Marie de l'Incarnation

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Marie de l'Incarnation
Image illustrative de l’article Marie de l'Incarnation
Sainte
Naissance
Tours, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 72 ans) 
Québec, Royal Standard of King Louis XIV.svg Nouvelle-France
Nom de naissance Marie Guyart
Ordre religieux Ordre de Sainte-Ursule
Béatification
par Jean-Paul II
Canonisation
par François I
Vénéré par Église catholique
Fête 30 avril

Marie Guyart, en religion Marie de l'Incarnation, est née le à Tours est décédée le à Québec, est une mystique ursuline et missionnaire catholique fondatrice des ursulines de la Nouvelle-France.

Elle est béatifiée par le pape saint Jean-Paul II le 22 juin 1980, puis canonisée par le pape François le [1],[2] ; celui-ci a utilisé le rare processus de canonisation équipollente[3]. Elle est fêtée le 30 avril. Elle est désignée personnage historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec, le 5 juin 2017[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Guyart est née en France, à Tours, probablement rue des Tanneurs. Ses parents, Florent Guyart et Jeanne Michelet, sont maîtres-boulangers et ils ont eu sept enfants. C'est un foyer catholique où les enfants sont encouragés à s'instruire.

Jeunesse, grâces mystiques[modifier | modifier le code]

À l'âge de sept ans, elle a une première grâce mystique qui la conduit à se donner au Christ. Ses parents, qui ne comprennent pas son aspiration à la vie religieuse, la marient à 17 ans avec le maître ouvrier en soie Claude Martin. De leur union naîtra Claude le 2 avril 1619. Six mois plus tard, elle devient veuve à 19 ans alors que la petite fabrique est en faillite. Elle se retrouve avec des biens à liquider et des dettes sur les bras.

En 1625, les grâces mystiques la conduisent à l'union au Christ. Elle ne peut entrer en religion parce qu'elle doit élever son fils Claude, mais elle fait déjà à cette époque vœux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.

Tableau panoramique de Tours de Charles-Pierre-Antoine DEMACHY (Musée des Beaux-Arts de Tours) vers 1786

Pour assurer sa subsistance et celle de son fils, Marie Guyart entre en 1621 au service de sa sœur Claude Guyart et du mari de celle-ci, Paul Buisson, qui opèrent une compagnie de transport fluvial. Marie désire y mener une vie d’abnégation et de servitude. Pourtant, ses talents d’administratrice sont reconnus et elle prend parfois le rôle de gérante lorsque les deux patrons en titre sont hors de la ville.

Religieuse missionnaire à Québec[modifier | modifier le code]

Le , elle entre au couvent des Ursulines de Tours. Si elle rêve de devenir missionnaire, il n'est pas normal à l'époque qu'une femme, une religieuse de surcroît, fasse le voyage outre-mer pour devenir enseignante. Finalement, sa rencontre avec une autre femme, riche et pieuse, Madeleine de la Peltrie, sera déterminante car elle obtiendra les fonds nécessaires à la fondation de son monastère à Québec.

En 1639, elle part avec deux autres Ursulines, Marie Madeleine de la Peltrie et une servante, Charlotte Barré, pour fonder un monastère à Québec. L'objectif est de veiller à l'instruction des petites Amérindiennes. Elle cherche à convertir au catholicisme les filles qui lui sont confiées : d'abord les Montagnaises et les Abénaquises, puis les Huronnes et les Iroquoises.

Pourtant, elles auront de la difficulté à franciser les Amérindiennes qui résistent parfois à l'assimilation. Avec le déclin démographique qui bouleverse la population amérindienne et une réticence de plus en plus grande des parents amérindiens à confier leurs filles aux Ursulines, Marie de l'Incarnation devra s'éloigner de son rôle de missionnaire pour se consacrer davantage à l'instruction des jeunes filles françaises de la colonie.

La ville de Québec en 1700, gravure anonyme

Même si elle est cloîtrée, Marie de l'Incarnation joue un rôle actif dans la vie de la colonie. En 1663, elle est témoin d'un tremblement de terre à Québec. Elle narre l’événement dans l'abondante correspondance qu'elle a avec son fils. L'ursuline voit dans la catastrophe un signe de Dieu punissant le commerce d'alcool entre les colons et les Amérindiens. Elle se voit aussi mêlée à une épidémie de vérole qui atteint durement les peuples autochtones : son monastère se voit transformé en hôpital à quelques reprises. Elle commente aussi abondamment les guerres franco-iroquoises et la destruction de la Huronnie.

Elle meurt de vieillesse le à Québec à l'âge de 72 ans. Elle est associée à la vie de la petite colonie française fondée à Québec, en 1608, qui, sans elle et ses compagnes, aurait difficilement survécu.

Hommages[modifier | modifier le code]

Tombe de Marie de l'Incarnation
La Place Royale dans la Basse-Ville du Vieux-Québec, plaque commémorative

Bossuet la proclamait la « Thérèse » de la Nouvelle-France.

Henri Bremond a contribué à sa popularité croissante depuis un quart de siècle.

Aujourd'hui, elle suscite l'intérêt de nombreuses personnes et de groupes. Des équipes de recherche, notamment le « Centre d'études Marie de l'Incarnation »[5], se consacrent à l'étude de ses écrits principalement contenus dans sa correspondance, mais aussi dans son autobiographique spirituelle, la Relation de 1654. Sa figure spirituelle, sa densité humaine et sa solidité psychologique fascinent des contemporains[6],[7].

En 2008, Jean-Daniel Lafond a réalisé le docufiction Folle de Dieu, avec Marie Tifo dans le rôle de Marie Guyart[8].

L'édifice Marie-Guyart du gouvernement du Québec a été nommé en son honneur en 1989.

« Le grand homme de la Nouvelle-France est une femme »

— Louis-Guy Lemieux[9]

Héritages[modifier | modifier le code]

« Marie de l’Incarnation aura mis à profit sa maîtrise de la technique et son talent personnel très grand dans l’art de la broderie, de la dorure, peinture, architecture, sculpture, et dentelle pour travailler et faire travailler au profit de la subsistance de sa communauté et au bénéfice du linge d’autel et de l’ornementation des lieux de culte. Elle aura laissé 13 000 lettres qu’elle a écrites, dont plusieurs décrivent avec perspicacité les commencements de la société naissante, de même que huit ouvrages majeurs d’écrits spirituels[10]. »

— Louise Harel, 2015

Citation[modifier | modifier le code]

Sainte Marie de l'Incarnation, peintre anonyme du XIXe siècle

« Dieu ne quitte jamais ceux qui le traitent d'ami et Le préfèrent à toutes choses et à eux-mêmes[11]. »

— Marie Guyart

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baptiste Ricard-Châtelain, « Québec a ses deux premiers saints », Le Soleil (Québec), .
    Le titre réfère à la ville de Québec.
  2. « Deux nouveaux saints au Québec », radio-canada.ca, le 3 avril 2014.
  3. « Qu’est-ce qu’une canonisation équipollente », sur L’Osservatore Romano, (consulté le 9 avril 2014).
  4. Ministère de la Culture et des Communications, « Communiqués », sur mcc.gouv.qc.ca, (consulté le 5 juin 2017)
  5. (en) « Centre d'Études Marie-de-l'Incarnation », sur cemi.ulaval.ca (consulté le 17 septembre 2018)
  6. Centre d’études Marie-de-<references></references>l’Incarnation (Université Laval).
  7. L’itinéraire mystique d’une femme, Rencontre avec Marie de l’Incarnation, ouvrage recensé par Guy-Marie Oury, Études d’histoire religieuse, vol. 62, 1996, p. 71-73.
  8. Denise Martel, « Un projet né il y a près de 30 ans », Le Journal de Québec, 12 septembre 2008.
  9. Marie Guyart de l'Incarnation
  10. Harel 2015
  11. Prions en Église, numéro 256, p. 21.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour une bibliographie exhaustive concernant Marie de l'Incarnation, voir la «banque bibliographique» de quelque 3500 entrées du Centre d’études Marie-de-l’Incarnation (CÉMI) de l'Université Laval.

Éditions de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Pour des informations détaillées sur l'édition de l’œuvre de Marie de l'Incarnation, voir l'article «La réédition des œuvres de Marie de l’Incarnation. Une généalogie de chercheurs» de Guy-Marie Oury (Laval théologique et philosophique, vol. 53, no 2, juin, 1997, p. 275–284.) et la communication «De Dom Claude Martin aux Bénédictins de Solesmes : l'édition des écrits de Marie de l'Incarnation» donnée par Thierry Barbeau dans le cadre du colloque international Quatre siècles de regards sur Marie Guyard tenu à Tours et Solesmes les 13 et 14 mai 2013.

  • Marie de l'Incarnation, Relation de 1654 : postface, chronologie et bibliographie d'Alessandra Ferraro, Montréal, Éditions du Boréal, coll. « Boréal compact classique », (1re éd. 1930), 264 p. (ISBN 9782764624166, présentation en ligne)
  • Marie de l'Incarnation (préf. Gérard Pfister), Les Écrits de Tours, Paris, Éditions Arfuyen, coll. « Les carnets spirituels », , 90 p. (ISBN 978-2845900066, présentation en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, L'expérience de Dieu avec Marie de l'Incarnation : Introduction et textes choisis par Guy-M. Oury, o.s.b., Montréal, Éditions Fides, , 140 p. (ISBN 9782762120271, présentation en ligne)
  • Marie de l'Incarnation (préf. Charles Journet), Correspondance, nouvelle édition par Dom Oury moine de Solesmes, Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, , 1084 p.
  • Marie de l'Incarnation, Écrits spirituels et historiques publiés par Dom Claude Martin de la congrégation de Saint-Maur ; réédités par Dom Albert Jamet de la congrégation de France, avec des annotations critiques des pièces documentaires & une biographie nouvelle : II. La correspondance de Marie de l'Incarnation : première partie, la mission de la Nouvelle-France - Suite : 1645-1652 -, t. IV, Paris et Québec, Desclée, De Brouwer, et cie. et L'Action sociale, , 422 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Écrits spirituels et historiques publiés par Dom Claude Martin de la congrégation de Saint-Maur ; réédités par Dom Albert Jamet de la congrégation de France, avec des annotations critiques des pièces documentaires & une biographie nouvelle : II. La correspondance de Marie de l'Incarnation : première partie, préparation à la mission de la Nouvelle-France, t. III, Paris et Québec, Desclée, De Brouwer, et cie. et L'Action sociale, , 417 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Le témoignage de Marie de l'Incarnation : Ursuline de Tours et de Québec, Paris, Chez Gabriel Beauchesne, éditeur, , 350 p.
  • Marie de l'Incarnation, Écrits spirituels et historiques publiés par Dom Claude Martin de la congrégation de Saint-Maur ; réédités par Dom Albert Jamet de la congrégation de France, avec des annotations critiques des pièces documentaires & une biographie nouvelle : I. Les écrits spirituels de Marie de l'incarnation : première partie, les écrits spirituels de Tours - Suite, t. II, Paris et Québec, Desclée, De Brouwer, et cie. et L'Action sociale, , 512 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Écrits spirituels et historiques publiés par Dom Claude Martin de la congrégation de Saint-Maur ; réédités par Dom Albert Jamet de la congrégation de France, avec des annotations critiques des pièces documentaires & une biographie nouvelle : Introduction générale; I. Les écrits spirituels de Marie de l'incarnation : première partie, les écrits spirituels de Tours, t. I, Paris et Québec, Desclée, De Brouwer, et cie. et L'Action sociale, , 424 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, La vénérable Mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des Ursulines de Québec; supplément à sa correspondance, Paris, Arthur Savète, éditeur, 1909?, 103 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Catéchisme de la vénérable mère Marie de L'Incarnation, fondratrice des Ursulines de Québec ou Explication familière de la doctrine chrétienne, Tournai, Paris et Leipzig, Casterman, Libr. internationale catholique et L.-A. Kittler, , 359 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard), t. 2, Tournai, Paris, Leipzig, Casterman, Lib. internationale catholique, L. A. Kittler, , 560 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard), t. 1, Tournai, Paris, Leipzig, Casterman, Lib. internationale catholique, L. A. Kittler, , 557 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Choix des lettres historiques de la vénérable mère Marie de l'Incarnation : première supérieure des Ursulines de Québec en Canada : dédié aux élèves des Ursulines, Clermont-Ferrand, Ferdinand Thibaud, , 402 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, L'École sainte ou Explication familière des mystères de la foy, Paris, Jean-Baptiste Coignard, , 517 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Retraites de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation Religieuse Ursuline : avec une exposition succinte du Cantique des Cantiques, Paris, Chez la Veuve Louis Billaine, , 248 p. (lire en ligne)
  • Marie de l'Incarnation, Lettres de la vénérable mère Marie de l'Incarnation : première supérieure des Ursulines de la Nouvelle France, divisée en deux parties, Paris, Chez Louis Billaine, , 675 p. (lire en ligne)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Françoise Deroy-Pineau, Marie de l'Incarnation. Femme d'affaires, mystique et mère de la Nouvelle-France : Tours, 1599 - Québec, 1672, Montréal, Éditions Fides, coll. « Biblio Fides », (1re éd. 1989, Robert Laffont), 336 p. (ISBN 9782762140132, présentation en ligne)
  • Henri Bremond, Sainte Marie de l'Incarnation, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Épiphanie », , 208 p. (ISBN 9782204102599, présentation en ligne)
  • Thérèse Nadeau-Lacour, Marie Guyart de l'Incarnation : Une femme mystique au cœur de l'Histoire, Paris, Éditions Artège, , 312 p. (ISBN 9782360402908, présentation en ligne)
  • Raymond Brodeur (dir.), Dominique Deslandres (dir.) et Thérèse Nadeau-Lacour (dir.) (actes du colloque international tenu à Québec du 29 septembre au 3 octobre 2008), Lecture inédite de la modernité aux origines de la Nouvelle-France : Marie Guyart de l'Incarnation et les autres fondateurs religieux, actes du colloque international, Québec, Presses de l'Université Laval, , 486 p. (ISBN 978-2-7637-8941-5, présentation en ligne)
  • Roger Paul Gilbert, Marie Guyart, folie de Dieu : récit témoignage, Médiaspaul, , 135 p. (ISBN 9782894205662 et 289420566X, présentation en ligne)
  • Dominique Deslandres, Croire et faire croire : Les missions françaises au XVIIe siècle (1600-1650), Paris, Fayard, coll. « Histoire », , 633 p. (présentation en ligne)
  • Raymond Brodeur (Actes du colloque organisé par le Centre d'études Marie-de-l'Incarnation (CEIM), Loretteville, Québec, les 22-25 septembre 1999), Femme, mystique et missionnaire : Marie Guyart de l'Incarnation, Tours, 1599-Québec, 1672, Québec, Presses de l'Université Laval, , 387 p. (présentation en ligne)
  • Françoise Deroy-Pineau (dir.) (actes du colloque organisé par le Groupe universitaire interdisciplinaire d'action et de recherche à Tours (GUIART) sur Marie Guyart, Tours, France, les 14 et 15 mai 1999), Marie Guyard de l'Incarnation, un destin transocéanique : Tours, 1599-Québec, 1672, Paris, L'Harmattan, , 415 p. (ISBN 2-7384-9399-8)
  • Raymond Brodeur (dir.), Marie de l’Incarnation. Entre mère et fils: le dialogue des vocations, Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Religions, cultures et sociétés », , 160 p. (ISBN 2-7637-7734-1, présentation en ligne)
  • Idelette Ardouin et al., Le milieu familial de Marie Guyard : Marie de l'Incarnation, 1599-1672, Tours, Centre généalogique de Touraine, , 115 p. (ISBN 2-908808-35-8)
  • Idelette Ardouin, et al., Présence tourangelle au Canada au XVIIe siècle, 2e éd., Tours, Centre généalogique de Touraine, 1999 [1996].
  • Guy-Marie Oury, Les Ursulines de Québec, Québec, Éditions du Septentrion, , 378 p. (ISBN 9782894481363, présentation en ligne)
  • Claire Gourdeau, Les délices de nos cœurs : Marie de l'Incarnation et ses pensionnaires amérindiennes, 1639-1672, Sillery, Septentrion, , 128 p. (ISBN 2-89448-004-0, présentation en ligne)
  • Jean Comby (dir.) et Laboratoire de recherche de la Faculté de théologie de Lyon, L'Itinéraire mystique d'une femme : rencontre avec Marie de l'Incarnation ursuline, Paris et Montréal, Éditions du Cerf et Bellarmin, , 223 p. (ISBN 2-89007-751-9)
  • Guy-Marie Oury, Marie de l'Incarnation : physionomie spirituelle, Sablé-sur-Sarthe, France, Solesmes, , 153 p. (ISBN 2852740559)
  • Robert Michel, Vivre dans l'esprit : Marie de l'Incarnation, Montréal, Éditions Bellarmin, , 337 p. (ISBN 0885022106)
  • Guy-Marie Oury, Marie de l'Incarnation (1599-1672), Québec et Solesmes, Presses de l'Université Laval et Abbaye Saint-Pierre, , 607 p.
  • Guy-Marie Oury, Ce que croyait Marie de l'Incarnation et comment elle vivait de sa foi : le livre du tricentenaire, Tours, Mame, , 195 p.
  • Lionel Groulx, La Grande dame de notre histoire : esquisse pour un portrait, Montréal, Éditions Fides, , 61 p. (lire en ligne)
  • Joseph-Louis Beaumier, Marie Guyart de l'Incarnation, fondatrice des ursulines du Canada, 1599-1672, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, , 266 p.
  • Fernand Jetté, La voie de la sainteté d'après Marie de l'Incarnation, fondatrice des ursulines de Québec, Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, , 226 p.
  • Marie-Emmanuel Chabot, Marie de l'Incarnation d'après ses lettres, Ottawa, Ursulines de Québec et Éditions de l'Université d'Ottawa, , 356 p.
  • Marie de L’Incarnation Ursuline de Tours, fondatrice des Ursulines de la Nouvelle-France, Tours 1599 – Québec 1672: la mystique insigne, la grande française, la mère de la patrie. Conférence donnée à Québec, sous les auspices de l’Université Laval le mardi 19 octobre 1926 par Dom A. Jamet, de l’Abbaye de Solesmes, Tours, 1927, XXIII, 54 p.
  • Henri Bremond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, vol. VI : La conquête mystique. Marie de l'Incarnation. Turba Magna, Paris, Bloud et Gay, éditeurs, , 529 p. (lire en ligne)
  • Henri-Raymond Casgrain, Histoire de la Vénérable mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des ursulines de la Nouvelle-France, Québec, Imprimerie de Léger Brousseau, , 248 p. (lire en ligne)
  • Pierre-François-Xavier de Charlevoix, La vie de la mère Marie de l'Incarnation : institutrice et première supérieure des Ursulines de la Nouvelle France, Paris, Chez Antoine-Claude Briasson, , 412 p. (lire en ligne)
  • Pierre-François Richaudeau, Vie de la Révérende Mère Marie de l'Incarnation, Ursuline (née Marie Guyard) : première supérieure du monastère des Ursulines de Québec, Tournai, Paris, Leipzig, Casterman, Lib. internationale catholique, L. A. Kittler, , 519 p. (lire en ligne)
  • Claude Martin, La Vie de la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des Ursulines de la Nouvelle-France : tirée de ses lettres et de ses écrits, Paris, Louis Billaine, , 757 p. (lire en ligne)

