Saint-Pierre-des-Corps

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Saint-Pierre-des-Corps
La gare SNCF.
La gare SNCF.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Pierre-des-Corps (chef-lieu)
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Marie-France Beaufils (PCF)
2014-2020
Code postal 37700
Code commune 37233
Démographie
Gentilé Corpopétrussiens
Population
municipale
15 745 hab. (2015 en augmentation de 3,4 % par rapport à 2010)
Densité 1 396 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 29″ nord, 0° 43′ 44″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 51 m
Superficie 11,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintpierredescorps.fr

Saint-Pierre-des-Corps est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, à 4 km de Tours.

Ses habitants sont appelés les Corpopétrussiens.

Banlieue de Tours, elle est depuis le XIXe siècle un important nœud de communication grâce à la gare de Saint-Pierre-des-Corps ; sa gare est desservie par les TGV allant de Paris vers Tours, La Rochelle, Bordeaux et Toulouse, mais aussi vers Lille, Lyon ou Strasbourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pierre-des-Corps est située dans le département d'Indre-et-Loire, à l’est de la ville de Tours, entre le Cher au sud et la Loire au nord. Ancienne paroisse de Tours, Saint-Pierre-des-Corps devient une commune à part entière en 1794.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès le IXe siècle, il existe à l'est de Tours une église, et plus tard une paroisse Saint-Pierre-des-Corps, faubourg de la ville. Elle devient ensuite une commune. Un cimetière est probablement associé à cette église, dédiée à saint Pierre, d'où le déterminant « des Corps »[1]. À la Révolution française, la commune prend temporairement le nom de « La Clarté-Républicaine »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, l'un des rares bâtiments rescapés des bombardements de 1944.

Un peuplement ancien (âge du bronze) a été mis en évidence par les archéologues et, à l’époque gallo-romaine, c’est sur les limites actuelles de la commune que les Romains venaient brûler leurs morts.

Dès le Moyen Âge, le maraîchage se développe dans cette terre arable et limoneuse qui bénéficie d’un climat relativement doux et dont les sols ont été enrichis par le limon fertile de la Loire et du Cher. Le maraîchage a joué un rôle important dans la commune jusqu’au XXe siècle.

En prévision des États généraux de 1789, Me Guépin – curé de St Pierre des Corps – est élu député du clergé.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Clarté-Républicaine[3].

Au début du XIXe siècle, le percement du canal de Berry (1824) vient stimuler l’activité économique de la commune, mais c’est plus encore l’arrivée du chemin de fer que Tours refuse par crainte du danger, qui permet l’industrialisation de Saint-Pierre. La commune abrite aujourd'hui une importante gare de triage, un Technicentre de maintenance du matériel roulant et la gare TGV depuis 1990.

La ville a payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale : les bombardements alliés de 1944 ont détruit la commune à 85 %.

Les années d’après-guerre sont caractérisées par une nette reprise de l’activité industrielle (création de plusieurs zones d’activités économiques : Yvaudières, Grands Mortiers, etc.). Aujourd’hui encore, près de la moitié de la surface de la ville est dévolue à l’activité économique. Durant les Trente Glorieuses, la ville s’est dotée d’un habitat public (la Rabaterie, la Galboisière) qui répondait à la forte demande de ces années de « baby boom ». 44 % du parc immobilier de la commune sont des logements publics.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Caractérisée par une forte population ouvrière et cheminote, la ville est un bastion historique du Parti communiste français. Depuis le congrès de Tours en 1920, la municipalité est gérée par des élus communistes et plus tard par des coalitions formées de communistes et socialistes[4].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1901 René Dalbin    
1901 1902 François Choisnard    
1902 1906 Jean Gitton    
1906 1914 François Girault    
1919 1939 Robespierre Henault PCF suspendu de ses fonctions
1941 1942 Louis Champagne   nommé par arrêté préfectoral
1942 1943 Jean Robin   nommé par arrêté préfectoral
1945 1971 Jean Bonnin PCF nommé dans la clandestinité par le comité de Libération
1971 1983 Jacques Vigier PCF  
mars 1983 en cours Marie-France Beaufils PCF Conseillère générale du canton de Saint-Pierre-des-Corps (1982-2001),

