Saint-Pierre-des-Corps

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Saint-Pierre-des-Corps
Saint-Pierre-des-Corps
La gare SNCF.
Blason de Saint-Pierre-des-Corps
Blason
Saint-Pierre-des-Corps
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Pierre-des-Corps (chef-lieu)
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Marie-France Beaufils (PCF)
2014-2020
Code postal 37700
Code commune 37233
Démographie
Gentilé Corpopétrussiens
Population
municipale
15 866 hab. (2016 en augmentation de 3,97 % par rapport à 2011)
Densité 1 407 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 29″ nord, 0° 43′ 44″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 51 m
Superficie 11,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintpierredescorps.fr

Saint-Pierre-des-Corps est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, à l'est de Tours dont elle est limitrophe.

Banlieue de Tours, elle est depuis le XIXe siècle un important nœud de communication grâce à la gare de Saint-Pierre-des-Corps ; sa gare est desservie par les TGV allant de Paris vers Tours, La Rochelle, Bordeaux et Toulouse, mais aussi vers Lille, Lyon ou Strasbourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pierre-des-Corps est située dans le département d'Indre-et-Loire, à l’est de la ville de Tours, entre le Cher au sud et la Loire au nord. Ancienne paroisse de Tours, Saint-Pierre-des-Corps devient une commune à part entière en 1794.

Les communes limitrophes de Saint-Pierre-des-Corps sont Tours, Rochecorbon, La Ville-aux-Dames, Larçay et Saint-Avertin. La commune fait partie de l'unité urbaine, de l'aire urbaine, du bassin d'emploi et du bassin de vie de Tours[I 1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'intégralité du territoire communal de Saint-Pierre-des-Corps est recouvert d'alluvions récentes déposées par la Loire et le Cher (Fz). Ces alluvions recouvrent les strates calcaires du Turonien (C3), lesquelles se superposent aux sables du Cénomanien (C1-2)[1].

Aucune partie du territoire communal situé entre Loire et Cher ne dépasse l'altitude de 50 m. Le point culminant de la commune (51 m) se trouve dans l'île des Buteaux sur la Loire.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Saint-Pierre-des-Corps.

La physionomie du territoire communal est façonnée par le réseau hydrographique : au nord, la Loire, et, au sud, le Cher (0,751 km), coulant tous deux d’est en ouest, constituent les limites séparatives de la commune. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 9,57 km, comprend deux autres cours d'eau notables, le Filet (1,909 km), et la boire du Bois de Plante (1,795 km)[2]. Des petits ruisseaux, comme le ruisseau de l'Archevêque qui prend sa source à La Ville aux Dames et traverse Tours, ont été busés ou ont disparu à l'occasion d'opérations d'urbanisme[3].

Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées[4] : fleuve violent lorsqu’il est en crue, fleuve de sable à l’étiage.

Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source à 714 mètres d'altitude à Mérinchal, dans la Creuse et se jette dans laLoire à Villandry, à 40 m d'altitude, après avoir traversé 117 communes[5]. Le régime hydraulique est marqué par des étiages sévères et, comme pour la Loire, des risques de crues fréquents.

Le Filet, d'une longueur totale de 19,6 km, prend sa source dans la commune de Dierre et se jette dans le Cher à Tours, après avoir traversé 10 communes, dont Saint-Pierre-des-Corps dans sa partie sud[6].

La Loire, le Cher et le Filet sont classés dans la liste 1 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne[Note 1], et, sur le plan piscicole, en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[8].

Deux zones humides[Note 2] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la boire du Bois de Plante » et « la vallée de la Loire de Mosnes à Candes-Saint-Martin »[9],[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat d'Indre-et-Loire.

La commune de Saint-Pierre-des-Corps est soumise, comme l'ensemble des communes d'Indre-et-Loire, à un climat tempéré océanique dit dégradé[11], caractérisé par des températures clémentes, même en hiver. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm. La proximité de la vallée de la Loire contribue au lissage des variations climatiques[12].

Paysages naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

  • Site Natura 2000 de la Loire de Candes Saint Martin à Mosnes
  • ZNIEFF des îlots et grèves à Sternes de l'agglomération tourangelle ;
  • ZNIEFF de la Loire tourangelle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pierre-des-Corps est desservie par les lignes de bus 50, 5, 10, 16 et 101 du service FilBleu, qui dessert dans toute l'agglomération tourangelle.

Train en gare.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Carte des zones inondables de la commune.
La commune de Saint-Pierre-des-Corps est entièrement inondable.

La commune de Saint-Pierre-des-Corps est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou du Cher), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité faible). Elle est également exposée à deux risques technologiques : le risque industriel et le transport de matières dangereuses[13].

