Saint-Jean-le-Blanc (Loiret)

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Saint-Jean-le-Blanc
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Saint-Jean-le-Blanc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Saint-Jean-le-Blanc
Intercommunalité Agglomération Orléans Val de Loire
Maire
Mandat
Christian Bois
2014-2020
Code postal 45650
Code commune 45286
Démographie
Gentilé Albijohanniciens
Population
municipale
8 104 hab. (2013)
Densité 1 058 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 34″ Nord, 1° 55′ 06″ Est
Altitude Min. 91 m – Max. 100 m
Superficie 7,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintjeanleblanc.com

Saint-Jean-le-Blanc est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Au niveau de Saint-Jean-le-Blanc, le Val de Loire est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO (2000)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Jean-le-Blanc (Loiret) et des communes limitrophes.

La commune de Saint-Jean-le-Blanc se trouve dans le quadrant sud-ouest du département du Loiret, dans la région agricole du Val de Loire[2] et l'aire urbaine d'Orléans[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 2,4 km d'Orléans[4], préfecture du département. La commune fait partie du bassin de vie d'Orléans[3].

Les communes les plus proches sont : Saint-Denis-en-Val (2,3 km), Orléans (2,4 km), Saint-Jean-de-Braye (3,4 km), Olivet (3,4 km), Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (4,5 km), Saint-Jean-de-la-Ruelle (4,7 km), Fleury-les-Aubrais (4,7 km), Combleux (4,8 km), Semoy (5,2 km) et La Chapelle-Saint-Mesmin (6,8 km)[5].

Communes limitrophes de Saint-Jean-le-Blanc
Orléans Orléans Saint-Jean-de-Braye
Orléans Saint-Jean-le-Blanc Saint-Denis-en-Val
Orléans Saint-Cyr-en-Val Saint-Cyr-en-Val, Saint-Denis-en-Val

Géologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : géologie du bassin parisien.

Saint-Jean-le-Blanc se situe dans la moitié sud du bassin parisien.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : climat du Loiret.

Saint-Jean-le-Blanc possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année.

Accès routiers et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté d'agglomération Orléans Val de Loire et appartient au groupe de 22 communes desservies par le réseau TAO.

  • 4 : SARAN Champ Rouge ↔ SAINT-DENIS-EN-VAL Les Auvernats
  • 7 : ORMES Paradis ↔ SAINT-CYR-EN-VAL Petite Mérie
  • 16 : SAINT-PRYVE-SAINT-MESMIN Quinze Pierre ↔ SAINT-DENIS-EN-VAL Collège Val-de-Loire
  • Citéis 22 : ORLEANS Croix St-Marceau via Olivet et Saint-Jean-le-Blanc

Une ligne saisonnière nommée IC permet aux orléanais de rejoindre, depuis la gare, la base de loisirs de l'île Charlemagne, située sur le territoire de Saint-Jean-le-Blanc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'une voie romaine allant d'Orléans (Genabum) à Sancerre (Gortona) ont été retrouvées, donnant son nom à un lieu-dit actuel, le Pavé Romain.

La première mention du nom de la ville date de 1229 (Sanctus Johannes Albus).

Un château, dont il ne reste plus aucune trace, a été construit en 1233. Il est transformé en couvent "Les Capucins" en 1578, lui-même, reconverti en diverses utilisations avant qu'une école soit construite sur son terrain.

Durant la guerre de Cent Ans, le territoire de la ville était occupée par la défense anglaise. Jeanne d'Arc dut y combattre avant de libérer Orléans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-le-Blanc