Sénatrice (2001-2017)

Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[6],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 15 745 habitants[Note 2], en augmentation de 3,4 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
633 724 678 745 824 991 965 1 060 1 289
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 091 1 058 1 188 1 251 1 397 1 612 2 042 2 107 2 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 757 3 066 4 093 5 062 6 655 7 444 8 187 7 413 10 656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
14 172 15 232 18 292 18 313 17 947 15 773 15 651 15 260 15 745
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie - Grandes entreprises[modifier | modifier le code]

Classées par dernier chiffre d'affaires publié (entre parenthèse en millions d'euros) :

  • Faiveley (123) matériel pour transports ferroviaires[9] rachetée[10] par la société americaine Wabtec pour 1.8 milliards de dollar[11], n'est plus coté en bourse de Paris depuis mars 2017 - Wabtec est issue de la fusion de Westighouse Air Brake et Motive Power Industry en 1999.
  • ICF Atlantique (70) logement social[12].
  • Keolis Tours (59) transport de voyageurs ( groupe SNCF 70%).
  • Maisonning (32) travaux de réparation et de rénovation de l'habitat[13] avait été repris en 2010 par le groupe Prunay (expertises) il a été recemment acheté par Belron France le holding de Carglass[14].
  • Ligerienne sables, graviers, cailloux et enrochements[15].
  • Menut (20) recyclage de ferrailles et métaux[16].
  • Ferrotract (16) engins de traction ferroviaire[17].
  • Keolis Touraine (15) transport de voyageurs.
  • Socofer (14) construction ferroviaire[18].
  • I'Car systems (14) lociciels pour les concessionnaires automobiles[19].
  • Livecopro (14) grossiste en produits alimentaires sous enseigne Promocash[20].
  • Liotard (13) cuves de stockage de gaz[21] groupe Primagaz[22] filiale du groupe Neerlandais SHV Energy[23].
  • Fargroup (12) outillage[24] filiale de Sigma du groupe Peugeot Fréres Industrie[25].
  • Ecorail (12) fret ferroviaire[26].
  • Servicolis (11) location de véhicule, transport et logistique[27].

Par ailleurs en 1992, s'implante sur la partie est de la commune le centre commercial "Les Atlantes" avec l'hypermarché "Continent" devenu "Carrefour". C'est la plus grande galerie de la région avec 65 boutiques[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La 231 E 41 en 1982.
  • La ville de Saint-Pierre a en grande partie été reconstruite après les bombardements de 1944. Elle n’en a pas moins gardé un patrimoine qui souligne son identité cheminote, notamment la locomotive Pacific 231 E 41. Exposée pendant 39 ans près de la gare et classée à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques elle a été transférée en décembre 2013 dans un hangar des anciens magasins généraux de la SNCF en vue de sa restauration.
Des rames en cours de restauration au technicentre.
  • Saint-Pierre-des-Corps possède un technicentre de la SNCF, notamment chargé de la maintenance des rames des lignes franciliennes du RER C et du RER D ; environ 1 100 salariés travaillent sur les 30 hectares du site[29],[30]. Créé en 1910, il appartient alors à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans avant de passer entre les mains de plusieurs entreprises privées, dont la dernière sera Cadoux. En 1987, le site revient sous le giron de la SNCF et ses salariés deviennent cheminots[31].
  • Au sud-est de l'emprise ferroviaire apparaissent les anciens Magasins généraux, construits entre les deux guerres et reconstruits après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. L'ensemble architectural est aujourd'hui préservé et attend une nouvelle affectation.
  • La commune possède un cheminement vert piétonnier, constitué de rottes, anciens chemins desservant les parcelles maraîchères. Enfin, le Bois de Plantes (ancien bras du Cher) et les bords de Loire (classés au patrimoine mondial de l’Unesco) constituent un lieu de promenade pour les habitants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Honoré de Balzac y situe un horrible fait divers dans La Muse du département. Une femme a égorgé son mari en 1816. Elle l'a ensuite saigné, salé, et pendant longtemps, tous les matins, elle en coupait un morceau pour aller le jeter dans la Loire[32].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Pierre-des-Corps

Les armes de Saint-Pierre-des-Corps se blasonnent ainsi :

