Paris-Tours

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Paris-Tours
Description de l'image Logo Paris-Tours.png.
Généralités
Sport cyclisme sur route
Création 1896
Organisateur(s) ASO
Éditions 111 (en 2017)
Catégorie UCI Europe Tour 1.HC
Type / Format classique
Périodicité annuelle (octobre)
Lieu(x) Drapeau de la France France
Statut des participants professionnels
Site web officiel www.paris-tours.fr

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Italie Matteo Trentin
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Gustave Danneels
Drapeau : France Paul Maye
Drapeau : Belgique Guido Reybrouck
Drapeau : Allemagne Erik Zabel
(3 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la dernière compétition voir :
Paris-Tours 2017

Paris-Tours est une course cycliste française créée en 1896. C'est l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses courses du calendrier professionnel. Se déroulant en automne, elle partage avec le Tour de Lombardie le surnom de « Classique des feuilles mortes ». Son profil plat et découvert la rend très prisée des sprinteurs, mais de nombreux puncheurs et baroudeurs s'y sont également imposé.

Née à la fin du XIXe siècle, c'est la deuxième course professionnelle en nombre d'éditions courues, derrière Paris-Roubaix et à égalité avec le Tour de Lombardie. Elle fait donc figure de course historique, bien que n'étant pas considérée comme un "Monument".

C'est une classique qui se court à travers la Beauce, le Perche et le Val de Loire, en région Centre.

Les coureurs les plus titrés sont le français Paul Maye, les belges Gustave Danneels et Guido Reybrouck, et l'allemand Erik Zabel, avec trois succès chacun. Le tenant du titre est l'italien Matteo Trentin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La course fut créée par le quotidien Paris-Vélo en 1896, la même année que Paris-Roubaix, à l'occasion de l'inauguration du vélodrome de Tours. Cette première édition se déroula le 17 mai 1896 et fut un succès populaire, attirant une foule considérable aux abords et à l'intérieur du vélodrome.

La deuxième édition eut lieu cinq ans plus tard, en 1901, et la troisième en 1906, date à partir de laquelle elle se tint annuellement. A partir de 1907 la course fut réservée aux professionnels, organisée dorénavant par le quotidien L'Auto, qui avait créé le Tour de France peu de temps auparavant.

Parmi les grands noms qui s'illustrent dans ces premières années on peu citer Lucien Petit-Breton, François Faber, Octave Lapize notamment.

En 1935 le dérailleur est autorisé pour la première fois. Pour la première fois également la course est retransmise en direct à la radio.

A partir de 1945 le journal L'Equipe, successeur de L'Auto, prend en charge l'organisation de la course.

En 1950 l'arrivée s'effectue sur l'Esplanade du Champ de Mars, et non plus au vélodrome. Les années suivantes l'arrivée est jugée au sommet de la côte de l'Alouette.

A partir de 1951 la course se déroule en octobre, elle avait lieu au printemps jusque là.

En 1958 la course est retransmise pour la première fois en direct à la télévision.

En 1959 elle se termina par un circuit final avec une côte à franchir trois fois, l'Alouette. En 1965 et 1966 les organisateurs interdirent le dérailleur, afin de rendre la course plus sélective.

De 1974 à 1987 le tracé fut plusieurs fois modifié : Tours-Versailles, Blois-Chaville, Blois-Monthléry, Créteil-Chaville. Durant cette période elle changea même de nom, s'appelant successivement Blois-Chaville puis Le Grand Prix de l'Automne.

À partir de 1988 la course a repris son nom initial et son parcours s'est stabilisé. Elle connut un regain d'intérêt dans les années 1990, dû à son inscription à la Coupe du Monde ainsi qu'à son arrivée sur l'avenue de Grammont, qui lui donna un cachet particulier. Cette dernière ligne droite très large et longue de près de 3 kilomètres fut considérée comme l'un des haut-lieux du cyclisme, en particulier pour les sprinteurs; depuis 2011 elle a été raccourcie à 800 mètres.

Elle a fait partie du ProTour jusqu'en 2007. Elle est aujourd'hui classée en UCI Europe Tour.

Pont Wilson et avenue de la Tranchée.

Parcours actuel[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, Paris-Tours s'élance du département d’Eure-et-Loir, à chaque fois d'une ville différente : Chartres en 2009, Bonneval en 2014 ou encore Brou en 2017.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Connue comme la plus plate des classiques, l'épreuve emprunte dans sa première partie les routes de la Beauce avant d'attaquer, en général, quelques côtes dans les 30 derniers kilomètres. L'arrivée se situe sur l'avenue de Grammont à Tours, offrant ainsi une dernière ligne droite de 800 mètres.

Malgré un parcours qui semble taillé pour les sprinteurs, la course se solde assez peu souvent par un vrai sprint massif (seulement 5 fois sur les 20 dernières éditions). Ceci peut s'expliquer par la longueur (environ 230 kms), le paysage à découvert qui accentue le rôle du vent, le final sinueux émaillé de petites côtes (Côte de Beau Soleil, Côte de l'Épan) qui ne favorise pas le contrôle des échappés par un peloton. Enfin, la situation dans le calendrier, en toute fin de saison, joue également.

