Temple gallo-romain de Tours

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Temple gallo-romain de Tours
Temple gallo-romain de Tours
Vestiges de la cella du temple.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 47° 23′ 36″ nord, 0° 41′ 17″ est

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Temple gallo-romain de Tours
Temple gallo-romain de Tours

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Temple gallo-romain de Tours
Temple gallo-romain de Tours

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Temple gallo-romain de Tours
Temple gallo-romain de Tours

Le temple gallo-romain de Tours est un ancien édifice cultuel de type fanum, daté de la fin du Ier siècle de notre ère et qui se situait dans le centre-ville de la cité antique de Caesarodunum, correspondant également au cœur de la ville contemporaine de Tours, dans le département d'Indre-et-Loire.

Il a selon toute probabilité succédé, au même emplacement, à un premier sanctuaire construit dans la première moitié du Ier siècle. Il appartenait au groupe assez restreint des temples urbains d'inspiration celtique à sanctuaire circulaire, comme la tour de Vésone à Périgueux. Sa cella mesurait probablement plus d'une trentaine de mètres de diamètre pour au moins vingt de haut ; elle était précédée à l'est d'un pronaos de style romain classique surmonté d'un fronton triangulaire, l'ensemble étant inscrit dans un péribole d'environ 0,7 hectare. L'édifice apparaît ainsi comme le résultat de la rencontre de deux cultures religieuses mais aussi architecturales, même si les raisons qui ont conduit au choix d'un édifice au plan si particulier sont inconnues. De nombreux éléments de son architecture, de son décor et de son environnement restent à découvrir. Enfin, historiens et archéologues ne savent rien des dates d'abandon et de destruction du temple, tout comme de la ou des divinités auxquelles il était consacré. Pourtant, dès le Haut Moyen Âge, une nécropole occupait le site de cet ancien monument et une enceinte urbaine du XVe siècle réutilisa certaines de ses structures.

Son existence était révélée par des textes médiévaux, mais pas son emplacement. Fortuitement mis au jour à la faveur des travaux de déblaiement des ruines de Tours après la Seconde Guerre mondiale et rapidement examinés, ses vestiges, alors encore imposants, furent en grande partie détruits face à l'urgence de la reconstruction. Le temple fit l'objet de deux campagnes de fouilles préventives, dans les années 1990 et au tournant du troisième millénaire ; ses abords immédiats furent partiellement étudiés en 2000 et en 2011. Il ne reste plus de ce grand temple que de très rares vestiges connus, tous souterrains, portés à l'Inventaire général du patrimoine culturel, mais tout porte à croire que d'autres parties existent encore, scellées dans les fondations des immeubles reconstruits après la guerre.

Le temple au cœur de la ville antique[modifier | modifier le code]

Caesarodunum sous le Haut-Empire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Caesarodunum.

Probablement fondée sous le règne d'Auguste ou de Tibère entre et 20 ou 30 ap. J.-C.[Gal 1], la ville de Caesarodunum est installée dans la vallée entre la Loire et le Cher, à l'emplacement qu'occupe aujourd'hui Tours. La superficie de la ville antique est estimée à 80 ha au moins, mais l'urbanisation est plus dense en bord de Loire[Gal 2]. Caesarodunum dispose de monuments et d'équipements publics : sont attestés un amphithéâtre, deux établissements thermaux, deux aqueducs, un pont et le temple[Gal 3] ; d'autres édifices restent certainement à découvrir. La ville connaîtra son apogée sous le Haut-Empire au IIe siècle[Gal 1].

Localisation et orientation[modifier | modifier le code]

Plan moderne de Tours sur lequel sont localisés certains vestiges de la ville antique ; voir description ci-dessous
La voirie et le temple de Caesarodunum dans la ville actuelle[Gal 4],[Aud 1].
traits gris : éléments de voirie moderne
orange : les voies antiques principales
rouge : le temple

Le temple de Tours est situé dans l'hyper centre de la ville du XXIe siècle, à l'intérieur de l'îlot circonscrit par les rues Nationale à l'ouest et de Lucé à l'est d'une part, de la Scellerie au nord et Émile-Zola au sud d'autre part[Rap 1]. Il se trouve enfoui sous la salle de spectacle du Nouvel Olympia et le Centre d'art dramatique régional.

