Jean-Hugues Anglade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Jean Anglade.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anglade (homonymie).
Jean-Hugues Anglade
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Hugues Anglade à la 39e cérémonie des César en 2014.
Naissance (63 ans)
Thouars (Deux-Sèvres)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Acteur, réalisateur et scénariste
Films notables voir filmographie.

Jean-Hugues Anglade, né le à Thouars dans les Deux-Sèvres, est un acteur, scénariste et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Jean-Hugues Anglade naît à Thouars d'un père vétérinaire et d'une mère assistante sociale. Il passe une grande partie de sa jeunesse à Langeais dans l'Indre-et-Loire.[réf. nécessaire]

Il entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, où il suit les cours d'Antoine Vitez. Cela lui permet, notamment, de faire une première apparition à la télévision en 1980 dans une adaptation par Michel Favart de La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1983, Jean-Hugues Anglade joue dans L'Homme blessé de Patrice Chéreau[1], un rôle qui le révèle au grand public. Il joue ensuite dans La Diagonale du fou (1984) de Richard Dembo puis dans Subway (1985) de Luc Besson et 37°2 le matin (1986) de Jean-Jacques Beineix, ce dernier film étant nommé à l'Oscar du Meilleur film étranger. Il tourne dans Nocturne indien (1989) d'Alain Corneau puis retrouve Luc Besson dans Nikita (1990), et joue dans Nuit d'été en ville (1990) de Michel Deville.

En 1993, il s'essaie à la comédie avec Les Marmottes, tourne aux États-Unis le film Killing Zoe (1994) et fait une prestation remarquée dans La Reine Margot (1994) de Patrice Chéreau, rôle pour lequel il est récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1995.

En 1996, il passe à la réalisation avec Tonka, film où il dirige sa compagne Pamela Soo, sans grand succès. Il connaît ensuite une traversée du désert professionnelle, et interprète quelques seconds rôles. En 1997, il joue dans Risque maximum de Ringo Lam aux côtés de Jean-Claude Van Damme.

En 2001, il retrouve Jean-Jacques Beineix dans Mortel transfert, qui s'avère un échec commercial. En 2004, il joue dans Taking lives, destins violés de D. J. Caruso aux côtés d'Angelina Jolie, Ethan Hawke et Kiefer Sutherland.

Jean-Hugues Anglade à la Mostra de Venise 2009.

En 2009, il revient au premier plan à la télévision dans les séries Sous les vents de Neptune sur France 2[2] et Braquo sur Canal+[3]. La même année il retrouve Patrice Chéreau avec le film Persécution[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Hugues Anglade est le père de deux garçons, nés en 2001 et 2002, issus de son union avec Mali Lecomte[5].

En 2001, dans l'émission de télévision Tout le monde en parle présentée par Thierry Ardisson, il révèle de façon assez inattendue avoir été violé à l'âge de 13 ans par un pédophile, à la suite d'une plaisanterie (coupée au montage) de Laurent Baffie, coprésentateur de l'émission[6],[7].

Le , l'acteur est un des passagers du train Thalys dans lequel est déjoué un attentat islamiste. Par la suite, il critique publiquement l'attitude du personnel du train, qui selon lui a abandonné les passagers pour se cacher[8],[9],[10],[11],[12].

Le , à l'issue de sa rencontre avec la directrice générale de la société Thalys, Agnès Ogier, et le président de la SNCF, Guillaume Pepy[13], un communiqué de presse conjoint indique que son témoignage, comme celui des autres passagers, sera pris en compte dans l’enquête interne menée par Thalys[14],[15],[16].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Jean-Hugues Anglade en 2004, photographié par le Studio Harcourt de Paris.
Jean-Hugues Anglade lors du 66e Festival de Venise (Mostra de Venise) en 2009.
Jean-Hugues Anglade au festival de Cannes 2015.
Années 1980[modifier | modifier le code]
Années 1990[modifier | modifier le code]
Années 2000[modifier | modifier le code]
Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisateur et scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Jean-Hugues Anglade avec son trophée lors de la cérémonie des Césars 1995.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’homme blessé, un film atypique dans le paysage du cinéma français », Les Inrocks.com, 1er janvier 1995.
  2. « Jean-Hugues Anglade : "Adamsberg m’a sauvé la vie" », Télé Loisirs, consulté le 27 août 2015.
  3. « Jean-Hugues Anglade : "Braquo a été un tournant dans ma carrière" », sur L'Obs.com, consulté le 27 août 2015.
  4. « Anglade - Chéreau : trente ans d'amitié sur un ring », Angersmag.info, consulté le 27 août 2015.
  5. Fiche de Jean-Hugues Anglade, Voici.fr (consulté le 22 août 2015).
  6. « Jean-Hugues Anglade : "Je prends soin de mon corps parce qu’il a été maltraité" », Hélène Mathieu, Psychologies magazine.com, septembre 2002.
  7. « Retour sur une ardissonerie », enquete-debat.fr, 12 juillet 2012.
  8. « Attaque du Thalys : Jean-Hugues Anglade a cru mourir et raconte... », Pure People.com, 22 août 2015.
  9. « Coups de feu dans un Thalys », sur Le Journal du dimanche.fr, .
  10. « Jean-Hugues Anglade après l'attaque d'un Thalys : "On s'est vu mourir" », Le Bien public.com, 22 août 2015.
  11. « Personnel du Thalys : Jean-Hugues Anglade maintient ses accusations », sur L'Obs, .
  12. « Jean-Hugues Anglade : "Ça sentait la mort" », sur Le Figaro.fr, .
  13. « Thalys : Jean-Hugues Anglade reçu par Guillaume Pepy », sur Francetvinfo.fr, .
  14. « Déclaration conjointe J-Hugues Anglade et sa compagne / A. Ogier / G. Pepy » [PDF], sur Thalys.com, .
  15. « Thalys : Jean-Hugues Anglade nuance ses propos », Le Figaro.fr, 24 août 2015.
  16. « Thalys : Jean-Hugues Anglade et la SNCF campent sur leurs positions », Le Parisien.fr, 24 août 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :