Saint-Dyé-sur-Loire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Dyé-sur-Loire
L'église.
L'église.
Blason de Saint-Dyé-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Chambord
Intercommunalité Grand Chambord
Maire
Mandat
Didier Heitz
2014-2020
Code postal 41500
Code commune 41207
Démographie
Gentilé Déodatiens
Population
municipale
1 134 hab. (2014)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 24″ nord, 1° 29′ 22″ est
Altitude Min. 72 m – Max. 92 m
Superficie 5,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Saint-Dyé-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher

Voir sur la carte topographique de Loir-et-Cher
City locator 14.svg
Saint-Dyé-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Dyé-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Dyé-sur-Loire

Saint-Dyé-sur-Loire est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Elle ne doit pas être confondue avec Saint-Dié-des-Vosges (couramment dénommée Saint-Dié), Saint-Dizier (Haute-Marne), Saint-Dier-d'Auvergne ou Die (Drôme).

Les habitants sont appelés les Déodatiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur la rive gauche de la Loire entre la Beauce et la Sologne, à 15 km au nord-est de Blois, Saint-Dyé est un petit village historique, ayant gardé un cachet des XVIe et XVIIe siècles, chargé d'histoire au travers de ses ruelles, ses vieilles maisons, ses puits, ses fortifications, son port fluvial qui accueillit les matériaux nécessaires à la construction du château de Chambord.

Localisation de la Commune de Saint-Dyé-sur-Loire dans l'arrondissement de Blois (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Saint-Dyé-sur-Loire dans le canton de Chambord (Loir-et-Cher)
Localisation de la Commune de Saint-Dyé-sur-Loire dans la Communauté de communes du Grand Chambord (Loir-et-Cher)

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Dyé doit son nom à Déodat, ermite né à Bourges au Ve siècle, qui mourut dans sa cellule et y fut enterré après avoir reçu la visite des personnages les plus illustres de son temps, au premier rang desquels Clovis.

L'essor médiéval de Saint-Dyé en fait une ville portuaire prospère bénéficiant des nombreux trafics fluviaux et de la proximité des forêts solognotes, activement mise en valeur. Au XIIIe siècle, elle est bien plus densément peuplée que de nos jours. Si elle connaît un déclin dès le XIVe siècle, elle reste une ville importante de la moyenne Loire, permettant la construction ex nihilo du gigantesque château de Chambord dans son arrière-pays. Mais le glas de son rôle urbain sonne lorsque le château est progressivement abandonné sous Louis XV, faisant suite à la progressive désertification de la Sologne lentement regagnée par les marécages dès la fin du XVIe siècle et surtout de plus en plus au XVIIe siècle et XVIIIe siècle. La route royale, rénovée en 1773, passe dès lors en rive droite de la Loire. Son activité portuaire rémanente décline, et la ville se transforme rapidement en gros bourg agricole, voire en village champêtre à la Belle Époque.

Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Saint-Dyé, porta provisoirement le nom de Dié ou de Dié-sur-Loire[réf. souhaitée].

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[1], dont Saint-Dyé-sur-Loire[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

C'est en 1958 que la commune changea son nom en Saint-Dyé-sur-Loire[réf. souhaitée].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours HEITZ Didier    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 134 habitants, en augmentation de 1,7 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 116 1 108 1 137 1 321 1 261 1 280 1 280 1 331 1 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 207 1 120 1 155 1 049 987 950 928 841 761
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
732 713 678 610 595 544 537 521 526
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
511 629 587 762 895 945 1 063 1 115 1 134
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 29,2 %).
Pyramide des âges à Saint-Dyé-sur-Loire en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,4 
8,0 
75 à 89 ans
12,2 
13,9 
60 à 74 ans
14,6 
23,2 
45 à 59 ans
21,0 
22,4 
30 à 44 ans
20,7 
14,0 
15 à 29 ans
11,0 
18,1 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