Selon les hypothèses qui prévalent en 2014 au sujet de la voirie de la ville du Haut-Empire, le decumanus maximus est assimilé aux rues de la Scellerie et des Halles et le cardo maximus est sensiblement recouvert par la rue de Lucé, dans le prolongement d'un pont de bois sur la Loire et desservant, plus au sud, des thermes publics ; ces deux axes structurants de la cité antique se croiseraient alors au nord-est du temple[Gal 4]. Le cœur de la ville ainsi défini cristalliserait autour de lui certains des équipements publics de Caesarodunum, dont le forum, élément incontournable des villes romaines[1], même si cette règle générale souffre d'exceptions[Bed 1]. Le forum n'a pas été identifié à Tours mais il paraît cohérent de proposer sa localisation dans l'un des trois quadrants restants de ce carrefour stratégique[Gal 4]. De plus, une source, peut-être sacrée, a été découverte à proximité immédiate, puis comblée à grand-peine en 1952[Aud 2] ; cette source pourrait être liée au forum, peut-être même au temple[Aud 3].

Le temple est presque rigoureusement ouvert vers l'est[Jq 1], et parfaitement aligné avec d'autres monuments de la ville antique. Il s'agit d'une disposition très habituelle pour ce type de monument[Bed 2],[Fau 1], en respect des conventions cultuelles. La façade de son pronaos forme un angle de quelques degrés avec le cardo maximus, très légèrement orienté vers le sud-est et le nord-ouest en raison des contraintes topographiques[Aud 4] (respect de l'orthogonalité par rapport aux decumani et au trait de rive antique de la Loire[2]).

Architecture et datation[modifier | modifier le code]

Vue d'une tour cylindrique éventrée sur un cinquième de son périmètre et sur toute sa hauteur
La tour de Vésone, à Périgueux.

Une proposition de restitution du temple, sous forme d'une animation 3D mise en ligne sur le site de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), montre un édifice de type fanum, combinant des influences celtique (cella circulaire) et romaine classique (pronaos à colonnes surmonté d'un fronton triangulaire) dans une forme de rencontre entre deux cultures religieuses et deux styles architecturaux[Rap 2]. Pierre Audin évoque ainsi « une heureuse alliance entre la romanisation et la fidélité aux traditions indigènes[3]. » À ce titre, le temple de Tours fait partie du groupe des grands temples à cella circulaire qui comprend entre autres les temples de Barzan, Cahors, Périgueux ou Vendeuvre-du-Poitou[Gal 5].

Le temple de Tours est de très grande taille. La seule dimension attestée et permettant d'établir une comparaison est le diamètre extérieur de la cella : il est de 34,80 m pour le temple de Tours et de 19,60 m pour la tour de Vésone de Périgueux, édifice de structure comparable, sinon similaire[4].

Un premier édifice précédant le temple[modifier | modifier le code]

Sous le niveau des fondations du temple, antérieure à celles-ci et directement creusée dans le sol naturel alluvionnaire[Note 1], une tranchée de récupération à l'emplacement d'un mur a été découverte. Elle était comblée avec des débris dont des fragments d'un enduit rouge qui recouvrait ce mur ; la persistance de cet enduit sur le mur suggère qu'il devait être protégé des intempéries, peut-être par une toiture. Des empreintes de pieux et peut-être un puits dont la margelle a été démontée ont également été identifiés. Le fait que la tranchée soit creusée dans le sol naturel semble indiquer que le mur a été, chronologiquement, le premier édifice implanté dans ce secteur. La datation possible est celle d'une construction sous Tibère, puis le site est occupé jusqu'au troisième quart du Ier siècle[Jq 2]. Le caractère très parcellaire de ces vestiges en rend l'interprétation malaisée, mais l'hypothèse est posée d'un premier ensemble cultuel tibéro-claudien (construit entre 14 et 54 ap. J.C.) ayant directement précédé le grand temple, traduisant une continuité dans l'affectation du site. Cet ensemble serait composé, entre autres, d'une cour partiellement abritée par un toit et peut-être d'un puits cultuel[Gal 6].

Les composantes architecturales du temple[modifier | modifier le code]

Fondations[modifier | modifier le code]

Vue de pieux de bois épointés
Pieux en bois des fondations du temple.
Photo avec effet loupe sur une partie détaillée
Fragments de lichen adhérant encore à l'écorce des pieux.

Les fondations sont établies sur une forêt de pieux en chêne[5],[Note 2], d'une densité moyenne de 15 pieux/m2, placés dans une tranchée, et dont les interstices sont remplis d'argile liquide pour les maintenir en place et éviter la formation de poches d'air nuisibles à leur conservation[Rap 3]. Ces pieux ont une section carrée d'environ 30 cm pour une longueur de 1,50 à 2 mètres[Gal 7] et sont taillés en pyramide très allongée à quatre faces[Aud 5] ; certains d'entre eux, provenant d'un même tronc de trop gros diamètre, ont été refendus à la hache puis égalisés à la scie avant utilisation[Rod 1]. Leur état de conservation est tel que des fragments de mousse et de lichen adhèrent encore parfois à l'écorce[6]. Neuf cents de ces pieux ont été extraits lors des fouilles de 1994[Aud 5] ; leur nombre, pour la totalité des fondations du temple, est estimé à 9 400[Rod 2]. Une couche d'étanchéité d'un mortier comportant des fragments de tuiles coiffe l'extrémité des pieux[Jq 1]. Un massif de maçonnerie, épais d'environ 1,80 m, recouvre cet ensemble ; beaucoup plus large que l'élévation des murs, comme c'est généralement le cas[Fau 2], il lui sert d'assise mais son tracé semble être plus irrégulier et ne pas suivre scrupuleusement la forme assignée au monument[Jq 1],[Note 3].