Les armes de Saint-Jean-le-Blanc se blasonnent ainsi : D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef de trois fleurs de lys d'or et d'un lambel d'argent et en pointe d'un agneau pascal contourné du même[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint Jean le Blanc acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[7] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[8]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[9].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[10].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Saint Jean le Blanc était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[11],[12].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Saint-Jean-le-Blanc est alors incluse dans le canton d'Orléans, le district d'Orléans et le département du Loiret[13].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[14]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[15]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[16]. L'acte II intervient en 2003-2006[17], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Saint-Jean-le-Blanc aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795[10],[13]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[18].
Canton Orleans 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Saint Jean le Blanc est rattachée au canton d'Orleans[19],[10]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[18]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[20]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Olivet 1801-1806 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[21]. Saint Jean le Blanc est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton d'Olivet, sous le nom de Saint-Jean-le-Blanc[22],[10].
Orléans-Sud 1806-1973 En 1806, la commune est rattachée au canton d'Orléans-Sud, un canton nouveau formé du faubourg Saint-Marceau et de toutes les communes du canton d'Olivet qui est supprimé[23].
Olivet 1973-1982 En 1973, la commune est rattachée au canton d'Olivet[24].
Saint-Jean-le-Blanc 1982-2015 En 1982, la commune est rattachée au nouveau canton de Saint-Jean-le-Blanc[25].
Saint-Jean-le-Blanc 2015- Électorale La loi du [26] et ses décrets d'application publiés en février et [27] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Saint-Jean-le-Blanc[27]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[28].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Saint-Jean-le-Blanc est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[10],[22].
Circonscription législative 1re circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[29],[30]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[31]. La réforme n'affecte pas Saint-Jean-le-Blanc qui reste rattachée à la première circonscription[32].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-le-Blanc est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[33], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de l’Agglomération orléanaise depuis sa création le . Cette communauté de communes devient communauté d'agglomération Orléans Val de Loire le 27 décembre 2001[34].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Saint-Jean-le-Blanc et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Saint-Jean-le-Blanc Maire Christian Bois 2014 2020
Communauté d'agglomération Orléans Val de Loire Président de l'intercommunalité Charles-Eric Lemaignen 2014 2020
Département Départementales Canton de Saint-Jean-le-Blanc Conseiller départemental Gérard Malbo 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Laurence Bellais
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[35] 2021[36]
Pays Législatives 1re circonscription Député Olivier Carré

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Saint-Jean-le-Blanc, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[37], pour un mandat de six ans renouvelable[38]. Il est composé de 29 membres [39]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Christian Bois est maire depuis 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Christian Bois LR  
janvier 2006 mars 2014 Jackie Zinsius UMP  
mai 2004 octobre 2005 (décès) André Boulard    
 ?  ? Jean-Louis Chansou DL  
1977 2001 Antoine Carré UDF puis UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 8 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 595 615 677 697 805 838 870 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
875 995 1 166 1 221 1 177 1 283 1 461 1 426 1 533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 602 1 632 1 723 1 778 1 890 2 031 2 202 2 467 2 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 675 4 731 6 531 6 549 6 806 8 493 8 229 8 294 8 136
2013 - - - - - - - -
8 104 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2004[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Usine à béton.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-le-Blanc est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-Sud. La commune possède deux écoles maternelles, trois écoles primaires et un collège[42].

  • École maternelle et élémentaire publique Jean-Bonnet ;
  • École maternelle publique Maurice-Genevoix ;
  • École élémentaire publique Charles-Jeune;
  • École élémentaire publique Demay-Vignier;
  • École spéciale publique Les Capucins;
  • Collège Jacques-Prévert.

Cadre de vie et écologie[modifier | modifier le code]

La commune est ville fleurie avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[43].

La Loire est protégée ou inscrite dans différents classements et réglementations à Saint Jean le Blanc :

  • Le site fait partie du site du « Val de Loire de Chalonnes à Sully-sur-Loire » (85 394 ha), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) en 2000[44].
  • Le site est doublement classé au niveau européen : il appartient depuis 2002 à la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une surface de 7 120 hectares, dans la directive Habitat de Natura 2000, pour les espèces et milieux liés à la dynamique du fleuve[45]. Il est également classé zone de protection spéciale en directive oiseaux de Natura 2000 depuis 2003 au sein d'une zone géographique assez similaire. Cette zone, de 7 684 ha, s'intitule « Vallée de la Loire et du Loiret »[46].
  • Le site est classé au niveau national par un arrêté de 1988 au titre de la loi du 2 mai 1930 au sein du « site de Combleux », d'une superficie de 285 hectares, pour la qualité de ses paysages[47].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste.
Base de loisirs de l'Île Charlemagne.

Sites et paysages remarquables[modifier | modifier le code]

Patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d’expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l’Humanité[48]. Le préfet de la région Centre, préfet coordonnateur, approuve le plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial par arrêté en date du 15 novembre 2012[DREAL 1]. Trente-cinq communes du Loiret sont concernées[DREAL 2], dont Saint-Jean-le-Blanc qui a une frange de son territoire inscrite et le reste en zone tampon[DREAL 3].