Entre 1999 et 2019, deux arrêtés ministériels portant ou ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune de Saint-Pierre-des-Corps, pour des inondations et coulées de boues intervenues en 1993 et 1999[14].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune se singularise par le caractère entièrement inondable de son territoire, ce qui fait de la commune la deuxième la plus exposée en termes de population, après Tours, de la zone du PPRI Val de Tours-Val de Luynes. La zone commerciale des Atlantes et la zone des Grands Mortiers sont de fait également en zone inondable[15]. La Loire et le Cher sont à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. La commune a particulièrement été affectée par les trois grandes crues de la Loire de 1846, 1856 et 1866, mais de nombreuses autres crues de hauteur supérieure à 5,00 m ont été recensées. Les fortes crues du Cher se produisent le plus souvent en hiver (janvier 1910, février 1940, janvier et décembre 1982) mais aussi en pleine période de végétation (juin 1856 : débit estimé à 1725 m3/s, mai 1940, mai 2001)[16].

L'évaluation préliminaire des risques d'inondation (EPRI) réalisée en 2011 sur le district Loire-Bretagne, a permis de déterminer les enveloppes approchées des inondations potentielles (EAIP)[17] et de définir des territoires à risques important d'inondation (TRI) : 122 au niveau national, 22 dans le district Loire-Bretagne, un dans l’Indre-et-Loire, le TRI de Tours. Celui-ci compte 18 communes du périmètre de Tours Métropole Val de Loire, dont Saint-Pierre-des-Corps, et de la communauté de communes Touraine Est-Vallées. Une stratégie locale de gestion du risque inondation du TRI de Tours a été adoptée par le conseil métropolitain en 2017[18]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Val de Tours- Val de Luynes, approuvé en 2001 puis révisé en 2016[19]. L'ensemble des prescriptions définies dans le PPRI s'impose au plan local d'urbanisme de la commune[20].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante [21]. La commune est concernée par un risque faible[22].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Dans le domaine des risques technologiques, la commune est concernée par plusieurs établissements classés "site SEVESO seuil haut" de par leurs activités : la Compagnie des Gaz de Pétrole Primagaz, la Compagnie Commerciale de Manutention Pétrolière (CCMP) et le Groupement Pétrolier de Saint-Pierre-des-Corps (GPSPC). Ces établissements font l’objet de l’élaboration d’un même et seul Plan de Prévention des Risques Technologiques approuvé par arrêté préfectoral du [23]. Elle est également concernée par le transport de matières dangereuses ou radioactives, en raison du passage sur la commune ou aux abords d'itinéraires structurants supportant un fort trafic (autoroutes A 10, A 28 et A 85 ou routes nationales 10, 76, 138, 143, 152) ou susceptibles de transporter des matières radioactives alimentant le centre nucléaire de production d’électricité à Avoine[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès l' Antiquité, il existe à l'est de la ville de Caesarodunum (Tours), une nécropole à incinération. C'est sur son emplacement qu'est construite une église au IXe siècle ; une paroisse, Saint-Pierre-des-Corps, faubourg de la ville de Tours, est créée. Elle devient ensuite une commune. Un cimetière est probablement associé à cette église, dédiée à saint Pierre, d'où le déterminant « des Corps »[L 1]. À la Révolution française, le , la commune prend temporairement le nom de « La Clarté-Républicaine ». Après le sacre de Napoléon Ier, elle retrouve son ancien nom [L 2],[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Un peuplement ancien (âge du bronze) a été mis en évidence par les archéologues et, à l’époque gallo-romaine, c’est sur les limites actuelles de la commune que les Romains venaient brûler leurs morts.

Moyen Âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

Dès le Moyen Âge, le maraîchage se développe dans cette terre arable et limoneuse qui bénéficie d’un climat relativement doux et dont les sols ont été enrichis par le limon fertile de la Loire et du Cher. Le maraîchage a joué un rôle important dans la commune jusqu’au XXe siècle.

En prévision des États généraux de 1789, Me Guépin – curé de St Pierre des Corps – est élu député du clergé.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, l'un des rares bâtiments rescapés des bombardements de 1944.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Clarté-Républicaine[25].

Au début du XIXe siècle, le percement du canal de Berry (1824) vient stimuler l’activité économique de la commune, mais c’est plus encore l’arrivée du chemin de fer que Tours refuse par crainte du danger, qui permet l’industrialisation de Saint-Pierre. La commune abrite aujourd'hui une importante gare de triage, un Technicentre de maintenance du matériel roulant et la gare TGV depuis 1990.

La ville a payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale : les bombardements alliés de 1944, et notamment celui de la soirée du , détruisent la commune à 85 % et font 40 victimes parmi la population. La commune est décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à trois autres communes de l'Indre-et-Loire[26].