Cela en fait une classique difficile à dompter, plus dure que son profil ne le laisse présager.

Sur les vingt dernières éditions (1998 à 2017), voici très schématiquement comment la course s'est gagnée statistiquement :

  • à 9 reprises (45%) le vainqueur est un rescapé d'une échappée plus ou moins précoce. Cette échappée peut s'être constituée très tôt et le vainqueur s'en est extrait seul ou a emmené un ou plusieurs coureurs avec lui et les a réglés au sprint. Parfois l'échappée victorieuse s'est dessinée un peu plus tard (à une quarantaine de kilomètres de l'arrivée). L'échappée initiale peut être un groupe très fourni résultant d'une bordure. (Jacky Durand, Marc Wauters, Andrea Tafi, Richard Virenque, Jakob Piil, Erik Dekker, Frédéric Guesdon, Jelle Wallays, Matteo Trentin)
  • à 5 reprises (25%) le vainqueur s'est extrait du peloton près de l'arrivée (moins de 25 kms), soit qu'il ait rejoint une échappée déjà constituée en amont, soit qu'il ait formé un nouveau groupe après que le peloton ait rejoint la première échappée. A chaque fois la victoire s'est décidée au sprint, à deux, trois ou plus. (Philippe Gilbert par deux fois, Greg Van Avermaet, Marco Marcato, Matteo Trentin)
  • à 5 reprises (25%) c'est un sprint massif qui a décidé de l'issue de la course. Le peloton qui se dispute la victoire peut être plus ou moins fourni. (Erik Zabel par deux fois, Alessandro Petacchi, Oscar Freire, John Degenkolb)
  • à 1 reprise (5%) le vainqueur a devancé le sprint massif en "faisant le kilomètre", en finisseur. (Fernando Gaviria)

Quelle que soit la façon de s'y prendre, la course se gagne toujours "en costaud" et l'aspect tactique est moins décisif que sur d'autres courses. Pour être plus précis, on peut dire que les coups tactiques se jouent à couteaux tirés et dans le feu de l'action, avec très peu temps de réflexion et de préparation, tant les coureurs sont souvent constamment sur la corde raide et doivent improviser. Cependant les plans prémédités peuvent tout de même être tentés (en dehors de la décision d'aller dans l'échappée "matinale"), notamment pour les coups de bordure : ainsi en 1999 l'équipe Mapei décide de griller le ravitaillement à une centaine de kilomètres de l'arrivée et fait exploser le peloton, formant en tête un groupe de 49 coureurs qui ne sera plus revu. La victoire reviendra finalement à un coureur d'une autre équipe (Marc Wauters de la Rabobank).

A noter que la configuration actuelle de la course ne permet pas vraiment aux équipes de miser sur la constitution d'un train pour emmener leur sprinteur. De plus sur les cinq fois où la course s'est soldée par un sprint massif lors de ces vingt dernières années (voir ci-dessus), on peut constater que le sprinteur qui s'impose est soit très expérimenté, trente-trois ans et plus (Zabel, Petacchi, Freire) et ne figure plus parmi les tout meilleurs de sa catégorie au moment où il s'impose, soit un coureur très rapide qui n'est pas réellement un pur sprinteur (Degenkolb), ce qui semble accréditer l'idée que le surnom de Classique des sprinteurs est quelque peu usurpé, et que l'épreuve ne favorise pas vraiment les purs sprinteurs tels que Cavendish, Kittel, Démare ou auparavant McEwen, Kirsipuu, Cipollinietc. En réalité ce type de pur sprinteur ne figure tout simplement pas au palmarès de la course, malgré quelques belles places d'honneur (Cipollini 4è, Kirsipuu deux fois 3è, McEwen 4è et 6è, Démare 2è et 3è...). Ironiquement Fernando Gaviria, vainqueur en 2016 et qui peut être considéré comme un pur sprinteur, a gagné l'épreuve en devançant le sprint, avec une attaque à 800 mètres de la ligne.

Sur Paris-Tours le vent joue un rôle prépondérant. En fonction de celui-ci on peut distinguer quatre schémas de course :

  • Quand le vent est de dos ou trois-quart dos, la course est bien souvent ultra-rapide. Cela a tendance à favoriser les échappés plus que les sprinteurs. On assiste alors à une course tendue comme un arc du début à l'arrivée. Paradoxalement c'est avec le vent dans le dos que la course est la plus dure pour l'ensemble des coureurs, car il n'y a alors ni temps mort ni répit. En 2015 avec vent dans le dos, une trentaine de coureurs s'isolent à l'avant dès le 8è kilomètre et ne seront jamais revus (ce fut d'ailleurs l'édition la plus rapide);
  • Quand le vent est de face ou trois-quart face, les sprinteurs sont favorisés car leurs équipes peuvent contrôler aisément les échappés. La course est alors beaucoup plus facile pour la plupart des coureurs (hormis les échappés et les équipiers qui roulent en tête du peloton). Bien protégés au milieu du peloton, la plupart des coureurs se laissent glisser jusqu'aux derniers kilomètres (on dit qu'ils "fument la pipe");
  • Quand le vent est de côté (cas peu fréquent), les coups de bordure sont quasiment inévitables. On assiste alors à peu près au même schéma de course qu'avec le vent de dos. Le peloton se scinde très rapidement en plusieurs morceaux et cela favorise les échappés (comme en 2006 lors de la victoire de Frédéric Guesdon);
  • Quand le vent est faible ou nul, le déroulement de la course dépend beaucoup des tactiques mises en place par les différentes équipes. Généralement cela produit un schéma de course très similaire de celui avec vent de face, et les sprinteurs sont favorisés.