L'ensemble du temple semble assis sur ce type de fondation, conçu pour supporter de fortes charges, à l'exception de l'escalier d'accès au pronaos dont le massif de maçonnerie de fondation repose directement sur le sol[Gal 5].

Pronaos[modifier | modifier le code]

Vue d'un fragment de corniche antique en position au sommet d'un échafaudage
Fragment de corniche attribué au pronaos du temple (2,70 × 2,70 m). Coll. SAT.
Vue d'une portion de mur arasé se raccordant à un autre mur courbe
Amorce du mur sud du pronaos, au contact de la cella.

La cella du temple s'ouvre à l'est sur un pronaos (encore appelé propylée), selon un schéma assez classique pour ce type de grand monument[Bed 2]. Cette partie de l'édifice mesure 27,50 m de large pour une profondeur allant de 7,50 m en son centre, au droit de la porte supposée de la cella à 10,40 m au niveau des parois latérales du pronaos[Note 4]. Le pronaos forme un podium surélevé de 2,20 m construit sur un massif de maçonnerie, accessible par un escalier droit de 11 marches et probablement fermé par des murs latéraux ; le sommet de ce podium constitue le niveau de circulation du pronaos et de la cella[Gal 5]. Des fragments de tambours de colonne et de chapiteaux de style corinthien retrouvés à proximité[Rap 4], ainsi qu'en remploi dans les fondations de l'enceinte gallo-romaine de Tours sont attribués à cette partie du temple[Gal 8]. Le pronaos est, selon toute probabilité, coiffé par un fronton triangulaire reposant sur une série de colonnes qui animent sa façade ; l'état de conservation des vestiges de colonnes[Rod 3] — une trentaine environ — ne permet cependant pas d'évaluer avec précision leurs dimensions et par conséquent, de déterminer leur nombre (6 ou 8)[Gal 9],[Jq 3]. La hauteur totale du pronaos, au sommet du fronton, est évaluée à 18,60 m au-dessus du niveau du sol, soit 16,40 m au-dessus du podium, sa couverture étant constituée de tuiles recouvrant une charpente et des lattes de bois[Gal 5].

Cella[modifier | modifier le code]

Vue rapprochée d'un maçonnerie antique ; les joints entre les pierres sont marqués d'un trait
Détail de la maçonnerie de la cella.
Vue intérieure d'un coupole en maçonnerie composée de caissons superposés
Vue intérieure de la coupole du Panthéon (Rome).

L'arasement des murs rend très hasardeuses toutes les hypothèses qui pourraient être faites sur la hauteur de la cella, la présence ou non de fenêtres et le mode de sa couverture ; il est toutefois probable que cette cella était au moins aussi haute que le pronaos auquel elle servait d'appui, ce qui lui conférerait une hauteur d'au moins 20 m au-dessus du niveau du sol[Gal 8]. Le diamètre intérieur de ce sanctuaire circulaire est évalué à 29,50 m, et l'épaisseur du mur atteint 2,65 m. La structure du mur est classique, avec deux parements de petits moellons calcaires sans assise de brique (opus vittatum) enfermant un blocage composé de pierres de forme irrégulière noyées dans du mortier[Jq 3] et les joints entre les moellons sont soulignés au fer[Aud 6] ; les cellae en maçonnerie sont la règle générale pour ce type d'édifice[Fau 3]. Aucune galerie de déambulation périphérique à la cella, comme il en a existé une à Périgueux, n'a été identifiée à Tours, ce qui contribue à distinguer ce temple des autres grands sanctuaires gallo-romains circulaires[Jq 4] : ce type de temple à cella circulaire sans galerie périphérique était déjà signalé comme très rare en 1993 par Isabelle Fauduet[Fau 4].

Le sol de la cella est recouvert de grandes dalles d'environ 0,60 m de côté[7] ; leur empreinte a été observée en 1952 sur une couche de mortier rose recouvrant le radier en béton qui constituait le sol de la cella[Gal 5]. Le décor des murs est inconnu, les nombreux petits fragments de marbre retrouvés dans les terres noires recouvrant le temple ne pouvant lui être attribués à coup sûr : ils peuvent provenir de bâtiments annexes. Toutefois, il est envisageable que les parois intérieures de la cella aient été recouvertes, au moins jusqu'à une certaine hauteur, d'un placage en marbre de plusieurs couleurs[Gal 9].