63 odonymes recensés à Saint-Dyé-sur-Loire
au 26 mars 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cité Clos Impasse Passage Place Quai Route Rue Ruelle Sentier Autres Total
0 0 0 15 0 0 1 [N 1] 0 1 [N 2] 1 [N 3] 6 [N 4] 31 [N 5] 6 [N 6] 1 [N 7] 1 [N 8] 63
Notes « N »
  1. Impasse des Grèves.
  2. Place de l'Église.
  3. Quai de la Loire.
  4. Route d'Orléans, Route de Blois, Route de Chambord, Route de l'Écuelle, Route de Maslives et Route Nationale.
  5. Dont Rue du 19-Mars-1962 et Rue du 8-Mai.
  6. Ruelle de la Paix, Ruelle de Prez, Ruelle des Barriteaux, Ruelle des Violettes, Ruelle du Canada et Ruelle du Flanc.
  7. Sentier des Fourneaux.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'intérieur de l'église.
La Loire à vélo
  • Une part du domaine de Chambord est sise sur la commune.

Maison de la Loire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Maison de Loire.

Inaugurée en 1987 et installée dans un ancien relais de poste du XVIIe siècle, la Maison de la Loire du Loir-et-Cher est une association de loi 1901.

Agréée « Association de Protection de la Nature et de l’Environnement » et « éducation populaire », elle propose des actions de découverte et de sensibilisation contribuant à une meilleure connaissance du fleuve Loire, de son patrimoine et de son environnement :

  • à l’attention des enfants : animations pour les scolaires, pour les centres de loisirs, et organisation de stages pendant les vacances scolaires ;
  • à l’attention des locaux, familles, touristes : des sorties naturalistes, des visites guidées, des conférences, etc.

Véritable lieu d’informations, la Maison de la Loire du Loir-et-Cher offre aussi différents espaces d’expositions :

  • des expositions permanentes sur la marine de Loire, le commerce fluvial, les bateaux, les ports, ou la pêche en Loire ;
  • des expositions temporaires pour connaître l’environnement ligérien.

Un centre de ressources est à disposition pour toutes les informations concernant le milieu ligérien. Véritables sentinelles sur la Loire, d’autres Maisons de Loire et un Observatoire Loire sont dispersées le long du fleuve en région Centre (Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, et Cher). Réunies en fédération, elles unissent leurs compétences, renforcent leur discours, leurs actions de prévention et de promotion ligériennes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr saint dyé sur loire (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Saint-Dyé-sur-Loire se blasonnent ainsi :

D'or au dragon de sinople foudroyé par un éclair de gueules mouvant de l'angle dextre du chef, à la filière d'azur.

Création M. Hueber (1983).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étape sur la route de Tours à Orléans, la ville est traversée par les convois funèbres de Louis XI, Charles VIII et Anne de Bretagne. Les personnages illustres ne traversent certes pas tous Saint-Dyé « les pieds les premiers ». François Ier vient à Saint-Dyé en juin 1523.
  • D’Artagnan raconte dans sa mémoire les mésaventures qui lui sont arrivées dans cette ville de Saint Dyé. La légende locale dit qu’il fut enfermé dans la chambre des bedeaux (ancienne sacristie). C’est à tort qu’Alexandre Dumas situera ces épisodes plus tard à Meung-sur-Loire.
  • Le 23 août 1653, La Fontaine prend gîte à Saint-Dyé. Madame de Sévigné, descendant la Loire, y fait halte.
  • Au XVIIIe siècle, Stanislas Leczinski, fuyant les marais malsains de Chambord, habite Saint-Dyé en 1727 avant de prendre gîte à Ménars.
  • Le maréchal de Saxe installe ici un hôpital militaire, mais aussi une maison où il passait des moments fort galants et dépourvus de tout souci de pèlerinage.
  • Saint-Dyé, ville de pèlerinage, ville fortifiée, devient un port qui prendra de l’importance avec la construction de Chambord. Une grande partie des pierres destinées à la construction du château, passe en effet par le port de Saint-Dyé. On parle aussi de visites de Molière et de Jeanne d'Arc qui y fit un passage durant sa remontée de la Loire sur la route qui partait de Chinon et qui devait la mener vers la victoire d'Orléans contre l'ennemi anglais.
  • Jacques Camus (1893-1971), artiste peintre et graveur, également astronome, vécut à Saint-Dyé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Saint-Dyé-sur-Loire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]