Saint-Avertin

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Saint-Avertin
Façade de la mairie de Saint-Avertin
Façade de la mairie de Saint-Avertin
Blason de Saint-Avertin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Pierre-des-Corps
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire Alain Guillemin
Code postal 37550
Code commune 37208
Démographie
Gentilé Saint-Avertinois
Population
municipale
14 985 hab. (2014)
Densité 1 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 03″ nord, 0° 43′ 40″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 98 m
Superficie 13,25 km2
Localisation

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Saint-Avertin
Liens
Site web www.ville-saint-avertin.fr

Saint-Avertin est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Saint-Avertinois.

Géographie & urbanisme[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au ixe siècle, le territoire de l'actuelle commune de Saint-Avertin appartenait à la collégiale Saint-Martin, ainsi dans un document daté du 7 janvier 941, le prince Hugues le Grand restitue Saint-Avertin (désigné en latin Venciacum) à l'abbaye Saint Martin de Tours après l'avoir usurpé pour son propre bénéfice (acte cité par E. Mabille, La Pancarte noire de Saint Matin de Tours, 1866). De fait, cet acte permet de comprendre que Saint Avertin faisait partie d'un important esemble foncier relevant de l'abbate, appelé la Porterie, et en conséquence fortement convoité. Deux foyers de peuplement existaient : un village à l'emplacement du centre-ville actuel, et Bourg-Cocu, situé à l'ouest, vers la Rue de Grand-Cour[1].

Le village au bord du Cher était un point de passage sur la route de Loches à Tours. Henri II Plantagenêt y aurait fait construire un pont en 1162. Durant, la guerre de Cent Ans, en , lors de la chevauchée du Prince noir le pont est coupé et le village brûlé sur ordre du maréchal Jean de Clermont-Nesle afin de retarder les Anglo-Gascons.

La seconde moitié du xxe siècle a vu un triplement de la population, à la suite de la construction d'habitats pavillonnaires sur un territoire largement dévolu à l'agriculture. Au xxie siècle, l'agriculture a pratiquement disparu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Avertin

Les armes de Saint-Avertin se blasonnent ainsi :

D'argent au pairle de gueules accompagné de trois feuilles de plantin de sinople[2].

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le premier nom attesté de la localité est Venciacum, selon la charte de Hugues, abbé de Saint-Martin, en 930. Le nom évolua ensuite en Vençay (autres formes : Venzay, Vinçay, Vançay), dénomination donnée en 1276[3]

La commune prend le nom de Saint-Avertin au XIVe siècle. Selon la légende, Avertin serait né au XIIe siècle en Grande-Bretagne, de parents nobles et très religieux. Il aurait été le compagnon de Thomas Becket durant son exil en France puis serait devenu curé de Vencay où il serait mort et enterré. Aucun texte n'atteste ces faits mais la popularité du culte à Saint-Avertin se développe du XVe au XVIIIe siècle dans tout l'Ouest de la France[4].

Saint Avertin, connu aussi sous le nom de saint Iverzin est honoré surtout dans le Finistère, à l'église Saint-Mathieu de Morlaix (la statue est désormais au musée départemental breton de Quimper), à Plouezoc'h (dans une chapelle disparue), à Kergloff où il est connu localement sous le nom de saint Libertin), mais aussi dans les Côtes-d'Armor, à Plestin-les-Grèves, à Trédaniel et à Coëtmieux par exemple. Le saint était souvent invoqué pour les maux de tête, mais parfois aussi contre la dysenterie[5].

Au cours de la Révolution française, la commune reprit provisoirement le nom de Vençay[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Etiquette Qualité
1837 1847 Georges-Alexis Mocquery
1906 1911 Paul, comte de Pourtalès
1911 1919 Alexandre André
1919 1928 Sylvain Fleuriau
1928 1941 Léon Brulon
1941 1944 Alphonse Badaud
1944 1945 Maurice Grosjean
1945 1947 Marcel Boulme
1947 1959 Henri Adam
1959 1959 Henri Boulme Remplaçant d' Henri Adam
1959 1965 Jean-Marie Boivin
1965 1971 Maurice Pigeaud
1971 1983 Daniel Huard
1983 2001 Robert Pouzioux DVD Conseiller général (1982-2001)
2001 2016 Jean-Gérard Paumier UMP Conseiller général (2001-2015)

Premier vice-président du Conseil départemental d'Indre-et-Loire1

2016 En Cours Alain Guillemin UDI Vice-Président de la Communauté d'agglomération de Tours
Article détaillé : Liste des maires de Saint-Avertin.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Population et société[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 14 985 habitants, en augmentation de 7,45 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 180 1 272 1 267 1 167 1 296 1 300 1 307 1 322 1 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 333 1 457 1 541 1 604 1 700 1 731 1 824 1 706 1 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 739 1 752 1 905 2 137 2 608 2 870 3 009 4 005 3 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 146 7 415 8 795 10 115 12 187 14 092 13 931 14 461 14 985
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Source : EHESS[10]

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

L'église

Le château de Cangé[modifier | modifier le code]

Ce château est le lieu dans lequel est installée la médiathèque de la ville de Saint-Avertin

D'après le site de Saint-Avertin[11]

Le château de Cangé a été édifié au XIIIe siècle pour une famille tourangelle, les d'Andigné. Il se situe au sein d'un parc de quinze hectares sur le coteau à l'est de la ville, dominant ainsi la vallée du Cher.