Enfin, sa toiture reste une énigme : une charpente en bois à la mesure du diamètre de la cella (une trentaine de mètres) semble difficile à concevoir compte tenu des moyens techniques à disposition à l'époque. Une coupole de pierre aurait pu s'envisager comme pour le Panthéon de Rome, mais l'épaisseur relativement faible des murs (trois fois moins épais qu'à Rome) rend cette hypothèse peu plausible, d'autant plus que ce dispositif n'a encore jamais été identifié sur des temples circulaires gallo-romains. Une dernière possibilité existe : un temple hypèthre, c'est-à-dire une cella à ciel ouvert sans couverture, auquel cas ses parois auraient pu ne pas être percées de fenêtres, l'éclairage se faisant naturellement par le haut[Gal 10].

Environnement du temple[modifier | modifier le code]

Le temple semble être inscrit dans un péribole limité par les quatre rues déjà citées, soit une surface d'environ 7 000 m2 dont 1 200 m2 sont occupés par le temple lui-même. Toutefois cet aménagement n'a pas été formellement identifié, sauf peut-être au nord et à l'ouest du temple sur quelques mètres[Aud 7] et dans son angle sud-est[Gal 11] ; des structures légères accompagnent probablement le temple[Gal 5], comme des bâtiments de service et des logements destinés aux prêtres[Aud 5].

Il est très probable que l'espace situé devant l'escalier du pronaos ait été recouvert d'un épais lit de sable grossier, destiné à égaliser la surface du sol ; le lit de sable a ensuite été recouvert de dalles de calcaire, dont quelques-unes étaient encore en place lors des fouilles[Jq 5]. Deux bases maçonnées ayant reçu des statues ou des autels avaient été disposées devant l'escalier[Gal 7].

Chronologie du temple[modifier | modifier le code]

Construction du temple[modifier | modifier le code]

Deux études dendrochronologiques réalisées sur les pieux de fondation concordent pour situer l'abattage des arbres au printemps de l'an 39[Jq 6]. D'autres indices suggèrent au contraire que le temple a été construit plus tardivement : un as (monnaie) de Domitien, frappée en 82, a été retrouvé, inclus dans des couches de mortier et d'éclats de pierre faisant penser à un chantier de construction du temple ; le style des éléments de décor retrouvés s'apparente plus à celui en cours à la fin du Ier siècle[Gal 9] ; le temple semble avoir été construit dans une zone préalablement urbanisée[Jq 2]. Ces indices archéologiques permettent d'envisager que la construction du temple n'a été entreprise que vers la fin du Ier siècle[Jq 3] ; c'est d'ailleurs dans le dernier quart de ce siècle que semble se mettre en place la parure monumentale de Caesarodunum[Gal 12] et qu'une grande partie des fana est construite en Gaule[Fau 5]. Dans ce cas, la distorsion entre les deux hypothèses de datation n'est pas expliquée, sauf à admettre que les pieux des fondations aient pu subir un séchage d'au moins 50 ans avant leur utilisation, ce qui paraît peu probable[8].

Abandon et destruction du temple[modifier | modifier le code]

Les études sur le terrain n'ont livré aucune information sur l'époque et les modalités de l'abandon du temple ; aucune couche de démolition n'a été observée et les terres noires du Haut Moyen Âge scellent directement les vestiges arasés du temple dans les zones fouillées[Jq 3]. Toutefois, dans la mesure où des éléments attribués au temple ont été retrouvés en remploi dans l'enceinte du Bas-Empire, construite dans la première moitié du IVe siècle[Gal 8], il paraît probable qu'à la fin du IIIe siècle le temple était en grande partie démonté ou prêt de l'être, comme la plupart des monuments du Haut-Empire de Tours[9]. Le site servira brièvement de nécropole entre le VIe et le VIIIe siècle, probablement sans rapport avec sa vocation religieuse première[Gal 13]. Pour autant, le temple ne devait pas avoir, au Moyen Âge, totalement disparu du paysage puisque les comptes de la ville, en 1363 et 1364, signalent le prélèvement de pierres dans ses fondations et son sanctuaire pour la nouvelle enceinte fortifiée de Tours, alors en cours de construction[Bed 3]. En outre, l'élévation d'une tour de cette enceinte, construite dans un second temps, entre 1470 et 1473, prenait appui sur le retour sud du mur arasé du pronaos[Gal 14],[Rod 4].

