Serge Babary

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Serge Babary
Serge Babary lors d'une réunion du Medef à Tours.
Serge Babary lors d'une réunion du Medef à Tours.
Fonctions
Sénateur d'Indre-et-Loire
En fonction depuis le
(22 jours)
Élection 24 septembre 2017
Circonscription Indre-et-Loire
Maire de Tours

(3 ans, 5 mois et 29 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean Germain
Successeur Christophe Bouchet
Vice-président du Conseil
général d'Indre-et-Loire

(3 ans, 11 mois et 17 jours)
Élection 28 mars 2004
Président Marc Pommereau
Conseiller général d'Indre-et-Loire
élu dans le canton de Tours-Centre

(14 ans et 9 jours)
Élection 18 mars 2001
Prédécesseur Nicole Gautras
Adjoint au maire de Tours

(6 ans, 2 mois et 30 jours)
Élection 18 mars 198
Maire Jean Royer
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Tours (Indre-et-Loire, France)
Nationalité Française
Parti politique DL (jusqu'en 2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Profession Chef d'entreprise

Serge Babary, né le à Tours, est un entrepreneur et homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Actif dans la vie politique locale tourangelle depuis les années 1980, il est maire de Tours entre le 5 avril 2014 et le 4 octobre 2017. Il a également été patron puis actif au sein de l'organisation patronale Confédération des petites et moyennes entreprises (GPME), avant de prendre la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Il est élu sénateur de l'Indre-et-Loire en septembre 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entrepreneur[modifier | modifier le code]

Serge Babary réalise l'ensemble de son cursus scolaire au collège et lycée privé Saint Grégoire de Tours et intégrera ensuite l'École supérieure de commerce d'Angers (ESSCA). Diplômé en 1968, il entre à la direction du groupe Docks de France, entreprise créée à Tours et rachetée en 1996 par le groupe Auchan. Fort de cette expérience, il rejoint la société Briau, spécialisée dans la fourniture de matériels de BTP[1].

Il quitte cette société en 1975 pour fonder sa propre entreprise baptisée Tradutours, société de services spécialisée dans la traduction technique au service des entreprises[2]. Serge Babary va développer son activité avec la création d’une filiale à Nantes en 1979, à Rennes en 1991, à Dourdan en 2000 (filiale spécialisée dans l’aéronautique), à Lyon en 2002 et à Paris en 2004. Cette société compte aujourd’hui cinquante employés à travers toute la France. Serge Babary cède son entreprise en novembre 2013 afin de se consacrer à la conquête de la ville de Tours où il a été investi pour mener la liste d’union UMP-UDI[3].

Homme politique[modifier | modifier le code]

Engagement et parcours politique[modifier | modifier le code]

Adhérent de Démocratie libérale, Serge Barbary devient membre de l’Union pour un mouvement populaire[1] dès sa création en 2002. Il est surtout actif dans la politique locale, et son frère Loïc Babary est maire de Reignac-sur-Indre depuis 2001[4].

Lors de la primaire de la droite et du centre de 2016, il soutient Bruno Le Maire lors du premier tour avant de se rallier à François Fillon pour le second. Il lui renouvelle ensuite sa confiance en le parrainant pour les élections présidentielles de 2017[5].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Adjoint au maire de Tours, Jean Royer, chargé du développement économique et de l’emploi de 1989 à 1995, il participera à l’arrivée du TGV au centre de la ville. Après l’élection de Jean Germain à la mairie de Tours en juin 1995, il devient conseiller municipal d’opposition, fonction qu’il occupe jusqu’en 2001, date à laquelle il est élu conseiller général du canton de Tours centre avec près de 60 % des voix, et réélu en 2008. En 2001, il occupe la fonction de vice-président du conseil général, chargé du tourisme, des relations internationales et des relations avec les groupements socioprofessionnels. Réélu conseiller municipal de Tours en 2008 sur la liste conduite par Renaud Donnedieu de Vabres, il renonce à exercer son mandat au bénéfice de Stéphane Fradet qui entre au conseil municipal à 23 ans.