Plusieurs dynasties de renom occupèrent successivement le château :

Gilbert Imbert de Chastres, maire de Tours, occupa le château, ainsi que quatre maires de Saint-Avertin : Viot Prudhomme (?- 1832), le baron Paul de Richemont (1832-?), Maurice Cottier (1870-?) et le comte Paul de Pourtalès.

Durant de la Seconde Guerre mondiale, le château de Cangé fut réquisitionné pendant cinq jours par le président Albert Lebrun, ainsi que par les services de la présidence de la République. Deux conseils des ministres s'y déroulèrent les 12 et 13 juin 1940. Après la guerre, son propriétaire le laissa à l'abandon. Un incendie le ravagea dans la nuit du 20 au 21 juin 1978. La propriété fut finalement rachetée par la commune de Saint-Avertin en 1980.

Après deux ans de rénovations, le château a été réhabilité en une médiathèque moderne tout en respectant l'architecture. Elle a ouvert ses portes le 28 décembre 2012 et est accessible à tous et toutes. Vous retrouvez plus d'informations sur la médiathèque de Saint-Avertin en cliquant sur le lien[12].

Les dépendances ainsi que le vaste parc du château accueillent régulièrement le centre de loisirs de la ville, l'école municipale de musique ainsi que de nombreuses associations. Plusieurs événements y sont régulièrement organisés tout au long de l'année grâce à un grand nombre d'installations : circuit de bicross, jeux, etc.

Effigies royales

On cite près de Saint-Avertin, dans le salon du château de La Sogerie (?) "une série de 68 toiles anonymes du XVIIIe siècle représentant "les portraits de rois de France, le dernier étant Louis XV (mort en 1774) ; ces tableaux de 63 × 53 cm étaient groupés par six ou neuf"[13].

Cet ensemble décoratif (disparu ?) est à rapprocher de quatre autres séries iconographiques, certaines de la région :

  • celle de la galerie des 327 portraits (55 × 45 cm en moyenne) du château de Beauregard répartis sur trois niveaux en douze panneaux, initiée par le contrôleur général des Guerres et chancelier de l'Epargne Paul Ardier en 1617 et continuée par ses successeurs pendant 60 ans ;
  • celle des 44 portraits encadrés "représentant la cour de France et les cours étrangères" qui dans le lambris de hauteur du vestibule central de la maison de campagne construite aux portes du Mans en 1678 par l'architecte Siméon Garangeau (1647-1741) pour l'abbé Michel le Vayer, grand doyen du chapitre de la cathédrale de cette ville[14];
  • au XIXe siècle, les marquis de Biencourt constituèrent une collection de 300 portraits historiques (certains dus à des maîtres) dans leur château d'Azay-le-Rideau (37), qui était montrée aux visiteurs, mais qui fut dispersée avec le mobilier lors d'une vente en 1898 (des éléments sont conservés au musée Condé - château de Chantilly).
  • enfin le mur sud de la sacristie de l'église de Beaulieu-Les-Loches, "recouvert de panneaux de 90 × 60 cm sur lesquels sont peints les bustes de personnages ou de saints (dont saint François de Sales) sur fond noir"[13].

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Ancienne halte du tramway.

Autrefois, un tramway desservait Saint-Avertin. Actuellement, la ville de Saint-Avertin est desservie par le réseau de bus Fil Bleu avec notamment les lignes 3a, 10,19, 35 et 36. Elle est aussi desservie par le réseau Touraine Fil Vert avec la ligne D et le réseau Fil Blanc (dépendant du SITCAT).

Associations[modifier | modifier le code]

Association tourangelle des chiens de sauvetage aquatique ATCSA.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Touraine, page 691, éditions CLD, 1987
  2. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  3. Dictionnaire des communes de Touraine, page 690, éditions CLD, 1987
  4. Guy-Marie Oury, Les Saints de Touraine, C.L.D., 1985, p. 154-155.
  5. Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, diocèse de Quimper, année 1924, [lire en ligne]
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Graphique d'évolution de la population, 1794-1999
  11. Site de la ville de Saint-Avertin
  12. https://www.dailymotion.com/video/xwb4mh_saint-avertin-inauguration-de-la-mediatheque_creation#.UR4RzKWvHVV
  13. a et b Gérard Bardon et autres, L'Almanach de la Touraine 2010, édit. C.P.E. p. 99
  14. Damien Castel, Demeures sarthoises de Garangeau ds V.M..F no 252, novembre 2013, p. 54

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]