. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département d'Eure-et-Loir (28) », (consulté le ).
  70. « Inspection académique d'Eure-et-Loir », sur ac-orleans-tours.fr (consulté le ).
  71. « Circonscription de Châteaudun », sur ac-orleans-tours.fr (consulté le ).
  72. « Site de la ville/Adresses/Enseignement - consulté le 23 août 2007 », sur ville-chateaudun.com (consulté le ).
  73. « Site du Collège Émile-Zola », sur clg-emile-zola-chateaudun.tice.ac-orleans-tours.fr (consulté le ).
  74. « Site de l'École/Collège Sainte-Cécile », sur saintececile-chateaudun.com (consulté le ).
  75. « Fiche d'identité du lycée », sur lycees.regioncentre.fr (consulté le ), sur le site de la région Centre
  76. « Fiche d'identité du lycée », sur lycees.regioncentre.fr (consulté le ), sur le site de la région Centre
  77. « Site du lycée agricole privé de Nermont », sur nermont.fr (consulté le ).
  78. « Site de l'Institut Léopold-Bellan », sur ime-chateaudun.bellan.fr (consulté le ).
  79. « Centre hospitalier de Châteaudun », sur ch-chateaudun.fr (consulté le ).
  80. Frédéric Levent, « Santé - L’hôpital de Châteaudun se voit retirer sa certification par la Haute autorité de santé », L'Écho républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  81. Frédéric Levent, « La ministre de la Justice en visite, jeudi, au centre de détention de Châteaudun », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  82. « Stades de Châteaudun », sur ville-chateaudun.fr (consulté le ).
  83. « Gymnases et salles sportives de Châteaudun », sur ville-chateaudun.fr (consulté le ).
  84. « Offres d'emplois Grand Châteaudun », sur www.grandchateaudun.fr (consulté le )
  85. « Église Saint-Valérien », notice no PA00097028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  86. « Église de la Madeleine », notice no PA00097024, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  87. « Église Saint-Jean-de-la-Chaîne », notice no PA00097025, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  88. « Ancienne église Saint-Lubin », notice no PA00097026, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  89. « Restes de l'ancienne église Saint-Médard », notice no PA00097027, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  90. « Château et ses abords », notice no PA00097021, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  91. « Chapelle Notre-Dame-de-la-Boissière », notice no PA00097022, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  92. « Chapelle Notre-Dame-du-Champdé », notice no PA00097020, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  93. Monique Rolland, Châteaudun, capitale du Dunois, op. cit., p. 106.
  94. a et b « Les Grottes du Foulon », sur le site officiel des grottes du Foulon (consulté le ).
  95. Grancolas, Jean (1660-1732), « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le ).
  96. « Notice d'autorité personne BNF : FRBNF12293537 », sur catalogue.bnf.fr (consulté le ).
  97. « Dictionnaire des journalistes », sur dictionnaire-journalistes.gazettes18e.fr (consulté le ).
  98. « Lieu de tournage à Châteaudun », sur l2tc.com (consulté le ).
  99. Monique Rolland, Châteaudun, capitale du Dunois, p. 177 à 179, op. cit. comme source bibliographique