Les années d’après-guerre sont caractérisées par une nette reprise de l’activité industrielle (création de plusieurs zones d’activités économiques : Yvaudières, Grands Mortiers, etc.). Aujourd’hui encore, près de la moitié de la surface de la ville est dévolue à l’activité économique, avec une importante population ouvrière. Durant les Trente Glorieuses, la ville s’est dotée d’un habitat public (la Rabaterie, la Galboisière) qui répondait à la forte demande de ces années de « baby boom ». Près de 44 % du parc immobilier de la commune sont des logements publics et 60 % d'entre-eux sont situés dans le quartier de la Rabaterie, qui se trouve dans le nord de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Comme en témoignent les résultats d'élections publiés sur le site du ministère de l'Intérieur[27], l'électorat de Saint-Pierre-des-Corps, lors des consultations au suffrage universel direct qui se sont déroulées depuis 2002, a toujours apporté sa préférence à une liste ou un candidat présentés par la gauche[Note 3].

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

En 2017, au deuxième tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron (La République en marche), élu, a obtenu 73,90 % des voix et Marine Le Pen (FN), 26,10 %. Le taux de participation s'est élevé à 68,17 %[28].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 33[29].

Lors des élections municipales de 2014, les 33 conseillers municipaux ont été élus à l'issue du second tour ; le taux de participation était de 68,86 %[30]. Ont obtenu :

Suffrages exprimés 5 195 33 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Un nouvel élan pour Saint-Pierre-des-Corps Mickaël Lécuyer LUMP 1 139 21,92 %
4 / 33
=
Liste Bourbon Patrick Patrick Bourbon LEXG 424 8,16 %
1 / 33
=
Liste pour l'abrogation de la réforme Peillon des « rythmes scolaires », liste de défense de l'école républicaine, des services publics et des communes Yvan Moquette LEXG 168 3,23 %
0 / 33
NL[Note 4]
Lutte ouvrière faire entendre le camp des travailleurs Michel Deguet LEXG 223 4,29 %
0 / 33
=
Ensemble construisons l'avenir Marie-France Beaufils LFG 2 686 51,7 %
26 / 33
- 1
Liste citoyens actifs et ouverts Bernadette Moulin LVEC 555 10,68 %
2 / 33
+ 1

La liste Ensemble construisons l'avenir obtient trois sièges au conseil communautaire de Tours Métropole Val de Loire.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Caractérisée par une forte population ouvrière et cheminote, la ville est un bastion historique du Parti communiste français. Depuis le congrès de Tours en 1920, la municipalité est gérée par des élus communistes et plus tard par des coalitions formées de communistes et de socialistes[31].

Liste des maires successifs depuis la Libération[L 3].
Période Identité Étiquette Qualité
1er septembre 1944 1971 Jean Bonnin[32] PCF Cheminot, nommé dans la clandestinité par le comité de Libération
19 mai 1971 1983 Jacques Vigier PCF Ouvrier métallurgiste
13 mars 1983 en cours Marie-France Beaufils PCF Institutrice
Conseillère générale du canton de Saint-Pierre-des-Corps (1982-2001)
Sénatrice (2001-2017)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[33].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Corpopétrussiens.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[34],[Note 5].