A ces quatre schémas de base il faut ajouter le rôle des douze derniers kilomètres, sur des routes sinueuses, étroites et avec un léger relief, qui tendent à désorganiser le peloton et permettre soit la résistance de l'échappée, soit la mise sur orbite de coureurs assez explosifs pour s'extraire du peloton.

Sur le parcours actuel, les coureurs grimpent deux bosses dans les derniers kilomètres. Bien souvent, ces deux difficultés très modestes sont suffisantes aux hommes forts pour produire un écart et le conserver jusqu'à la ligne d'arrivée. Après plus de deux-cents kilomètres de plat, ce brusque changement de rythme fait souvent des dégâts, sans rapport avec la difficulté intrinsèque du relief. De plus, pratiquement jusqu'à la dernière ligne droite, les routes sont très sinueuses, étroites et tortueuses. Dans ces conditions il est très difficile pour un peloton de s'organiser.

Si son absence de difficulté intrinsèque en fait une course très ouverte sur le papier (elle est réputée être la classique la plus facile, en tout cas la plus facile à terminer), et si le suspense est souvent au rendez-vous, en définitive les surprises y sont rares : elle revient en général à un coureur expérimenté ou en pleine maturité, presque jamais à un second couteau. Le palmarès récent de la course est à ce titre éloquent : hormis le grimpeur Richard Virenque en 2001, ou l'inconnu Jelle Wallays en 2014, on n'y trouve pratiquement que de grand chasseurs de classiques. L'aléatoire a très peu d'impact sur cette course, ce qui la rend d'ailleurs assez peu spectaculaire. Bien souvent elle récompense l'homme fort du moment tout simplement. L'aspect physique est en effet déterminant sur Paris-Tours, au détriment de la tactique, d'autant qu'elle se court en toute fin de saison, à une époque où les organismes sont très éprouvés : ce sont les coureurs les plus résistants qui restent les plus compétitifs.

Ainsi paradoxalement, et malgré son absence de difficulté, elle favorise moins les surprises que d'autres courses plus huppées, comme Paris-Roubaix ou Milan-San Remo. Peu sujette aux aléas (crevaisons, chutes, météo extrême) ou aux considérations tactiques pouvant parfois favoriser la victoire d'un gregario (en produisant un "enterrement de première classe"), Paris-Tours est souvent une pure épreuve de force, s'apparentant presque à un long contre-la-montre sur certaines éditions, notamment quand les coureurs ont le vent dans le dos.

Du fait de sa position en fin de saison, elle réussit également aux coureurs revanchards qui trouvent là une dernière occasion de briller après une saison tronquée ou décevante.

Si elle présente un peu les mêmes caractéristiques que Milan-San Remo, elle est toutefois moins longue, moins sélective et présente en général un plateau moins relevé du fait d'un prestige bien moindre que celui de la Primavera (surtout depuis son déclassement en UCI Europe Tour).

On peut aussi la rapprocher des flandriennes par certains aspects (notamment le rôle du vent). Les Belges dominent d'ailleurs le palmarès, et c'est la classique qui réussit le mieux aux Néerlandais, hors Amstel Gold Race. On ne s'étonnera donc pas de retrouver dans le palmarès de Paris-Tours un certain nombre de coureurs qui ont également remporté Paris-Roubaix : John Degenkolb, Greg Van Avermaet, Frédéric Guesdon, Andrea Tafi, Andreï Tchmil, Johan Museeuw...

Elle convient aux routiers-sprinteurs (un peu moins aux purs sprinteurs), aux gros rouleurs, aux baroudeurs, et dans une moindre mesure aux puncheurs. S'y imposer requiert d'être endurant, patient (pour ceux qui attendent les derniers kilomètres pour lancer l'offensive), audacieux, tenace, plein de sang-froid, vigilant (la victoire peut s'envoler dès les premiers kilomètres si le vent favorise les bordures) et rapide au sprint car les victoires en solitaire sont rares (en général c'est un petit groupe qui se dispute la victoire).

Du fait de sa grande rapidité, le vainqueur de cette épreuve a été le détenteur du Ruban jaune à huit reprises dont la première fois en 1936 (Gustave Danneels) et la dernière en 2015 (Matteo Trentin).

Place dans l'histoire du cyclisme[modifier | modifier le code]

Après Paris-Roubaix, Paris-Tours est, avec le Tour de Lombardie, l'épreuve cycliste qui s'est courue le plus grand nombre de fois (111è édition en 2017). Même les deux guerres mondiales l'ont peu affectée, puisque seules les éditions 1915, 1916 et 1940 ont été annulées.