Les causes de l’abandon du temple sont également inconnues. Plusieurs hypothèses, non vérifiées, sont envisageables, notamment une montée en puissance du christianisme se traduisant par la désaffection progressive du sanctuaire, l'évangélisation s’accompagnant de la destruction des symboles païens — la Touraine connut de tels épisodes sous l'épiscopat de Martin, comme le relate Grégoire de Tours[10] — ou une impossibilité financière d’assurer son entretien[Fau 6].

Le choix inexpliqué d'un grand temple circulaire[modifier | modifier le code]

Vue d'un cylindre représentant la cella du temple dépassant du toit d'immeubles
Hypothèse de restitution de la silhouette de la cella du temple dans une vue contemporaine du quartier[Note 5].

La construction d'un temple à cella circulaire d'une telle ampleur pose de réels problèmes architecturaux, notamment au niveau de la toiture. Des motifs cultuels ont probablement imposé ce choix architectural ; l'éventuelle absence de toiture ne devait pas être un obstacle au bon fonctionnement du temple[Gal 10].

Au terme des recherches entreprises jusqu'à ce début de troisième millénaire, aucun vestige archéologique ne vient fournir l'amorce d'une hypothèse sur la ou les divinités auxquelles le temple pouvait être consacré. Seul un fragment d'inscription, considéré comme une dédicace, a été retrouvé dans les terres noires qui scellaient les vestiges du temple. Les trois lettres de cette supposée dédicace : S F L, sont insuffisantes pour être exploitables et rien n'assure que la dédicace dont elles proviennent se rapporte bien au temple[Gal 15]. La forme et l'architecture du temple ne livrent aucun enseignement : nulle part en Gaule romaine, la forme des temples n'a pu être mise en relation avec le culte qui s'y exerçait[Fau 7].

Les questions sur le choix architectural et la vocation du temple demeurent donc totalement posées[Note 6].

Études et vestiges[modifier | modifier le code]

Découverte et études archéologiques[modifier | modifier le code]

Le 19 juin 1940, des batteries d'artillerie allemandes installées sur le coteau qui domine la rive droite de la Loire, en face de Tours, ouvrent le feu sur la ville. Un incendie se déclare, ravageant 12 hectares de bâtiments dans les quartiers de Tours proches de la Loire, de part et d'autre de la rue Nationale[11].

Vestiges antiques replacés dans un plan moderne de voirie. Légende détaillée ci-dessous.
Figure I : Plan de situation du temple[Note 7].
hachures orangées: voies antiques ;
brun : vestiges connus ;
gris : tracé attesté ;
lignes grises : tracé supposé ;
(1) cella - (2) pronaos - (3) péribole.

La guerre terminée, le déblaiement des décombres s'engage avec un impératif : reconstruire au plus vite pour reloger les sinistrés[Gal 16]. C'est à cette occasion qu'est découvert en 1951, en bordure est de la rue Nationale, entre la rue Émile-Zola et la rue de la Scellerie, un imposant mur courbe en petit appareil d’origine gallo-romaine, peut-être la cella d’un temple antique dont l'existence était connue, mais pas la localisation[Gal 17]. Les fouilles entreprises en urgence dans le secteur sous la direction de Raoul Lehoux, alors conservateur de la Société archéologique de Touraine, confirment cette hypothèse ; elles permettent de calculer le diamètre intérieur de la cella, 29 mètres, et de constater qu’elle est précédée, vers l’est, d’un pronaos, le tout inscrit dans un péribole d’environ un hectare limité par les rues Nationale, de la Scellerie, de Lucé et Émile-Zola[12]. Malgré des tentatives de dernière minute pour sauvegarder ces vestiges[Note 8], les pelles mécaniques et la dynamite détruisent la presque totalité du mur mis au jour. Seule une petite partie en est conservée en sous-sol, accessible pour les chercheurs, le bâtiment étant classé monument historique par arrêté du [Gal 18],[13].

Des travaux de restructuration du bâti dans ce quartier sont entrepris à partir de 1994. Les archéologues ont alors la surprise de découvrir que des vestiges du temple, ayant contre toute attente échappé aux destructions des années 1950, sont encore en place. Une fouille de sauvetage d'urgence est donc menée en deux étapes, intéressant les parties sud et sud-est de l'emprise du temple[Note 9] ; ses fondations sur pilotis de bois sont mises au jour, ainsi que quelques éléments attribuables à la décoration interne de sa cella[Aud 8].

Un sondage effectué un peu plus à l'est en 2000 le long de la rue de Lucé invente une voie desservant le temple et pouvant être assimilée au cardo maximus de la ville, ainsi qu'un possible bâtiment, situé entre cette rue et le temple[Gal 19].