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Serge Babary est également secrétaire départemental de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) d’Indre-et-Loire de 1985 à 2005, ainsi que délégué consulaire et membre de la Chambre de commerce et d'industrie d'Indre-et-Loire à partir de 1985[1].

Il est également premier vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine, chargé de l'enseignement supérieur, de 2000 à 2010. C’est à ce titre qu’il occupe les fonctions d’administrateur de l’École supérieure de commerce et de management de Tours (ESCEM), de l’Observatoire économique de la Touraine, ainsi que de l’aéroport de Tours Val de Loire.

Entre 2001 et 2008, Serge Babary occupe également les fonctions de vice-président de l’Agence de développement de la Touraine, chargé de l'international, de président d’EQUATOP, zone d’activité de haute technologie, de président du comité départemental du tourisme et de président de l’Institut de Touraine[1], école centenaire de renommée internationale qui accueille chaque année près de 2 500 étudiants de 80 nationalités différentes afin de leur apprendre le français.

Le 10 janvier 2011, il prend la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine[6],[7] ainsi que la vice-présidence de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Centre[8].

Maire de Tours[modifier | modifier le code]

La restructuration du Sanitas est l'un des grands chantiers lancé par Serge Babary.

Il se met en congé de ses activités professionnelles en octobre 2013, afin de se consacrer pleinement à la campagne municipale de mars 2014 en vue de conquérir la mairie de Tours, accompagné de Sophie Auconie, Christophe Bouchet et Thibault Coulon. Vainqueur des élections au second tour le 30 mars 2014, il est élu maire par le nouveau conseil municipal le 5 avril suivant. Le 12 avril, il est élu 1er vice-président de la communauté d'agglomération Tour(s) Plus, devenue Tours Métropole Val de Loire en 2017, chargé du développement économique et du tourisme.

En mai 2014 et mai 2017, Serge Barbary prend deux arrêtés anti-mendicités controversés, avec notamment pour objectif affiché la lutte contre le terrorisme. Ils sont critiqués et attaqués en justice par des associations de lutte contre la pauvreté[9]. En 2017, Serge Barbary lance le grand chantier de restructuration du quartier populaire du Sanitas, qui se centre principalement sur la destruction de logements sociaux et leur remplacement par des logements privés[10],[11].

Le 25 août 2017, il annonce qu'il conduira la liste Les Républicains aux élections sénatoriales du 24 septembre 2017 dans le département d'Indre-et-Loire. Compte-tenu de l'engagement pris lors de sa campagne municipale de se consacrer exclusivement à son mandat de maire, cette annonce lui vaut de nombreuses critiques[12][13].

Senateur d'Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

Le 24 septembre 2017, il est élu sénateur de l'Indre-et-Loire[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Biographie de Serge Babary Acteurs publics
  2. « Site officiel de Tradutours », sur www.tradutours.com (consulté le 10 juillet 2016)
  3. Serge Babary lance la campagne de la droite et du centre
  4. Beau tableau de famille sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, le 7 février 2017
  5. Primaire en Touraine : pour qui voteront-ils au deuxième tour ? sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, le 24 novembre 2016
  6. Chambre de commerce et d'industrie d'indre et loire
  7. Serge Babary est officiellement le président de la CCI Touraine, il succède à Roger Mahoudeau
  8. Chambre de Commerce et d'Industrie de la région Centre
  9. (en) Youness Rhounna, « Salauds de pauvres ! Ce maire tente de bannir les SDF de ses rues en invoquant les attentats », sur Marianne, (consulté le 12 juillet 2017)
  10. Démolitions et constructions : ce qui va changer au Sanitas sur info-tours.fr, le 12 mai 2017
  11. Sanitas : " La réhabilitation plutôt que la destruction " sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, le 28 avril 2017
  12. « Reconversion professionnelle : le maire de Tours candidat au Sénat », La Rotative,‎ (lire en ligne)
  13. « " Il a bien raison d'en profiter " », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne)
  14. « Sénatoriales : la droite reconquiert des départements de gauche », FIGARO,‎ (lire en ligne)