Cette longévité et cette régularité sont d'autant plus remarquables que l'épreuve, en elle-même, ne présente que peu de spécificités, et au fond assez peu de personnalité en comparaison des autres classiques historiques telles que les flandriennes, les ardennaises ou les classiques italiennes.

Son parcours linéaire et plat ne comporte ni haut-lieu ni juge de paix, ni sections remarquables. Sans aspérité ni point de repère évident, elle ne favorise pas les changements de rythme, les coups de force, les exploits mémorables. Au contraire les schémas de course y sont très linéaires. Aussi, si son palmarès est plutôt flatteur et prestigieux, rares sont les éditions marquantes. Traversant essentiellement les grands espaces agricoles de la Beauce et les petites forêts du Val-de-Loire, elle ne peut pas non plus se targuer de drainer une foule passionnée sur son passage (en tout cas rien de comparable avec les classiques du nord ou les classiques italiennes, voire même les classiques allemandes).

Autrefois sa distance constituait une difficulté en soi, c'est moins le cas aujourd'hui puisqu'elle ne dépasse plus guère les 230 kms. Il faut cependant noter ce paradoxe : dans un contexte de tendance générale au raccourcissement des courses cyclistes, la distance actuelle de Paris-Tours, bien qu'inférieure à ce qu'elle était hier, est peut-être plus inhabituelle aujourd'hui qu'elle ne l'était alors. En effet aujourd'hui les courses qui atteignent ou dépassent les 230 kms sont assez peu nombreuses dans une saison cycliste.

Au tournant des années 60, les classiques ont commencé à se différencier nettement les unes des autres, pour acquérir au fil du temps une personnalité bien marquée : introduction du Poggio sur Milan-San Remo, augmentation importante des secteurs pavés sur Paris-Roubaix, recherche de nouvelles côtes sur Liège-Bastogne-Liège, création de l'Amstel Gold Race... Les organisateurs de Paris-Tours ont eux aussi cherché à dynamiser leur course pour lui donner plus d'attrait, de caractère et de visibilité, et pour éviter les arrivées groupées : introduction d'un circuit final en 1959, interdiction du dérailleur en 1965 et 1966 notamment, mais ces modifications éphémères n'eurent pas l'effet escompté. Entre 1975 et 1987, le parcours fut plusieurs fois modifié et même parfois inversé, partant de la Touraine pour arriver en région parisienne. Le nom de la course fut lui aussi changé (Blois-Chaville, Grand-Prix de l'Automne), au risque de perdre toute identité.

Curieusement l'épreuve n'a jamais pâti de ces bouleversements, qui ne lui ont pas bénéficié non plus. Elle a continué, au fil des ans, à attirer les meilleurs coureurs du peloton, sans doute favorisée en cela par sa position dans le calendrier, avec peu de concurrence d'autres courses à cette époque de l'année. Son inscription à la Coupe du Monde a probablement contribué également à consolider sa visibilité et sa pérennité.

Elle semble tirer son relatif prestige précisément de son caractère monolithique et imperturbable. Son intérêt paraît résider avant tout dans la stricte opposition des coureurs entre eux, sur terrain neutre en quelque sorte : sans côtes raides et sans cols, sans monts, sans secteurs pavés ni chemins de terre, sans ferveur régionaliste, sans météo extrême ou particulière, sans danger ni aléa notable, elle ne favorise aucun coureur en particulier, pas même les purs sprinteurs manifestement (qui sont toutefois les plus à même d'en faire un réel objectif).

La longévité de l'épreuve peut aussi s'expliquer par son caractère "institutionnel": en effet depuis sa création jusqu'à aujourd'hui, l'épreuve a toujours bénéficié de l'appui et de l'organisation d'un partenaire puissant (d'abord le journal l'Auto puis le journal l'Equipe, et actuellement ASO), au contraire de nombreuses autres courses qui n'ont pu vivre et survivre que par le soutien d'une forte mobilisation locale bénévole. Il est possible que sans cet appui, Paris-Tours aurait depuis longtemps sinon disparu complètement, du moins rétrogradé nettement en termes de classification et de visibilité.

Surnommée autrefois "la course des lévriers" pour son extrême rapidité, puis "la classique des sprinteurs", elle est aujourd'hui une course de second ordre, à l'identité aussi forte que floue, gardant cependant un certain prestige de par son caractère historique, immuable et institutionnel.

En définitive sa place dans le paysage cycliste est assez difficile à cerner : course sans aura mais de tout temps considérée comme une grande classique, seule classique dont on peut dire qu'aucun coureur ne rêve de la remporter mais constituant pourtant un morceau de choix dans le palmarès de tout cycliste, elle demeure insaisissable.