De gueules au brasier d'or à dextre, au marteau versé de sable posé en barre contre une enclume d'argent à senestre, le tout surmonté des lettres S, P et C capitales du même entrelacées en pal, au mantel d'azur, aux deux clefs d'or posées en chevron brochant sur le mantelé, leurs pannetons en pointe et liées par un anneau du même, au chef cousu de gueules chargé de quatre pals cousus de sinople et d'une étoile d'argent brochant en cœur[33].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lavigne 1988, p. 23.
  2. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978 2 916 04345 6), p. 221.
  3. Notice communale de Saint-Pierre-des-Corps sur le site Ehess-Cassini Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
  4. Site de la ville de Saint-Pierre des Corps
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « http://www.faiveleytransport.com/fr », sur www.faiveleytransport.com (consulté le 19 mars 2018)
  10. « Faiveley Transport repris par l'américain Wabtec - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 19 mars 2018)
  11. « Wabtec to buy Faiveley Transport for $1.8 billion, including debt », Reuters,‎ mon jul 27 14:25:52 utc 2015 (lire en ligne)
  12. « ICF Habitat Atlantique - ICF Habitat Atlantique », sur www.icfhabitat.fr (consulté le 19 mars 2018)
  13. « Maisoning : Travaux, Rénovation & Dépannage d'urgence », sur www.maisoning.com (consulté le 19 mars 2018)
  14. « Carglass rachète l'entreprise de réparation Maisoning - Les Echos », sur business.lesechos.fr (consulté le 19 mars 2018)
  15. « Ligérienne Granulats », sur www.ligerienne-granulats.com (consulté le 19 mars 2018)
  16. « Accueil du site menut », sur Menut (consulté le 19 mars 2018)
  17. « Ferrotract | Spécialiste ferroviaire », sur www.ferrotract.fr (consulté le 19 mars 2018)
  18. PartAdmin.com, « Socofer : CONSTRUCTEUR FERROVIAIRE DEPUIS 1920 », sur www.socofer.com (consulté le 19 mars 2018)
  19. « I'Car Systems I DRIVE YOUR BUSINESS », sur www.icarsystems.fr (consulté le 19 mars 2018)
  20. « Promocash », sur Promocash (consulté le 19 mars 2018)
  21. Usinenouvelle.com, « SOCIETE METALLURGIQUE LIOTARD FRERES à SAINT-PIERRE-DES-CORPS - Industrie Explorer », sur industrie.usinenouvelle.com (consulté le 19 mars 2018)
  22. « Notre histoire », sur Primagaz.fr (consulté le 19 mars 2018)
  23. (en) « Home - SHV Energy », sur SHV Energy (consulté le 19 mars 2018)
  24. « Far Tools », sur www.fartools.com (consulté le 19 mars 2018)
  25. « EPF entre au capital de Sigma », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  26. « TRANSPORT FERROVIAIRE - ECORAIL TRANSPORT », sur ECORAIL TRANSPORT (consulté le 19 mars 2018)
  27. « Location véhicules industriels tours et transport express - servicolis », sur www.servicolis.com (consulté le 19 mars 2018)
  28. « Les Atlantes », sur Les Atlantes (consulté le 19 mars 2018)
  29. « La bataille duraille », École publique de journalisme de Tours, (consulté le 21 juin 2014)
  30. « Retour sur la visite du Technicentre de Saint-Pierre-des-Corps », sur malignec.transilien.com, (consulté le 21 juin 2014)
  31. Audrey Vairé, « Souvenir d'un « Cadoux » », École publique de journalisme de Tours, (consulté le 21 juin 2014)
  32. La Muse du département, Édition Furne, vol.6, p.419
  33. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Lavigne, Saint-Pierre-des-Corps ou la clarté républicaine, Messidor, , 158 p. (ISBN 2-209-06028-1, lire en ligne) (numérisation incomplète)
  • Maires d'Indre-et-Loire - Saint-Martin-le-Beau, Montlouis-sur-Loire, Amboise, Lussault-sur-Loire, Mosnes, Saint-Pierre-des-Corps..., Jean-François Badier, Auto-édition, 2013 (ISBN 978-2-9546-0290-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]