Articles, chapitres[modifier | modifier le code]

  • Françoise Deroy-Pineau, « Lieux de mémoire de Marie de l’Incarnation à Tours », Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française,‎ (lire en ligne)
  • Cornelius J. Jaenen, « Marie de l'Incarnation », The Canadian Encyclopedia / L'Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne)
  • Brodeur, Raymond (dir.), Regards pluriels sur Marie de l'Incarnation : problématiques actuelles et méthodologies, numéro thématique de Laval théologique et philosophique, vol. 53, no 2, juin 1997, p. 269-484.
  • Marie-Emmanuel Chabot, o.s.u., « GUYART, MARIE, dite de l’Incarnation (Martin) », Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1,‎ (lire en ligne)

Mémoires et thèses[modifier | modifier le code]

  • Claire Gourdeau, Marie de l'Incarnation et ses pensionnaires amérindiennes (1639-1672) : transferts culturels et acculturation (Mémoire de maîtrise), Québec, Université Laval, (lire en ligne)
  • Dominique Deslandres, Attitude de Marie de l'Incarnation à l'égard des Amérindiens (Mémoire de maîtrise), Montréal, Université McGill, (lire en ligne)
  • Marie Antonia, Marie de l'Incarnation, une femme supérieure (Mémoire de maîtrise), Québec, Université Laval, , 59 p. (lire en ligne)

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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