Avenue de Grammont à Tours, lieu de l'arrivée de Paris-Tours

Doublé Paris-Tours - Tour de Lombardie[modifier | modifier le code]

Les deux Classiques des feuilles mortes se déroulent généralement à une semaine d'intervalle, mais le doublé Paris-Tours / Tour de Lombardie fut rare dans l'histoire, car les profils de ces deux courses sont radicalement différents. Seuls trois coureurs ont réalisé ce doublé : Rik Van Looy en 1959, Jo de Roo en 1962 et 1963, et Philippe Gilbert en 2009. Philippe Thys a lui aussi gagné les deux courses la même année (en 1917), mais à l'époque Paris-Tours se courait au printemps.

C'est avec une autre classique italienne, Milan-San Remo, que Paris-Tours est parfois comparée. Comme la Primavera, elle présente un parcours relativement plat ponctué de quelques côtes dans le final, confrontant ainsi les sprinteurs aux puncheurs.

Faits marquants dans l'histoire récente[modifier | modifier le code]

  • En 1986 l'Australien Phil Anderson est le premier non-européen à s'imposer, seulement suivi trente ans plus tard par le Colombien Fernando Gaviria;
  • En s'imposant en 1998, Jacky Durand met fin à une période de 42 ans sans victoire française (Albert Bouvet, 1956);
  • En 2001 Richard Virenque y signe son exploit le plus inattendu, en étant victorieux après une longue échappée;
  • En 2005 Erik Zabel s'impose pour la troisième fois, devenant ainsi co-recordman de l'épreuve;
  • En 2009 le Belge Tom Boonen se présente dans le final en compagnie de son compatriote Philippe Gilbert, vainqueur sortant, et du Slovène Borut Bozic. Il est théoriquement le plus rapide des trois mais se fait piéger lors du sprint, et laisse échapper la victoire au profit de Gilbert, qui signe donc un doublé.

Statistiques, records, anecdotes[modifier | modifier le code]

  • La vitesse moyenne la plus rapide a été établie en 2015 : 49,642 km/h. C'est l'italien Matteo Trentin qui s'est imposé cette année-là.
  • Les co-recordmen de victoires sont le français Paul Maye, les belges Gustave Danneels et Guido Reybrouck, et l'allemand Erik Zabel, avec trois succès chacun.
  • A noter que Gustave Danneels et Guido Reybrouck ont un lien de parenté : le premier est l'oncle du second.
  • Dans le registre familial, on peut aussi remarquer que deux frères ont remporté l'épreuve consécutivement : il s'agit de Francis et Henri Pélissier, victorieux en 1921 et 1922.
  • Lors de l'édition de 1921 remportée par Francis Pélissier, la moitié du peloton abandonna loin de l'arrivée, à Chartres. Les conditions météorologiques étaient épouvantables, avec des tempêtes de neige (la course se déroulait pourtant au printemps à cette époque).
  • Avec le Championnat de Zürich et Bordeaux-Paris, c'est l'une des rares grandes classiques de son époque qu'Eddy Merckx n'a pas accrochée à son palmarès. Dans le cas de Paris-Tours il s'agissait probablement pour lui d'un manque de motivation, tant l'épreuve paraît largement à sa portée (lui qui a notamment remporté sept fois Milan-San Remo). Il préférait sans doute se concentrer sur d'autre objectifs à cette période de la saison (Tour de Lombardie, épreuves sur piste), ou favoriser la victoire d'un de ses équipiers en remerciement du travail accompli toute la saison (comme ce fut le cas en 1968 où il aida Guido Reybrouck à gagner).
  • Parmi les autres grands coureurs qui s'y sont illustrés sans jamais concrétiser, on peut citer Louison Bobet (3 podiums), Roger de Vlaeminck (2 podiums) ou encore Maurizio Fondriest (3 podiums).
  • Au nombre de victoires par nation, après l'édition 2017 c'est la Belgique qui domine avec 41 victoires, devant la France (31) et les Pays-Bas (12).
  • On n'a jamais vu le maillot arc-en-ciel lever les bras en vainqueur sur Paris-Tours. En effet la victoire est parfois revenue à un ex-champion du monde ou à un futur champion du monde (Oscar Freire, Philippe Gilbert, Johan Museeuw...), mais jamais au champion du monde en titre. De manière générale il est intéressant de constater que voir le maillot arc-en-ciel s'imposer sur une classique, quelle qu'elle soit, reste curieusement un fait relativement rare (d'où peut-être la réputation de malédiction parfois attachée à ce maillot).
Philippe Gilbert, vainqueur en 2008 et 2009