La construction du Nouvel Olympia, complexe culturel abritant entre autres le Centre dramatique régional et devant être bâti à l'aplomb du temple, débute par une campagne de fouilles en 2001-2002[Rap 5]. Cette dernière opération fournit des données assez précises sur la structure et l'aménagement du pronaos du temple dont l'escalier d'accès est presque totalement dégagé[Note 10].

Les travaux engagés en 2010 lors de la construction de la première ligne de tramway, et en 2011 pour le centre-ville, mettent au jour, sous la rue Nationale, une « ancienne voie utilisée durant toute l'Antiquité, reprenant le tracé actuel de la rue »[14],[15]. Aucun vestige du temple ou de son péribole n'est découvert à cette occasion, mais cette voie antique, dont l'existence n'a longtemps été qu'une hypothèse de travail[16], s'impose comme la limite occidentale à l'emprise du sanctuaire.

Vestiges du temple[modifier | modifier le code]

Dans une pièce, vestige d'un mur courbe antique, pieux appuyés contre un mur moderne ; légende détaillée ci-dessous
Figure II : Vestiges du temple in situ :
(1) pieux de fondation arrachés ;
(2) anneau d'assise de la cella ;
(3) mur de la cella ;
(4) mur du pronaos.

Les vestiges de ce temple sont malheureusement très rares. En place, ne subsiste plus qu'une partie du mur de la cella, dans une crypte archéologique exclusivement accessible aux chercheurs[Aud 6], comme le prévoit la règlementation[Gal 20]. D'autres vestiges peuvent être observés dans les dépendances en sous-sol d'une officine : (1) des pieux de fondation extraits du sol mais laissés sur place, (2) une partie de l'anneau maçonné servant d'assise à l'élévation du mur de la cella, (3) une partie de ce mur, avec son parement externe conservé et (4) le départ du mur latéral sud du pronaos (les chiffres entre parenthèses se rapportent aux repères de la figure II). Il apparaît cependant probable que d'autres vestiges, non encore inventoriés, subsistent sous les immeubles construits dans cet îlot urbain[Gal 6].

En recoupant les résultats des différentes campagnes de fouilles et d'observations qui se sont déroulées sur le site du temple, Anne-Marie Jouquand et al. ont pu proposer une hypothèse de restitution du plan du monument[Jq 7].

Plusieurs éléments du décor du temple, dont un fragment monumental de corniche, ont été recueillis dans les collections de la Société archéologique de Touraine. Pour des raisons techniques, ces collections ne peuvent pas être, en 2014, présentées au public[17].

Au terme d'une enquête initiée en 1974, les vestiges du temple, situés dans le secteur sauvegardé de la ville[Note 11], ont été versés à l'Inventaire général du patrimoine culturel le [18].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Documents consacrés à l'archéologie et/ou à l'histoire de Tours[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, Tours à l'époque gallo-romaine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, , 128 p. (ISBN 2 842 53748 3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Chevalier (dir.), Histoire de Tours, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , 423 p. (ISBN 2 708 98224 9).
  • Claude Croubois (dir.), L’indre-et-Loire – La Touraine, des origines à nos jours, Saint-Jean-d’Angely, Bordessoules, coll. « L’histoire par les documents », , 470 p. (ISBN 2 90350 409 1).
  • Henri Galinié (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, Supplément à la RACF n° 30, numéro spécial de la collection Recherches sur Tours, Tours, FERACF, , 440 p. (ISBN 978 2 91327 215 6). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Anne-Marie Jouquand, Patrick Neury, Émilie Trébuchet et Alain Wittmann, « Nouvelles données sur le temple de Tours : fouilles du Centre Dramatique Régional (ancien cinéma Olympia-rue de Lucé) », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Joué-lès-Tours, t. XLVIII,‎ , p. 27-34 (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - l'Indre-et Loire-37, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 141 p. (ISBN 2 87754 002 2).
  • Xavier Rodier, Danielle Bisson et Frédéric Thomas, « Un temple antique, rue Émile-Zola », À propos d'archéologie urbaine, no 11,‎ , p. 32-41.

