Villandry

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Villandry
Villandry
Les jardins du château de Villandry.
Blason de Villandry
Blason
Villandry
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Maria Lepine
2020-2026
Code postal 37510
Code commune 37272
Démographie
Gentilé Colombiens, Colombiennes.
Population
municipale
1 124 hab. (2018 en augmentation de 3,98 % par rapport à 2013)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 25″ nord, 0° 30′ 43″ est
Altitude Min. 38 m
Max. 97 m
Superficie 17,8 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Ballan-Miré
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Villandry
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Villandry
Liens
Site web villandry.fr

Villandry est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Colombiens et Colombiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Villandry est située dans le centre-ouest du département d'Indre-et-Loire, à 16 km à l'ouest de Tours (et à 250 km au sud-ouest de Paris), au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. Elle est bordée par la Loire, en rive gauche et traversée par le Cher, la confluence des deux cours d'eau se faisant au nord-ouest de la commune

Le village est traversé par l'itinéraire de la Loire à vélo.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Villandry.

La commune est bordée sur son flanc nord-ouest par la Loire (1,94 km) et le Cher (4,38 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 31,97 km, comprend un autre cours d'eau notable, le Vieux Cher (4,83 km), et divers petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de la Loire tourangelle, qui court entre la sortie de Nazelles-Négron et la confluence de la Vienne[3], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Langeais. Le débit mensuel moyen (calculé sur 34 ans pour cette station) varie de 142 m3/s au mois d'août à 753 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 3 060 m3/s et s'est produit le , la hauteur maximale relevée a été de 4,89 m le [4],[5]. La hauteur maximale historique a été atteinte le avec 6,80 m[3]. Sur le plan piscicole, la Loire est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source à 714 mètres d'altitude à Mérinchal, dans la Creuse et se jette dans la Loire sur le territoire communal, à 40 m d'altitude, après avoir traversé 117 communes[7]. Le Cher présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon du Cher tourangeau[3], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [Pont Saint Sauveur]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 53 ans pour cette station) varie de 25,8 m3/s au mois d'août à 192 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 000 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 4,96 m le [4],[8]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [9],[10]. Sur le plan piscicole, le Cher est également classé en deuxième catégorie piscicole[6].

Le Vieux Cher, d'une longueur totale de 24,4 km, prend sa source dans la commune de Druye et se jette dans la Loire à Bréhémont, après avoir traversé 8 communes[11]. Sur le plan piscicole, le Vieux Cher est également classé en deuxième catégorie piscicole[6].

Trois zones humides[Note 3] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Loire de Mosnes à Candes-Saint-Martin », « Le Bois de Plante » et « Le Vieux Cher »[12],[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villandry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,7 %), forêts (20,9 %), prairies (18,9 %), zones agricoles hétérogènes (12,2 %), eaux continentales[Note 6] (6,9 %), zones urbanisées (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,3 %), cultures permanentes (0,1 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Columbarium en 852[21],[22] ; Villa quae vocatur Columbarius et Columberiacum au XIe et au XIIe siècles[23] ; Apud Columbers au début du XIIIe[24] ; Petrus Juliani, de Columberiis[25] en 1247[26] ; Villandry en 1639[27] ; Villandry au XVIIIe siècle (Carte de Cassini).

Colombiers est le 1er nom de Villandry et signifie : « pigeoniers ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Romains succèdent aux Celtes et construisent le vaste domaine de la « Villa Andriaca ».
Le bourg et le château sont dénommés Colombiers ou Coulombiers, ce qui vaudra aux habitants le nom de « Colombiens ».
Le , « la Paix de Colombiers » est signée dans le château (voir aussi à cet article les seigneurs de Colombiers/Villandry). C'est là que Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, vint devant Philippe Auguste, roi de France, reconnaître sa défaite.
En 1639, Villandry est de nouveau utilisé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villandry

Les armes de Villandry se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois besants d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2020 Jean-Marie Métais DVD Retraité Fonction publique
mars 2020 En cours Maria Lepine    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[29].

En 2018, la commune comptait 1 124 habitants[Note 7], en augmentation de 3,98 % par rapport à 2013 (Indre-et-Loire : +1,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9138908887411 0261 0029541 0221 009
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 034984927865926909936956809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729761745711711613624606607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5886106797427769201 0821 0721 090
2018 - - - - - - - -
1 124--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villandry se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Langeais.

L'école primaire Les Petits Colombiens accueille les élèves de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Villandry vu des jardins.
L'église Saint-Étienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019).
  2. « Carte hydrologique de Villandry », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019).
  3. a b et c Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19.
  4. a et b « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 3 février 2019).
  5. « Station hydrométrique K6830020, la Loire à Langeais », sur le site de la banque Hydro (consulté le 3 février 2019).
  6. a b et c (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019).
  7. « Fiche Sandre - le Cher », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019).
  8. « Station hydrométrique K6710910, le Cher à Tours [Pont Saint Sauveur] », sur le site de la banque Hydro (consulté le 3 février 2019).
  9. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019).
  10. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019).
  11. « Fiche Sandre - le Vieux Cher », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019).
  12. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 3 février 2019).
  13. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 3 février 2019).
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Actes de Charles II le Chauve, n° 388.
  22. Dom Bouquet, Recueil des Historiens des Gaules, t. VIII, p. 520, Dom Housseau, t. I, n° 75.
  23. Dom Housseau, Charte de Marmoutier et du chapitre Saint-Martin de Tours.
  24. Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, n° 312, Livre de Eschequeste, p. 318.
  25. A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, n° 430.
  26. A.N.-JJ 274, Querimoniae Turonum, n° 965.
  27. Lettres patentes d’érection de la terre de Colombiers en marquisat.
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.