Podiums[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième Troisième
Paris-Tours
1896 Drapeau de la France Eugène Prévost Drapeau de la France Émile Ouzou Drapeau de la France Lucien Bouvet
1901 Drapeau de la France Jean Fischer Drapeau de la France Georges Lorgeou Drapeau de la France Édouard Wattelier
1906 Drapeau de la France Lucien Petit-Breton Drapeau de la France Louis Trousselier Drapeau de la France Henri Cornet
1907 Drapeau de la France Georges Passerieu Drapeau de la France André Pottier Drapeau de la France Émile Georget
1908 Drapeau de la France Omer Beaugendre Drapeau de la France Frédéric Saillot Drapeau du Luxembourg François Faber
1909 Drapeau du Luxembourg François Faber Drapeau de la France Jean Alavoine Drapeau de la France Ernest Paul
1910 Drapeau du Luxembourg François Faber Drapeau de la France Louis Trousselier Drapeau de la France Émile Engel
1911 Drapeau de la France Octave Lapize Drapeau de la Belgique Cyrille Van Hauwaert Drapeau de la France Émile Georget
1912 Drapeau de la Belgique Louis Heusghem Drapeau de la Belgique Charles Deruyter Drapeau de la France Lucien Petit-Breton
1913 Drapeau de la France Charles Crupelandt Drapeau de la France Georges Passerieu Drapeau de la France Louis Luguet
1914 Drapeau de la Suisse Oscar Egg Drapeau de la France Émile Engel Drapeau de la Belgique Philippe Thys
1915-16 Non-disputé à cause de la Première Guerre mondiale
1917 Drapeau de la Belgique Philippe Thys Drapeau de la France Marcel Godivier Drapeau de la France Eugène Christophe
1918 Drapeau de la France Charles Mantelet Drapeau de la Suisse Lucien Cazalis Drapeau de la Belgique Alexis Michiels
1919 Drapeau de la Belgique Hector Tiberghien Drapeau de la France René Vandenhove Drapeau de la Belgique Jean Rossius
1920 Drapeau de la France Eugène Christophe Drapeau de la France Honoré Barthélémy Drapeau de la Belgique Albert Dejonghe
1921 Drapeau de la France Francis Pélissier Drapeau de la Belgique Louis Mottiat Drapeau de la France Eugène Christophe
1922 Drapeau de la France Henri Pélissier Drapeau de la Suisse Heiri Suter Drapeau de la France Robert Jacquinot
1923 Drapeau de la Belgique Paul Deman Drapeau de la Belgique Félix Sellier Drapeau de la Belgique Hector Tiberghien
1924 Drapeau de la Belgique Louis Mottiat Drapeau du Luxembourg Nicolas Frantz Drapeau de la Belgique Jules Huyvaert
1925 Drapeau de la Belgique Denis Verschueren Drapeau de la Belgique Auguste Mortelmans Drapeau de la France Jean Hillarion
1926 Drapeau de la Suisse Heiri Suter Drapeau de la Suisse Kastor Notter Drapeau du Luxembourg Nicolas Frantz
1927 Drapeau de la Suisse Heiri Suter Drapeau de la Belgique Gustave Van Slembrouck Drapeau de la Belgique Georges Ronsse
1928 Drapeau de la Belgique Denis Verschueren Drapeau de la France Charles Pélissier Drapeau de la France Marius Gallotini
1929 Drapeau du Luxembourg Nicolas Frantz Drapeau de la Belgique Aimé Deolet Drapeau de la Belgique Georges Ronsse
1930 Drapeau de la France Jean Maréchal Drapeau de la France Marcel Bidot Drapeau de la Belgique Frans Bonduel
1931 Drapeau de la France André Leducq Drapeau de la France Roger Parioleau Drapeau de la Belgique Alfred Hamerlinck
1932 Drapeau de la France Julien Moineau Drapeau : Allemagne Herbert Sieronski Drapeau : Italie Amulio Viarengo
1933 Drapeau de la France Jules Merviel Drapeau de la France Antonin Magne Flag of the NSDAP (1920–1945).svg Ludwig Geyer
1934 Drapeau de la Belgique Gustave Danneels Drapeau de la Belgique Romain Gijssels Drapeau de la Belgique Félicien Vervaecke
1935 Drapeau de la France René Le Grevès Drapeau de la France Roger Lapebie Drapeau : Italie Raffaele Di Paco
1936 Drapeau de la Belgique Gustave Danneels Drapeau de la France Fernand Mithouard Drapeau de la Belgique Jules Coelaert
1937 Drapeau de la Belgique Gustave Danneels Drapeau de la Belgique Frans Bonduel Drapeau de la Belgique Edgard De Caluwé
1938 Drapeau : Italie Jules Rossi Drapeau de la Belgique Albertin Disseaux Drapeau de la France Paul Maye
1939 Drapeau de la Belgique Frans Bonduel Drapeau de la Belgique Lucien Storme Drapeau de la Belgique Theo Pirmez
1940 Non-disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale
1941 Drapeau de la France Paul Maye Drapeau de la France Albert Goutal Drapeau de la France Pierre Cloarec
1942 Drapeau de la France Paul Maye Drapeau de la France Gérard Virol Drapeau : Italie Jules Rossi
1943 Drapeau de la France Gabriel Gaudin Drapeau de la Belgique Achiel Buysse Drapeau de la Belgique Albert Hendrickx
1944 Drapeau de la France Lucien Teisseire Drapeau de la France Louis Gauthier Drapeau de la France Louis Thiétard
