Chouzé-sur-Loire

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Chouzé-sur-Loire
Le Quai de la Loire
Le Quai de la Loire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Langeais
Intercommunalité C.C. du Pays de Bourgueil
Maire
Mandat
Gilles Thibault
2014-2020
Code postal 37140
Code commune 37074
Démographie
Gentilé Chouzéens
Population
municipale
2 095 hab. (2012)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 14″ N 0° 07′ 40″ E / 47.2372222222, 0.12777777777847° 14′ 14″ Nord 0° 07′ 40″ Est / 47.2372222222, 0.127777777778
Altitude Min. 25 m – Max. 36 m
Superficie 28,04 km2
Localisation

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Chouzé-sur-Loire est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la Touraine angevine, anciennement province d'Anjou jusqu'à la Révolution française.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1003, « Chozacius » indiquait une idée de sélection, ici « Terre de Choix ».

En 1050, les frères Lovo et Rahier firent don à l'abbaye de Bourgueil de Chozacum et ses dépendances ; la justice qui appartenait également à l'abbaye, avait son siège dans le prieuré du Plessis-aux-Moines. Elle était rendue par un sénéchal nommé par l'abbé de Bourgueil[1]

François Rabelais (1483-1553) mentionne déjà « Chozé » dans le chapitre 47 de Gargantua.

Ce fut François Ier qui, par lettres patentes, donna à Chozacius le titre et les privilèges de ville. Le nom de « Chouzé » apparaît dans la carte de France de Cassini (XVIIIe siècle).

Avant la Révolution, Chouzé dépendait du tribunal de Saumur (querelles liées aux impôts), du diocèse d'Angers, et de la généralité de Tours pour la levée des impôts.

Partie intégrante de la province d'Anjou et de son histoire, Chouzé et la région de Bourgueil (y compris le domaine du château de Gizeux et jusqu'à Château-la-Vallière) furent rattachées en 1790 au tout nouveau département de l'Indre-et-Loire.

En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L'Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Bourgueil.

Le 24 mai 1589, Duplessis-Mornay gouverneur de Saumur (1589-1621) ne commande pas seulement la ville de Saumur, il prend la tête d'un gouvernement spécial qui est détaché de l'Anjou. Cette sénéchaussée de Saumur, englobe au nord de la Loire le pays de Bourgueil.

Chouzé et le pays bourgueillois (s'étendant jusqu'à Ingrandes vers l'est et jusqu'au château de Gizeux au nord) dépendront de la sénéchaussée de Saumur jusqu'à la Révolution française.

Lors de la création des départements, Chouzé fut rattaché au district de Langeais.

La batellerie a joué un rôle très important dans le développement de la commune, par ailleurs bourg agricole aux multiples cultures. Vers 1830, la commune comptait de nombreux navigateurs, pêcheurs et mariniers. le trafic était important : voyageurs sur des embarcations légères, coches de Loire, et marchandises sur chalands.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1812 1815 M Armand François Hudault de La Haye[1]   Notaire
1815 1816 M Gastien Lemesle    
1816 1816 M Archambault    
1816 1821 M Lejau    
1821 1830 M Confex-Neuilly    
1830 1832 M Urbain-Aimé Allain   Notaire
1832 1840 M Henri Guimas   Chirurgien
1840 1849 M Guespin-Breton    
1849 1869 M Brayer   Notaire
1871 1873 M Godard-Deniau    
1875 1886 M Anthaume   Notaire
1886 1888 M Moreau    
1888 1900 M Sendrier    
1900 1912 M Joseph David   Vétérinaire
1912 1919 M Prosper Benon    
1919 1927 M Arsene Juvigny   Docteur
1927 1935 M Alfred Thibault    
1935 1941 M Georges Thouet    
1944 1945 M Alfred Thibault    
1945 1947 M Alfred Thibault-Péan    
1947 1977 M Pierre Fievre    
1977 1983 M Georges Memin    
1983 2001 M Robert Lefevre    
2001 2008 M Yves Lemogne    
2008 en cours M Gilles Thibault    