Documents totalement ou partiellement consacrés à l'architecture et à l'urbanisme dans l'Empire romain[modifier | modifier le code]

  • Robert Bedon, Raymond Chevallier et Pierre Pinon, Architecture et urbanisme en Gaule romaine : l'architecture et la ville, vol. 1, Errance, coll. « Les Hespérides », , 440 p. (ISBN 2 903 44279 7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérard Coulon, Les Gallo-Romains, Paris, Errance, coll. « Civilisations et cultures », , 219 p. (ISBN 2 877 72331 3).
  • Georges Duby (dir.), Histoire de la France urbaine, vol. 1 : La ville antique, des origines au IXe siècle, Paris, le Seuil, coll. « L’univers historique », , 601 p. (ISBN 2 020 05590 2).
  • Isabelle Fauduet, Les temples de tradition celtique en Gaule romaine, Paris, Errance, , 159 p. (ISBN 2-87772-074-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le sol naturel dans cette partie de la ville se situe à la cote 47 m NGF, soit 4 m sous le niveau du sol au XXIe siècle (Eymeric Morin, Xavier Rodier, Amélie Laurent-Dehecq et Jean-Jacques Macaire, « Évolution morphologique et sédimentaire de la plaine alluviale d’un espace urbanisé (Tours, Indre-et-Loire, France) », Revue archéologique du centre de la France (RACF), t. 52,‎ (lire en ligne)).
  2. L'utilisation de pieux de bois comme base de fondation en zone humide était une pratique répandue dans l'Antiquité. Elle est, à Tours où la nappe phréatique ne se trouvait qu'à quelques mètres sous la surface du sol, attestée pour les fondations d'un établissement thermal public (Nicolas Fouillet, La fouille du Lycée Descartes, p. 159-169) et supposée pour d'autres constructions, dont l'enceinte du Bas-Empire (Jacques Seigne, La fortification de la ville au Bas Empire, de l'amphithéâtre forteresse au castrum, p. 247-255).
  3. Sur les légendes des clichés pris en 1951 et présentés dans la base Mérimée du Ministère de la Culture, l'anneau d'assise de la cella est interprété à tort comme un dispositif d'emmarchement permettant d'accéder au temple. L'existence du « portique monumental » mentionné dans la notice n'est reprise dans aucune publication ultérieure. Enfin, la « salle flanquant la cella à l'ouest » est probablement, au vu des dimensions annoncées, le pronaos qui ne se situe pas à l'ouest, mais à l'est de la cella (« Le temple païen de Tours », notice no IA00071592, base Mérimée, ministère français de la Culture).
  4. Cette variation de profondeur est due à la courbure du mur de la cella.
  5. Le diamètre de la cella et son positionnement sont la transcription graphique, aussi fidèle que possible, des données archéologiques disponibles en 2014. Sa hauteur et son aspect sont purement spéculatifs.
  6. Les mêmes questions se posent à propos du temple de Cahors ; pour Périgueux, si la tour de Vésone semble bien consacrée au culte de Vesunna, déesse tutélaire de la cité antique, le choix d'un temple à cella circulaire n'est pas expliqué (Isabelle Fauduet, 1993, Conclusion ; relation entre architecture et cultes, p. 151-152).
  7. Cette figure a été élaborée à partir des données recueillies dans Audin, 2002, p. 50, Jouquand et al., 2002, p. 33 et Rodier et al., 1995, p. 41.
  8. Le débat au sujet de la conservation des vestiges du temple prit même un ton polémique, une partie de la population, emmenée par l'organisme chargé de la reconstruction, accusant les archéologues, qualifiés d'archéomanes, de s'opposer à la nécessaire et urgente remise en état de la ville (Pierre Audin, Histoire de l'archéologie gallo-romaine à Tours, p. 12). Le préfet d'Indre-et-Loire lui-même, bien qu'usant de termes plus modérés, adopta la même position (Henri Galinié, La préoccupation archéologique dans les premiers plans d'urbanisme, 1919-1955, p. 31-32).
  9. Xavier Rodier et al. 1995 : document cité en bibliographie de cet article..
  10. Anne-Marie Jouquand et al., 2002 : document cité en bibliographie de cet article.
  11. Dans le secteur sauvegardé de Tours de « niveau A », où se trouvent les vestiges du temple, tous les travaux affectant le bâti (démolition, construction, aménagement), autres que ceux touchant les toitures et le ravalement d'immeubles récents et quelle qu'en soit l'importance, doivent faire l'objet d'une demande préalable auprès du préfet de région pour « instructions et prescriptions archéologiques éventuelles » ([Plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de la ville de Tours, zones archéologiques][PDF]).