1945 Drapeau de la France Paul Maye Drapeau de la France Joseph Goutorbe Drapeau de la France Émile Idée
1946 Drapeau de la Belgique Albéric Schotte Drapeau de la France Roger Prévotal Drapeau de la France Maurice De Muer
1947 Drapeau de la Belgique Albéric Schotte Drapeau de la France Émile Idée Drapeau de la Belgique Albert Sercu
1948 Drapeau de la France Louis Caput Drapeau de la France Robert Mignat Drapeau de la France Émile Idée
1949 Drapeau de la Belgique Albert Ramon Drapeau de l'Italie Paul Néri Drapeau de la Belgique Jacques Geus
1950 Drapeau de la France André Mahé Drapeau de la France Urbain Caffi Drapeau de la France Guy Lapébie
1951 Drapeau de la France Jacques Dupont Drapeau de l'Italie Alfredo Martini Drapeau de la France Attilio Redolfi
1952 Drapeau de la France Raymond Guégan Drapeau de la Belgique Briek Schotte Drapeau de la France Louis Caput
1953 Drapeau de la Belgique Jozef Schils Drapeau de la Suisse Ferdi Kübler Drapeau de la France Georges Gilles
1954 Drapeau de la France Gilbert Scodeller Drapeau de la France Louison Bobet Drapeau de la France Pierre Michel
1955 Drapeau de la France Jacques Dupont Drapeau de la Belgique Alfred De Bruyne Drapeau de la France Jean-Marie Cieleska
1956 Drapeau de la France Albert Bouvet Drapeau de la Belgique Julien Schepens Drapeau de la France Louison Bobet
1957 Drapeau de la Belgique Alfred De Bruyne Drapeau de la France Louison Bobet Drapeau de l'Italie Angelo Conterno
1958 Drapeau de la Belgique Gilbert Desmet Drapeau de la Belgique Alfred De Bruyne Drapeau de la France François Mahé
1959 Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau des Pays-Bas Coen Niesten Drapeau de la Belgique André Noyelle
1960 Drapeau des Pays-Bas Jo de Haan Drapeau des Pays-Bas Mies Stolker Drapeau : Espagne Luís Otaño
1961 Drapeau de la Belgique Jos Wouters Drapeau de la Belgique Gilbert Desmet Drapeau de la France Anatole Novak
1962 Drapeau des Pays-Bas Jo de Roo Drapeau de la Belgique Frans Melckenbeeck Drapeau de la Belgique Benoni Beheyt
1963 Drapeau des Pays-Bas Jo de Roo Drapeau du Royaume-Uni Tom Simpson Drapeau de la France Raymond Poulidor
1964 Drapeau de la Belgique Guido Reybrouck Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de la Belgique Gustaaf De Smet
1965[1] Drapeau des Pays-Bas Gerben Karstens Drapeau de la Belgique Gustaaf De Smet Drapeau de la Belgique Fernand Deferm
1966[1] Drapeau de la Belgique Guido Reybrouck Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de la France Paul Lemeteyer
1967 Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau du Royaume-Uni Barry Hoban Drapeau de la France José Samyn
1968 Drapeau de la Belgique Guido Reybrouck Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau de la Belgique Éric Leman
1969 Drapeau de la Belgique Herman Van Springel Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck Drapeau de la Belgique Roger Jochmans
1970 Drapeau : Allemagne de l'Ouest Jürgen Tschan Drapeau des Pays-Bas René Pijnen Drapeau de la Belgique Guido Reybrouck
1971 Drapeau de la Belgique Rik Van Linden Drapeau de l'Italie Marino Basso Drapeau des Pays-Bas Gerben Karstens
1972 Drapeau de la Belgique Noël Vantyghem Drapeau de la Belgique Jos Huysmans Drapeau de la Belgique Willy De Geest
1973 Drapeau de la Belgique Rik Van Linden Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck
1974[2] Drapeau de l'Italie Francesco Moser Drapeau de la France Jean-Pierre Danguillaume non attribuée
Tours-Versailles
1975 Drapeau de la Belgique Freddy Maertens Drapeau de la Belgique Frans Van Looy Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck
1976 Drapeau de la Belgique Ronald De Witte Drapeau de la France Raymond Poulidor Drapeau de la France Robert Bouloux
1977 Drapeau des Pays-Bas Joop Zoetemelk Drapeau de la Belgique Johan De Muynck Drapeau des Pays-Bas Hennie Kuiper
Blois-Montlhéry
1978 Drapeau des Pays-Bas Jan Raas Drapeau de la Belgique Joseph Jacobs Drapeau de la Belgique Guido Van Calster
Blois-Chaville
1979 Drapeau des Pays-Bas Joop Zoetemelk Drapeau de l'Italie Giuseppe Saronni Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1980 Drapeau de la Belgique Daniel Willems Drapeau de la France Alain Vigneron Drapeau de la Belgique Eddy Vanhaerens
1981 Drapeau des Pays-Bas Jan Raas Drapeau de la Belgique Ferdi Van Den Haute Drapeau de la Belgique Luc Colijn
1982 Drapeau de la Belgique Jean-Luc Vandenbroucke Drapeau de l'Italie Pierino Gavazzi Drapeau de la Belgique Fons De Wolf
1983 Drapeau de la Belgique Ludo Peeters Drapeau des Pays-Bas Adrie van der Poel Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1984 Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau des Pays-Bas Steven Rooks Drapeau de la France Bruno Wojtinek