En 2016, la commune comptait 15 866 habitants[Note 6], en augmentation de 3,97 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6337246787458249919651 0601 289
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0911 0581 1881 2511 3971 6122 0422 1072 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7573 0664 0935 0626 6557 4448 1877 41310 656
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
14 17215 23218 29218 31317 94715 77315 65115 26015 866
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pacific 231 E 41 en 1982.
  • La ville de Saint-Pierre a en grande partie été reconstruite après les bombardements de 1944. Elle n’en a pas moins gardé un patrimoine qui souligne son identité cheminote, notamment la locomotive Pacific 231 E 41. Exposée pendant 39 ans près de la gare et classée à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques elle a été transférée en décembre 2013 dans un hangar des anciens magasins généraux de la SNCF en vue de sa restauration.
Des rames en cours de restauration au technicentre.
  • Saint-Pierre-des-Corps possède un technicentre de la SNCF, notamment chargé de la maintenance des rames des lignes franciliennes du RER C et du RER D ; environ 1 100 salariés travaillent sur les 30 hectares du site[37],[38]. Créé en 1910, il appartient alors à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans avant de passer entre les mains de plusieurs entreprises privées, dont la dernière sera Cadoux. En 1987, le site revient sous le giron de la SNCF et ses salariés deviennent cheminots[39].
  • Au sud-est de l'emprise ferroviaire apparaissent les anciens Magasins généraux, construits entre les deux guerres et reconstruits après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. L'ensemble architectural est aujourd'hui préservé et attend une nouvelle affectation.
  • La commune possède un cheminement vert piétonnier, constitué de rottes, anciens chemins desservant les parcelles maraîchères. Enfin, le Bois de Plantes (ancien bras du Cher) et les bords de Loire (classés au patrimoine mondial de l’Unesco) constituent un lieu de promenade pour les habitants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie-France Beaufils (1946-), maire (PCF) de Saint-Pierre-des- Corps ;
  • Jean-Marc Lelong (1949-2004), auteur de la bande dessinée Carmen Cru, né à Saint-Pierre-des-Corps ;
  • Gérard Blanchard (1953-), auteur-compositeur-interprète (Rockamadour), originaire de Saint-Pierre-des-Corps ;
  • Xavier Gravelaine (1968-), footballeur, champion de France 1994 (PSG), commence sa carrière au club de foobatll de Saint-Pierre-des-Corps ;
  • Franck Rabarivony (1970-), footballeur, ancien défenseur,vainqueur du Doublé Coupe-Championnat 1996 (AJ Auxerre), passe son enfance à Saint-Pierre-des-Corps ;
  • Brahim (1972-), auteur-compositeur-interprète (reggae) né à Saint-Pierre-des-Corps ;
  • Mikaël Silvestre (1977-), footballeur,vainqueur du Doublé Coupe-Championnat 1996 (AJ Auxerre), passe son enfance à Saint-Pierre-des-Corps où il commence sa carrière ;
  • Cyril Lemoine (1983-), coureur cycliste, membre de l'équipe Skil-Shimano depuis 2009 puis Cofidis depuis 2014, passe son enfance à Saint-Pierre-des-Corps.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Honoré de Balzac y situe un fait divers de sa nouvelle La Muse du département. Une femme habitant « le faubourg Saint-Pierre-des-Corps à Tours » égorge et saigne son mari en 1816. Elle sale ensuite le corps et pendant longtemps, tous les matins, elle en coupe un morceau pour aller le jeter dans la Loire[40].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Pierre-des-Corps

Les armes de Saint-Pierre-des-Corps se blasonnent ainsi :

De gueules au brasier d'or à dextre, au marteau versé de sable* posé en barre contre une enclume d'argent à senestre, le tout surmonté des lettres S, P et C capitales du même entrelacées en pal, mantelé d'azur**, aux deux clefs d'or posées en chevron brochant sur le mantelé, leurs pannetons en pointe et liées par un anneau du même, au chef de gueules* chargé de quatre pals de sinople* et d'une étoile d'argent brochant en cœur[41],[Note 7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maires d'Indre-et-Loire - Saint-Martin-le-Beau, Montlouis-sur-Loire, Amboise, Lussault-sur-Loire, Mosnes, Saint-Pierre-des-Corps..., Jean-François Badier, Auto-édition, 2013 (ISBN 978-2-9546-0290-5)
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, CLD, , 967 p. (ISBN 978-2-85443-136-0).
  • Raymond Lavigne, Saint-Pierre-des-Corps ou la clarté républicaine, Messidor, , 158 p. (ISBN 2-209-06028-1, lire en ligne) (numérisation incomplète)
  • Plan de prévention des risques d'inondations Val de Tours-Val de Luynes - Rapport de présentation, (lire en ligne) - Règlement - Carte 1 et carte 2 du zonage réglementaire de Saint-Pierre-des-Corps.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce classement est réservé aux des cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire. Aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux[7].
  2. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  3. Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  4. Nouvelle liste en 2014.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  7. Ce blason cumule les entorses aux règles de l'héraldique : les pals de sinople du chef sont sur champ de gueules, soit émail sur émail, ce qui est interdit en héraldique. Ce chef est de plus posé sur un champ d'azur (autre émail) toujours aussi fautif. Le mantelé d'azur sur champ de gueules, non fautif en lui-même, comporte sur le manteau des meubles fautifs, toujours en contradiction avec la règle de contrariété des couleurs.

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee :
  1. « Fiche communale - Saint-Pierre-des-Corps » (consulté le 27 novembre 2018).
  • Saint-Pierre-des-Corps ou la clarté républicain, Messidor, 1988 :
  1. Lavigne 1988, p. 23.
  2. Lavigne 1988, p. 29.
  3. Lavigne 1988, p. 154-155.
  • Autres références :
  1. « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Tours » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM (consulté le 27 novembre 2018).
  2. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 12 juin 2019)
  3. Couderc 1987, p. 763.
  4. « Fiche Sandre - la Loire », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 12 juin 2019)
  5. « Fiche Sandre - le Cher », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 12 juin 2019)
  6. « Fiche Sandre - le Filet », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 12 juin 2019)
  7. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 juin 2019)
  8. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2019)
  9. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 5 février 2019)
  10. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 5 février 2019)
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