Site classé[modifier | modifier le code]

Le site dénommé « site de Combleux » » est classé au titre de la loi du 2 mai 1930 [Note 3] depuis un arrêté du 14 octobre 1988[DREAL 4]. D'une superficie totale de 285 hectares, il concerne les communes de Combleux, Saint-Jean-de-Braye, Chécy, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-le-Blanc et Orléans. Il est considéré comme le plus riche sur le plan paysager de l'agglomération orléanaise, au cœur de la coulée verte qui traverse d'est en ouest l'aire du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme d'Orléans[DREAL 5].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[49],[50]. Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Saint-Jean-le-Blanc sont au nombre de deux[INPN 1].

Nom Numéro Type Arrêté Superficie Description
Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire FR2400528 SIC (Directive "Habitats") 13 avril 2007[51] 7 120 ha Le site concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2]. Il est situé dans les parties est et sud de la commune[52].
Vallée de la Loire du Loiret FR2410017 ZPS (Directive "Oiseaux") 4 mai 2007[53] 7 684 ha Le site concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 3]. Il est situé dans les parties est et sud de la commune[52].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Jean-le-Blanc comprend trois ZNIEFF[INPN 4].

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.
Désignation Type Superficie Description
« Grèves de Loire à l'amont et à l'aval du pont Thinat » type 1[Note 4] 56,89 hectares La zone s'étend sur 2 communes (Orléans et Saint-Jean-le-Blanc) [DREAL 6]. Son altitude est de 96 m[INPN 5]. Des bancs de sable et de graviers se découvrent à chaque saison en amont et en aval du Pont René-Thinat et sont occupés régulièrement (mais pas systématiquement tous les ans) par une petite colonie de sternes naines (sterna albifrons), espèce fragile, caractéristique des grèves de Loire sans végétation. En fin d'été, la flore qui colonise les grèves est caractéristique de la végétation des sables exondés avec des espèces comme Cyperus michelianus, Pulicaria vulgaris, Chenopodium glaucum, Chenopodium rubrum, espèces déjà identifiées sur le site par Jullien-Crosnier à la fin du XIXe siècle[INPN 6].
« Ile et grèves de Combleux » type 1 127 hectares La zone s'étend sur 5 communes (Chécy, Combleux, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-de-Braye et Saint-Jean-le-Blanc) et se situe dans le lit mineur de la Loire à l'amont de l'agglomération d'Orléans, donc en milieu périurbain[DREAL 7]. Son altitude est de 100 m[INPN 7]. La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris) est présente de manière constante en plusieurs stations, dont le nombre de pieds est important. Le castor (Castor fiber) est installé de manière pérenne et s'y reproduit chaque année. Il s'agit d'un site important pour cette espèce dans le département du Loiret. Concernant l'avifaune, cet espace assure une fonction de halte migratoire du fait de sa situation dans la partie la plus septentrionale du fleuve et de la présence de surfaces notables de grèves[INPN 8].
« La loire orléanaise » type 2[Note 5] 5 458 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Dampierre-en-Burly, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de nom similaire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 8]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 9]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Champillou (1897-1978), peintre, graveur et céramiste française, née dans la commune.
  • René Dupont (1929-), évêque émérite d'Andong (Corée du Sud), né dans la commune.
  • Clément Borgal (1926-2011), critique littéraire et professeur, habitait la commune.
  • Marie-Paule Deville Chabrolle, née en 1952, sculpteur de la Marianne en 2000 (Laetitia Casta) et peintre, travaille dans la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Le classement est une protection forte qui correspond à une volonté de strict maintien en l’état du site désigné, ce qui n’exclut en aucun cas la gestion et la valorisation. Les évolutions sont donc possibles mais un site classé ne peut être ni détruit ni modifié dans son état ou son aspect sauf autorisation expresse du ministre concerné ou du préfet (pour travaux non soumis à permis de construire et pour la modification de clôture) après avis de l’architecte des bâtiments de France.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes - UNESCO World Heritage Centre
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 29 juillet 2015)
  3. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 29 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Saint-Jean-le-Blanc" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  5. « Villes les plus proches de Saint-Jean-le-Blanc », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  6. Le blason de la ville sur Gaso. Consultation : octobre 2008.
  7. Motte 2003, p. 24
  8. Motte 2003, p. 23
  9. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat,‎ (consulté le 7 novembre 2015)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Clément Borgal, Histoire de Saint-Jean-le-Blanc, éditions Publix, 1984, 171 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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