Références[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, Tours à l'époque gallo-romaine, 2002 :
  • Robert Bedon, Raymond Chevallier et Pierre Pinon, Architecture et urbanisme en Gaule romaine, 1988 :
  • Isabelle Fauduet, Les temples de tradition celtique en Gaule romaine, 1993 :
  • Henri Galinié (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, 2007 :
  1. a et b Henri Galinié, Préambule historique et archéologique, p. 17.
  2. Amélie Laurent, L'espace urbanisé ancien, p. 41.
  3. Jacques Seigne, Des monuments révélés, p. 330-331.
  4. a b et c Jacques Seigne, Le plan d'urbanisme de la ville ouverte, p. 326-328.
  5. a b c d e et f Jacques Seigne, Patrick Neury et Thierry Morin, Le temple et son architecture, p. 194-195.
  6. a et b Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 190-191.
  7. a et b Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 192.
  8. a b et c Jacques Seigne, Patrick Neury et Thierry Morin, Le temple et son architecture, p. 195.
  9. a b et c Dominique Tardy, L'ornementation du temple, p. 193.
  10. a et b Jacques Seigne, Patrick Neury et Thierry Morin, Le temple et son architecture, p. 196.
  11. Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 196.
  12. Henri Galinié, Anne-Marie Jouquand et Jacques Seigne, Caesarodunum, la ville ouverte : l'espace urbain vers 150, p. 325-326.
  13. Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 197.
  14. Xavier Rodier et Frédéric Thomas, La tour de la rue Chièvre, sur le terrain et dans les comptes de la ville, p. 304-307.
  15. Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 194 et 196.
  16. Henri Galinié, La préoccupation archéologique dans les premiers plans d'urbanisme, 1919-1955, p. 29-30.
  17. Henri Galinié, La préoccupation archéologique dans les premiers plans d'urbanisme, 1919-1955, p. 31-32.
  18. Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 187.
  19. Anne-Marie Jouquand, À l'est du temple, rue de Lucé, p. 191.
  20. Anne-Marie Jouquand, La fouille du temple de la rue Nationale, p. 189.
  • Anne-Marie Jouquand et al., Nouvelles données sur le temple de Tours : fouilles du Centre Dramatique Régional (ancien cinéma Olympia-rue de Lucé), 2002 :
  1. « Localisation du temple sur un plan moderne de Tours » (consulté le 29 décembre 2014).
  2. « Temple de la rue Nationale » (consulté le 14 novembre 2014).
  3. « Photographie des fondations de pieux en chêne » (consulté le 26 décembre 2014).
  4. « Élément provenant de la corniche du temple » (consulté le 28 décembre 2014).
  5. « Éléments observés lors de la fouille de 2002 » (consulté le 28 décembre 2014).
  • Xavier Rodier, Danielle Bisson et Frédéric Thomas, Un temple antique, rue Émile-Zola, 1995 :
  • Autres références :
  1. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains, Paris, Errance, coll. « Civilisations et cultures », , 219 p. (ISBN 2 877 72331 3), p. 9.
  2. Henri Galinié, Bernard Randoin et al., Les archives du sol à Tours : survie et avenir de l’archéologie de la ville, Tours, La Simarre, , 63 p., p. 16.
  3. Pierre Audin, La période gallo-romaine, p. 62.
  4. Guy Penaud, Le grand livre de Périgueux, Éditions de la Lauze, , 608 p. (ISBN 2 912 032504), p. 574-577.
  5. Xavier Rodier, Danielle Bisson et Frédéric Thomas, « Un temple antique, rue Émile-Zola », À propos d'archéologie urbaine, no 11,‎ , p. 36.
  6. Jacques Seigne, « Dendrochronologie et datations archéologiques pour la période antique : Compte-rendu de la table ronde du 23 janvier 2006 à Tours », Les petits cahiers d'Anatole, no 20,‎ , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
  7. Provost, p. 81.
  8. Jacques Seigne, « Dendrochronologie et datations archéologiques pour la période antique : Compte-rendu de la table ronde du 23 janvier 2006 à Tours », Les petits cahiers d'Anatole, no 20,‎ , p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  9. Henri Galinié, Genèse du paysage urbain, p. 14-15.
  10. Grégoire de Tours (trad. Robert Latouche), Histoire des Francs, t. II, Paris, Les belles Lettres, , 354 p., p. 317.
  11. Daniel Schweitz, « Histoire de la Touraine, tome 22 : L'incendie de la bibliothèque de Tours (juin 1940) », sur le site de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine (consulté le 18 novembre 2014), p. 191.
  12. « Vestiges de la cella, cliché 1951 », notice no IVR24_75373932, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  13. Paul Cordonnier-Détrie, « Informations - VIe circonscription », Gallia, t. 12, no 1,‎ , p. 170 (lire en ligne).
  14. Delphine Coutier, « Nos ancêtres se dévoilent », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  15. « Rue Nationale et place Jean-Jaurès », sur l'atlas archéologique de Tours (INRAP) (consulté le 3 janvier 2015).
  16. Henri Galinié, Bernard Randoin et al., Les archives du sol à Tours : survie et avenir de l’archéologie de la ville, Tours, La Simarre, , 63 p., p. 16 et plan p. 17.
  17. « Collections du musée de l'Hôtel Goüin », sur le site de la Société archéologique de Touraine (consulté le 16 novembre 2014).
  18. « Le temple païen de Tours », notice no IA00071592, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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