Créteil-Chaville
1985 Drapeau de la Belgique Ludo Peeters Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau de l'Irlande Seán Kelly
1986 Drapeau de l'Australie Phil Anderson Drapeau de la France Jean-Louis Peillon Drapeau de la France Charly Mottet
1987 Drapeau des Pays-Bas Adrie van der Poel Drapeau des Pays-Bas Teun van Vliet Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest
Paris-Tours
1988 Drapeau des Pays-Bas Peter Pieters Drapeau de la Belgique Jan Goessens Drapeau de l'Irlande Seán Kelly
1989 Drapeau des Pays-Bas Jelle Nijdam Drapeau de la Belgique Eric Vanderaerden Drapeau de la Belgique Johan Museeuw
1990 Drapeau du Danemark Rolf Sørensen Drapeau de l'Australie Phil Anderson Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest
1991 Drapeau de la Belgique Johan Capiot Drapeau de l'Allemagne Olaf Ludwig Drapeau des Pays-Bas Nico Verhoeven
1992 Drapeau de la Belgique Hendrik Redant Drapeau de l'Allemagne Christian Henn Drapeau de l'Allemagne Olaf Ludwig
1993 Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest Drapeau de la Russie Alexander Gontchenkov
1994 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Gianluca Bortolami Drapeau de la Pologne Zbigniew Spruch
1995 Drapeau de l'Italie Nicola Minali Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil Drapeau de l'Allemagne Sven Teutenberg
1996 Drapeau de l'Italie Nicola Minali Drapeau de la Belgique Tom Steels Drapeau de l'Italie Giovanni Lombardi
1997 Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil Drapeau du Royaume-Uni Maximilian Sciandri Drapeau de l'Australie Henk Vogels
1998 Drapeau de la France Jacky Durand Drapeau de l'Italie Mirko Gualdi Drapeau de l'Estonie Jaan Kirsipuu
1999 Drapeau de la Belgique Marc Wauters Drapeau de l'Italie Gianni Faresin Drapeau de l'Estonie Jaan Kirsipuu
2000 Drapeau de l'Italie Andrea Tafi Drapeau de la Belgique Andreï Tchmil Drapeau de l'Italie Daniele Nardello
2001 Drapeau de la France Richard Virenque Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel
2002 Drapeau du Danemark Jakob Piil Drapeau de la France Jacky Durand Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel
2003 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Alessandro Petacchi Drapeau de l'Australie Stuart O'Grady
2004 Drapeau des Pays-Bas Erik Dekker Drapeau de l'Allemagne Danilo Hondo Drapeau de l'Espagne Óscar Freire
2005 Drapeau de l'Allemagne Erik Zabel Drapeau de l'Italie Daniele Bennati Drapeau de l'Australie Allan Davis
2006 Drapeau de la France Frédéric Guesdon Drapeau de la Norvège Kurt Asle Arvesen Drapeau de l'Australie Stuart O'Grady
2007 Drapeau de l'Italie Alessandro Petacchi Drapeau de l'Italie Francesco Chicchi Drapeau de l'Espagne Óscar Freire
2008 Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert Drapeau de la Belgique Jan Kuyckx Drapeau de la France Sébastien Turgot
2009 Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert Drapeau de la Belgique Tom Boonen Drapeau de la Slovénie Borut Božič
2010 Drapeau de l'Espagne Óscar Freire Drapeau de l'Italie Angelo Furlan Drapeau de la Belgique Gert Steegmans
2011 Drapeau de la Belgique Greg Van Avermaet Drapeau de l'Italie Marco Marcato Drapeau du Danemark Kasper Klostergaard
2012 Drapeau de l'Italie Marco Marcato Drapeau de la Belgique Laurens De Vreese Drapeau des Pays-Bas Niki Terpstra
2013 Drapeau de l'Allemagne John Degenkolb Drapeau du Danemark Michael Mørkøv Drapeau de la France Arnaud Démare
2014 Drapeau de la Belgique Jelle Wallays Drapeau de la France Thomas Voeckler Drapeau de la Belgique Jens Debusschere
2015 Drapeau de l'Italie Matteo Trentin Drapeau de la Belgique Tosh Van der Sande Drapeau de la Belgique Greg Van Avermaet
2016 Drapeau de la Colombie Fernando Gaviria Drapeau de la France Arnaud Démare Drapeau de la Belgique Jonas Van Genechten
2017 Drapeau de l'Italie Matteo Trentin Drapeau du Danemark Søren Kragh Andersen Drapeau des Pays-Bas Niki Terpstra
Paris-Tours en 1922, Brunier devant F. Pélissier précédent vainqueur, et H. Pelissier futur vainqueur.
Paris-Tours en 1923, entre Neuillé-Pont-Pierre et Château-Lavallière, dans la tempête.
Paris-Tours en 1924 (peu avant Bourgueil).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cette année-là, exceptionnellement, la course s'est déroulée en pignon fixe (sans dérailleur).
  2. Gerben Karstens, vainqueur au sprint, est disqualifié après avoir tenté de frauder lors du contrôle anti-dopage.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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