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Chouzéens et Chouzéennes[2].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 095 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 314 3 447 3 916 3 660 3 890 3 847 3 852 3 816 3 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 571 3 410 3 323 3 104 2 902 2 731 2 643 2 524 2 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 196 2 202 2 139 2 004 2 004 1 931 1 882 1 933 2 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
2 454 2 255 2 147 2 070 2 124 2 093 2 076 2 081 2 095
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les quais
  • Les Quais de la Loire : ancien port important, très connu à l’époque de la marine de Loire, Chouzé-sur-Loire a conservé son quai de 800 m de long. Agrandi au XIXe siècle, il a été restauré en 1999. Ce quai dessert une route de randonnée qui vous mène au fil de la Loire jusqu’au port de Varennes avec sa vue imprenable sur la confluence, sur le château de Montsoreau, et sur la collégiale de Candes-Saint-Martin.
  • L'église Saint-Pierre[5].
  • Six constructions sont inscrites aux monuments historiques : une maison à tourelles, le moulin de Lecé, le moulin à vent des Pelouses, les moulins-caviers, le prieuré du Plessis-aux-Moines et
L'entrée du château des Réaux.
    • Le château des Réaux[6] : classé monument historique en 1930, il a appartenu, au XIVe siècle, à Amaury Péau, puis à Jeanne de Montejean, comtesse de Sancerre, Antoine de Bueil et à Gilles de Brye en 1455[7]. En ruine au XVe siècle[8],[9], il est acquis par le grand-père Jean Briçonnet, premier maire de Tours[10]. Le château actuel a été construit sur l'emplacement de l'ancien château fort par le petit-fils Jean Briçonnet, fils de Guillaume Briçonnet, seigneurs des lieux[11] appelés alors Plessis-Rideau. Il fut également habité par Thibaut de Longuejoue[notes 1], puis leurs descendants, la famille Taveau[12]. Un mariage en 1595 apporte dans la famille La Béraudière le domaine, dont François de La Béraudière hérite[8], et vend cent quinze mille livres[13], vers 1650, à l'écrivain et poète Tallemant des Réaux, dont le château devient sa demeure et porte désormais son nom[14] le , par autorisation sur lettres-patentes du roi[15].
Maison aux tourelles
    • La maison à Tourelles ou Maison du Bailli : élégante demeure du XVIe siècle, ornée de deux tourelles coiffées de poivrières. C'est dans cette maison que mourut le 1er septembre 1464 Marie d'Harcourt, épouse de Dunois, le "bâtard" d'Orléans, compagnon de Jeanne d'Arc et artisan du rapprochement de la Normandie et de l'Aquitaine.
Moulins Caviers
    • Les moulins caviers de la rue des pelouses et de lecé : Les moulins à vent de types caviers sont une spécificité du Val de Loire. Dans cette région viticole, le moulin cavier permettait de stocker le vin et d'éviter les incendies dus au réchauffement des meules.Ils ont été construits vers la fin du XVIIe siècle pour le plus ancien et vers 1860 pour le plus récent.
Plessis aux Moines
    • L'ancien prieuré du plessis-aux-moines : Ce prieuré appartenait à l'abbaye de Bourgueil. Il fut fondé au XIe siècle. Il était entouré de douves dont l’une subsiste encore. Le logis du prieur présente, sur la cour, une porte surmontée d'armoiries qui ont été bûchées et, au premier étage, deux fenêtres dont l'une a son encadrement mouluré et décoré d'angelots. Il possède une chapelle à l'angle. Au sud du couvent subsiste la grange à dîmes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  1. Fils de Mathieu de Longuejoue, et marié à Madeleine Briçonnet, fille de Jean.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904), Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t.2, p.289.
  2. habitants.fr, « Indre-et-Loire > Chouzé-sur-Loire (37140) » (consulté le 3 novembre 2012)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  5. clochers.org, « Église Saint-Pierre - 37074 - Chouzé-sur-Loire » (consulté le 3 novembre 2012)
  6. « Le Château des Réaux » (consulté le 3 novembre 2012)
  7. Mémoires de la Société archéologique de Touraine Société archéologique de Touraine. Série in 80, Volumes 31 à 32, 1883. (p. 268)
  8. a et b Tallemant au château des Réaux
  9. L'intermédiaire des chercheurs et curieux Volume 87, 1924. (p. 603)
  10. Les Réaux sur Histoire de France, 1996
  11. Châteaux "brique et pierre" en France Par Josiane Sartre (p. 82)
  12. Le Grand dictionnaire historique Par Louis Moréri, vol. 6, 1759. (p. 383)
  13. Les historiettes de Tallemant des Réaux, mémoires pour servir à l'histoire du XVIIe siècle Par Gédéon Tallemant des Réaux, Louis-Jean-Nicolas de Monmerqué, Hippolyte de Châteaugiron. Vol. 1, 1834. (p. XXV)
  14. [PDF] Étude des paysages d'Indre et Loire Direction régionale de l'Environnement. Décembre 2000, p. 12 (43)
  15. Manoirs et gentilshommes d'Anjou André Sarazin, 1965. (p. 85)